15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 18:03

22 janvier 2010. Visite du "Beagle" et sortie terrain mont Mou'aputa, Mo'orea (Société)

Passage à Tahiti du voilier "Stad Amsterdam", parti le premier septembre 2009 de Plymouth en Angleterre pour refaire le voyage autour du monde de Charles DARWIN à bord du Beagle entre 1831 et 1836, et commémorer ainsi le bicentenaire de la naissance du "père de l'évolution" et les 150 ans de la publication de "l'Origine des Espèces". Cette expédition intitulée "Beagle, the future of the species", mobilisant scientifiques, écrivains, artistes, journalistes et équipe de tournage, est suivie au jour le jour par Internet (http://beagle.vpro.nl/). Comme lors de la visite de DARWIN à Tahiti en 1835, nous avons invité, avec l'association tahitienne de protection de la nature "Te Rau Ati Ati", les membres de l'équipe à une sortie en montagne, mais cette fois sur l'île de Mo'orea pour l'ascension du mont Mou'aputa (830 m).

PHOTO 1 (cliché : JYM). Le clipper "Stad Amsterdam" a été construit à Amsterdam (Pays-Bas) entre 1997 et 2000, en particulier par des chômeurs en réinsertion, www.stadamsterdam.com) et a été conçu dans la tradition des clippers rapides des années 1850-60. Trois-mâts à coque métallique de 76 m de longueur, 10,5 m de largeur, comportant 29 voiles et pouvant atteindre la vitesse de 17 noeuds, il transporte une cinquantaine de passagers dont 32 membres d'équipage.
Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-Stad Amsterdam

PHOTO 2 (cliché : JYM). Visite à bord du voilier avec une vue sur la machine manuelle, un prototype de l'époque, pour les nombreuses drisses. Outre sa timonerie également d'époque (barre à roue, boussole, cloche...), le navire comporte tout le matériel technologique moderne : deux antennes pour les liaisons satellites, des caméras vidéos sur les ponts, des studios de montage en cabine...

Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-visite bateau
PHOTO 4 (cliché : JYM). Vue de l'intérieur du voilier : "living room" et confortables bureaux des passagers où trône un "dodo", symbôle de l'endémisme et de la fragilité des espèces insulaires.
Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-bureau















PHOTO 5 (cliché : JYM). L'équipe (Ravahere TAPUTUARAI et Marie FOURDRIGNIEZ, membres de la "Plant TaxTeam" du programme de recherche "Moorea Biocode", Elie POROI, Frère Maxime CHAN et Christian MALINOWSKY de l'association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati") avec la reporter-radio Tjitske MUSSCHE (http://twitter.com/tjitskemussche) dans la vallée de Niuroa (sud de Mo'ore'a, près du village de Afareiatu) à l'entrée du sentier menant au mont Mou'aputa.
Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-team

PHOTO 6 (cliché : JYM). Interview avec Elie interrompue par le chant territorial du martin-chasseur vénéré, endémique de Tahiti et Moorea, Todiramphus (Halcyon) veneratus, en forêt hygrophile de fond de vallée vers 300 m d'altitude dominée par l'arbre indigène Hibiscus tiliaceus, Malvaceae, et la grande fougère indigène Angiopteris evecta, Marattiaceae, avec un sous-bois dense de Zingiber zerumbet, Zingiberaceae, en bordure de rivière et cascade, où sont également retrouvées de nombreuses plantes alimentaires d'introduction polynésienne (arbre à pain Artocarpus altilis, Moraceae, bananiers Musa x paradisiaca et Musa troglodytarum, Musaceae, et "Malay apple" Syzygium malaccence, Myrtaceae, naturalisé) et d'introduction européenne ancienne (manguiers, Mangifera indica, Anacardiaceae, avocatiers Persea americana, Lauraceae, orangers Citrus sinensis, Rutaceae).
Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-Elie & Frère
PHOTO 7 (cliché : JYM). Grand tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae) en fleur, naturalisé et envahissant en forêt de moyenne altitude vers 550 m, dans les zones anciennement perturbées (trouées forestières, petits glissements de terrain, défrichements).
Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-Spathodea

PHOTO 8 (cliché : JYM). Carpophore du champignon Geastrum sp.
Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-champignon Geastrum





PHOTO 9 (cliché : JYM). Astelia nadeaudii (Liliaceae), endémique de la Société (Tahiti, Moorea, Raiatea), caractéristiques des forêts de nuages, observée dès 750 m en bordure de sentier, alors qu'à Tahiti elle est plus commune à partir de 900 m. De nombreuses espèces "orophiles" des îles volcaniques hautes de la Société sont retrouvées à plus basse altitude à Mo'orea (comme Ascarina polystachya, Chloranthaceae), certainement en relation avec l'effet  "Massenerhebung", c'est-à-dire la contraction des zones de végétation en fonction de la taille et la masse des montagnes.



Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-Astelia nadeaudii

 
PHOTO 10 (cliché : JYM). Sous-arbrisseau Ophiorrhiza cf. subumbellata (Rubiaceae) endémique de Tahiti, avec une petite population trouvée sous le sommet du mont Mou'aputa vers 830 m d'altitude. Les analyses moléculaires dans le cadre du programme de recherche "Moorea Biocode" et avec la collaboration du généticien Koh NAKAMURA de l'University of the Ryukyus permettront de vérifier les affinités taxinomiques entre les deux taxons de Tahiti et Mo'orea.

Moorea-Mouaputa-22 janvier 2010-Ophiorrhiza fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

8-12 février 2010. Conférence "Island Invasive Eradication and Management", Auckland, New Zealand

Participation à la conférence internationale sur l'éradication et la gestion des espèces envahissantes dans les îles ("Island Invasives: Eradication and Management" www.cbb.org.nz/conferences.asp) qui s'est tenue au Tamaki Campus de l'Université de Auckland (http://www.tamaki.auckland.ac.nz/) en Nouvelle-Zélande du 8 au 12 février 2010, organisée par le groupe des experts sur les espèces envahissantes ("Invasive Species Specialist Group" ou ISSG) de l'UICN. La précédente édition avait eu lieu en 2001.


PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue de la ville d'Auckland, en bordure de mer sur l'île nord de la Nouvelle-Zélande, et du "Albert Park" (www.aucklandcity.govt.nz/whatson/places/parks/albertpark.asp), avec ses grands Ficus macrophylla (Moraceae) originaires des forêts tropicales du Queensland en Australie, un alignement de palmiers-dattier Phoenix dactylifera (Arecaceae), originaire d'Afrique du nord. Le palmier Washingtonia robusta, originaire du Mexique et de Californie, y est également planté. Cette espèce est naturalisée aux îles Hawaii et aux Canaries, et est considérée comme une espèce envahissante ("environmental weed") dans la région du New South Wales en Australie.
New Zealand-Auckland-11-12 février 2010-Albert Park

PHOTO 2 (cliché : JYM). Fougères arborescentes Cyathea sp. (Cyatheaceae) "suspendues" sur une terrasse d'un gratte-ciel en plein centre ville, témoignant de l'intérêt croissant des néo-zélandais pour leur flore indigène et endémique.
New Zealand-Waitakere-13 février 2010-building & -copie-1










PHOTO 3 (cliché : JYM). Session d'ouverture de la conférence avec certains membres du comité organisateur : David CHOQUENOT (Landcare Research, Auckland, assis), Mick CLOUT (University of Auckland, debout) et Peter BUCHANAN (Landcare Research), et un accueil traditionnel en langue maori par Koro TE PAANI, un "kaumatua" (ancien/aîné) et "tangata whenua" (gardien du marae) .
New Zealand-Auckland-8 février 2010-opening session

PHOTO 4 (cliché : JYM). Communication orale de James RUSSELL, post-doctorant à l'University of California at Berkeley (http://nature.berkeley.edu/~jrussell/), sur une expérimentation de dératisation menée sur l'atoll de Tetiaroa (archipel de la Société). Cette île au large de Tahiti avait été acheté par le célèbre acteur américain Marlon Brando en 1966 qui y avait construit un hôtel en 1972 sur l'un des 13 "motu" (îlots coralliens), et sur lequel le rat noir Rattus rattus a été accidentellement introduit.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-talk James Russell T






PHOTO 5 (cliché : JYM). Pierre-Emmanuel CHAILLON réalisant un film sur Franck COURCHAMP du Laboratoire d'Ecologie Systématique et Evolution de l'Université Paris Sud (www.ese.u-psud.fr/epc/conservation/pages/Franck/index.html) et auteur d'un ouvrage de vulgarisation scientifique "l'Ecologie pour les Nuls" paru en 2009.
New Zealand-Auckland-8 février 2010-PE filmant Franck




 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Plus de 300 participants ont assisté aux 44 communications orales et  52 posters (http://www.issg.org/pdf/abstracts_book.pdf), dont une majorité de néo-zélandais, australiens et américains avec des délégations mexicaines, japonaises, françaises et quelques représentants des îles du Pacifique (Fidji, Kiribati, Samoa, Polynésie française), Caraïbes, Sri Lanka.
New Zealand-Auckland-8 février 2010-conference participant

PHOTO 7 (cliché : JYM). Pièges à mangoustes ("Small Indian Mongoose" Herpetes javanicus), un mammifère originaire d'Inde, envahissant dans de nombreuses îles des Caraïbes, de l'Océan Indien (Maurice) et du Pacifique (Fidji, Hawaii, Japon) où il a été souvent introduit comme prédateur des rats dans les plantations de canne à sucre. Il récemment atteint les îles Samoa, vraisemblablement transporté par voie maritime dans un container.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Mongose traps

 

 

 

 

 

PHOTO 8 & 9 (cliché : JYM). Rangitoto ("ciel sanglant" en langue maori), petite île de 2321 ha (5,5 km de diamètre) située à 30 minutes en ferry de la ville d'Auckland dans le Golfe de Hauraki, est issue d'une activité volcanique datant de seulement 650 ans. Elle comprend la plus grande forêt continue de Metrosideros excelsa ("pohutukawa") de Nouvelle-Zélande, en association avec Metrosideros robusta ("rata"), et plus de 200 espèces de plantes indigènes dont 40 fougères.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-vue ile
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-crater & wharf

 

PHOTOS 10 & 11 (cliché : JYM). Panneaux d'information installés au débarcadère des bateaux de tourisme sur le programme actuel d'éradication de 7 espèces de mammifères introduits (souris, rat noir, rat surmulot, lapin, hermine, chat et hérisson) mené par le "Department of Conservation" en collaboration avec des volontaires. Les opposums introduits ("Common brushtail possum" Trichosurus vulpecula) et défoliateurs d'arbres indigènes, y ont été éradiqués dès 1986.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Treasure island 

New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-panneau d'informatio
PHOTO 12 (cliché : JYM). Jack "the rodent dog" entraîné à répérer les rongeurs (rats et souris) et son maître du DoC.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Jack & son maitre

PHOTO 13 & 14 (cliché : JYM). Vue de la ville d'Auckland depuis le sommet de l'île culminant à 259 m d'altitude et coulée de lave de type 'a'a.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-view Auckland City &

 
















New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-lava flow & city 

 

PHOTOS 15 à 19 (cliché : JYM). Florilège de plantes de Rangitoto (identification par Ewen CAMERON, Auckland Museum Herbarium) : de haut en bas et de gauche à droite, grand arbre Metrosideros excelsa (Myrtaceae), inflorescence de Hebe stricta var. stricta (Plantaginaceae, genre dont le centre de diversification se situe en Nouvelle-Zélande, avec plus de 90 espèces, et comprenant une espèce endémique à Rapa en Polynésie française), inflorescence d'Olearia furfuracea (Asteraceae) et fruits de Coriaria arborea (Coriariaceae, comprenant également une espèce endémique en végétation subalpine à Tahiti), fruits de Coprosma robusta (Rubiaceae).
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-HebeNew Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Metrosideros & lava

New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Coriaria fruits
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Olearia fleurs














New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Coprosma robusta fru

PHOTO 20 (cliché : JYM). Le ranger Steve BENTHAM du DoC expliquant aux conférenciers les programmes de lutte contre les différentes plantes envahissantes ("environmental weeds") sur l'île de Rangitoto dont Rhamnus alaternus (Rhamnaceae), un arbre originaire de la région méditerrannéenne et introduit comme plante ornementale à Auckland.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Steve & par-copie-1

PHOTO 21 & 22 (cliché : JYM). Contrairement à Rangitoto au couvert forestier relativement intact, et dont elle n'est séparée que par un étroit chenal, l'Motutapu ("île sacrée" en maori), d'une surface totale de 1560 ha, a été l'objet d'une déforestation intense et vouée au pâturage. Une surface de 75 ha de vestige de forêt naturelle a été clôturée et fait l'objet d'un programme de restauration mené par une association de volontaires.
New Zealand-Rangitoto-10 février 2010-Metrosideros isolés
NZ-2010-Motutapu island-native forest & fence

PHOTO 23 (cliché : JYM). L'ajonc d'europe ou "Gorse" Ulex europeaus (Fabaceae), un arbuste épineux introduit particulièrement envahissant en Nouvelle-Zélande (plus de 700 000 hecatres envahis) où il fait l'objet d'un programme de lutte biologique.
NZ-2010-Motutapu island-Ulex europaeus

 

PHOTO 24 (cliché : JYM). Le chardon Cirsium vulgare (Asteraceae), autre plante envahissante originaire du "Vieux Continent" et peste végétale dans les zones de pâturage en Australie, mais également aux îles Hawaii et à Rapa Nui (île de Pâques, voir www.li-an.fr/jyves/Meyer_2008_Rapport_Expertise_Rapa_Nui.pdf).

NZ-2010-Motutapu island Cirsium vulgare 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 février 2010. Sortie terrain au Waitakere Natural Ranges et Piha, New Zealand

 

Sortie sur le terrain  guidé par le botaniste Ewen CAMERON, conservateur du "Auckland Museum Herbarium" (www.aucklandmuseum.com/57/botany). Le "Waitakere Natural Ranges" (également appelé en langue maori "Te wao-nui-a-Tiriwa", la grande forêt de Tiriwa) est situé à 25 km à l'ouest de la ville d'Auckland et couvre une superficie de 16 000 hectares de forêts naturelles humides ("rainforests") et côtières. C'est l'un des 25 parcs régionaux géré par le "Auckland Regional Council" (www.ark.govt.nz).

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Panneau du sentier "Ark in the Park" (www.arkinthepark.org.nz/), l'un des plus grands projets de restauration écologique mené par la "Royal Forest and Bird Protection Society" (www.forestandbird.org.nz/), et situé dans un complexe de sentiers aménagés (le "Montana Heritage Trail" www.montana.co.nz/travel/heritagetrail.php) par la ville d'Auckland en collaboration financière avec les vignobles "Montana Wines" !
New Zealand-Waitakere-13 février 2010-panneau Ark in the P 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Ewen nettoyant soigneusement ses chaussures à l'entrée du sentier par pulvérisation d'un désinfectant fongicide, afin d'éviter de propager un champignon pathogène Phytophotora (Phytophtora taxon Agathis ou "PTA"), introduit en Nouvelle-Zélande dans les années 1970 et provoquant une mortalité massive des "Kauri" (www.kauridieback.org.nz).

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Ewen cleaning shoes

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Les sentiers aménagés traversent l'une des dernières forêts du "New Zealand Kauri" (Agathis australis, Araucariaceae) en Nouvelle-Zélande, qui ne représentent actuellement que 2 à 4% de leur surface originelle. Les plus grands "kauri" pouvant atteindre 50 m de hauteur et 16 m de circonférence, et  âgés de plus de 600 ans, ont été surexploités dans le passé pour leur bois.

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-kauri Agathis austra

PHOTO 4 & 5 (cliché : JYM). Panneaux de signalisation des plantes remarquables le long du sentier  associé à un poème en langue Maori. Le "totora" (Podocarpus totara, Podocarpaceae) est l'un des exemples de taxons endémiques de Nouvelle-Zélande originaire de la flore disparue du continent Antarctique. Le "pukatea" (Laurelia novae-zelandiae, ), grand arbre à large contrefort utilisé comme plante médicinale par les Maoris.
New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Podocarpus totara

 

New Zealand-Waitakere-13 février 2010- 115

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Le "New Zealand Wood Pigeon" (Hemiphaga novaeseelandiae, Columbidae), appelé "kereru" (mais parfois "kukupa" ou "kuku" dans l'île du Nord comme les ptilopes de Polynésie française !), seul pigeon frugivore endémique de l'île, se nourrissant de fruits du "Nikau Palm" (Rhopalostylis sapida, Arecaceae), seul palmier endémique de Nouvelle-Zélande et palmier situé le plus au sud (44°18'S).

 New Zealand-Waitakere-13 février 2010-kereru

 

 PHOTO 7 (cliché : JYM). Le petit passereau endémique "North Island Robin" ou "toutouwai" (Petroica longipes, Petroicidae) réintroduit dans le parc en 2004 après des campagnes d'éradication des mammifères prédateurs (rats, chats...).

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Robin

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Elatostema rugosum (Urticaceae) en sous-bois sombre et humide.

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Elatostema

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Le "Climbing Rata" Metrosideros perforata (Myrtaceae), l'une de la vingtaine d'espèces endémiques en Nouvelle-Zélande ("rata"), est une espèce grimpante et épiphyte  !

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-climbing rata Metros 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Ronce endémique lianescente Rubus cissoides (Rosaceae).

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-native climbing Rubu

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Forme juvénile de la feuille de ?, un exemple d'hétérophyllie interprété comme une adaptation à l'herbivorie par les grands "Moa" actuellement éteints ou une adaptation aux climats secs et frais.

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-divaricated-copie-1 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Panneau d'information à "Piha Beach" avant le sentier dont les talus sont envahis par la graminée introduite Pennisetum clandestinum ou "kikuyu grass"

New Zealand-Waitakere-13 février 2010- 221

 

New Zealand-Waitakere-13 février 2010- 204 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Vue sur le "Lion Rock" depuis la falaise littorale du "Tasman Lookout" envahie par l'herbacée Phytolacca octandra (Phytolaccaceae), également une "mauvaise herbe" en Australie, aux îles Hawaii et en Nouvelle-Calédonie.

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Phytolacca

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Végétation littorale caractéristique des hauts des plages de sable (dite "psammophile") avec les touffes de la graminée endémique ?

New Zealand-Waitakere-13 février 2010- 190

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Pittosporum (Pittosporaceae) en fruits verts en haut de plage. 

New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Pittosporum

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Relique de forêt supralittorale sur falaise maritime.

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PHOTO 17 (cliché : JYM). L'arbre endémique Vitex lucens ou "puriri" (Verbenaceae) a été collecté pour la première fois par les botanistes Banks et Solander sur une plage de Nouvelle-Zélande lors du premier voyage atour du monde de James Cook en 1769.

 New Zealand-Waitakere-13 février 2010-Vitex

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Le grand arbre Planchonella costata (Sapotaceae).

New Zealand-Waitakere-13 février 2010- 208

 

PHOTO 19 (cliché : JYM). La plante envahissante Asparagus scandens (Asparagaceae).

New Zealand-Waitakere-13 février 2010- 233

 

PHOTO  (cliché : JYM). "Piha Beach" est un petit village côtier très populaire pour sa plage de sable noir et son "spot de surf", et dont les falaises littorales hébergent des vestiges de forêt naturelle.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 mars 2010. Sortie terrain vallée Papehue, Tahiti (Société)

 

Sortie dans la vallée de Papehue située sur la commune de Paea au nord-ouest de l'île de Tahiti Nui (Société), avec Thomas GESTHEMME de la Société d'Ornithologie de Polynésie française et Emmanuelle PORTIER, en stage à la "SOP-Manu" pour un Master 2 "Biodiversité et Ecosystèmes Tropicaux" de l'Université de La Réunion sur la faisabilité de la translocation ou introduction du monarque de Tahiti (Pomarea nigra) dans d'autres îles de Polynésie française. Les objectifs de cette sortie étaient à la fois d'aider à la mise en place d'un protocole simple et réplicable permettant de décrire la physionomie générale de la forêt (structure, composition et densité spécifiques), habitat actuel de l'oiseau, et d'évaluer les changements de la végétation dans cette vallée depuis les études menées sur les monarques avec l'ornithologue Jean-Claude THIBAULT et l'étudiante Aura PENLOUP (lire l'article http://www.manu.pf/PDF/TeManu22.pdf) en janvier-février 1998, suite au cyclone "Oli" du 3-4 février 2010 et aux fortes pluies des 4-5 mars 2010.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Emmanuelle à l'entrée de la vallée de Papehue où, comme dans de nombreuses autres vallées de Tahiti, un captage de la rivière y a été construit pour fournir de l'eau aux riverains.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Emmanuelle & grille captage

PHOTO 2 (cliché : JYM). Thomas (et Laurent de la "SOP-Manu" au second plan) préparant un mélange de pain et d'alpha-chloralose (une substance toxique biodégradable dite "convulsivante" car affectant le système nerveux des petits animaux) afin d'éliminer les merles des Moluques (Acridotheres tristis), un oiseau introduit particulièrement agressif pour les monarques.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Tom Laurent & pain empoisonné


PHOTO 3 (cliché : JYM). Pentes de la basse-vallée totalement envahie par le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae).
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-pentes à Spathodea














 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Forêt naturelle hygrophile de moyenne vallée, en bordure de la rivière Papehue vers 200 m d'altitude, dominée par le grand arbre indigène Neonauclea foresteri (Rubiaceae, appelé "mara" en tahitien) pouvant atteindre 20 m de hauteur, avec les petits arbres indigènes et endémiques Cyclophyllum barbatum et Ixora setchellii (Rubiaceae), Celtis pacifica (Ulmaceae), Claoxylon taitense (Euphorbiaceae), Pisonia tahitensis (Nyctaginaceae) et la grande fougère indigène Angiopteris evecta (Marattiaceae) en sous-bois.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-rivière Papehue

PHOTO 5 (cliché : JYM). La grande fougère terrestre introduite Diplazium proliferum est en cours de naturalisation dans les vallées humides de Tahiti, dont celles de Paea, se propageant par multiplication végétative.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Diplazium proliferum
PHOTO 6 (cliché : JYM). Tapis de Geophila repens (Rubiaceae) en fruits mûrs, une herbacée indigène rampante caractéristique des sous-bois humides et ombragés de ces forêts.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Geophila repens fruits















 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fleurs d'Ixora setchellii (Rubiaceae), un petit arbuste endémique des îles de la Société (Tahiti, Raiatea et Tahaa), vicariante de Ixora moorensis endémique de l'île voisine de Moorea.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Ixora setchellii fleurs

PHOTO 8 (cliché : JYM). Défoliation partielle des tulipiers du Gabon en canopée causée par les vents violents du cyclone "Oli".

Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Spathodea défolié
PHOTO 9 (cliché : JYM). Tulipiers du Gabon déracinés par les vents, provoquant des chablis et des glissements de terrain sur pente forte et bloquant parfois les cours d'eau.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Spathodea dans rivière
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Spathodea déraciné




 










PHOTO 10 (cliché : JYM). Ixora setchellii (Rubiaceae) cassé par la chute d'un tulipier du Gabon.
Tahiti-Papehue-9 mars 2010-Ixora cassé















PHOTO 11 (cliché : JYM). Piège à chats installé dans la vallée de Papehue par la "SOP-Manu". Les principaux prédateurs des monarques de Tahiti sont les rats, notamment Rattus rattus, faisant l'objet de campagnes de dératisation dans les dernières vallées de Paea où nichent les monarquesTahiti-Papehue-9 mars 2010-pièges à chat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mars 2010. Sorties terrain vallées d'Opunohu et Vaianae, Mo'orea (Société)

 

Série de sorties sur le terrain avec Julie FRAISSE, étudiante en Master 2 Pro "Biodiversité et Développement Durable" de l'Université de Perpignan, en stage à la station de recherche biologique Richard H. Gump (antenne de l'Université de Californie à Berkeley) à Moorea portant sur la structure, composition et dynamique des forêts de l'île de Moorea. Cette étude est effectuée dans un dizaine de parcelles permanentes installées dans les vallées d'Opunohu et Vaianae en 2006 dans le cadre d'un programme de recherche "Action Transversale Incitative" sur le thème des "Aires protégées, zones d'expérimentation et de développement durable" mené en collaboration avec l'IRD (voir la communication orale www.li-an.fr/jyves/Talk_Meyer_et_al._PSC_Okinawa_2007.pdf).

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Julie et le panneau illustrant les principaux sentiers de randonnées sur l'île de Mo'orea installé à l'entrée de la "Maison de la Nature de Mou'aroa" dans la vallée de Vai'anae.

Moorea-Vaianae-25 mars 2010- 007

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Traversée d'un éboulement ayant emporté le sentier menant au col de Mou'aroa, conséquence des fortes pluies de mars 2010.

Moorea-Col Mouaroa-18 mars 2010- 040

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Julie et Ravahere TAPUTUARAI ("Plant TaxTeam" du programme "Moorea Biocode") dans l'une des parcelles permanentes située sur un gradient altitudinal (entre 200 et 500 m), pluviométrique (versant nord-ouest sec et versant sud-est humide de l'île) et anthropique (forêts naturelles plus ou moins envahies par des plantes introduites naturalisées), ici dans la vallée de Vai'anae vers 250 m en forêt hygrophile de basse altitude envahie par le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae) et le miconia Miconia calvescens (Melastomataceae).

 Moorea-Vaianae-25 mars 2010- 083 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Marie FOURDRIGNIEZ ("Plant TaxTeam" du programme "Moorea Biocode") assistant Julie dans la délimitation des parcelles de 20 x 20 m, ici dans la station la plus élevée située sous le col de Mou'aroa vers 500 m, en forêt hygrophile de moyenne altitude fortement envahie par Miconia calvescens.

Moorea-Col Mouaroa-18 mars 2010- 079

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). L'entomologue Thibault RAMAGE échantillonnant les fourmis introduites et indigènes dans la stations d'étude située au Col des trois Cocotiers vers 400 m d'altitude en forêt de transition mésophile à hygrophile. Un protocole systématique associant des bâtons de glace enrobés de beurre de cacahouète (25 par parcelle) et des assiettes contenant du pâté (5) a été utilisé dans chaque station pour quantifier les espèces les plus communes. Cette méthode pourra être répliquée dans le temps afin d'évaluer la dynamique de la communauté des fourmis le long des gradients écologiques.

Moorea-Col Mouaroa-18 mars 2010- 090

 

 

30 mars 2010 : Sortie terrain mont Tamaruto'ofa, Mo'orea (Société)

Prospection des crêtes -encore inexplorées- partant de la vallée de Vai'anae et du sentier de la "Maison de la Nature de Mou'aroa", menant à la base des falaises du mont Tamaruto'ofa (littéralement "le chef qui ombrage/protège") culminant à 916 m d'altitude, puis de la crête vers le Col des Trois Cocotiers, avec Marie FOURDRIGNIEZ et Ravahere TAPUTUARAI de la "Plant Tax Team" du programme de recherche "Moorea Biocode".

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du mont Mou'aroa et du Col des Trois Cocotiers situé en contrebas, depuis l'une des crêtes menant au mont Tamaruto'ofa, vers 300 m d'altitude où les premiers Weinmannia parviflora var. parviflora, Cunoniaceae), arbre endémique de la Société, peuvent déjà être rencontrés sur l'île de Mo'orea.

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-vue Mouaroa

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Régénération massive en sous-bois du caféier Coffea liberica (Rubiaceae), un arbuste introduit anciennement cultivé à Mo'orea, actuellement naturalisé.

Moorea-Vaianae-Tohiea-30 mars 2010- 018

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Carpophore du champignon saprophyte Phallus indusiatus ou Dictyophora indusiata(Basidiomycètes, Phallaceae) observé en petite colonie vers 300 m d'altitude. Ce champignon à vaste répartition dans les Tropiques est pudiquement appelé en anglais "Veiled lady" et plus prosaïquement "Stinkhorn fungus" en raison de son odeur foetide servant à attirer les insectes (drosophiles et mouches) mycophages consommant et disséminant ses spores. 

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-Phallus

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Tapis de plantules de l'arbre endémique Macaranga cf. taitensis (Euphorbiaceae) en sous-bois de forêt de crête de moyenne altitude dominée par les grands arbres indigènes Serianthes myriadenia(Légumineuses) et Fagraea berteroana (Loganiaceae) et envahie par les tulipiers du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae). Ce recrutement massif d'une espèce endémique héliophile et pionnière relativement rare semble être lié à l'ouverture soudaine de la canopée (chablis et volis) causée par les vents violents du cyclone "Oli" en février 2010.Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-plantules Macaranga

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Marie et l'arbre endémique de Tahiti et Moorea Meryta lanceolata (Araliaceae) cassé suite au cyclone "Oli", sur crête vers 550 m d'altitude. Son bois blanc et cassant en fait l'une des espèces ligneuses endémiques particulièrement sensibles aux vents violents.

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-Marie & Meryta cass

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Dégâts causés au sol par les cochons sauvages autour  de massifs de fougères arborescentes Cyathea affinis. Parmi les plantes remarquables et vulnérables trouvées en sous-bois de la forêt naturelle humide (entre 400 et 600 m) à Crossostylis biflora (Rhizophoraceae), Astronidium sp. (Melastomataceae) et Neonauclea forsteri (Rubiaceae) figurent le petit arbre endémique Lepinia taitensis(Apocynaceae), les arbrisseaux endémiques Cyrtandra spp. (Gesneriaceae), et l'orchidée terrestre indigènePhaius terrestris et l'herbacée dressé Macropiper latifolium (Piperaceae).

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-Cyathea & dégâts

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Base de la falaise du mont Tamaruto'ofa entre 500 et 600 m d'altitude, en zone de transition entre la forêt hygrophile avec quelques Pandanus papenooensis (Pandanaceae) et la forêt ombrophile àWeinmannia parviflora (Cunoniaceae) et Myrsine sp. (Myrsinaceae), avec de rares arbustes endémiquesCoprosma sp., Psychotria sp. (Rubiaceae), et Sclerotheca forsteri (Campanulaceae).

 Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-vue crête & falais

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Jeunes frondes rougeâtres de la petite fougère terrestre indigène Blechnum vulcanicum(Blechnacaeae) observé dès 570 m.

Moorea-Vaianae-Tohiea-30 mars 2010- 101

 

 PHOTO 9 (cliché : JYM). Ravahere collectant des fruits verts et mûrs du grand arbre Hernandia moerenhoutianasubsp. campanulata (Hernandiaceae), espèce endémique de Tahiti et Mo'orea, rarement observé entre 500 et 600 m d'altitude. Moorea-Vaianae-Tohiea-30 mars 2010- 065

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-Hernandia moerenhou

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). L'arbrisseau Phyllanthus urceolatus (Euphorbiaceae), endémique de la Société, est relativement commun à Mo'orea en végétation de crête jusqu'à 600 m d'altitude où il peut dépasser 1 m de hauteur, mais extrêmement rare à Tahiti.

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-2010-Phyllanthus urecolatus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Petite herbacée Peperomia sp. (Piperaceae) observée vers 600 m d'altitude.

Moorea-Vaianae-Tohiea-30 mars 2010-Peperomia sp.

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). L'orchidée épiphyte Dendrobium crispatum, endémique des îles de la Société, répertoriée pour la première fois à Mo'orea depuis le début de nos prospections intensives en 2008, en épiphyte sur tronc de l'arbre endémique de la Société Xylosma suaveolens subsp. suaveolens (Flacourtiaceae) avec la petite orchidée endémique de la Société Phreatia cf. myosorus vers 530 m d'altitude. Il est surprenant que ceDendrobium relativement commun à Tahiti en forêt de nuages au dessus de 1000 m d'altitude, n'ait encore jamais été observée sur les plus hauts sommets de l'île de Mo'orea (monts Tohiea, Mouaputa, Rotui, Fairurani).

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-Dendrobium crispatu

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). L'orchidée terrestre indigène Corymborkis veratrifolia, uniquement connue des îles de Tahiti et Mo'orea où elle forme de petites colonies, observée pour la première fois en fruits verts !

Moorea-Vaianae-Tamarutoofa-30 mars 2010-Corymborkis veratri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11-16 avril 2010 : Workshop "Helping Islands Adapt", Auckland (New Zealand)

Cet atelier de travail international, financé par les gouvernements néo-zélandais, australien et européen (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni) et organisé en collaboration avec la CBD, GLISPA, GISP, IUCN, The Nature Conservancy et le Pacific Invasives Initiative, avait pour objectif de mettre en place un programme d'action régionale pour combattre les espèces envahissantes dans les îles afin de préserver leur biodiversité et de s'adapter au changement climatique ("A Workshop on regional action to combat invasive species on islands, to preserve biodiversity and adapt to climate changewww.conference.co.nz/index.cfm/ISW10). Les 75 participants de 18 pays et territoires insulaires ont "planché" dans 4 groupes régionaux (îles du Pacifique, îles de l'Océan Indien, Caraïbes et Triangle Corallien) et 3 groupes thématiques ("Network & technical support", "Financial leadership" et "Global organizations & initiatives"). Les principales actions, leçons et recommandations issues de ces discussions (http://www.conference.co.nz/files/HelpingIslandsAdapt_web.pdf) seront présentées aux prochaines réunions et forums internationaux de la Convention sur la Diversité Biologique (COP11 et SBSTTA14) et des Nations Unies (UN General Assembly).

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Discours de Nichola HOLMES, "General manager marketing" du Department of Conservation, New Zealand : "healthy biodiversity brings in dollar, saves us unwanted costs".

 Auckland-12 avril 2010-Nichola Holmes Doc 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Les participants (gestionnaires de ressources naturelles des gouvernements et d'ONG internationales ou régionales, juristes, scientifiques, et communicateurs) ont été invités à partager leurs expériences dans leurs domaines d'activité, îles et régions respectives, lors de séances intensives de "brainstorming".

Auckland-avril 2010-conference room

 

PHOTO 3 et 4 (cliché : JYM). Dessins illustrant et résumant les présentations orales et le déroulement de l'atelier de travail par l'artiste Mary BRAKE.

Auckland-avril 2010-dessin planning

Auckland-avril 2010-dessinatrice

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Le groupe de travail "Réseau et support technologique", certainement le plus pluri-disciplinaire et "multi-culturel" (Chine, Italie, Japon, Samoa, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis et Polynésie française)... avec le charme en plus !

Auckland-14 avril 2010-team network & technical support

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Restitution du groupe "Pacifique" par Joel MILES de Palau (Micronésie).

Auckland-16 avril-Joel

 

Auckland-avril 2010-bahamasPHOTO 7 (cliché : JYM). Restitution du groupe de travail "Caraïbes" par David KNOWLES du "Bahamas  National Trust", une ONG créée en 1959 et mandatée pour le développement et la gestion des parcs nationaux aux îles Bahamas (www.bnt.bs).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 PHOTO 8 (cliché : JYM). Le groupe de travail "Océan Indien" (île Maurice, La Réunion...et Yemen).

Auckland-avril 2010-Indian Ocean

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Mesures de biosécurité sur le quai des ferry, avec l'inspection des sacs à dos des participants par Fin BUCHANAN du DoC et son chien Jack, "the rodent dog" (un "Border terrier cross" mâle de 8 ans, toujours célibataire !) avant d'embarquer pour l'îlot de Rangitoto pour la traditionnelle sortie de terrain.

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PHOTO 8 (cliché : JYM). Visite guidée par Richard GRIFFITH du DoC, qui avait effectué une mission d'expertise avec le "Pacific Invasive Initiative" pour un projet de restauration (dératisation) de l'atoll de Vahanga aux Tuamotu en 2007.

Auckland-avril 2010-Richard Griffith DOC

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Montée à travers les coulées de laves vers le sommet de Rangitoto avec Herb CHRISTOPHERS, "Communications Advisor" au DoC de Wellington, guide et photographe attitré, et Fred KRAUS, zoologue du Bishop Museum de Honolulu.

Auckland-Rangitoto-14 avril 2010-Herb & Fred

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Hymenophyllum reniforme (Hymenophyllaceae), l'une des 230 plantes vasculaires indigènes de l'île. Un inventaire récent mené par la "Auckland Botanical Society" (2007) y a recensé en plus 94 espèces de mousses, 68 "liverworts", 194 lichens et 169 champignons.

Auckland-Rangitoto-14 avril 2010-Hymenophyllum reniforme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Vue sur la rivière et le barrage Nihotupu depuis le "Arataki Visitor Center" au sein de la "Waitakere Ranges Regional Park", un domaine de 16 000 ha de forêt dominée par les kauri Agathis et les Podocarpes.

Auckland-avril 2010-Waitakere

 

PHOTO 12 et 13 (cliché : JYM). Cette sortie sur le terrain au "Waitakere Ranges" s'est effectuée avec un petit groupe composé de Fabio ATTORE (Universita di Roma, Italie), Federico TOMASETTO (Italy Directorate General for Development, Italie), Yuka MAKINO (Wildlife Division, Nature Conservation Bureau, Ministry of the Environment, Japon), Masaki USHIBA (Director, Alien Species and LMO Regulation Office, Wildlife Division, Ministry of the Environment, Japon), Fred KRAUS (Bishop Museum, Honolulu),  Matt DA COSTA (Dept of Environment, Cayman Is.), David KNOWLES (Bahamas National Trust), Olivia RENSHAW (Ascension Is.) guidé par Bill NAGLE (PII, Auckland, NZ). Catherine JULLIOT (DIREN Réunion),  Anne-Claire GOARANT (Service des Milieux naturels, Province Sud, Nlle-Calédonie) et Eleni Marama ROVA (Dept of Environment, Fidji) en contemplation...

 Auckland-Waitake range-Ark in the Park-16 avril 2010-team o

 Anne-Claire, Catherine & Eleni

 

22 et 29 avril 2011 : Sortie terrain tour de l'île et traversée Papenoo-Vaihiria, Tahiti Nui (Société)

Traversée de Tahiti Nui et tour de l'île avec Cinthia LEDUC, étudiante en Master 1 à l'Université de Metz et Tiffany LATAIME, en Master 1 à l'Université de Bordeaux, en stage à la Délégation à la Recherche entre mai et juin 2010, respectivement sur un inventaire préliminaire et une classification des zones humides de Tahiti, et sur l'impact du cyclone Oli sur la structure, la composition et la dynamique des forêts tropicales humides.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du lac Vaihiria, seul lac d'altitude de Polynésie française, situé vers 470 m d'altitude et d'une profondeur maximale de 22 m, aménagé dans les années 1985 en retenue d'eau pour alimenter un barrage hydroélectrique.

Tahiti-Papenoo-Vaihiria-29 avril 2010-lac Vaihiria

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Forêt quasi monospécifique de miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae) complètement défoliée par le cyclone Oli en février 2010.

Tahiti-Papenoo-Vaihiria-29 avril 2010-défoliation Miconia

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Arbuste endémique Cyrtandra sp. (Gesneriaceae) émergeant de la canopée de miconia défoliée, déjà fortement attaquée par l'introduction du champignon pathogène de lutte biologique (Colletotrichum gloeosporioides f. sp. miconiae) depuis une dizaine d'année.

Tahiti-Papenoo-Vaihiria-29 avril 2010-Cyrtandra dans forêt

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Fruits mûrs (photo du haut) et plantule en bordure de piste(photo du bas) du grand arbreParasponia andersonii (Ulmaceae), une des rares espèces indigènes pionnières héliophiles à croissance rapide, capables de coloniser les zones perturbées ou ouvertes.

 

  

Tahiti-Papenoo-Vaihiria-29 avril 2010-Parasponia fruits

 

Tahiti-Papenoo-Vaihiria-29 avril 2010-Parasponia plantule

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Tiffany et Cinthia dans une dépression humide envahie par l'herbacée dressée Ludwigia octovalvis (Onagraceae), une adventice d'introduction polynésienne indicatrice des milieux aquatiques.

Tahiti-Papenoo-Vaihiria-29 avril 2010-Tiffany & Cinthia zon

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Vestige d'un "îlot à submangroves" (selon R. H. PAPY, 1951-54) caractérisé par la grande fougère indigène Acrostichum aureum (Pteridaceae).

Tahiti-tour ile-22 avril 2010-Acrostichum aureum

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Le petit arbre Rhodomyrtus tomentosa (Myrtaceae) connu pour être extrêmement envahissant sur le plateau du Temehani Rahi sur l'île de Raiatea, a été observé pour la première fois naturalisé à Tahiti sur les talus d'une piste peu fréquentée.Tahiti-tour ile-22 avril 2010-Rhodomyrtus tomentosa

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Lac artificiel Vaiufaufa situé vers 630 m d'altitude sur le plateau de Taravao (presqu'île de Tahiti Iti), une zone humide naturelle dans les années 1970, transformée en bassin d'eau pour l'élevage depuis les années 80...

 

Tahiti-tour ile-22 avril 2010-lac artificiel Vaiufaufa

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Cascade Vaimahuta sur le site touristique dit des "Trois Cascades de Faaurumai" sur la côte est de Tahiti Nui (commune de Hitia'a O te Ra)

Tahiti-tour ile-22 avril 2010-Cinthia & cascade

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Le petit arbuste endémique de Tahiti Cyrtandra biflora (Gesneriaceae), menacé de disparition et espèce protégée par la règlementation en vigueur en Polynésie française, a été découvert en bordure de la cascade Vaimahuta sur les falaises humides et près du sentier menant vers la cascade Haamarere.

Tahiti-tour ile-22 avril 2010-Cyrtandra biflora sur falaise

Tahiti-tour ile-22 avril 2010-Cyrtandra biflora 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 20:17

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REY, J. 2016. Notre patrimoine naturel menacé de disparition. La Dépêche de Tahiti (jeudi 06 octobre)

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BARRAIS, D. 2016. Un lambeau de forêt naturelle du plateau de Maraeti'a en cours de restauration. Tahiti-Infos N°714 (04 août): 10.

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BARRAIS, D. 2015. Des scientifiques sur le toit du fenuaTahiti-Infos N°459 (27 juillet) : 28-29.

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plantes envahissantes NEW

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KLEINER, W. B., 2006. Der grüne Krebs von Tahiti. Neues Deutschland Nr. 133 (10/11 Jun.)

Neues Deutschland 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DUPUY, L. 2006. Tutoyer les plus hauts sommets. La Dépêche de Tahiti (16 juillet)

sommets1

sommets2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BESSE, J.-P. 2005. Raiatea : le tiare apetahi se meurt. La Dépêche de Tahiti (19 mai)

apetahi1

apetahi2

C.T. 2004. Culture d'un champignon pathogène. La Dépêche de Tahiti (20 février)

champignon1

champignon2

C.T. 2004. Il traque les "pestes" végétales. La Dépeche de Tahiti (25 avril)

pestes1

pestes2  

2003

http://tahitipresse.pf/2003/08/succs-de-la-onzime-campagne-darrachage-de-miconia-raiatea/

 2003. Une expédition très fructueuse. Te Fenua N°41 (28 février)

marquises1

marquises2

  

 

australes1

australes2

 

tubuai1

tubuai2

2002 

http://tahitipresse.pf/2002/05/exploration-botanique-rapa-onze-espces-de-plantes-dcouvertes/

 

 

KUBOTA, G. T. 2001. The Green Cancer Spreads. Honolulu Star Bulletin (9 September).

http://archives.starbulletin.com/2001/09/09/news/story3.html

PETIT, P. 2001. Redoutable herbe de la pampa. Le Journal de L'Ile de la Réunion.

 

 

2000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1998

 

 1997. Tahitians eye the kakerori. Cook Islands News Week-End (6 December)

 

 1996. La flore locale a son ambassadeur. Tahiti Matin (2 octobre) 

 

 

1996. Suivez le guide ! La Dépêche de Tahiti (07 mai)

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

rapa1

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JIR 2001 Pampa 1

JIR 2001 Pampa 2

 

marquises2000

 

mauru

 

kakerori 1997

 

 

 

 

 

 

 

botaniste1

 

 

suivez le guide

 

 

suivez le guide bis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TROUBOUL, L. 1996. Tiare Apetahi : urgence. Les Nouvelles de Tahiti (25 janvier)

tiare apetahi 1996 haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tiare apetahi 1995 bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MARAIS, T. 1995. Un herbier pour les plantes du territoire. Les Nouvelles de Tahiti (1er juin)

jym herbier 1jym herbier 2 

 

TANJI, E. 1994. State battles to eradicate alien plants. Honolulu Advertiser (5 Sept.)

jym hawaii 1995

 

 

 

POUG, 1993. Jean-Yves Meyer, la bête noire du miconia. Les Nouvelles de Tahiti.

Depêche 1993 Miconia 1Depêche 1993 MiconIa 2

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 10:10

Jean RAYNAL (1973)

"J'ai le souvenir d'un géant : il était grand, barbe, cheveux assez longs, un peu grande gueule mais d'une extrême gentillesse.  J'étais très impressionné par ce puit de science" écrivait de lui l'ornithologue Jean-Claude THIBAULT qui l'avait rencontré en juin 1973 au Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE) sur l'île de Mo'orea, antenne de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.

Jean RAYNAL, alors Maître de conférences et sous-directeur au Laboratoire de Phanérogamie du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) de Paris et botaniste de renommée nationale et internationale (spécialiste des Cypérales et des Joncales, il écrit notamment deux chapitres sur ces ordres dans les volumes 5 et 9 de l'édition française de "Encyclopaedia Universalis" publiée en 1968) avait 40 ans et revenait tout juste d'une expédition en Nouvelle-Guinée occidentale (anciennement Irian Jaya). Lors des deux mois qu'il passa dans les îles de la Société (du 1er juin au 31 juillet 1973), après "un premier et bref contact avec la flore polynésienne au cours d'un séjour d'une semaine en octobre 1971" à Tahiti durant lequel il avait prospecté le mont Aora'i, il séjournera une semaine (6-11 juin) à Maupiti en compagnie du linguiste Yves LEMAÎTRE de l'ORSTOM (aujourd'hui IRD), passera trois jours sur l'atoll de Tetiaroa (27-29 juin), explorera le mont Rotui et tentera l'ascension du mont Tohi'ea sur Mo'orea, escaladera le mont Orohena (10-12 juillet avec comme guide un certain C. CASTAGNOLI) et prospectera le massif du Marau et la presqu'île de Taiarapu à Tahiti (19-25 juillet), en collectant un total de 481 échantillons déposés au MNHN.

Son rapport dactylographié de 12 pages intitulé "Mission botanique en Polynésie française" et daté du 15 septembre  1973,  transmis au Gouverneur et au Service de l'Economie Rurale (à son chef Robert MILLAUD et à l'ingénieur des travaux des eaux et forêts Gilbert SOROQUERE) mais jamais diffusé plus largement, est un témoignage précieux sur la flore des sites prospectés et montre que Jean RAYNAL était à la fois un grand scientifique et naturaliste, mais aussi un visionnaire et un précurseur de la protection de la nature en Polynésie française : prévention et lutte contre le miconia (Miconia calvescens), proposition de protection de certains "motus" de Tetiaroa et de classement du mont Marau et du Te Pari.

Il laisse également un article scientifique décrivant la lobéliacée Sclerotheca jayorum, dédiée à ses guides Maurice et Henri JAY, publié en 1976 dans le "Bulletin de la Société Géologique de France" et un paragraphe sur la flore des îles de la Société et l'invasion du miconia dans les forêts de montagne à Tahiti dans un court chapitre de deux pages intitulé "Three Examples of Endangered Nature in the Pacific Ocean" publié dans l'ouvrage "Systematic Botany, Plant Utilisation and Biosphere Conservation" (édité par Inga HEDBERG de l'Université d'Uppsala en Suède) en 1979 ; enfin, sa liste de plantes collectées à Maupiti a été reprise par la botaniste Marie-Hélène SACHET du Smithsonian Institution de Washington (qui a déterminé la majorité des espèces) et Yves LEMAITRE (qui a recensé les noms vernaculaires polynésiens) dans le "Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes" en 1983.

Jean RAYNAL a tragiquement disparu le 19 octobre 1979, à l'âge de 45 ans, dans un accident de voiture sur le terrain en Afrique, son terrain favori (Gabon, Rwanda, Sénégal, Tchad)...

 

Guy MONDON (1978-79)

"Je suis resté 14 mois au "Service de l'Economie Rurale" [actuel Service du Développement Rural dépendant du ministère de l'Agriculture] comme VAT [Volontaire à l'Aide Technique, service civil], fraîchement diplômé en "écologie" [...] puis pédologie de l'agro, avec comme mission essentielle de m'occuper du mont Marau où la piste du relai venait d'être ouverte par les Jay, père et fils, et où Raynal venait de découvrir/décrire le Sclerotheca jayorum à l'occasion d'une escale de 24 h, guidé par le fils Jay qui avait été intrigué par cette grande plante (le specimen en bord de route faisait dans les 3 m, de mémoire), qu'il n'avait jamais vue ailleurs dans ses crapahutages de chasseur sur l'île. D'où l'idée de créer un Parc Naturel".

couverture guide marau mondonTahiti-Marau-30 mai 2006-Sclerotheca jayorum fleur (JYM)

 

 

 

 

 

 

 

"Le Falcata, on le doit sans doute à G. S., ingénieur forestier pendant des années...Il faisait planter à l'étage collinéen déboisé essentiellement du Pin des Caraïbes, mais aussi du Falcata et je me rappelle à présent les Cryptomeria japonica qu'il avait fait planter en alignement le long de la piste du Marau, quelques mois avant mon passage (dans mon souvenir, ils étaient encore à peine de hauteur d'homme), du bas de la piste jusqu'au moins à la grande épingle à gauche dans le centre de laquelle se trouvait le grand pied de Sclerotheca jayorum".

Tahiti-Marau-9 janvier 2007-Cryptomeria japonica dense

"en 79, dans la vallée de la Vaihiria, j'avais été alerté par quelques stations d'une plante déterminée comme Miconia magnifica. De mémoire, elle n'était présente que dans quelques vallées du Sud...J'avais donc contacté par lettre à Hawaï un spécialiste américain des mélastomacées, en lui demandant s'il existait des moyens de lutte biologique contre cette plante qui nous semblait dangereusement envahissante, il m'avait répondu au bout de plusieurs semaines qu'il n'y avait vraiment aucune raison de s'inquiéter..."

{Nota-Bene : il pourrait s'agir de John J. WURDACK, conservateur de l'herbier du département de botanique du National Museum of Natural History du Smithsonian Institution à Washington qui a répondu à A. CHOHIN de la Section des Eaux et Forêts du S.E.R. dans une lettre datée du 20 août 1979 en écrivant "Miconia magnifica is probably self-fertile and reproduces only from seeds. It requires high humidity and more-or-less acid soil. The species is naturalized only to a limited extent in Jamaica and has become naturalized in the Kandy district of Sri Lanka (Ceylon) but is not a serious pest" (le botaniste Raymond F. FOSBERG du Smithsonian Institution avait néanmoins noté l'invasion du miconia sur le plateau de Taravao à Tahiti en 1974) et en indiquant que l'entomologiste Robert BURKHART du départment de l'agriculture de Hawaii avait été envoyé en 1979 en Amérique tropicale à la recherche d'ennemis naturels de Clidemia hirta, une autre Mélastomatacée envahissante dans les îles Hawai'i}

Temehani-Rahi-avril-2009-Apetahia-raiateensis-fleur--RT-.jpg"Ou encore j'ai commis un rapport sur une endémique de Raïatea dont le nom m'échappe (Tiare apetahi, ça se peut ?), ma contribution scientifique essentielle étant d'observer que si la fleur s'ouvrait en quelques secondes, c'était sans bruit, contrairement à la jolie légende locale..." 

 

 

Bernard ROUX (1994-97)

"Mon métier était la police : quand j'ai vécu à Tahiti, j'étais directeur de la Sécurité Publique avenue Bruat [...] J'ai écrit en 1995 pour la Société Française d'Orchidophilie un article en quatre parties qui présentait les orchidées de la Polynésie [L'Orchidophile N°125, 126, 127 et 128, www.sfo-asso.com].  A cette époque je me trouvais à Tahiti et j'avais rencontré Jacques Florence qui m'avait ouvert ses collections de l'herbier, ce qui m'a facilité le travail [...]  Je suis un amateur qui a possédé deux serres où je pouvais dans 800 m² cultiver 4400 orchidées tropicales.

orchidophile 127

A cette époque, peu d'articles parlaient des orchidées de la Polynésie : ce qui m'a frappé, en promenant au milieu des stands des mamas, c'est de voir que nombre d'orchidées faisaient partie de la pharmacopée traditionnelle. Je me suis dit, si c'est une tradition, il faudrait prouver que les Polynésiens, dans leurs voyages, avaient pu en amener avec eux ou qu'ils ont retrouvé sur place certaines de ces orchidées [...] Je voulais vous faire savoir cela : l'importance de sauvegarder les orchidées pour la culture polynésienne parce que je crois qu'elles ont joué un grand rôle dans leur voyage.

{Nota-Bene : aucune orchidée n'est répertoriée dans la pharmacopée traditionnelle en Polynésie française ni utilisée aujourd'hui, et aucune n'a été introduite volontairement par les premiers migrants Polynésiens, à part peut-être la petite orchidée terrestre Nervilia aragoana trouvée en végétation anthropisée de basse altitude dans les îles hautes et certains atolls,  qui pourrait avoir été transportée de façon accidentelle comme "contaminant" dans de la terre comme de nombreuses adventices polynésiennes...}

Grammatophyllum sp.  Avec Félix Papara, sur le Marau, côté Est très ensoleillé, je pense au dessus de Tipaerui, à mi-hauteur car il me semble que la végétation était différente de celle trouvée en altitude, et à flanc de côteau : je n'ai pas pu l'approcher car il aurait fallu des cordes et nous étions tous les deux... âgés et pas du tout agile en escalade. Je l'ai photographié mais le film n'a pu être développé."

 

DENDROBIUM

 

Légère sous le MARAAMU

Qui caresse les branches noires,

Elle parvient à faire croire

Que le soleil levant est doux.

 

Mais dans cette île tropicale

La chaleur moite des vallées

Recouvrira bientôt l'orchidée

D'un ciel gris sans fanal.

 

Et si le vent ne durcit pas,

La fille de l'air fragile

N'aura que l'espoir futile

Du soleil rare de PAPARA.

 

Mais le voilà soudain qui arrive

Et chasse cette vapeur

Qui affaiblissait le cœur

De cette plante vive.

 

Chaque feuille prend du vert,

Soulignant les bourgeons naissants,

Qu'un jour un écolo pédant

Confondit avec les poux d'hiver.

 

Et le pou grossit, devient fleurette,

Que le Vini, tel un insecte,

Après sa fouille, sur un Aute,

Aura bientôt dépossédé

 

Du pollen innombrable

Qui sera agréable

A la fleur d'à côté.

 

Et le vent du soir qui se lève

Annoncera la relève

A toutes les orchidées.

  

Keiki …! Que ce nom est doux

Quand le soir d'hiver arrive,

Et que le soleil couchant avive

 

Les nuages du MARAAMU" 

 

TIARE

 

Fleur étrange d’une île sacrée

Tu offres au ciel ton blanc nacré

Plus pur que le flocon de neige

Et tu nous jettes le sortilège

D’une demi-main en éventail

Oh TIARE APETAHI

 

Si tu grossis, deviens complète,

A TAHITI tu fais la fête,

Dans les colliers, sur les oreilles,

Et ton parfum nous ensorcelle,

Symbole d’îles au nom magique

 

TIARE polynésien et de la cosmétique...

 

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 11:02

2017

10th Indo-Pacific Fish Conference

CRIOBE, Maison de la Culture, Papeete, Tahiti, Polynésie française, 02-06 octobre 2017 : membre du comité d'organisation.

http://www.li-an.fr/jyves/Indo_Pacific_Fish_Conference_CRIOBE_Tahiti_Brochure_2016.pdf

2016

5th International Cosmetopoeia Congress/First International Pacific Cosmetopoeia Conference

Tahiti Fa'ahotu, Université de la Polynésie française, Cosmetic Valley, Punaauia, Tahiti, Polynésie française, 22-24 novembre 2016 : membre du comité scientifique et modérateur d'une session.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Colloque et atelier de travail sur les Sciences de la conservation dans les écosystèmes insulaires terrestres ultramarins

Délégation à la Recherche (Gouvernement de la Polynésie française), Centre IRD de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), University of California at Berkeley, Station de recherche R. Gump, Mo'orea (Polynésie française), 04-06 octobre 2016 : co-organisateur scientifique et logistique, co-animateur/modérateur des sessions et co-rapporteur.

2014

Colloque régional sur l'agriculture durable et familiale

Hihifo, 'Uvea, Wallis et Futuna (France), 24-28 novembre 2014 : membre du comité organisateur  et rapporteur de la session "Recherche et développement".

http://www.li-an.fr/jyves/Colloque_Agriculture_Durable_Wallis_2014.pdf

Agriculture durable Wallis

Conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique

Pointe-à-Pitre, Guadeloupe (France), 21-24 octobre 2014 : co-animateur/modérateur de l'atelier de travail "Tackling biodiversity loss".

http://www.li-an.fr/jyves/Conference_Biodiversite_&_Changement_climatique_Guadeloupe_2014.pdf

 

 

 

Island Biology 2014

University of Hawaii at Manoa, Honolulu, Oahu, Hawai'i (USA), 07-11 juillet 2014: président (chair) de la session "Vegetation".

2012

Séminaire Marquises-UNESCO

Ministère de la Culture (Gouvernement de la Polynésie française), Fédération "Motu Haka", 5-13 octobre 2012 : coordinateur du "Collège des Experts Nature" et animateur/modérateur des sessions sur le milieu naturel terrestre et marin.

Photo séminaire Marquises UNESCO Taiohae (Marie Multeau) (

2011

French Polynesia Palaeo- and Neo-Ecology Symposium & Workshop

Délégation à la Recherche (Gouvernement de la Polynésie française), Association "ProScience", University of California at Berkeley, Université de la Polynésie française, Richard Gump Biological Research Station, Mo'orea (Polynésie française), 29 novembre-01 décembre 2011 : membre du comité organisateur et du comité scientifique, président de session plénière et modérateur.

http://www.li-an.fr/jyves/Paleo_Neo_Ecologie_Programme_Final_Moorea_2011.pdf

http://www.li-an.fr/jyves/Paleo_Neo_Ecology_Final_Program_Moorea_2011.pdf

Paleo-Neo Symposium page titre 2011   

Evolution of Life on Pacific Islands and Reefs: Past, Present and Future

Smithsonian National Museum of Natural History, Washington, East-West Center, University of Hawaii at Manoa, Honolulu, Oahu, Hawai'i (USA), 26-30 mai 2011 : membre du comité organisateur.

http://botany.si.edu/events/2011_pacific/index.htm 

Evolution Life Pacific

2010

Conférence sur la Conservation de la Flore menacée de l'Outre-Mer français

Conservatoire Botanique National de Mascarin, Saint-Leu, île de La Réunion, 13-17 décembre 2010 : membre du comité scientifique et président de la session "Gouvernance et communication" .

http://www.cbnm.org/actualites/archives/236-colloque-biodiversite-2010

http://www.li-an.fr/jyves/Conference_Flore_Menacee_Outre_Mer_2010.pdf 

confrence web  

Séminaire "A l'Ecole de la Biodiversité"

Ecole Normale Mixte, Pirae, Tahiti, 17-18 mai 2010 : membre du comité organisateur pour la Délégation à la Recherche, avec le Ministère de l'Education, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, la Direction de l'Enseignement Secondaire, la Direction de l'Enseignement Primaire et le Haut-commissariat pour la République en Polynésie française. 

affiche biodiversité

2009

11th Pacific Science Inter-Congress

Hilton Hotel, Tahiti, 2-6 mars 2009 : co-président de la session "Invasive Species" avec le prof. Randolph THAMAN (University of the South Pacific, Fiji).

http://www.pacificscience.org/congress2009.html

psi 

2005

Colloque sur la Biodiversité des Iles Australes/Austral Islands Biodiversity Conference

Institut Louis Malardé, Papeete, Tahiti, 8 novembre 2005 : organisateur et président de session pour la Délégation à la Recherche, avec le Ministère de l'Education, de l'Enseignement Supérieur et la Recherche et l'Institut Louis Malardé.
http://www.li-an.fr/jyves/Meyer_2005_Austral_Islands_Biodiversity_Conference.pdf 

colloque australes 

2004

Assises de la recherche française dans le Pacifique

Centre Djibaou, Nouméa (Nouvelle-Calédonie), 24-27 août 2004 : membre du comité scientifique "Thème 2 : Ecosystèmes Biodiversité-Ressources, Milieu terrestre".

actes assises 

 

 

 

 

 

 

1997

1ère Conférence Régionale sur la Lutte contre le Miconia/First Regional Miconia Control Conference

Institut Mathilde Frébault, Papeete, Tahiti (Polynésie française), 26-29 août 1997 : co-organisateur et président de session pour la Délégation à la Recherche, avec le Ministère de la Santé et de la Recherche et le Centre ORSTOM de Tahiti.

www.hear.org/miconia/1997conference/ 

miconia conference

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 18:24

Quelques lettres reçues lors de mes deux premières années de thèse de doctorat (1992-1993) passées au Centre ORSTOM (actuellement IRD) de Tahiti... avant l'arrivée d'Internet et du courrier électronique ! Puis celles reçues pendant ma période comme volontaire à l'aide technique (VAT) à la Délégation à l'Environnement (1995-1996). Les missives mettaient plusieurs semaines à quelques mois pour arriver à destination à partir de Polynésie française (si elles arrivaient à destination, l'adresse de mes correspondants ayant pû changer depuis leurs dernières publications), et les réponses prennaient autant de temps. Il est difficile d'imaginer aujourd'hui la lenteur des correspondances entre chercheurs. Nous vivions dans une autre dimension spatio-temporelle...  La recherche était-elle pour autant moins efficace et moins rapide ?


Lettre de F. Raymond FOSBERG (1908-1993) :  un éminent botaniste américain ayant prospecté et botanisé dans quasiment toutes les îles du Pacifique Sud. Il décède un an après cette réponse (sic !), elle-même arrivée deux mois après ma requête initiale. L'un des premiers à avoir attiré l'attention sur l'invasion du miconia à Tahiti lors d'une mission en 1981, avec le botaniste français Jean RAYNAL (1933-1979) du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris lors d'une mission en 1973.

fosberg 

Lettre de réponse pour Carlo HANSEN (1932-1991) : conservateur de l'herbier de l'Université de Copenhagen au Danemark, spécialiste des Melastomataceae du Sud-Est asiatique, mort d'une pneumonie lors d'une expédition botanique à Brunei Darussalam (Bornéo) en décembre 1991, quelques mois avant l'envoi de ma requête pour des tirés-à-part (re-sic !).

hansen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de John J. WURDACK (1921-1998) : ancien conservateur de l'herbier du Muséum national d'Histoire naturelle du Smithsonian Institution à Washington, professeur émérite et spécialiste des Melastomataceae d'Amérique tropicale. 

wurdack

 

Lettre de Herbert G. BAKER (1920-2002) : écologue et biologiste de l'évolution anglais de l'University of California at Berkeley, célèbre pour son article "The Evolution of Weeds" publié en 1974, et à l'origine de la création de l'OTS "Organization for Tropical Studies" au Costa Rica pour promouvoir la recherche en botanique tropicale (www.universityofcalifornia.edu/senate/inmemoriam/bakerhg.htm)

baker

 

Lettre de Beat Ernst LEUENBERGER (1946-2010) : botaniste suisse, conservateur de l'herbier du Jardin botanique et Musée Botanique de Berlin depuis 1976, spécialiste des Cactaceae et des Amaryllidaceae, récemment décédé en mai 2010.

leuenberg

 

Lettre de G. L. LUCAS : ancien conservateur de l'herbier du Royal Botanic Gardens de Kew, auteur ou co-auteur de nombreux ouvrages sur la conservation des plantes menacées. 

lucas 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de Pierre VALCK : ancien conservateur du Conservatoire et Jardins botaniques de Nancy, dans les serres tropicales surchauffées desquelles je me réfugiais lorsque j'étais étudiant en Licence puis en Maîtrise de Biologie des Populations à l'Université de Nancy.

valck

 

Lettre de Susanne S. RENNER : biologiste allemande, spécialiste (entre autre ! http://www.umsl.edu/~renners/) des Melastomataceae de l'Ancien et du Nouveau Monde.

renner

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de Frank ALMEDA : botaniste américain (http://research.calacademy.org/botany/staff/falmeda), autre grand spécialiste du genre Miconia. 

almeda 

Lettre de Peter M. VITOUSEK : célèbre biologiste américain de Stanford University (www.stanford.edu/group/Vitousek/peterv.htm) ayant notamment étudié l'invasion des coulées de lave par Myrica faya aux îles Hawai'i'.

vitousek

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de A. H. M. JAYASURIYA : forestier et botaniste sri-lankais, anciennement conservateur de l'herbier national de Peradeniya, actuellement président du comité national MAB pour le Sri-Lanka.

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Lettre de Conley K. McMULLEN : biologiste américain, professeur à la James Madison University (http://csm.jmu.edu/biology/mcmullck/index.htm), spécialiste des systèmes de reproduction et de la pollinisation des plantes à fleurs dans les îles Galapagos.

mcKullen 

Lettre de Victoria SOSA : botaniste de l'Institut d'Ecologie du Mexique, anciennement en charge du projet de la Flore de Véracruz et présidence de la Société de Botanique du Mexique, actuellement chef du département de biologie évolutive (www1.inecol.edu.mx/inecol/personal/victoria.htm)sosa

 

Lettre de Hiroaki SEGOTUCHI : rencontré en 1992 à Tahiti alors qu'il était un jeune étudiant au départment de botanique du Muséum de l'Université de Tokyo en thèse sur la phylogénie des Crossostylis (Rhizophoraceae) dans les îles du Pacifique Sud, actuellement Associate Professor à la Kyoto University, Graduate School of Human and Environmental Studies.

segotuchi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de Douglas F. WATERHOUSE (1916-2000) : entomologiste australien, ancien chef de la divison d'entomologie du CSIRO à Canberra, a notamment publié plusieurs ouvrage sur les "mauvaises herbes" ("weeds") des îles du Pacifique. Un pionnier de la lutte biologique (http://www.bugwood.org/arthropod/day1/cullen.pdf).

 Waterhouse

Lettre de Michel BOULARD : entomologiste français, directeur du laboratoire de Biologie et Evolution des Insectes de l'EPHE, spécialiste des Hémiptères et descripteur de la cigale endémique de Raiatea Raiateana oulietea.boulard

Lettre de Sherwin CARLQUIST (1930- ) : célèbre "biologiste insulaire" et grand spécialiste de l'anatomiste du bois ayant publié les ouvrages "Island Life" en 1965, "Island Biology" en 1974 et "Hawaii a Natural History" en 1970 (http://www.sherwincarlquist.com/). 

Carlquist


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre de John DAWSON : botaniste néo-zélandais, professeur associé de botanique à Victoria University à la retraite depuis 1988 et auteur de nombreux ouvrages sur les forêts et la végétation de Nouvelle-Zélande.

john dawson

 

Premiers "courriels" (e-mails) de Daniel SIMBERLOFF : célèbre "biogéographe insulaire" devenu spécialiste des invasions biologiques (directeur de l'Institute for Biological Invasions, University of  Tennessee, et éditeur de la revue "Biological Invasions") et parmi les rares scientifiques américains francophone et francophile (http://eeb.bio.utk.edu/simberloff.asp) !

simberloff

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 18:40

Chapitre 4. Hélicos et bateaux, les indispensables moyens de transport pour l'exploration scientifique des îles de Polynésie française

C'est toujours avec une certaine appréhension et une petite pointe d'excitation que l'on embarque à bord d'un hélicoptère, sentiments qui s'estompent avec l'habitude et le temps, mais avec parfois une remontée d'adrénaline en fonction des situations et... de l'expérience et des capacités de réaction du pilote. Il nous est arrivé lors d'un "drop" au sommet du mont Aorai (2066 m) à Tahiti que le pilote, fraîchement arrivé sur le territoire, nous demande en plein vol : "au fait, c'est où le mont Aorai" ? Ou qu'un autre, plus expérimenté, se pose au pied des cascades du haut plateau de Te Faaiti (classé Parc Naturel Territorial en 1989 et seul espace protégé de Tahiti) avec un ministre de l'environnement à bord, juste pour prouver qu'un atterrisage est possible...sous une pluie de gouttes d'eau de la rivière tombant d'une centaine de mètres de hauteur sur le cockpit !

PHOTO 1 (cliché : JYM). Survol au dessus du mont Pahia en janvier 2004, le second plus haut sommet de l'île de Bora Bora (le point culminant est le mont Otemanu à 727 m mais inaccessible car en forme de "pain de sucre"). L'hélicoptère ne pouvant s'y poser, le débarquement y a été des plus aléatoires : saut sur la crête avec les sacs à dos !
Hélico-BoraBora-26 janvier 2004

PHOTO 2 (cliché : JYM). Survol au dessus des monts Pito Hiti et Orohena en août 2007, les deux plus hauts sommets de l'île de Tahiti.
Pito Hiti aout 2007 hélico Orohena

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Harnaché sur l'héliport de Nuku Hiva aux Marquises en juin 2006 pour un vol "toutes portières ouvertes".
Nuku Hiva-6-8 juin 2006-JYM & hélico

 

 

 

 

 

Depuis mon premier vol en 1994, nous avons été déposés, avec mes collègues et collaborateurs, sur les sommets des monts Orohena (2241 m), Pito Hiti (2100 m), Aorai (2066 m), Tetufera (1799 m), et sur les hauts plateaux de Faufiru, Terepo, Viriviriterai (entre 900 et 1000 m) sur l'île de Tahiti, les monts Tohiea (1207 m) et Fairurani (741 m) sur l'île de Moorea, le mont Pahia (661 m) à Bora Bora. Nous avonségalement survolé les îles de Nuku Hiva et Raiatea (cette dernière avec le Super Puma de l'armée française) à la recherche du miconia, et les îles de Moorea et Tahiti pour des reportages télévisés. Mes vols les plus fréquents l'ont été sur l'île de Maui (Hawaii) lorsque je travaillais au Haleakala National Park, avec des pilotes vétérans de la guerre du Viêtnam capables de se poser dans des petites clairières ou des trouées forestières.

PHOTO 4 (cliché : JYM). Matériel et vivres transportés dans un filet suspendu pour y être
déposés sur le haut plateau de Terepo (Tahiti) en juin 2003.

Hélico & matériel Viriviriterai 14 septembre 2003

PHOTO 5 (cliché : JYM). Atterrissage dans une clairière de la réserve naturelle de Kipahulu Valley sur l'île de Maui (Hawai'i') en mai 2007.
Helico & Paul Kipahulu Maui 1997

PHOTO 6 (cliché : JYM). Atterrissage sur le haut-plateau de Viriviriterai (Tahiti) en septembre 2003.

Tahiti-Viriviriterai-hélico décollant, Max & Kiki

Les anecdotes des vols en hélicoptères sont nombreuses, chaque vol ayant sa petite histoire : réveils à 4h du matin pendant plusieurs jours consécutifs dans l'attente que les sommets de Tahiti se dégagent enfin, saut de plusieurs mètres avec les tronçonneuses pour nettoyer une "DZ" (Drop Zone), hélicoptère arrivant dans une brume épaisse alors que l'on ne l'attendait plus (et que la chèvre tuée à la chasse est encore en train de cuire sur le feu), pilote hésitant à poser un seul patin pour un débarquement sur une crête étroite et ventée, zig-zag et "up and down" autour des cables électriques de haute tension à Tahiti pour une inspection des pylônes installés en montagne et au col de Hatiheu à Nuku Hiva pour repérer le miconia, "mal de mer" sur le Super Puma pendant une heure de rotation dans les vallées, portes qui ne s'ouvrent pas (ou qu'on arrive pas à fermer !) lors de l'atterrissage, pilote coupant le moteur au mont Orohena (plus haut sommet de Tahiti, de Polynésie française et du Pacifique Sud) pour nous rejoindre à pied sur le terrain...

PHOTO 7 (cliché : JYM). Henri JAY et les membres de l'association de protection de la nature  "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu" sautant de l'hélicoptère sur le plateau Terepo (Thiti) en juin 2003.Juin-Tahiti-Terepo-saut Henri en hélico

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Posé au sommet de l'Orohena, plus haut sommet de Tahiti, culminant à  2240 m avec Jacques FLORENCE, Michel GUERIN et Henri JAY en 1995.

Hélico Orohena

Quel intérêt de "risquer sa vie" et pour un coût relativement élevé ? Ce moyen de transport a révolutionné notre méthode de prospection "classique" en véhicule tout-terrain et à pied : gain de temps  (15 minutes de vol pour le sommet de l'Aorai contre 4 à 5 heures de marche) et d'effort physique, accès à des sites quasi-impossibles à atteindre à pied (crête étroite du mont Tetufera culminant à presque 1800 m par exemple), installation d'un camp de base pour un séjour de plusieurs jours, donc durée d'exploration et récolte d'échantillons plus importantes et la possibilité de passer du temps dans des zones inexplorées avec parfois de belles découvertes botaniques, entomologiques et malacologiques...

JYM

 

"La mer est houleuse ; la petite vedette apparaît et disparaît aux creux des vagues, ballottée en tous sens comme un vulgaire bouchon. Elle pique droit sur la passe. Un minuscule canot s'en détache bientôt, franchit la barre, porté par un rouleau, et vient s'échouer dans les galets" (Jacques TARLICH, 1962. Mon Chien, Mon Île et Moi. Bibliothèque Verte, Hachette).

Quand on a le mal de mer, prendre la mer en bateau pour rejoindre des îles éloignées et isolées non desservies par l'avion pour plusieurs heures voire quelques jours n'est jamais une partie de plaisir. La solution : s'allonger, fermer les yeux en essayant de dormir (avec ou sans médicament) et en espérant que la météo soit clémente ! Mes voyages en mer les plus longs ont été atteindre Rapa à partir de Raivavae (trois jours et deux nuits) avec le cargo-mixte "Tuhaa Pae IV" et le navire de la marine nationale "La Railleuse" et repartir de l'atoll de Maria pour Tahiti (deux jours et une nuit)...

PHOTO 9 (cliché : JYM). Le petit voilier "Aeolus" pour rejoindre Ua Pou à partir de Ua Huka lors de l'expédition botanique aux Marquises en juillet 1997, une première (et plutôt mauvaise !) expérience de la mer : navigation de nuit, sur le pont balayée par les embruns...

voilier Aeolus Ua Pou juillet 1997

PHOTO 10 (cliché : JYM). "Poti marara" pour rejoindre l'îlot Teuaua depuis la côte de Ua Huka (Marquises).

Ua Huka-motu Teuaua-31 juillet-Alexis Fournier & bateau

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). "Coque alu" et l'îlot Hotuatua situé à une centaine de mètre de Raivavae (Australes).
Nov-Raivavae-JJT bateau & motu Hotuatua (JYM)

PHOTO 12 (cliché : JYM). Vue de l'île Raivavae depuis le navire-cargo "Tuhaa Pae IV" assurant la liaison maritime entre Tahiti et les Australes en 2002.
Avril-Raivavae-île vue bateau
 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Dans la "barque communale" à Rapa (Australes) avec Cerdan FARAIRE, Steve PERLMAN et Ron FENSTEMACHER en 2002.
Mars-Rapa-CerdanRon & Steve bateau






 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Transport du matériel sur l'îlot de Me'eti'a (Mehetia) en 2008.

Meetia-22 janvier 2009-Brad & Anapa bateau

PHOTO 15 (cliché : JYM). Speed-boat sur l'atoll de Raroia (Tuamotu) en 2008.
Tuamotu-Raroia-15-17 oct. 2008-Marie en bateau

PHOTO 16 (cliché : JYM). Débarquement sur l'île de Rimatara (Australes) avec l'équipe scientifique pluridisciplinaire en 2004.

Rimatara-25 octobre 2004-Elodie & bateau

 

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 19:53


Les dessins humoristiques -et souvent critiques- de P'tit Louis
(publiés dans la Dépêche de Tahiti)


miconia la dépêche
ptit louis militaires & Miconia

ptit louis export miconia
ptit louis Miconia et médecins
ptit louis Miconia Raiatea
ptit louis Faaiti
Miconia Cgm

Cgm002
Cgm001
Cgm003
Cgm004


Dessins originaux de Li-An
(http://www.li-an.fr/blog/)

miconia over all 1

miconia aliens

miconia control 1

miconia tete de thon

lutte biologique miconia Li-an

miconia over the world

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:46


13-15 juillet 2009.  "Island Species-Led Action course", Suva, FIJI

Participation comme intervenant à la formation "Island Species-Led Action" organisée par le "Durrell Wildlife Conservation Trust" (www.durrell.org/Conservation/) à l'University of the South Pacific, Suva (îles FIDJI). Cet organisme basé dans l'île de Jersey (British Channel Islands) a été fondé en 1959 par l'écrivain et naturaliste Gerald Malcolm DURRELL (1925-1995) afin de sauvegarder les espèces en voie d'extinction. Le Durrell Wildlife Conservation Trust dispose d'un "International Training Center" depuis 1985 et y propose un certificat d'aptitude en gestion des espèces menacées ("Durrell Endangered Species Management Graduate Certificate"). Le Durrell Institute of Conservation and Ecology (DICE) prépare un "Master in Conservation Biology" avec l'University of Kent.

Durrell et DICE sont impliqués dans plusieurs programmes de conservation d'oiseaux et de reptiles, à l'île Maurice et à Madagascar notamment, et organisent chaque année depuis 2004 la formation ISLA pour les conservationnistes, gestionnaires, éducateurs dans les îles (Sainte-Lucie, Maurice, Seychelles, Galapagos, Guam en 2008). Environ 1700 étudiants de plus de 120 pays ont été ainsi formés en biologie de la conservation. Cette année,  une vingtaine de participants des îles du Pacifique (Tuvalu, Fiji, Samoa, Kiribati, îles Marshall, Solomon, PNG, Philippines, Vanuatu) a suivi 12 jours de formation organisée et co-financée avec le National Trust of Fiji (www.nationaltrust.org.fj/), l'Institute of Applied Sciences de l'USP (www.usp.ac.fj/index.php?id=3466) et l'IUCN Oceania. Nous y avons donné un exposé oral sur la conservation ex situ et in situ des plantes dans les îles du Pacifique et de l'Océan Indien.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). La promotion "ISLA09" et les intervenants sur le campus de l'USP à Suva, FIJI.
FIJI-14-16-juillet-2009-USP-ISLA-team.jp












PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Prof. Carl JONES (Durrell & directeur scientifique du "Mauritius Wildlife Foundation")

FIJI-12-13-juillet-2009-Carl-Jones.jpg
PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). "Brainstorming" avec au premier plan James ATHERTON (CI, Samoa), Jason TUTANI (National Trust of Fiji, Department of Culture & Heritage)  et Cynthia LAYUSA (Philippines)
FIJI-14-16-juillet-2009-James-Cynthia.jp









PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Exercice en groupe avec au premier plan Eliala FIHAKI (Department of the Environment, Tuvalu) et Gerald McCORMACK (Cook Islands Natural Heritage), l'un des intervenants, et au second plan Leilani DUFFY (CI, Samoa) et Aobure TEATATA (Christmas Island, Kiribati).
FIJI-14-16-juillet-2009-Gerald.jpg









PHOTO MILIEU DROIT (cliché : JYM). Utilisation de la méthode des quadrats pour calculer la diversité et la richesse spécifique avec au premier plan  Natasha DOHERTY (Ministry of Natural Resources & Environment, Samoa), Mark BONIN (PILN, Samoa) et au second plan Elenoa SENILOLI et Milika RATU (Fiji).
FIJI-14-16-juillet-2009-USP-quadrat.jpg


















PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). "Kava party" organisée par le prof. Bill AALBERSBERG, directeur de l'IAS, avec Jill KEY (Durrell), Steve CRANWELL (BirdLife International), Milika RATU (Fiji), Jamie COPSEY (Head of the International Training Centre, Durell), Jim GROOMBRIDGE (Durell Institute Biodiversity Conservation, University of Kent) et Nunia THOMAS (NatureFiji)
FIJI-14-16-juillet-2009-Jill-Jamie-Jim.j












PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). "Birdwatching" avec Vilikesa Tabutabu MASIBALAVU (anciennement Birdliife International, actuellement Conservation International)
FIJI-14-16-juillet-2009-Nabukavesi-Vili-
PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Citharexylum spinosum (Verbenaceae), arbre ornemental introduit aux drupes consommées par les merles des Moluques (le "common myna" Acridotheres tristis et le "jungle myna" Acridotheres fuscus) sur le campus de USP. L'arbre-pieuvre Schefflera actinophylla (Araliaceae) y est également naturalisé.
FIJI-14-16-juillet-2009-USP-Citharexylum

PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Euodia hortensis f. hortensis (Rutaceae), arbuste indigène ou d'introduction ancienne aux îles Vanuatu, Fidji, Samoa et Tonga, aux feuilles et inflorescences à odeur forte et plutôt désagréable utilisé comme plante médicinale et communément planté autour des maisons pour "chasser les fantômes", ici autour des bâtiments du Lower Campus de USP, Institute of Applied Sciences.
FIJI-12-13-juillet-2009-Euodia-hortensis-1.jpg

12 et 16 juillet 2009. Field-trips, Viti Levu, FIJI

A "florilegium" of pictures of some sites and plants taken during field-trips on the island of Viti Levu (native and endemic plants were identified by Marika TUIWAWA, curator of the South Pacific Regional Herbarium, Institute of Applied Sciences,  USP, Suva, www.usp.ac.fj/?2780)

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue aérienne de la côte ouest de Viti Levu et de la déforestation sur les collines sèches.
FIJI-14-16-juillet-2009-Viti-Levu-dry-si










PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Sortie sur le terrain conduit et guidé par Marika TUIWAWA (South Pacific Regional Herbarium, USP) et avec James ATHERTON (Conservation Outcome Manager, Conservation International, Samoa)
FIJI-12-13-juillet-2009-Marika---James.j
PHOTOS HAUT DROITE (cliché : JYM). Route nouvellement construite détruisant l'arrière-mangrove à Bruguiera gymnorhiza (Rhizophoraceae) en photo ci-dessous, Excoecharia agallocha (Euphorbiaceae), Lumnitzera littorea (Combretaceae) et Rhizophora samoensis (Rhizophoraceae).
FIJI-12-13-juillet-2009-New-road-through
FIJI-12-13-juillet-2009-Mangrove-1.jpg
















PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Début d'invasion de Furcraea foetida (Agavaceae) en savanne déjà envahie par la graminée pyrophyte Pennisetum polystachion ("Mission Grass") et le pin des Caraïbes Pinus caribaea naturalisé en arrière plan.
FIJI-12-13-juillet-2009-Furcraea-foetida
PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Massif dense de l'arbuste ornemental Clerodendron quadriloculare (Verbenaceae) en bordure de route, une espèce considérée comme envahissante dans certaines îles du Pacifique (à Pohnpei en Micronésie notamment).
FIJI-12-13-juillet-2009-Clerodendron-qua
















PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). FIJI-14-16-juillet-2009-Nabukavesi-foresVue sur la forêt tropicale humide de moyenne altitude, entre 300 et 500 m d'altitude, caractérisée par des grands arbres Podocarpus (Gymnospermes, Podocarpaceae), élément caractéristique de l'ancien continent Gondwana. Ce genre comprenant une centaine d'espèces est présent en Afrique et Madagascar, en Asie, Amérique du Sud et Antilles, en Australie et en Malaisie, en Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie et jusqu'à Tonga.

PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Amaroria soulameoides (Simaroubaceae), l'un des 11 genres endémiques de Fidji, comprenant une seule espèce endémique (genre monotypique), commune dans les forêts humides et dioïque (sexes séparés). Son tronc est utilisé comme bois de construction pour les maisons et ses racines en médecine traditionnelle (A. C. SMITH, 1985. Flora Vitiensis Novae. A New Flora of Fiji. Volume 3).
FIJI-14-16-juillet-2009-Amaroria-soulame
PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Phaius tankarvilleae, une grande orchidée terrestre indigène trouvée à Fidji du niveau de la mer à plus de 1150 m d'altitude. Egalement présente en Chine, Malaisie, Australie jusqu'aux îles Samoa, cette espèce aux fleurs très attrayantes est devenue populaire en horticulture.
FIJI-14-16-juillet-2009-Nabukavesi-Phaiu
























PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM).
Déforestation en forêt naturelle à fougères arborescentes Cyathea luneata pour la culture de "kava" ou "yanqqona" en fijien Piper methysticum (Piperaceae).
FIJI-14-16-juillet-2009-Nabukavesi-kava-

PHOTO EXTREME BAS DROITE (cliché : JYM). Garçon fidjien dans une zone cultivée portant une couronne fabriquée avec la liane introduite envahissante Mikania micrantha (Asteraceae) !
FIJI-12-13-juillet-2009-Mikania-micranth



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 juillet 2009. Sortie terrain Farataupo'o-Teara'i, Mo'ore'a (Société)

Poursuite des prospections botaniques dans le cadre du programme "Moorea Biocode" avec Marie FOURDRIGNIEZ et Ravahere TAPUTUARAI ("Plant TaxTeam") sur la ligne de crête au dessus de Vaiare, allant de Farataupo'o jusqu'à la base du mont Tearai (772 m). Sortie effectuée avec Robin POUTEAU (doctorant en traitement des images et du signal, Laboratoire Géosciences du Pacifique Sud, Université de Polynésie française, www.upf.pf/Laboratoire-GEPASUD.html), l'entomologue Curt EWING (PhD student, UC Berkeley) et le mycologue Todd OSMUDSON (post-doctoral student, Forest Pathology and Mycology Laboratory, UC Berkeley,  http://nature.berkeley.edu/garbelotto/english/index.php).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Forêt dense de Falcataria moluccana (syn. Albizia moluccana, Paraserianthes falcataria, Légumineuses) sur la croupe menant au pic Farataupo'o, probablement brûlée dans le passé comme en témoignent les souches brûlées d'arbres de gros diamètre, puis recolonisée par le "falcata" jusqu'à 350 m d'altitude. Ce grand arbre à croissance rapide, introduit dès 1936 à Tahiti puis cultivé par le service forestier du Service de l'Economie Rurale dans les années 1970 comme arbre d'ombrage et pour enrichir le sol en azote, Moorea-Tearai-22-juillet-2009-Falcata-Alest devenu fortement envahissant et a été classé en 2006 "espèce menaçant la biodiversité" en Polynésie française.


PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Rava et l'un des petits individus fertiles de santal endémique Santalum insulare var. raiateense (Santalaceae) dans une population de basse altitude (vers 260 m) nouvellement découverte pour l'île de Mo'orea, et vraisemblablement brûlée dans le passé. D'autres arbustes et petits arbres indigènes ou endémiques comme  Commersonia bartramia var. tahitensis (Malvaceae), Dodonea viscosa (Sapindaceae), Metrosideros collina var. collina (Myrtaceae), Pittosporum taitense (Pittosporaceae), et Wikstroemia coriacea (Thymelaeaceae) sont également trouvés isolés en sous-bois ou lisière de falcata.
Moorea-Tearai-22-juillet-2009-Rava---san
PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Grand arbre indigène Metrosideros collina var. collina sur la crête située sous le mont Tearai, vers 450 m d'altitude, avec le pandanus Pandanus cf. papenooensis (Pandanaceae) connu uniquement de Tahiti.
Moorea-Tearai-22-juillet-2009-Metrosider




















PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Petite orchidée épiphyte endémique des îles de la Société (Tahiti et Moorea) Taeniophyllum elegantissimum sur tronc de l'arbre indigène Crossostylis biflora (Rhizophoraceae). Une vingtaine d'individus de cette espèce, rare et difficilement repérable, ont été observés entre 400 et 500 m d'altitude. Il s'agit d'une nouvelle population pour l'île de Mo'orea, avec celles connues des monts Rotui et Mou'aputa.
Moorea-Tearai-22-juillet-2009-Taeniophyl




















PHOTO MILIEU DROITE (cliché : Ravahere TAPUTUARAI). Découverte d'une population du sous-arbrisseau endémique Ophiorrhiza sp. (Rubiaceae), en sous bois de forêt à Crossostylis biflora, Meryta lanceolata et Myrsine sp. vers 490 m, la plus basse connue sur l'île de Mo'orea. Toutes les autres populations connues ont été observées sur les monts Tohie'a, Mou'aputa et Rotui entre 850 et 950 m.
Moorea-2009-Ophiorrhiza-sp.-fruits--RT-.
PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Jeune crosse de Cyclosorus longissimus (syn. Chingia longissima, Thelypteridaceae), grande fougère terrestre indidène à stipe dressée, peu commune en sous-bois ombragé de forêt humide à Neonauclea forsteri (Rubiaceae) et Claoxylon taitense (Euphorbiaceae) vers 480 m d'altitude, sur éboulis rocheux, avec les grandes fougères indigènes Angiopteris evecta, Asplenium australasicumDiplazium harpeodes, Pteris comans, et l'arbuste endémique Cyrtandra cf. tohiveaensis (Gesneriaceae) assez commun sur ce site.
Moorea-Tearai-22-juillet-2009-crosse-Cyc







PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Fourré dense de goyavier de Chine ou goyavier-fraise Psidium cattleianum (Myrtaceae), particulièrement envahissant sur les versants humides des deux côtés de la crête située sous la falaise du mont Tearai.
Moorea-Tearai-22-juillet-2009-Psidium-ca
















PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). L'un des deux chiots encore non sevrés découverts en sous-bois de forêt humide vers 475 m, vraisembablement issus d'une portée de chiens sauvages ou errants, prédateurs potentiels des pétrels de Tahiti (Pseudobulweria rostrata, Procellariidae) nichant sur cette crête.
Moorea-Tearai-22-juillet-2009-chiot-aban

8 et 28 juillet 2009. Sorties terrain mont Marau, Tahiti Nui (Société)

Sorties au mont Marau (culminant à 1493 m), situé sur la côte ouest sous-le-vent de Tahiti Nui, avec Robin POUTEAU, en thèse de doctorat  sur le traitement des images et du signal au Laboratoire Géosciences du Pacifique Sud de l'Université de Polynésie française, pour une étude sur la cartographie de la végétation basée sur les photographies aériennes et les images satellites (radar "AirSar" et optique "Quickbird") et des essais de détermination des courbes aires-espèces dans différentes séries de végétation et types de forêts primaires et secondaires.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Forêt naturelle ("primaire") ombrophile (dite "forêt de nuages") dominée par le grand arbre endémique Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae), vers 1350 m d'altitude où une parcelle d'étude 25 x 10 m avait déja été installée en juillet 1990.
Tahiti-mont-Marau-8-juillet-2009-for-t-nPHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Robin et le GPS Trimble "GeoXH" d'une précision de moins de 30 cm.
Tahiti-mont-Marau-8-juillet-2009-Robin--

PHOTO HAUT MILIEU (cliché : Service de l'Urbanisme). Photographie aérienne de la zone d'étude située en contrebas de la zone déforestée en 2004 pour la construction du radar de l'Aviation civile.
Placette-for-t-Weinmannia.jpg
PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Sous-bois de forêt primaire dominée en canopée par Weinmannia parviflora, avec de rares arbres Metrosideros collina (Myrtaceae), Ascarina polystachya (Chloranthaceae), Ilex anomala (Aquifoliaceae) et Myrsine taitensis (Myrsinaceae), au sous-bois relativement pauvre en espèces ligneuses (dont les arbustes endémiques Cyrtandra spp., Gesneriaceae) mais très riche en fougères terrestres et épiphytes.
Tahiti-mont-Marau-8-juillet-2009-sous-bo






















PHOTO MILIEU DROITE (figure : Robin POUTEAU). Courbe d'accumulation des espèces (30 quadrats de 5 x 5 m soit une surface totale de 750 m², 47 plantes vasculaires recensées dont seulement 2 espèces introduites naturalisées Rubus rosifolius, Rosaceae, et Cuphea carthagenensis, Lythraceae) indiquant que la surface minimale a échantillonner pour ce type de forêt est de l'ordre de 215 m².
Courbe_A-E_28-07-09.jpg

PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Recolonisation par la végétation dans une zone totalement déforestée en 2004 lors de la construction du radar (à gauche sur la photo). D'abord envahie par la graminée introduite Melinis minutiflora, la zone ouverte a été progressivement colonisée par des fougères et des cypéracées indigènes ainsi que par le petit arbre endémique pionnier Coprosma taitensis var. taitensis (Rubiaceae).
Tahiti-Marau-28-juillet-2009-radar-for-t



PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Travaux d'élargissement de la route effectués par la Direction de l'Equipement. Construite en 1973, cette route a constitué un véritable corridor de pénétration pour de nombreuses espèces végétales et animales introduites envahissantes au détriment de la faune et flore endémique du site, et a permis de nombreuses activités humaines destructrices (plantations, terrassements...)
(http://www.li-an.fr/jyves/Meyer_2004_Note_Technique_Biodiversite_Mont_Marau.pdf
Tahiti-mont-Marau-8-juillet-2009-bulldoz














PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Talus décapé et remblais dans un vallon.
Tahiti-Marau-28-juillet-2009-talus---rem
PHOTOS EXTREME BAS (cliché : JYM). L'unique arbuste endémique Scaevola tahitensis (Goodeniaceae) connu sur le mont Marau, menacé par les travaux d'aménagement de la route. Découvert en 1999, il fait l'objet d'un suivi phénologique.
Tahiti-Marau-28-juillet-2009-Scaevola-ta
Tahiti-Marau-28-juillet-2009-Scaevola-ta

 


























3-4 août 2009. Sortie terrain monts Fairurani-Moaru, Mo'ore'a (Société)

Poursuite des prospections botaniques dans le cadre du programme de recherche "Moorea Biocode" avec Marie FOURDRIGNIEZ et Ravahere TAPUTUARAI ("Plant TaxTeam") sur les monts Fairurani (751 m) et Moaru (741 m) situés au nord-est de l'île de Mo'ore'a. En novembre 2008, un incendie accidentel dans la haute vallée de Maharepa a ravagé pendant une semaine plus de 160 hectares de végétation, dont les pentes et crêtes du mont Fairurani jusqu'à 720 m d'altitude. Ces "feux de brousse" ont épargné les habitations mais provoqué l'extirpation (extinction locale des populations) de plantes endémiques ou indigènes rares, repérées sur le site lors de deux inventaires effectués en janvier 2005 et en août 2006 (dont l'arbrisseau Leptecophyla tameiameiae, Ericaceae, et les orchidées épiphytes Tuberolabium papuanum et Microtatorchis paife uniquement connues sur ce site).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Basses pentes du mont Fairuranui, au niveau de la première antenne située vers 580 m d'altitude, où le feu a commencé sa progression vers les hauteurs.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Marie, Rava et un santal endémique Santalum insulare var. raiateense brûlé par l'incendie et présentant de nombreux rejets à partir des racines.
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PHOTOS HAUT MILIEU (cliché : JYM). Parmi les arbres indigènes et endémiques ayant réussi à rejeter de souche, figurent Metrosideros collina var. collina (Myrtaceae) en photo, Glochidion nadeaudii et Macaranga attenuata (Euphorbiaceae). D'autres comme Meryta lanceolata (Araliaceae), Alstonia costata (Apocynaceae) ou Astronidium sp. (Melastomataceae) n'ont pas survécu. Les zones brûlées sont rapidement recolonisées par des herbacées introduites -"mauvaises herbes" ou adventices des cultures- comme les astéracées Emilia fosbergii, E. sonchifolia, Crassocephalum crepidioides, la passiflore grain d'encre Passiflora suberosa et la graminée Paspalum sp., ainsi que par la ronce Rubus rosifolius (Rosaceae) et l'arbuste épineux lianescent Lantana camara (Verbenaceae), deux espèces pionnières particulièrement envahissantes.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Vallon humide épargné par le feu au niveau de la seconde antenne située vers 700 m d'altitude, et où une placette permanente d'étude avait été installée en août 2006 dans le cadre du projet "ATI" (Actions Thématiques Interdisciplinaires) sur la végétation de Mo'orea mené en collaboration avec Jacques FLORENCE de l'IRD.
Moorea-Fairurani-3-4-aout-2009-cr-te-br-PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). La plus grande population connue de l'orchidée terrestre indigène et espèce protégée Corymborkys veratrifolia sur l'île de Mo'orea (plus de 100 individus recencés entre 590 et 660 m) située dans ce vallon a été épargnée.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Limite haute de l'incendie où commence la zone de forêt ombrophile d'altitude ("forêt de nuages"), avec vue sur le mont Tohie'a.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Rava sur la crête sommitale inexplorée entre le mont Fairurani et le mont Moaru, avec vue sur le village de Vaiare en contrebas et la crête à "falcata" (Albizia moluccana) menant à Farataupo'o.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). La petite fougère indigène Crepidomanes (syn. Trichomanes) minutum (Hymenophyllaceae), épiphyte sur branche moussue à Spiridens, est une bonne indicatrice des forêts ombrophiles d'altitude en Polynésie française. D'autres espèces indigènes de "filmy ferns" comme Crepidomanes digitatum (syn. Trichomanes taeniatum) et Crepidomanes (syn. Trichomanes) pallidum, ainsi que les Grammitidaceae comme l'endémique Grammitis tahitensis, ou les fougères terrestres indigènes Blechnum capense, B. patersonii, B. vulcanicum, B. norfolkianum ont été observées dans les vallons humides sous-crêtaux des monts Fairuirani et Moaru, malheureusement tous envahi par l'arbre Miconia calvescens (Melastomataceae).
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18-20 août 2009. Sortie terrain vallée de Punaru'u-plateau Tamanu, Tahiti Nui (Société)

Mission pluridisciplinaire d'inventaire et d'expertise (botanique, ornithologie, archéologie) d'une durée de trois jours dans la vallée de Punaru'u située sur la côte ouest "sous-le-vent" de Tahiti Nui, sous la conduite de Noëlla TUTAVAE, guide de randonnée diplômée depuis 2002 ("Hina Trekking" hinatrekking@hotmail.fr), secrétaire de l'Association pour la Protection de la Vallée de la Punaruu (créée en 1985) et prestataire pour la Direction de l'Environnement de Polynésie française (DIRENV). L'équipe était composée de Elie POROI (association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu"), Paul NIVA (consultant privé en archéologie, prestataire pour le Service de la Culture et du Patrimoine), Jean-François BUTAUD (consultant privé en botanique et foresterie, prestataire pour le Service du Développement Rural SDR et la DIRENV), Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie et botanique, prestataire pour la Délégation à la Recherche), et Laurent YAN et Jérémie DEMAY de la Société d'Ornithologie de Polynésie "Manu".

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue de la basse vallée de Punaru'u à partir de la bordure du plateau Tamanu (ou Tetamanu). Les habitations du fond de la vallée ont été illégalement construites dans le lit de la rivière et les fumées proviennent d'une décharge sauvage. La Punaru'u est le deuxième plus grand bassin versant de l'île de Tahiti après la vallée de la Papeno'o, située plus au nord et plus arrosée.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Noëlla, Elie (en arrière plan) et Paul (à droite sur la photo) lors de la montée sur le plateau Tamanu dont le nom ne  proviendrait pas du "tamanu", grand arbre indigène littoral (Calophyllum inophyllum, Clusiaceae), mais de "Tetamanu", femme du guerrier et héros déifié "Tuatau", originaire de Teahupo'o (sur la presqu'île de Tahiti Iti) et gardien de la vallée, tué à Tautira selon la légende. Un petit "marae", site archéologique en pierres dressées, situé sur un replat vers 500 m d'altitude porte son nom.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Ravahere, Jean-François et Noëlla sous l'un de la dizaine du petit arbre endémique de Tahiti Grewia tahitensis (Tiliaceae), découverte sur le plateau Tamanu entre 250 et 550 m d'altitude. Noella et son assistant Harold MAITERE sont chargés par la DIRENV, depuis septembre 2008, d'éliminer les plantes envahissantes en sous-bois (principalement Tecoma stans, Lantana camara, Spathodea campanulata) afin de favoriser la régénération naturelle de plusieurs espèces ligneuses endémiques protégées en Polynésie française ainsi que de récolter les graines pour un programme de propagation en pépinière au SDR.

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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Crêtes et flancs secs de moyenne altitude, principaux habitats des arbres endémiques protégés Erythrina tahitensis (Fabaceae), Nesoluma nadeaudii, Planchonella tahitensis (Sapotaceae) et Santalum insulare (Santalaceae). Les petits vallons boisés, plus humides, sont dominés par l'arbre indigène Neonauclea forsteri (Rubiaceae) et l'arbre endémique Claoxylon taitense (Euphorbiaceae) avec le bancoulier Aleurites moluccana (Euphorbiaceae) d'introduction polynésienne et de rares Sapindus saponaria (Sapindaceae), un arbre indigène commun aux Marquises dans les forêts semi-xérophiles mais extrêmement rare dans la Société et les Australes.
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Erythrina tahitensis (Fabaceae), l'un des rares arbres caduques en Polynésie française (avec le "'atae" E. variegata et la pomme-cythère ou "vi tahiti" Spondias dulcis, Anacardiaceae, deux arbres d'introduction polynésienne). Les feuilles tombent entre entre juillet et août, accompagné de la floraison et suivi de la fructification.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Blocs de raticide "Talon Bloc" (anticoagulant à base de "Brodifacoum") disposés une fois par mois au pied des arbres endémiques pour limiter les populations de rats et permettre une récolte des fruits et graines au sol (comme celles de Planchonella tahitensis dans le sachet).
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Vue du fond de la vallée et du cirque de Punaru'u depuis la bordure du plateau Maraeti'a vers 800 m d'altitude, avec le mont Aorai (2066 m) à gauche et Orohena (2241 m) à droite, et la dent Tetuana sur la crête sommitale reliant les deux sommets.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). L'une des cabannes récemment construites dans le campement de l'association pour la protection de la vallée (où le premier premier refuge a été construit en 1935), composée de chasseurs de cochons sauvages et de cueilleurs et porteurs d'oranges (comportant environ 200 membres), appelé "Fare Anani" ou "Te Tiare Anani" situé dans la moyenne vallée, à environ 1 h de marche du plateau Tamanu et 2 h de marche de la fin de la route carossable. La cueillette traditionnelle des oranges, dont les premiers arbres auraient été introduits par le capitaine anglais James COOK au 18ème siècle, se déroule entre fin juin à fin juillet, suivie de deux semaines d'ouverture de la chasse au cochon sauvage en août (piègeage traditionnel ou fusil). Plus de 820 visiteurs locaux et touristes ont visité la vallée en 2008, payant un droit de passage de 1000 CFP reversé à l'association qui entretient le refuge et les sentiers.

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PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM). Canopée du vestige de forêt naturelle de transition mésophile-hygrophile en bordure du plateau Maraeti'a vers 780-800 m d'altitude, avec les grands arbres endémiques menacés de disparition Planchonella tahitensis (Sapotaceae), Ochrosia tahitensis (Apocynaceae), Zanthoxyllum nadeaudii (Rutaceae) et indigènes plus communs Neonauclea forsteri (Rubiaceae), Alphitonia zizyphoides (Rhamnaceae), Serianthes myriadenia (Fabaceae) et quelques arbres endémiques Ficus prolixa var. prolixa (Moraceae), Pandanus papenooensis (Pandanaceae) et Macaranga taitensis (Euphorbiaceae). Ce type de forêt à canopée haute (15-20 mètres) et semi-fermée est extrêmement rare dans les îles de la Société.
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PHOTO EXTREME BAS DROITE (cliché : JYM). Liane indigène Pachygone vitiensis (Rhamnaceae), très rare à Tahiti et Mo'orea, découverte en bordure de plateau avec le petit arbre indigène Psydrax odorata (Rubiaceae), également rarement rencontré à Tahiti, l'arbrisseau indigène Jossinia reinwardtiana (Myrtaceae) et les arbustes endémique Ixora cf. umbellata et Psychotria cf. tahitensis (Rubiaceae).
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PHOTO EXTREME BAS MILIEU (cliché : JYM). Jeune cochon sauvage, âgé de 2 à 3 ans et pesant une dizaine de kilogrammes, capturé au piège ("pata") par un des chasseurs de l'association. La population de cochons est estimée à une centaine d'individus dans la vallée où ils se nourrissent principalement de fruits charnus mûrs tombés au sol d'arbres fruitiers plantés dans la vallée (orangers, manguiers, avocatiers,...). Les cochons se déplacent d'un fond de vallée à l'autre (Punaru'u et les vallées voisines de Papeno'o et de Taharu'u).
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18-20 août 2009. Sortie terrain Mahinarama-Mille sources, Tahiti Nui (Société)

Sortie botanique avec Marie FOURDRIGNIEZ (consultante privée en écologie végétale, "Bio-Consulting") sur le "sentier des 1000 Sources" localisé sur le versant est de la vallée de la Tuauru (commune de Mahina), située au nord de l'île de Tahiti, pour un suivi phénologique de plantes endémiques remarquables.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue sur le mont Orohena (2241 m), plus haut sommet de Tahiti, et de la piste des Mille Sources (à gauche sur la photo) de plus de 5 km de longueur, construite vers 1965 entre 600 et 800 m d'altitude afin d'accéder à une cascade approvisionnant en eau douce la commune de Mahina.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). L'un des vallons humides et boisés situé sous la zone habitée de Mahinarama  vers 580 m, héberge l'une des plus grandes populations connues de l'arbre endémique Planchonella tahitensis (syn. Pouteria grayana var. florencei, Sapotaceae), découverte en 1996 avec Henri JAY. Les arbres reproducteurs et juvéniles étaient "noyés" dans une forêt dense de miconia (Miconia calvescens, Mélastomataceae). Des éclairicies autour de certains arbres ont débutées en 2003 et un suivi phénologique est mené depuis 2002 : suite à un pic de fructification en mai 2002, seuls quelques rares fruits ont été noté en 2008, témoignant d'une défaillance reproductive.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Ce même vallon, fortement envahi par le miconia, le tulipier du gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae), le falcata Albizia moluccana (Fabaceae) et le café Coffea arabica (Rubiaceae), est l'un des rares sites connus sur Tahiti avec une population importante (plus d'une trentaine d'individus)de la grande orchidée terrestre indigène Corymborkis veratrifolia, espèce protégée par la règlementation. Celle-ci n'a été été observée en floraison qu'en janvier 2005 (en photo) mais sans production de graines.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Crotalaria sp. (Fabaceae), une herbacée introduite nouvellement naturalisée sur la piste des Mille Sources.
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). L'arbre-pieuvre Schefflera actinophylla (Araliaceae) introduit comme plante ornementale est abondamment naturalisé sur les talus de la piste et les crêtes en contrebas, constituant une menace directe pour les rares érythrines de Tahiti.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Inflorescence d'Erythrina tahitensis (Fabaceae), appelé "oporovainui" en tahitien selon Jean NADEAUD (1873), et connu des vallée de Fautaua et Tipaerui (photo prise en août 2003) sur le grand arbre découvert par le naturaliste Henri JAY, qu'il montre à la botaniste Marie-Hélène SACHET du Smithsonian Institution à Washington en juillet 1976 puis au botaniste Raymond FOSBERG en 1982... et à Jean-Yves MEYER en 1996.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Plantule d'Erythrina tahitensis trouvée au pied de ce grand arbre localisé sur une crête vers 600 m d'altitude, en sous-bois ombragé de forêt de transition mésophile à hygrophile dominée par les arbres indigènes Fagraea berteroana (Loganiaceae), Tarenna sambucina (Rubiaceae), Premna serratifolia (Verbenaceae) et Neonauclea forsteriana (Rubiaceae) envahi par le tulipier du gabon Spathodea campanulata, l'arbuste Tecoma stans (Bignoniaceae), l'arbre-pieuvre Schefflera actinophylla (Araliaceae) et quelques Miconia calvescens (Melastomataceae) et Rubus rosifolius (Rosaceae).
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). L'un des rares arbres indigènes Hernandia moerenhoutiana (Hernandiaceae) connus en bordure de la piste, dans un vestige de forêt naturelle vers 660 m d'altitude, à Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), Metrosideros collina (Myrtaceae), Fagraea berteroana (Loganiaceae), la fougère arborescente Cyathea medullaris (Cyatheaceae) avec les petits arbres  Meryta lanceolata (Araliaceae), Geniostoma sp. (Loganiaceae) et Pandanus papenooensis (Pandanaceae).
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8 septembre 2009. Sortie terrain vallée Tuauru, Tahiti Nui (Société)

Prospection dans la vallée de la Tuauru, située au nord de l'île de Tahiti (commune de Mahina), guidé par Elie POROI, membre de l'Association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu", afin de retourner sur les traces de Charles DARWIN qui a parcouru ce site avec des guides tahitiens du 18 au 20 novembre 1835.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Panneau en langue tahitienne installé à l'entrée de la vallée par une association de riverains pour la protection de la vallée...et avertissant les visiteurs de l'interdiction de chasser les cochons sauvages.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). L'arbuste introduit Tephrosia candida (Fabaceae) en fruits, encore peu commun à Tahiti mais abondamment naturalisé sur les berges de la rivière Tuauru.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Ripisylve à Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) envahie par le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignonaceae), grand arbre introduit dans les années 30 comme plante ornementale.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Les célèbres orgues basaltiques de la vallée où s'accrochent de petit arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae).
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Elie collectant un échantillon de Ophiorrhiza solandri sur les parois humides d'une grotte située en bordure de rivière, vers 125 m d'altitude.

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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). La petite herbacée Ophiorrhiza solandri (Rubiaceae) endémique de Tahiti, en fleur et fruit, également découverte dans les lavatuves de la haute-vallée de la Faatuatia (commune de Hitia'a sur la côte est au vent de Tahiti) à 750 m d'altitude, toujours en saxicole sur paroi rocheuses humides et ombragées.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Vue du fond de la vallée, un "canyon" aux parois verticales qui ont tant impressionnées Charles DARWIN lors de sa randonnée effectuée il y a plus de 170 ans.
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11 septembre 2009. Sortie terrain vallée Hamuta, Tahiti Nui (Société)

Sortie avec Elie POROI, Christian MALINOWSKI et Noëlla TUTAVAE de l'Association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a tau a Hiti Noa Tu" dans la vallée de Hamuta (commune de Pirae), située au nord-ouest de Tahiti (Société), guidé par Sunny WALKER, l'un des propriétaires de la vallée et agriculteur. Celui-ci, soucieux de préserver les plantes remarquables sur le site, a demandé l'avis et l'expertise de l'Association afin d'ouvrir une piste carrossable lui permettant d'accéder dans le fond de la vallée.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Noëlla, Sunny, Christian & Elie.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Triplaris weigeltiana (Polygonaceae), grand arbre introduit à Tahiti dans les années 1940 comme essence ornementale et forestière, est devenu particulièrement envahissant dans les basses vallées de Fautaua et Hamuta jusqu'à 400 m d'altitude.

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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Sunny et une variété de Macropiper latifolium (Piperaceae) à tiges mauves, présente au Vanuatu (Vincent LEBOT, comm. pers.) et apparemment récemment introduite à Tahiti où elle est improprement appelée "'ava" ou "kava".
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Ouverture de la piste au bulldozer dans la basse-vallée, envahie par le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae), avec une touffe de bambou d'introduction polynésienne Schizostachyum glaucifolium (Poaceae) appelé "'ofe".
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Noëlla sous l'un de la vingtaine d'arbres Christiana vescoana (Malvaceae), espèce endémique de Tahiti et Moorea et légalement protégée en Polynésie française. La vallée de Hamuta héberge les plus grandes populations connues de ce petit arbre qui régénère naturellement en sous-bois de forêt secondaire..
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Variété de bananier sauvage Musa troglodytarum (Musaceae) d'introduction polynésienne appelé "fe'i", cultivée par Sunny.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché :Sunny WALKER). Liane Byttneria catalpifolia subsp. catalpifolia (Malvaceae) d'introduction polynésienne appelée "oronau", auparavant décrite comme une espèce endémique (Byttneria tahitensis) par le botaniste Jean NADEAUD, extrêmement rare à Tahiti et aux Marquises.
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21 septembre 2009. Sortie terrain "UC Berkeley Class", Col des 3 Cocotiers, Mo'ore'a  (Société)

Sortie avec Marie FOURDRIGNIEZ (consultante privée en écologie végétale et botanique, projet "Moorea Biocode") et les 22 étudiants "undergraduate" ("third, fouth and fifth year") de l'Université de Californie à Berkeley encadrés par David HEMBRY ("Graduate student instructor "et PhD candidate, UC Berkeley) et les prof. Patrick KIRCH et Brent MISHLER (UCB) sur la piste du "Col des 3 Cocotiers" pour un exposé-cours sur la flore et la faune de l'île de Mo'ore'a, les mécanismes de colonisation des îles, de spéciation et de r

adiation évolutive, d'invasion biologique et d'extinction d'espèces, et les problématiques de conservation et gestion des ressources naturelles en Polynésie française.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : David HEMBRY, UCB). JYM et la classe 2009 de UCB devant le mont Rotui et les baies de Cook et de Opunohu. La formation-stage intitulée "Biology and Geomorphology of Tropical Islands", d'une durée de 9 semaines (cours, projet de recherche sur le terrain et rédaction d'un rapport sous forme d'article scientifique), est organisée dans la station de recherche biologique Richard Gump de Mo'ore'a depuis 1991.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Casse-croute au "Col des 3 Cocotiers" vers 430 m d'altitude avec la classe 2009 de UCB expérimentant pour la première fois une ascension de crête en climat tropical humide !
Moorea-Col-des-3-Cocotiers-21-sept-2009-
PHOTO HAUT DROITE (cliché : David HEMBRY, UCB). Petit arbre Glochidion manono (Euphorbiaceae) endémique de Tahiti et Mo'ore'a, coupé en bordure de sentier au Col des 3 Cocotiers où sont plantés actuellement des ananas et arbres fruitiers...
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PHOTO MILIEU  (cliché : JYM). Vue de l'inaccessible mont Mou'aroa (880 m) depuis le Col des 3 Cocotiers.Moorea-Col-des-3-Cocotiers-29-juillet-20
PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). La classe en forêt hygrophile de basse et moyenne altitude ("lowland rainforest") pour un exposé sur l'anthropisation des vallées par les premiers migrants Polynésiens puis les colons Européens, associé à des notions de valeur patrimoniale ou culturelle attribuée à certaines espèces introduites naturalisées et d'ethnobotanique et de noms vernaculaires en tahitien.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Escargot arboricole endémique Partula taeniata (Partulidés) observé au dessus du Col des Trois Cocotiers vers 450 m d'altitude. Des populations résiduelles de cette variété endémique de Mo'ore'a, supposée éteinte comme la totalité des 7 à 9 taxons endémiques de l'île dans les années 80 en raison de l'introduction de l'escargot carnivore Euglandina rosea, existent encore sur l'île.
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22 septembre-6 octobre 2009. Mission îles Cook 1 : mont Te Manga, Rarotonga

Ascension et prospection botanique et entomologique le 2 octobre du mont Te Manga (654 m), plus haut sommet de l'île de Rarotonga (îles Cook), avec Matiu PREBBLE, Nick PORCH (Australian National University, Canberra, Australia) et Janet WILMSHURST (Landcare Research, Lincoln, New Zealand). Les noms scientifiques des plantes sont ceux de la base de données sur la biodiversité des îles Cook, mise en place depuis 1990 par Gerald McCORMACK dans le cadre du "Cook Islands Natural Heritage Project" et hébergée sur le serveur du Bernice Puahi Bishop Museum de Honolulu (http://cookislands.bishopmuseum.org/default.asp).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue du sommet du mont Te Manga depuis le sentier montant sur la crête nord-ouest à partir de la vallée Tupapa.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Montée en sous-bois de forêt naturelle vers 300 m d'altitude dominée par Homalium acuminatum (Flacourtiaceae), petit arbre endémique des îles Cook (Rarotonga et Mangaia), avec la grande liane ligneuse indigène Entada phaseoloides (Fabaceae) aux tiges tortueuses et de rares arbres indigènes Pouteria grayana (Sapotaceae).
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Fruits secs (akènes) de Fitchia speciosa (Asteraceae), petit arbre endémique de Rarotonga formant localement des populations quasi-monospécifiques ("espèce grégaire").
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Janet photographiant une infrutescence de Meryta pauciflora (Araliaceae), petit arbre endémique de Rarotonga relativement commun sur le sentier de crête, attaquée par les rats comme les graines de Elaeocarpus floridanus (Elaeocarpaceae) et de Pouteria grayana.
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Janet---Ma



PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Petit escargot arboricole endémique Partula assimilis (Partulidae) observé vers 400 m d'altitude sur fronde de fougère indigène Davallia solida (Davalliaceae) épiphyte. Rarotonga est l'une des rares îles volcaniques hautes de Polynésie orientale sans la présence de l'escargot carnivore Euglandina rosea.
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Partula-as
















PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Matiu en forêt de nuages de crête, vers 550 m d'altitude, dominée par Fitchia speciosa, avec la liane ligneuse indigène Freycinetia impavida (Pandanaceae), les petits arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae), Ascarina diffusa (Chloranthaceae) et Weinmannia samoensis (Cunoniaceae) et plus rarement l'arbre endémique Myrsine cheesemanii (Myrsinaceae).
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Matiu-on-r






















PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Inflorescence de Weinmannia samoensis (Cunoniaceae), petit arbre endémique des îles Cook et Samoa, auparavant considéré comme une espèce endémique (Weinmannia rarotongensis) par le botaniste Gerrit P. WILDER en 1931, et proche de Weinmannia rapensis endémique de l'île de Rapa en Polynésie française.Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Weinmannia
PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Nick collectant grâce à un aspirateur à bouche les arthropodes tombés d'une branche moussue de Weinmannia ayant subie une pulvérisation d'insecticide ou "fogging". De petits charançons (Coléoptères Curculionidés) non encore identifiés au niveau du genre ont été découverts dans les feuilles de Freycinetia (Pandanaceae) dans le vallon sommital du Te Manga.
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Nick-colle









PHOTO EXTREME BAS DROITE (cliché : JYM). Inflorescence de Phaius tankervilleae (Orchidaceae), grande orchidée terrestre indigène commune à Rarotonga en forêt de nuages (vers 600 m d'altitude) et plus rare sur l'atoll soulevé de Mangaia.
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Phaius-tan











PHOTO EXTREME BAS MILIEU (cliché : JYM). Graminée Isachne distichophylla (Poaceae) endémique de Rarotonga et des îles Hawai'i, observée vers 530 m sur crête en maquis sommital.
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-Isachne.jp
PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM).  Vue des deux pics sommitaux dans la brume.
Rarotonga-Te-Manga-2-0ct-2009-small-Jane

















22 septembre-6 octobre 2009. Mission îles Cook 2 : 'Atiu et Mangaia

Mission pluridisciplinaire aux îles Cook (Rarotonga, 'Atiu, Mangaia) avec le paléobotaniste et palynologue Matiu PREBBLE, l'entomologiste Nick PORCH (Australian National University, Canberra, Australia) et la paléo-zoologue Janet WILMSHURST (Landcare Research, Lincoln, New Zealand) dans le cadre d'un programme de recherche intitulé "Using fossil insects and plants to recognize past human impacts on Pacific islands biodiversity" mené aux Australes (Polynésie française) et îles Cook, financé par l'Australian national Council, et autorisé par l'Office of the Prime Minister des îles Cook (permis de recherche n°15/09). Un total de 7 jours à 'Atiu (anciennement appelé "Enua Manu", littéralement le pays des oiseaux) a permis de prospecter la zone littorale et de "makatea" (récif soulevé) autour de cette île de 27 km² de surface et un sommet situé au centre de l'île de nature volcanique culminant à environ 70 m d'altitude.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue d'avion de la côte nord-est de l'île avec son aéroport construit sur le plateau calcaire ou "makatea", la zone littorale cernée de falaises et de rares plages, et le centre volcanique déboisé et replanté en essences ligneuses introduites (Acacia spp., Pinus caribaea, Syzygium cumini) où se situent les villages.
Atiu-1-0ct-2009-vue-a-roport---littoral.
PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Falaises calcaires maritimes pouvant atteindre 10 m de hauteur avec une végétation basse dominée par les arbrisseaux Pemphis acidula (Lythraceae) et Chamaesyce fosbergii (Euphorbiaceae) et les herbacées Heliotropium anomalum (Boraginaceae) et Fimbristylis cymosa (Cyperaceae).
Atiu-27-sept-2009-Nick-on-sea-cliff.jpg



















PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). L'arbrisseau indigène Corchorus torresianus Malvaceae) présents dans plusieurs îles de l'archipel des Cook et sur l'atoll soulevé de Ana'a aux Tuamotu, très rare sur falaises calcaires et arrière-plages en végétation littorale arbustive avec le petit arbuste Scaevola taccada (Goodeniaceae), l'arbrisseau Timonius polygamus (Rubiaceae),  les herbacées Wollastonia biflora (Asteraceae) et Hedyotis foetida (Rubiaceae), et la liane Capparis cordifolia (Capparidaceae), espèces plus communes retrouvées notamment sur l'île de Rurutu aux Australes.
Atiu-28-sept-2009-Corchorus.jpg
PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). L'arbrisseau indigène Phyllanthus societatis (Euphorbiaceae), également présent sur l'île de Makatea aux Tuamotu,  au port prostré sur le "makatea" de la pointe sud et ventée de l'île en mélange avec les arbustes indigènes Jossinia reinwardtiana (Myrtaceae) et Scaevola taccada et une forme naine de l'arbre indigène Pisonia grandis (Nyctaginaceae).
Atiu-25-sept-2009-Phyllanthus-societatis

PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). La fougère Vittaria cf. rigida (Vittariaceae), espèce indigène nouvellement découverte pour l'île, est extrêmement rare en épiphyte sur grands Barringtonia asiatica (Lecythidaceae) en forêt sombre et humide au centre du plateau calcaire boisé.
Atiu-29-sept-2009-Vittaria-habitat.jpg








PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Fruits mûrs de Pouteria grayana (Sapotaceae) trouvés au sol en forêt dense et haute à Elaeocarpus tonganus (Elaeocarpaceae), Hernandia moerenhoutiana (Hernandiaceae) et Guettarda speciosa (Rubiaceae). Les fruits charnus de ces arbres indigènes sont consommés et activement disséminés par le carpophage du Pacifique Ducula pacifica (Columbidae).
Atiu-28-sept-2009-Pouteria-grayana.jpg
PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM). Vue du lac Te Roto et de la prairie humide environnante à Paspalum vaginatum (Poaceae) et Eleocharis geniculata et Mariscus javanicus (Cyperaceae) à partir de la falaise intérieure d'environ 20 m de hauteur bordant le plateau calcaire où l'arbre indigène Allophylus rhomboidalis, les lianes indigènes Jasminum didymum et Morinda myrtifolia (Rubiaceae) aux fruits charnus également disséminés par les oiseaux frugivores (Ducula pacifica, Ptilinopus rarotongensis) sont communes, mais également la passiflore introduite Passiflora rubra (Passifloraceae).
Atiu-26-sept-2009-vue-du-lac-TeRoto-du-m

PHOTO EXTREME BAS DROITE (cliché : JYM). Fleurs de l'arbuste Ximenia americana (Olacaceae), une espèce indigène nouvellement découverte pour l'île de Atiu, était uniquement connu des atolls de Tongareva et Manihiki situés au nord des îles Cook. Une seule population de quelques individus a été observée au centre du "makatea" en lisière de forêt mésophile avec Pisonia grandis, Elaeocarpus tonganus, Guettarda speciosa,  Glochidion sp.  (Euphorbiaceae) et Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae).
Atiu-30-sept-2009-Ximenia-americana-flow











PHOTO EXTREME BAS MILIEU (cliché : JYM). Pandanus arapepe (Pandanaceae), espèce endémique insulaire à petits fruits ronds, en petits peuplements denses au centre du "makatea" en zone ouverte sur substrat calcaire érodé et tranchant appelé "feo".
Atiu-30-sept-2009-Pandanus-sur-makatea.j
Trois jours à Mangaia, l'île la plus australe de l'archipel des îles Cook, la seconde plus grande (52 km²) et plus haute  (169 m d'altitude) après Rarotonga, n'ont permis de faire que quelques prospections localisées.
 

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : Janet WILMSHURST, Landcare Research, Lincoln, New Zealand). Mangaia, comme 'Atiu, Miti'aro et Ma'uke, est une île composite composée d'un centre volcanique ceinturé d'un récif soulevé (appelé "makatea" par les habitants) avec des falaises calcaires atteignant 40 m de hauteur, surplombant des nombreuses zones humides intérieures transformées en tarodières.
Mangaia-Lake-Veitatei--JW-.jpg
PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). L'arbre endémique Homalium acuminatum (Flacourtiaceae) en forêt littorale avec les arbres indigènes Hernandia moerenhoutiana (Hernandiaceae) et Pandanus tectorius (Pandanaceae) récemment défrichée pour faire place à des plantations de santal d'Inde Santalum album (Santalaceae) !
Mangaia-3-4-0ct-2009-Homalium-habitat.jp








PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Invasion des bords du sentier "Atuokoro-Tava'enga" tracé dans les années 1900-1950 pour la cueillette des oranges, par l'herbacée rampante Tradescantia zebrina (syn. Zebrina pendula, Commelinaceae) en forêt de makatea. Cette espèce introduite comme ornementale est connue pour être localement envahissante dans les forêts tropicales du Queensland en Australie et est naturalisée aux iles Tonga.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Tradescantia-invasi
PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Découverte, en forêt de makatea entre 40 et 60 m d'altitude, de l'orchidée épiphyte Trachoma (Tuberolabium) papuanum, espèce indigène nouvelle pour l'île. Elle est également présente à Rarotonga en forêt humide de moyenne altitude, comme sur la crête du mont Te Manga vers 360 m d'altitude, et également à Tubuai (îles Australes) sur la crête sommitale entre les monts Tavaetu et Hanareho entre 320 et 330 m.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Tuberolabium-papuan




















PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). La liane ligneuse Ventilago vitiensis (Rhamnaceae), rare en sous-bois de forêt dense sur plateau calcaire, est un espèce indigène uniquement trouvée à Mangaia aux îles Cook et présente à Tonga et Fidji.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Ventilago-vitiensis
PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Comme d'autres espèces trouvées habituellement en forêt de montagne à Rarotonga ou dans les îles de la Société et des Marquises, le petit arbre indigène Streblus anthropophagorum (Moraceae) est présent en forêt humide de makatea à basse altitude.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Streblus-infl.jpg

PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Forme naine (< 3 m de hauteur) de l'arbre indigène Hernandia moerenhoutiana (Hernandiaceae) en fruits sur le plateau calcaire aux conditions climatiques et édaphiques extrêmes et où l'on trouve également  des formes rabougries de l'arbre indigène Ficus prolixa (Moraceae) et de l'arbuste Geniostoma sykesii (Loganiaceae) endémique de Mangaia et Miti'aro.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Hernandia-sur-makatPHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Fruits et graines de la liane épineuse indigène Caesalpinia major abondante en végétation basse  sur plateau calcaire.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Caesalpinia.jpg
PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM). Myoporum wilderi (Myoporaceae), endémique des îles Cook (Rarotonga, Mangaia et Mitiaro) et voisin de M. rapense endémique de Rapa, M. stokesii de Raivavae, M. rimatarense de Rimatara (espèce supposée éteinte) et de l'espèce récemment découverte sur les falaises calcaires de Rurutu lors de l'expédition scientifique pluridisciplinaire de 2003.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Myoporum-fleurs.jpg

PHOTO EXTREME  BAS DROITE (cliché : JYM).  Cestrum diurnum (Solanaceae) en fruits, arbuste introduit naturalisé à Rarotonga et à Mangaia tout comme Cestrum nocturnum, et potentiellement envahissant. En l'absence d'oiseaux frugivores indigènes ou introduits sur l'île, leur dissémination reste limitée. L'île de Mangaia se distingue de 'Atiu par sa plus grande diversité en espèces introduites naturalisées dans la végétation.
Mangaia-3-4-0ct-2009-Cestrum-diurnum.jpg

 


























21 octobre 2009. Sortie terrain mont Mou'aputa, Mo'ore'a (Société)

Prospection pour le programme "Moorea Biocode" sur le sentier du mont Mou'aputa dans l'île de Mo'orea avec les entomologues David HEMBRY (PhD candidate, http://nature.berkeley.edu/~hembry/) et April YANG (technician "Moorea Biocode Project", www.nmnh.si.edu/rtp/students/2008/students_2008_yang.html) de l'University of California at Berkeley, ainsi que les quatre étudiants "undergraduate" de la classe UCB 2009 à Mo'orea qui se sont lancés dans des sujets de stage sur la biodiversité terrestre : Annie MAGUIRE (reproduction des phaétons ou pailles-en-queue à brin blanc Phaeton lepturus), Rebecca WILCOX (prédation des oiseaux de mer nicheurs), Irene CHEN (impact du champignon pathogène anti-miconia) et Chris AHLGREN (écologie de Sophora tomentosa).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue sur le sommet du mont Mou'aputa ou "montagne percée", culminant à 830 m d'altitude, depuis la crête sommitale en forêt de nuages avec les fougères arborescentes Cyathea affinis (Cyatheaceae) et les arbres endémiques Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), Myrsine sp. (Myrsinaceae).

Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-vue-trou.jpgPHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Fleur de Sclerotheca forsteri (Campanulaceae), petit arbuste endémique de Mo'orea et de Tahiti, île où il est considéré éteint car non retrouvé depuis plus de 20 ans. Plusieurs individus reproducteurs et plantules sont présents à Mo'orea entre 700 et 800 m dans les vallons suspendus.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-Sclerotheca.























PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). David collectant des fruits de Glochidion nadeaudii (Euphorbiaceae), petit arbre endémique de Mo'orea, pour sa thèse de doctorat sur le mutualisme entre les espèces endémiques du genre Glochidion, l'une des plus importantes radiations évolutives chez les plantes en Polynésie française, et la communauté d'insectes pollinisateurs et phytophages dont la spécificité reste à déterminer, associé à une phylogénie moléculaire comparative.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-David-Glochi
PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Découverte d'une seconde population de Ophiorrhiza cf. tahitensis (Rubiaceae) vers 750 m d'altitude, après celle du vallon sommital du mont Tohi'ea.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-Ophiorrhiza.

PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Psychotria sp. nov. (Rubiaceae), un petit arbre atteignant 4 m de hauteur, très rare dans les vallons humides sous le sommet vers 780 m, caractérisé par de grandes feuilles coriaces et vernissées.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-Psychotria-s




PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Fruits mûrs de la grande orchidée terrestre endémique de Tahiti et Mo'orea Calanthe cf. taitensis (Orchidaceae), également trouvée dans les vallons humides d'altitude. 
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-Calanthe.jpg










PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Fruits pendants de Lepinia taitensis (Apocynaceae), petit arbre endémique de Tahiti et Mo'orea où il est plus commun mais également menacé par l'invasion du miconia. La petite population située vers 500 m d'altitude en bordure du sentier montant au sommet présente une régénération abondante en plantules.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-Lepinia.jpg























PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Tas de plumes d'oiseaux de mer (pétrel ou puffin) nichant dans des terriers  en bordure de sentier sous le sommet. Comme sur le mont Rotui, la prédation exercée par des animaux introduits (rats, chats, cochons ou chiens et busards de Gould Circus approximans) est importante.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-tas-de-plume
PHOTO EXTREME BAS MILIEU (cliché : JYM). Team au sommet : de gauche à droite sur la photo, David, April, Chris, Irene, Rebecca et Annie.
Moorea-Mouaputa-12-oct-2009-team.jpg



6 novembre et 8 décembre 2009. Sorties terrain Fare Mato, mont Aorai, Tahiti (Société)


Sortie sur le terrain sur le sentier partant du restaurant du Belvédère (vers 600 m d'altitude) pour rejoindre le refuge de Fare Mato (vers 1400 m) puis le mont Aorai culminant à 2066 m, avec Arnaud GARIDELLI, étudiant en Licence de Biologie (L3) à l'Université de Polynésie française (http://www.upf.pf/Actualite,376.html) en stage à la Délégation à la Recherche sur la succession végétale et les invasions sur glissement de terrain et zone déboisée en forêt de nuages.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Glissements de terrain et éboulements liés à l'érosion naturelle sur les pentes abruptes des crêtes du centre de l'île de Tahiti.

Tahiti-Fare-Mato-7-nov.-2009-vue-landsli


















PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Lentille d'érosion au dessus du sentier menant au mont Aorai vers 1200 m d'altitude avec une recolonisation par des espèces pionnières héliophiles : plantes indigènes (plantes à fleurs comme Melastoma denticulatum, Maoutia australis, fougères Histiopteris incisa, Paesia rugulosa) et introduites naturalisées (arbuste épineux Lantana camara, ronce Rubus rosifolius, herbacée Emilia fosbergii et fougère Pityrogramma austroamericana).
Tahiti-Fare-Mato-7-nov.-2009-Arnaud---lentille-d--rosion.jpg

PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Vue du glissement de terrain situé sous le refuge de Fare Mato, vers 1320 m d'altitude, actuellement recolonisé par la fougère indigène Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae) en son centre et l'arbre indigène Omalanthus nutans (Euphorbiaceae) sur ses bordures, avec un pin des Caraïbes Pinus caribaea (Pinaceae).
Tahiti-Fare-Mato-7-nov.-2009-landslide-s

















PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Vue du même glissement en février 2002 (il y a plus de 7 ans) colonisé par la graminée introduite envahissante Melinis minutiflora (Poaceae) formant des tapis denses et quelques touffes de la cypéracée endémique Gahnia schoenoides (Cyperaceae). Notez l'absence du pin des Caraïbes, une espèce plantée et naturalisée autour du refuge de Fare Mato situé plus en amont.
Glissement-de-terrain-Tahiti-Fare-Mato-f



























PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Mesure des rares individus juvéniles de l'arbre endémique de la Société Ascarina polystachya (Chloranthaceae), noyés dans les fourrés denses et haut de Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae) avec la fougère indigène Paesia rugosula (Dennstaedtiaceae), semblant "bloquer" la succession végétale.

Tahiti-Fare Mato-8 dec. 2009-Arnaud & mesures

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Infrutescence de l'arbre indigène Metrosideros collina var. collina (Myrtaceae), une autre espèce ligneuse trouvée dans le transect permanent installé pour étudier la dynamique de la succession végétale.

Tahiti-Fare Mato-8 dec. 2009-Metrosideros collina fruits

PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). L'herbacée endémique Gahnia schoenoides (Cyperaceae) en fruits, abondante dans les stades précoces de la succession en 2002, puis en régression depuis 2007.

Tahiti-Aorai-Fare Mato-20 février 2007-Gahnia schoenoides

PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). La grande fougère terrestre indigène Blechnum capense (Blechnaceae) est également présente dans le transect d'étude du sentier de l'Aorai, mais peu abondante par rapport aux zones plus ouvertes et perturbées comme sur le site déboisé en contrebas de la route menant au mont Marau à la même altitude.

Tahiti-Marau-10 dec. 2009-Blechnum silvaticum capense

PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM). La fougère arborescente endémique de la Société Cyathea epaleata (Cyatheaceae), l'une des trois espèces présentes à Tahiti avec C. affinis et C. medullaris, est peu commune en bordure de sentier au dessus de 1000 m d'altitude.

Tahiti-Fare Mato-8 dec. 2009-Cyathea epaleata

PHOTO EXTREME BAS DROITE (cliché : JYM). Psychotria paulae (Rubiaceae), une espèce nouvelle pour la science découverte en 1999 et en cours de description. Elle s'ajoute aux neuf espèces endémiques décrites présentes à Tahiti (et aux 27 espèces endémiques en Polynésie française). Proche du groupe des P. speciosa caractérisés par de grandes fleurs, elle s'en distingue par ses inflorescences pauciflores (1 à 3 fleurs) et ses fruits longuement pédicellés. Cette espèce n'est connue que d'une seule population située entre 900 et 950 m d'altitude, menacée directement par l'invasion des arbres introduits Miconia calvescens (Melastomataceae), Spathodea campanulata et Tecoma stans (Bignoniaceae).
Psychotria-paulae-Tahiti-Col-Hamuta-11-m

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 18:17


12-22 janvier 2009. Seconde mission Me'eti'a (Société)
 

Cette seconde mission d'inventaire de la flore et de la faune terrestre sur l'île de Me'eti'a (Mehetia), après celle de janvier 2008, a une nouvelle fois été effectuée avec le soutien logistique de l'association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Taua a Hiti Noa Tu" (Elie et Zaza POROI, Henri JAY, Anapa ALLAIN, Théo GUILLOUX) et avec Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie), Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche, Tahiti), Bradley BALUKJIAN (entomologue, PhD candidate, UC Berkeley) et Dave TOUNIOU (TNTV) pour la réalisation d'un reportage télévisé (http://tntv.ica.pf/2009/03/a-la-decouverte-de-mehetia-l%E2%80%99ile-volcanique-inhabitee-des-iles-du-vent/). Les dernières missions d'inventaire de la flore et récoltes botaniques remontaient à mai 1990 (Jacques FLORENCE, IRD, MHNN, Paris), septembre 1977 (Betsy H. GAGNE et Steven L. MONTGOMERY), mai 1934 (Harold St-JOHN et F. R. FOSBERG), décembre 1930 (Martin L. GRANT) et janvier 1923 (Ernst H. QUAYLE), mais aucun de ces botanistes ou biologistes n'avait séjourné aussi longtemps sur l'île.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Parmi les oiseaux recensés sur l'île figure le rare  fou masqué (Sula dactylatra, Sulidés), déjà noté par Claude MONNET (IRD) et Albert VARNEY en novembre 1990. Trois autres espèces (Aigrette sacrée, Chevalier errant et Pétrel de Tahiti) ont été nouvellement répertoriées pour l'île.
Meetia-19-janvier-2009-fous-masqu-s-Sula
PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Le nombre de fougères (Ptéridophytes) connues sur l'île a été quasiment doublé (passant de 14 à 25 espèces) lors de cette mission avec la découverte de Cheilanthes tenuifolia (Dryopteridacées), une petite fougère terrestre localement commune sur l'une des pentes du cratère colonisées par la fougère indigène Nephrolepis hirsutula, mais complètement absente sur le reste de l'île.
Meetia-19-janvier-2009-Cheilanthes-ferti







PHOTO MILIEU DROIT  (cliché : JYM). Fleurs et fruits de Plumbago zeylanica (Plumbaginaceae), une nouvelle plante à fleur (Angiospermes) indigène, découverte sur les falaises inaccessibles au broutage par les chèvres sauvages, en mélange avec de rares arbustes et arbrisseaux Colubrina asiatica (Rhamnaceae), Tephrosia purpurea et Abrus precatorius (Leguminosae).
Meetia-20-janvier-2009-Plumbago-fl---fru




















PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Capture de nuit d'insectes par Brad BALUKJIAN (PhD candidate, UC Berkeley) en bordure de cratère vers 400 m d'altitude. La nuit passée au cratère a également permis d'entendre le sifflement caractéristique  du pétrel de Tahiti (Pseudobulweria rostrata syn. Pterodroma rostrata, Procellariidés) ou "noha", une espèce non répertoriée auparavant sur l'île.

 


Meetia-15-16-janvier-2009-Brad-night-traPHOTO BAS DROIT  (cliché : JYM). Prélèvement de crabe de cocotier ou "'ave'u" (Birgus latro)  par des chasseurs de chèvres débarquant régulièrement sur l'île depuis que celle-ci est complètement inhabitée.


Meetia-17-janvier-2009-chasseur-kaveu.jp




















PHOTO BAS GAUCHE (cliché : Marie FOURDRIGNIEZ, Délégation à la Recherche). Chèvres sauvages sur les pentes du cratère, dont le nombre est estimé à environ 500 sur cette île de 230 hectares.
2-ch-vres-Meetia-2009--MF-.jpg

















10-17 février 2009. Mission Tahuata (Marquises Sud)


  Cette mission sur l'île de Tahuata (Marquises, groupe Sud), uniquement accessible en bateau à partir de Hiva Oa, a été réalisée avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche, Tahiti) afin de compléter les inventaires floristiques initiés sur l'île en 1997 avec le National Tropical Botanical Garden (Steve PERLMAN, Ken WOOD, David LORENCE, Liloa DUNN). Nous y avons rejoint les ornithologues Jean-Claude THIBAULT* (Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris) et Alice CIBOIS** (Muséum d'Histoire Naturelle de Genève, Suisse) poursuivant une étude sur la phylogénie et phylogéographie des monarques Pomarea (Monarchidae), rousserolles Acrocephalus (Acrocephalidae) et des ptilopes Ptilinopus (Columbidae) en Polynésie française et dans les îles du Pacifique.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Falaises et crête sommitale de Uuao, entre 800 et 1000 m d'altitude, avec vue sur les baies de Hanatetena et Hanateio et de l'îlot rocheux Motutaii où nichent sternes fuligineuses Sterna fuscata et noddis bleus Procelsterna cerulea.


Tahuata-Amatea-15-16-f-vrier-2009-cr-te-PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Montée sur la crête (dominée par Casuarina equisetifolia dans sa partie basse) de Amatea à partir du village de Vaitahu et en direction de la crête sommitale, guidés par Manuhi (Bruno) TIMAU, son neveu Fiu (Norbert) IKU, et son fils Tehei (Jimmy) au premier plan.
Tahuata-Amatea-13-f-vrier-2009-Tehei-Fiu










PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Manuhi tenant un pétrel de Tahiti (Pseudobulweria rostrata, Procellariidae) une espèce nichant dans des terriers sur la crête sommitale. Quelques pétrels de Herald (Pterodroma heraldica) ont été également observés de jour en vol, nichant autour les falaises à pic.
Tahuata-Amatea-13-f-vrier-2009-Manuhi---
PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Fleur de Apetahia longistigmata (Campanulaceae: Lobelioidae), espèce endémique des Marquises (Nuku Hiva, Hiva Oa, Ua Pou), trouvée exclusivement sur des crêtes ventées et ouvertes dans des formations végétales basses ("maquis sommitaux") à Metrosideros collina, Weinmannia marquesana, Alstonia marquisensis. Nous avons répertorié une douzaine d'individus sur la crête sommitale.
Tahuata-Amatea-15-f-vrier-2009-Apetahia-







PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Falaise rocheuse vertigineuse au sud du col de TeavaitetanaTahuata-11-f-vrier-2009-falaise-habitat- avec vue sur la baie sableuse de Hanateio, habitat de l'arbrisseau endémique des Marquises Oxalis gagneorum (Oxalidaceae), devenu extrêmement rare du broutage par les chèvres sauvages. Une autre plante endémique des Marquises, Nicotiana fragrans var. fatuhivensis (Solanaceae), est également trouvée dans ce type d'habitat refuge.

PHOTO BAS GAUCHE(cliché : JYM).  Rousserolle (ou fauvette) des  Marquises Acrocephalus mendanae, appelée  "komako" en marquisien. La sous-espèce A. m. mendanae est restreinte aux îles de Hiva Oa et Tahuata et cette lignée serait proche des rousserolles des Kiribati (archipels des Gilbert, Phoenix et Line Islands).
Tahuata-Vaitahu-14-f-vrier-2009-Acroceph

PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM).  Samoana ganymedes (Partulidae), petit escargot arboricole endémique de Hiva Oa et Tahuata, dont le statut actuel de conservation n'était pas connu. Une seule petite population d'une dizaine d'individus adultes et juvéniles a été découverte au fond de la vallée de Vaitahu, sous une falaise rocheuse et sur gros éboulis rocheux, en forêt humide envahie par les caféiers (Coffea arabica, Rubiaceae)  vers 400 m d'altitude. Un autre individu a été observé sur la crête sommitale vers 830 m en forêt de nuages dominée par Crossostylis biflora (Rhizophoraceae) et Reynoldsia marchionensis (Araliaceae) avec l'arbre introduit naturalisé Syzygium cumini (Myrtaceae). Seule une coquille vide de l'autre espèce endémique de l'île, S. inflata, a été ramassée en contrebas du sommet de l'île, le mont Haaoiputeomo vers 900 m d'altitude. En absence du prédateur Euglandina rosea à Tahuata, les raisons de cette grande rareté et de cette distribution "éclatée" sont inconnues.
Tahuata-Vaitahu-14-f-vrier-2009-Samoana-

















26 février 2009.
Sortie terrain plateau Anaori'i, Tahiti Nui (Société)

Sortie effectuée avec Matiu PREBBLE (post-doctorant, Australian National University, Canberra), Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie et botanique "MaNature") et Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche, Tahiti) sur le plateau marécageux de Anaori'i, localisé au fond de la vallée de la Papeno'o, la plus grande et la plus profonde de l'île de Tahiti.


Tahiti-Anaorii-26-f-vrier-2009-mar-cage-PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Situé entre 650 et 685 m d'altitude, sous le col Urufaau culminant à 884 m, ce plateau d'environ 45 hectares héberge un type de végétation unique en Polynésie française : il s'agit d'une "savane marécageuse" dominée dans sa strate herbacée par les fougères indigènes Cyclosorus interruptus et Microsorum membranifolium et par les herbacées subaquatiques d'introduction polynésienne Persicaria glabra (Polygonaceae), plante médicinale localement appelée "tamore", Ludwigia octovalvis (Onagraceae) et Commelina diffusa (Commelinaceae), avec le roseau Typha domingensis, et dans sa strate arborée par le pandanus endémique de Tahiti Pandanus papenooensis et l'arbre indigène Crossostylis biflora (Rhizophoraceae).


PHOTO HAUT CENTRE (cliché : JYM). Branches de pandanus recouvertes de manchons de mousses supportant de nombreuses fougères (Davalliaceae, Hymenophyllaceae, Polypodiaceae) et orchidées épiphytes indigènes (Dendrobium biflorum, Eria rostriflora) et endémiques (Bulbophyllum tahitense).
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Matiu PREBBLE effectuant un premier carottage  dans un sol tourbeux de plus de 4 m de profondeur, ce qui permettra de mener une  étude paléo-environnementale sur une durée de 1000 à 2000 ans, soit la plus ancienne dans les îles de la Société.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Fruits mûrs et ouverts de Glochidion papenooense (Euphorbiaceae).  Le plateau Anaorii héberge la plus importante population connue de cette espèce classée CR selon la Liste Rouge de l'UICN et légalement protégée en Polynésie française, faisant l'objet d'une étude sur le mutualisme avec un papillon pollinisateur par David HEMBRY (PhD candidate, UC Berkeley).
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PHOTO BAS CENTRE (cliché : JYM). L'arbuste Polyscias tahitensis (Araliaceae), endémique des îles de la Société (Tahiti, Raiatea), gravement menacé de disparition à Tahiti, en forêt riveraine sévèrement envahie par le miconia Miconia calvescens, le goyavier Psidium cattleianum (Myrtaceae) et l'arbuste Cestrum nocturnum (Solanaceae). D'autres plantes rares, menacées  et protégées rares comme l'orchidée terrestre Moerenhoutia plantaginea (Orchidaceae) et l'arbuste Cyrtandra connata (Gesneriaceae) sont présentes autour du marécage.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Fruits mûrs de Pandanus papenooensis au sol, attaqués par les rats (Rattus sp.). Les fruits et graines subfossiles portent souvent des traces d'attaques par les rats, témoignant ainsi de l'impact de ces rongeurs dès l'occupation polynésienne.
Tahiti-Anaorii-26-f-vrier-2009-Pandanus-
















28 février-1er mars 2009. Atelier de travail "French Polynesia Terrestrial Arthropod Survey", Tahiti

Les objectifs principaux de cet atelier de travail étaient : (1) de faire le bilan scientifique (inventaire et description de nouvelles espèces, phylogénies, identification de sites naturels d'intérêt pour la conservation) et moral du programme de recherche "Survey of the terrestrial  arthropods of French Polynesia" financé par la National Science Foundation (pour un montant de 687,700 USD et pour la période 2005-2008), dirigé par les prof. Rosie GILLESPIE et George RODERICK de l'University of California, Berkeley (USA), et soutenu par le Gouvernement de Polynésie française (Délégation à la Recherche), en présence de quelques uns des principaux collaborateurs et d'observateurs et de partenaires ; (2) d'identifier les priorités futures de recherche ("gaps" dans la connaissance, taxons-cibles, îles et sites à prospecter) pour assurer la continuité de ce programme et renouveller les demandes de financement.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Les participants à l'atelier de travail, dans le cadre reposant de la pension Hiti Moana (commune de Papara) située à environ 30 km de Papeete (http://papeete.com/moanavilla/). De gauche à droite : Dr. Elin CLARIDGE (UCB) -charançons Miocalles et  Rhyncogonus-, prof. Rosie GILLESPIE (UCB) -araignées-, les doctorants de l'UCB Brad BALUKJIAN -Hétéroptères Miridés- et David HEMBRY -co-évolution Glochidion-papillons Epicephala-, Dr. Peter OBOYSKI (UCB) -papillons de nuit Microlepidoptères- Dr. Matthew PREBBLE (Australian National University, Canberra), Dr. Michael BALKE (University of Singapore) -coléoptères aquatiques-, Julie GRANDGIRARD, consultante pour le Service du développement Rural, Dr Hervé JOURDAN (IRD-Nouméa) -fourmis envahissantes-, Dr. Diana PERCY (University of British Columbia, Canada) -Homoptères Psyllidés et co-évolution avec Metrosideros-, Dr. Nicholas PORCH -insectes subfossiles- (Australian National University, Canberra),  la doctorante Juliane CASQUET (Université de Toulouse), Fred JACQ, consultant pour la Direction de l'Environnement, prof. Georges RODERICK (UCB). Etaient également présents mais manquant sur la photo Dr. Ronald ENGLUND (Bishop Museum Honolulu) -Odonates-, Paul KRUSHELNYCKY (University of Hawaii) -fourmis-,  Dr. Chris MEYER (Smithsonian Institution de Washington).
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PHOTO HAUT DROIT  (cliché : JYM). Rosie et Georges, "PI" et "co-PI" du programme de recherche et facilitateurs de cet atelier de travail
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PHOTO MILIEU GAUCHE  (cliché : JYM). Table de travail, de discussion et d'échanges entre entomologues et écologues
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PHOTO MILIEU DROIT  (cliché : JYM).  Rencontre entre le prof. Quentin CRONK (University of British Columbia, Center for Plant Research, Vancouver, CANADA), botaniste, phyto-écologue et biologiste de l'évolution, auteur notamment d'un ouvrage sur la flore endémique de l'île de Sainte-Hélène publié en 2000 et co-auteur de l'ouvrage de référence "Plant Invaders, the Threat to Natural Ecosystems" en 2001, et l'entomologue-systématicien-généticien Michael BALKE (Zoologische Staatssammlung München, ALLEMAGNE & University of Singapore), spécialiste des Coléoptères aquatiques de la région Asie-Pacifique.
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PHOTO BAS GAUCHE  (cliché : JYM). Les paléo-écologues de l'Australian National University de Canberra (AUSTRALIE) Nick PORCH, spécialiste des arthropodes fossiles, et Matiu PREBBLE, spécialiste des graines et pollens fossiles, en discussion avec l'entomologue Paul KRUSHELNYCKY (University of Hawaii, Honolulu, USA), spécialiste des fourmis introduites envahissantes à Hawaii. Leurs études menées aux îles Australes ont permis d'éclaircir le statut biogéographique (indigènes, introductions polynésiennes ou européennes) de certaines fourmis en Polynésie française.
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2-6 mars 2009. "11th Pacific Science Inter-Congress", Tahiti

Cette conférence, rassemblant le "11ème Inter-Congrès du Pacifique" sous l'égide de la "Pacific Science Association" et les "Secondes Assises de la Recherche française dans le Pacifique" soutenue par l'Etat français, est la plus importante manifestation scientifique jamais organisée en Polynésie française. Elle a réunit plus de 700 participants dans cinq sessions (Ecosystèmes et biodiversité, Changement climatique, Santé, Culture et politique, Gouvernance et économie) sous le thème général : "Les Pays du pacifique et leur environnement océanique face aux changements locaux et globaux"  (www.psi2009.pf). Un total de 50 bourses de voyage de 500 euros chacune a été attribuée aux étudiants océaniens, métropolitains et étrangers travaillant dans le région Pacifique afin de leur permettre de présenter les résultats de leurs travaux de recherche.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Accueil polynésien en musique avec les "to'ere" (percussions) marquisiens et les colliers de fleurs de "tiare tahiti" (Gardenia taitensis, Rubiaceae) offerts par les hôtesses à l'hôtel Hilton où la conférence a été organisée.
Tahiti-PSI-2-6-mars-2009--001.jpgPHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Le chapiteau de la session "Changement climatique" installé en bordure de lagon.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). L'anthropologue Elisabeth MATISOO-SMITH (University of Auckland, NEW ZEALAND) présentant une communication orale sur les animaux introduits par les Mélanésiens et les Polynésiens comme indicateurs de la colonisation des îles du Pacifique, lors de la sous-session "Invasive Species" dans une salle comble.
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PHOTO MILIEU DROIT (cliché : JYM). Dr. Priscille "Tea" FROGIER, la Déléguée à la Recherche du gouvernement de Polynésie française,  qui a co-organisé cette conférence avec le Délégué Régional à la Recherche et à la Technologie du Haut-Commissariat en Polynésie française, en compagnie de Randy THAMAN** (University of South Pacific, Fidji), professeur de biogéographie, co-président de la sous-session "Invasive Species" lors de cette conférence et grand défenseur de la conservation de l'ethnobiodiversité dans les îles du Pacifique ainsi que du concept de " biodiversity coolspots"  développé pour les atolls.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Parmi les multiples "side-events" qui se sont tenus lors de cette conférence, la réunion "Pacific Islands Network for Taxonomy" (PACINET, http://www.pbif.org/PACINET/default.html, point nodal régional du réseau BioNET dans le Pacifique) organisée par son coordinateur Posa SKELTON de l'Institute of Applied Science à USP, a rassemblé les taxinomistes-systématiciens (entomologues, botanistes, ornithologues) et gestionnaires des petits pays et territoires du Pacifique (Fiji, Guam, Kiribati, Papouasie-Nlle Guinée, Samoa, Salomons), et de l'Allemagne, Australie, France, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et USA
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Les intervenants du workshop sur l'accès et le partage des bénéfices issus des ressources génétiques "Access and Benefit Sharing of Genetic Resources in the Pacific" (http://www.crisponline.net/Portals/1/PDF/PSI/programme.pdf) co-organisé par Cécile DEBITUS (IRD), Eric CLUA (CRISP) et David SCHINDEL du Smithsonian Institution, Washington, Executive Secretary du "Consortium for the Barcole of Life" (http://barcoding.si.edu/PSI2009.html).
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PHOTO BAS DROIT (cliché : JYM). Sortie sur le terrain au mont Marau (Tahiti Nui) avec le Dr. Jérôme MUNZINGER* (à droite), botaniste et conservateur de l'herbier de Nouvelle-Calédonie au Centre IRD de Nouméa [NOU], et Marika TUIWAVA** (à gauche), curator du South Pacific Regional Herbarium [SPRH] localisé à l'University of the South Pacific, Suva, FIJI, et nominé par la Society for Conservation Biology en 2008 pour la "Distinguished Services Award", posant avec JYM devant l'un des deux individus actuellement connus de Scaevola tahitensis (Goodeniaceae), espèce endémique de Tahiti gravement menacée de disparition.
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17-19 mars 2009. Conférence "Le Réveil du Dodo III", Montpellier

Participation aux Troisièmes Journées Francophones des Sciences de la Conservation de la Biodiversité, intitulées « Le Réveil du Dodo III  », qui se sont déroulées à l’Université de Montpellier 2. Elles ont été consacrées plus particulièrement aux interactions entre les Sciences de la Conservation et les Sciences de l’Homme et de la Société (cf. http://dodo2009.cefe.cnrs.fr/).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM).  Affiche du colloque à l'entrée de l'Université de Montpellier 2 occupée par les manifestants (étudiants et enseignants-chercheurs) en pleine grève nationale des Universités.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Le sympathique et actif comité organisateur, avec Maryse FOGLIZZO-GAUTIER (à gauche) et Jean-Louis MARTIN (à droite) du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE-CNRS) de Montpellier.
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PHOTOS MILIEU GAUCHE ET DROITE (cliché : JYM). Visite du domaine viticole de Jarras Listel en Petite Camargue pour illustrer le thème "Biodiversité, agriculture et entreprise" : le site comprend en effet quelques vestiges de végétation naturelle sur dunes sableuses ainsi que des zones humides hébergeant plusiuers espèces d'oiseaux à valeur patrimoniale. Des méthodes de lutte biologique pour contrôler les ravageurs de la vigne y sont également utilisées.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Sortie sur le terrain avec le Dr. Philippe FELDMAN* (CIRAD), orchidophile de France métropolitaine et des Antilles, dans la forêt communale de Clapiers, située à moins de 15 minutes en voiture de la ville de Montpellier, et où l'on peut trouver des populations d'orchidées rares en France (dont six espèces d'Ophrys).
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Les fleurs des Ophrys sont pollinisées grâce à un ingénieux simulacre floral connu sous le nom de "leurre sexuel" (sexual deception). La majorité de ces orchidées attirent exclusivement les mâles de certaines espèces d’abeilles ou de guêpes solitaires qui, pensant trouver une partenaire sexuelle potentielle, opèrent une tentative de copulation (ou "pseudocopulation") sur le pétale modifié de la corolle (labelle).
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM).  Traces de "sanglochon" ou "cochonglier" causant des dégats sur les populations d'orchidées terrestres et d'autres plantes forestières.
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6-12 avril 2009. Seconde mission Rapa Nui (Ile de Pâques)

Cette seconde mission à Rapa Nui, après celle réalisée en 2008 pour y efffectuer une expertise globale de la situation actuelle des invasions biologique sur l'île et proposer un plan d'action stratégique (www.li-an.fr/jyves/Meyer_2008_Rapport_Expertise_Rapa_Nui.pdf), avait pour objectif de concevoir avec l'ONF-Conosur (Chili), le Parc National de Rapa Nui-CONAF et le groupe de travail local impliqué dans le programme "Gestion durable des ressources naturelles sur l'île de Pâques" un projet-pilote de lutte contre des plantes introduites envahissantes, financé sur 2 années. Deux sites d'intérêt écologique, paysager, culturel et touristique ont été choisis (baie d'Ovahe et cratère Rano Kau) afin d'y mener à la fois une expérimentation d'éradication et de restauration d'habitat. Afin d'expliciter le cadre, les objectifs et les résultats attendus de ce projet, des réunions ont été tenues avec les plus hautes autorités locales (Mme le Gouverneur provincial Carolina HOTU HEY et Mme le Maire de l'île).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Pierre LENNE (ONF-Conosur), ingénieur forestier responsable du programme, et Carolina CHAVES, géographe (CONAF, Parque Nacionale Rapa Nui), devant la baie et la plage de "sable rose" d'Ovahe, l'un des deux sites-pilote sélectionnés pour la faisabilité de l'éradication d'espèces introduites naturalisées et la restauration d'habitat.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : Carolina CHAVEZ, CONAF, Parque Nacional Rapa Nui). La plante littorale indigène rampante Tetragonia tetragonoides (Aizoaceae), appelée "New Zealand spinach" car comestible, envahie par  l'herbacée dressée naturalisée Oenothera stricta (Onagraceae), originaire du Chili et connue pour être une mauvaise herbe en Australie, Hawaii, Nouvelle-Zélande et en Europe. L'arrachage de cette "mauvaise herbe" est facilité par le substrat sableux. La seule population connue de la petite herbacée rampante Boerhavia acutifolia (Nyctaginaceae) est également trouvée sur le haut de cette plage. Une restauration après éradication de l'ensemble des plantes adventices (Bidens pilosa, Cenchrus echinatus, Plantago lanceolata, Cirsium vulgare,...) avec la réintroduction d'herbacées indigènes ou endémiques comme Apium prostratum, Chenopodium glaucum, Lycium sandwicense, de la liane rampante indigène Ipomea pes-caprae (Convolvulaceae) ou de l'arbrisseau endémique Solanum forsteri ("poporo").
Rapa-Nui-Ovahe-2009-Tetragonia---Oenothe















PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : Pierre LENNE, ONF). Fourré dense du petit arbre introduit Robinia pseudoacacia (Fabaceae) ou "robinier faux-acacia" sur les pentes du cratère Rano Kau. Ce petit arbre dont les tiges sont armées d'une paires de longues épines n'ayant jamais été observé en fruit, il pourrait donc s'agir d'une population clonale, donc plus susceptible d'être éradiquée en l'absence d'une banque de graines dormantes dans le sol.
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : Pierre LENNE, ONF-Conosur). Tâche dense de l'arbuste introduit envahissant Lantana camara (Verbenaceae) sur les pentes du cratère Rano Kau. L'absence d'oiseaux frugivores sur Rapa Nui est un avantage pour la gestion des plantes potentiellement envahissantes à fruits charnus, encore très localisées sur l'île.
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16-17 avril 2009. Mission plateau du Temehani Rahi, Raiatea (Société)


Le premier objectif de cette mission sur le plateau du Temehani Rahi à Rai'atea (Iles Sous le Vent, archipel de la Société), après celle effectuée en 2008 pour y installer des parcelles d'études permanentes dans le cadre d'un projet de lutte contre deux plantes introduites envahissantes majeures, Chrysobalanus icaco (Chrysobalanaceae) et Rhodomyrtus tomentosa (Myrtaceae), était d'assister Ravahere TAPUTUARAI, consultant privé en botanique et phytosociologie ("MaNature") pour le comptage et la mesure des espèces végétales ligneuses. Nous avons également participé à la "Semaine du Tiare Apetahi", organisée par l'association de protection du patrimoine naturel et culturel de Raiatea "Tuihana", pour sensibiliser la population locale de l'urgence de sauvegarder les dernières populations de la plante endémique Apetahia raiateensis (Campanulaceae) sur les deux plateaux du Temehani et de lutter contre les plantes introduites envahissantes.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche, Tahiti) à côté d'un fourré dense de "cocoplum", "icaco",  "icaque" ou "prune-coton" Chrysobalanus icaco (Chrysobalanaceae) et avec au premier plan Rhodomyrtus tomentosa (Myrtaceae) localement appelé "féjoi" et plus connu sous le nom anglais de "Rose-myrtle". Le coco-plum est également connu pour être envahissant aux îles Seychelles où il a été planté pour la reforestation sur sols ferralitiques pauvres et le féjoi a envahi Kaua'i aux îles Hawai'i (MEYER, 1998).
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Mesure des diamètres à la base de tous les individus de taille supérieure à 1 m dans l'une des 18 parcelles permanentes d'étude de 24 x 24 m.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Parmi les espèces endémiques remarquables trouvées dans les parcelles d'étude, figure le petit arbre Zanthoxyllum nadeaudii (Rutaceae).
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PHOTO MILIEU DROIT (cliché : Ravahere TAPUTUARAI). Le célèbre "tiare apetahi" Apetahia raiateensis (Campanulaceae, Lobelioideae), fleur-emblème de l'île de Raiatea, dont la quasi-disparition a été causée par la cueillette abusive de ses fleurs, la cassure de ses tiges, et le piétinement de ses plantules et aggravée par l'invasion par des plantes introduites naturalisées et les cochons sauvages.
Temehani-Rahi-avril-2009-Apetahia-raiate












PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Ravahere TAPUTUARAI (consultant en botanique et phytosociologie, "MaNature") présentant un exposé oral sur les deux plantes envahissantes au Rotary Club de Raiatea.
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PHOTO BAS MILIEU. L'affiche du concert gratuit pour le "tiare apetahi" organisé à Rai'atea par l'association "Tuihana".

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4-7 mai 2009. "International Miconia Conference", Maui, Hawaiian Islands (USA)

Cette seconde conférence sur le miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae), après celle organisée en 1997 à Papeete (Tahiti, Polynésie française) par la Délégation à la Recherche (www.hear.org/miconia/1997conference/index.html) s'est tenue sur l'île de Maui (Hawaii, USA). Elle a réunit plus de 100 participants, dont une délégation internationale (Australie, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française, Brésil, Costa Rica et Equateur). Les objectifs étaient de présenter les différentes stratégies et plans d'action (éradication, contrôle et ralentissement ou "containment"), les résultats des méthodes de lutte manuelle, chimique et biologique contre le miconia dans les quatres régions envahies du Pacifique, et les avancées en matière de recherche scientifique comme la modélisation de la dynamique d'invasion, l'analyse économique des coûts-bénéfices (www.hear.org/conferences/miconia2009/).

PHOTOS HAUT GAUCHE (cliché : JYM). La conférence s'est déroulée au "YMCA Camp" de Ke'anae (Ke-'anae signifiant le poisson "mulet" en hawaiien), petite bourgade située sur la côte nord de l'île de Maui ("East Maui") célèbre pour ses "million-dollar views" (selon "Lonely Planet, Maui", 2005, page 191) La péninsule de Ke'anae, formée par une coulée de lave d'une ancienne éruption du volcan Hale-a-ka-la (littéralement  "la maison utilisée par le feu"), est une zone de culture traditionnelle, principalement de tarodières, depuis l'occupation polynésienne. La tradition orale raconte que le dieu Kane accompagné par Kanaloa y planta son bâton de kauila (bois dur) dans la pierre volcanique, faisant ainsi jaillir l'eau.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM).  Dans le gymnase/terrain de basket-ball aménagé en salle de conférence, les participants applaudissent le travail remarquable des organisateurs, notamment Elizabeth ANDERSON, Teya PENNIMAN, Brooke MAHNKEN , Tanya VASQUEZ, Lissa FOX du "Maui Invasive Species Comitee" ou MISC www.hawaiiinvasivespecies.org/iscs/misc/), Pat BILY de "The Nature Conservancy", Jeremy GOODING du National Park Service et Stuart  FUNKE-d'EGNUFF du "Tri-Isle Resource Conservation and Development Council".
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PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Remise de récompenses décernées aux organismes ayant oeuvré pour la lutte contre le Miconia aux îles Hawaii. Le Ka Pouhana ("Leadership Award") a été décerné à Kuela PARACUELLES, Environmental Coordinator pour la commune de Maui ("County of Maui"). La peinture réalidsée par Melissa CHIMERA (www.melissachimera.com) représente la fleur de Cyanea lobata, une Lobeliacée endémique de Lanai et de Maui.
Maui-Oahu-mai-2009-Award-Melissa-Chimera



PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Atelier de travail sous le chapiteau consacré à la lutte biologique contre le miconia, animé par les "bio-controllers" Tracy JOHNSON (USDA Forest Service, Hilo, Hawai'i), Patrick CONANT (Hawaii Department of Agriculture, Hilo), Andy SHEPPARD (CSIRO, Canberra), Paul HANSON (Costa Rica), Alec McCLAY (Ecoscience) et avec Robert BARRETO (Universidad Federal de Viçosa, Brésil), Mann KO et Moshen RAMADAN (HDOA, Honolulu).
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Les musiciens et le groupe de danse hawaienne (ou "hula") de l'île de Maui, Halau Hula Ka Malama Mahilani, animant la soirée.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). "HONESTY". Le réfectoire du YMCA Camp, servant également de lieu de rencontre et de discussion entre chercheurs et gestionnaires.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). "CARING". Les "silver-backs" Alan HOLT (The Nature Conservancy), Steve ANDERSON (Haleakala National Park, Management Division) et Pat BILY (TNC, Maui) impliqués dans la gestion du miconia dans les îles Hawaii depuis les années 1990.
Maui-Oahu-mai-2009-silverbacks.jpgPHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). "RESPECT". Lloyd LOOPE (USGS, Haleakala National Park, Research station), initiateur de cette seconde conférence.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). "Miconiator", la mascotte de la conférence, détruite lors de la "Pinata" improvisée pour la fête nationale mexicaine du 5 mai ("Cinco de Mayo" célébrant la victoire de l'armée mexicaine sur les forces expéditionnaires françaises !).
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3 et 7 mai 2009. Field trips O'ahu & Maui, Hawaiian Islands (USA)

A "florilegium" of pictures of some sites and plant & animal species taken during the field-trips on O'ahu and Maui (plants were identified with the help of Chuch CHIMERA, Hawaii Invasive Species Council).

PHOTOS HAUT (cliché : JYM). La zone humide "Kanaha Pond", classée comme "Wildlife Sanctuary", est située en bordure d'autoroute dans la zone industrielle de la ville de Kahului à Maui (Hawaii).
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). L'échassier Himantopus mexicanus knudnesi "Hawaiian stilt" appelé ae'o en hawaiien, est une sous-espèce endémique de l'archipel de Hawai'i menacée par la destruction de son habitat mais également son invasion par la mangrove introduite Rhizophora mangle.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Pluchea indica (Asteraceae), arbuste introduit envahissant aux îles Hawaii aux graines disséminées par le vent, se développant en bordure de la zone humide de Kanaha Pond, mais également sur les plages de sable de Maui.
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PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Petite liane rampante endémique Jacquemontia ovalifolia subsp. sandwicensis (Convolvulaceae), appelée Pa'uohi'iaka en hawaiien (littéralement "la jupe de Hi'iaka") est également une plante médicinale traditionnelle. La légende raconte que Hi'iaka, l'une des jeunes soeurs de la déesse du feu Pele, s'est endormie sur la plage pendant que sa soeur pratiquait le surf (sic !) et que Pele l'a recouverte de cette liane pour la protéger du soleil.
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Ravahere et le petit arbuste Myoporum sandwicense (Myoporaceae), appelé naio en hawaiien ou "bastard (ou false) sandalwood", poussant du niveau de la mer en végétation littorale jusqu'à 2380 m d'altitude en zone subalpine et présentant une grande variabilité morphologique. Cette espèce serait également trouvée aux îles Cook (Mangaia) et est très similaire à celles observée dans les îles Australes (Raivavae, Rurutu).

Maui-Oahu-mai-2009-Rava---Myoporum.jpgPHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : Ravahere TAPUTUARAI). Falaise maritime de la péninsule de Ke'anae avec quelques Pandanus tectorius, Casuarina equisetifolia, et de rares touffes de l'arbrisseau indigène littoral Lysimachia mauritiana (Primulaceae).

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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). L'arbrisseau endémique Kadua (syn. Hedyotis) littoralis (Rubiaceae), aux grandes feuilles épaisses et inflorescences dressées, accroché aux rochers des falaises maritimes.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Sortie sur le terrain dans la vallée de Ke'anae, rivière Pi'ina'au (propriété privée gérée par la "East Maui Inrrigation County") non loin de la "Ko'olau Forest Reserve", vers 400 m d'altitude, en forêt dominée par l'arbre endémique Metrosideros polymorpha (Myrtaceae) et la fougère arborescente endémique Cibotium fortement envahi par le goyavier Psidium cattleianum, le tulipier du Gabon Spathodea campanulata et la grande herbacée Hedychium flavescens (Zingiberaceae) en bordure de rivière.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Ryan SMITH et Clermontia kakeana (Campanulaceae Lobelioideae) complètement envahi par l'arbuste Clidemia hirta (Melastomataceae) avec en arrière plan un bosquet de l'arbre introduit envahissant Syzygium jambos (Myrtaceae) défolié par la rouille Puccinia psidii accidentellement et récemment introduite aux îles Hawai'i.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Fleur de Clermontia kakeana, l'une des 22 espèces endémique de ce genre endémique, l'un des six de la famille des Campanulacées, sous-famille des Lobelioidées, avec Brighamia, Cyanea, Delissea, Rollandia et Trematolobia, auxquels il faut ajouter le genre Lobelia. Ces "lobéliacées" sont pollinisées par des oiseaux endémiques nectarivores ("honey-creepers" ou "Hawaiian finches") appartenant à la sous-famille des Drepanidinae (Fringillidae), témoignage d'une co-évolution étroite entre oiseaux pollinisateurs au bec long et recourbé et plantes aux fleurs à corolle avec un tube long et recourbé.
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24-30 mai 2009. "Moorea Biocode Annual Meeting", Washington (USA)

Cette réunion annuelle du programme de recherche "Moorea Biocode" s'est tenue au National Museum of Natural History (NMNH) du Smithsonian Institution à Washington. Le Smithsonian Institution est le plus grand complexe de musées et d'instituts de recherche au monde avec 19 musées, 9 centres de recherche et un zoo (www.si.edu/).
 
PHOTOS HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Entrée de muséum d'histoire naturelle avec les trois principales expositions ouvertes au grand public : "Butterflies + Plants: Partners of evolution" sur le mutualisme insectes-plantes, "Dig It! The Secret of Soils" sur l'écologie des sols, et les coulisses du tournage du film hollywoodien "Night at the Museum: Battle at the Smithsonian" (www.mnh.si.edu/exhibits/current.html).
Washington-24-30-mai-2009-entr-e-NaturalPHOTOS HAUT MILIEU (cliché : JYM). Sylvain CHARLAT de l'Université Claude Bernard de Lyon (http://lbbe.univ-lyon1.fr/-Equipe-Ecologie-evolutive-et-.html), présentant un projet intitulé "Symbiocode" sur la dynamique évolutive des association symbiotiques (notamment la coévolution bactéries Wolbachia et insectes) aux participants de l'atelier de travail dans la "Executive Conference Room" du NMNH.
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PHOTOS HAUT DROITE (cliché : JYM). Chris MEYER du NMNH, organisateur de cette réunion annuelle et maître de cérémonie même au restaurant où un menu spécial "Biocode Dinner" a été proposé... 
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PHOTOS MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Le biogéographe Jonathan PRICE (Department of Geography, University of Hawaii, Hilo) et Warren WAGNER**, Curator & Chair of the Botany Department, dans l'herbier du NMNH couvrant deux étages du bâtiment et comportant environ 10 millions de specimens, principalement du Nouveau Monde.
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PHOTOS MILIEU DROITE (cliché : JYM). Specimen de Miconia calvescens collecté en 1897 au Costa Rica, l'une des régions d'origine de cette plante introduite dans les îles du Pacifique où elle est devenue envahissante.
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PHOTOS BAS GAUCHE (cliché : JYM). Carnets de terrain du botaniste américain Francis Raymond FOSBERG (1908-1993) ayant collecté dans les différents archipels de Polynésie française entre 1934 (lors de la "Mangarevan Expedition") et 1981. La botaniste française Marie-Hélène SACHET (1922-1986) Associate Curator au Smithsonian Institution, a également contribuée à la connaissance de la flore de Polynésie française dans les années 1970-80.
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PHOTOS BAS MILIEU (cliché : JYM). Jardin aménagé du NMNH illustrant in situ les relations entre papillons et plantes-hôte.
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PHOTOS BAS DROITE (cliché : JYM). Le monarque Danaus plexippus et l'une de ses plantes hôtes en Amérique, Asclepias syriaca (Asclepiadaceae, "common milkweed"). Les chenilles du monarque sont capables d'ingérer la plante contenant un latex toxique (riche en cardénolide) de défense chimique contre les herbivores, ilustrant le "lethal plant defence paradox". En Polynésie française, ce papillon migrateur pond ses oeufs dans Asclepias curassavica et Asclepias physocarpa (syn. Gomphocarpus physocarpus), espèce introduites considérées comme des mauvaises herbes.
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1 juin 2009
. Sortie terrain Vaipahi, Tahiti Nui (Société)

 

Sortie en famille et avec des collègues du Ministère de l'Environnement, le lundi de la Pentecôte,  aux "Jardins d'eau de Vaipahi", situés à Mataiea dans la commune de Teva i Uta, à quelques kilomètres du jardin botanique Harrison Smith. La partie basse (environ 1 ha) du domaine territorial de Vaipahi, d'une surface totale de 45 hectares, a été aménagé par le Service du Tourisme et inauguré en 2007. Elle comprend un jardin paysager et des bassins aquatiques alimentés par la cascade naturelle, et un sentier de randonnée (dont une "grande boucle" de 5 km de long) permettant d'atteindre l'altitude de 370 m. Ce site touristique gardienné est très fréquenté les week-end et jours fériés par la population locale et visité en semaine par les touristes étrangers. Il constitue également un site de choix pour y observer la naturalisation et l'invasion des plantes anciennement introduites au jardin botanique voisin !


PHOTOS HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Panneaux d'information installés à l'entrée des jardins, illustrés de cartes topographiques et de photographies des paysages Tahiti-Vaipahi-01-juin-2009-panneau-1.jpet espèces caractéristiques du site, et Emmanuel NAUTA du Service du Tourisme comme guide.













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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). L'arbre-pieuvre ("octopus-tree") Schefflera actinophylla (Araliaceae), originaire des forêts tropicales du Queensland en Australie et de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Introduit à Tahiti comme plante ornementale, il est abondamment naturalisé dans le domaine de Vaipahi et a été déclaré "espèce menaçant la biodiversité" en Polynésie française en raison de son potentiel invasif (notamment aux îles Hawaii). L'arbre-pieuvre reste toujours cultivé dans de nombreux lieux publics.

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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Fruits d'Ardisia elliptica (Myrsinaceae), un arbuste originaire du Sri Lanka et introduit dans les îles de la Société dans les années 20 (planté au jardin botanique Harrison Smith en 1936). Fortement envahissant en sous-bois humide des basses vallées de Tahiti et de Raiatea, son succès tient, comme pour le miconia, l'arbre-pieuvre et le "weeping myrtle", à la production d'un très grand nombre de petits fruits charnus consommées par des oiseaux frugivores généralistes qui disséminent les graines.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Le "weeping myrtle" Waterhousea floribunda (Myrtaceae), arbre originaire d'Australie et introduit en Polynésie française en 1939 est devenu envahissant à Tahiti et Moorea. Il est naturalisé en sous-bois de plantation de pin des Caraïbes dans le domaine de Vaipahi.
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). La liane ligneuse grimpante Anodendron paniculatum (A. manubriatum, Apocynaceae) originaire d'Asie du Sud-Est est en pleine phase d'extension à Tahiti. Introduite par Harrison W. Smith en 1934, elle s'est naturalisées dans toutes les vallées environnantes jusqu'à 600 m d'altitude, atteignant même la vallée de la Papeno'o grâce à la dispersion par le vent de ses graines munies de longues soies (d'où son nom commun à Tahiti de "liane-parachute").
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Régénération de pin des Caraïbes (Pinus caribaea) sur une crête à "puarata" Metrosideros collina (Myrtaceae), arbre indigène commun sur les crêtes mésophiles de basse et moyenne altitude (et trouvé jusqu'aux plus hauts sommets de Tahiti). Parmi les autres arbres indigènes que l'on peut rencontrer dans le domaine de Vaipahi figurent le "mara" Neonauclea forsteri et le "manono" Tarenna sambucina (Rubiaceae) ainsi que de rares "'atahe" Alstonia costata (Apocynaceae) vers 350 m d'altitude, caractéristiques des forêts hygrophiles de moyenne et haute altitude.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Odontonema strictum (Acanthaceae), un arbuste ornemental introduit à Tahiti dans les années 20, formant parfois des massifs très denses. L'espèce ne produit pas de fruits à Tahiti et sa dissémination et sa propagation se fait par multiplication végétative par fragmentation des tiges. Il est naturalisée dans les vallons en bordure de la route du mont Marau vers 900 m d'altitude, en forêt de nuages.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Petite fougère Selaginella  Willdenowii (Selaginellaceae) aux reflets métalliques bleu-vert, originaire d'Indo-Malaisie, et cultivée comme plante ornementale dans les jardins tropicaux ou en terrarium. Elle s'est naturalisée en Floride et est maintenant subspontanée dans les jardins de Vaipahi.
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4 juin 2009. Sortie terrain col Vaiare-Farataupo'o, Mo'orea (Société)

Prospections botaniques dans le cadre du programme "Moorea Biocode" avec Marie FOURDRIGNIEZ et Ravahere TAPUTUARAI de la "Plant TaxTeam" et les bryologistes Ben CARTER et Bier KRAICHAK, étudiants (Master Degree in Science) à UC Berkeley (http://ucjeps.berkeley.edu/bryolab/people.php), sur la crête entre le col Vaiare et le pic Farataupoo, un site encore inexploré par des biologistes. Comme lors des nombreuses explorations en montagne, l'absence de sentier a nécessité la recherche d'un accès sur la crête rocheuse puis l'ouverture d'une piste à travers une végétation dense.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue sur le col de Vaiare (350 m d'altitude) et des monts Mou'aputa et Tohi'ea (au second plan) depuis le pic de Fara-taupo'o (littéralement "la coiffe du Pandanus" en tahitien) situé à 470 m d'altitude.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Forêt mésophile sous-crêtale vers 350 m d'altitude à Pandanus tectorius (Pandanaceae) recouvert de la fougère épiphyte indigène Pyrrosia serpens (Polypodiaceae), et avec l'arbre indigène Grewia crenata (Malvaceae), l'arbre endémique de la Société Pittosporum taitense (Pittosporaceae) et de rares santals endémiques Santalum insulare var. raiateense (Santalaceae).
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PHOTO HAUT DROIT (cliché : JYM). Plante hémi-parasite Korthalsella platycaula (Viscaceae ou Santalaceae), espèce indigène à répartition disjointe dans le Pacifique (Fidji, Cook, Australes, Marquises, Société, Tuamotu, Hawaii et l'atoll soulevé d'Henderson), se déveloopant sur les branches de l'arbre indigène Neonauclea forsteri (Rubiaceae). Les îles Hawaii possèdent quatre autres espèces endémiques et Tahiti une autre espèce indigène K. rubescens et une espèce endémique trouvée au-dessus de 1400 m d'altitude (K. aoraiensis). Comme le gui en Europe (Viscum album), ces plantes sont disséminée par les oiseaux frugivores.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Vue du mont Tearai (772 m), l'un des sommets inaccessibles de Mo'orea avec le mont Mou'aroa (880 m), Mou'apu (762 m) et Tiura (758 m) en raison de falaises vertigineuses qui les entourent.
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PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Macaranga attenuata (Euphorbiaceae), arbre endémique de Moorea et Raiatea, espèce dioïque (arbres mâles et femelles), communément trouvé sur les crêtes mésophiles de moyenne altitude de Mo'orea entre 300 et 600 m d'altitude, avec les arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae) et Fagraea berteroana (Loganiaceae) et l'arbre endémique Meryta lanceolata (Araliaceae).
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Vue de la passe et le quai de Vaiare avec l'île de Tahiti située à environ 20 km au sud-est de Mo'orea, et au premier plan le houppier aux feuilles bronze d'un figuier hémi-épiphytique indigène Ficus prolixa var. prolixa (Moraceae) ou "ora". Selon une légende polynésienne, cet arbre aurait été transporté par le ptilope de la Société (Ptilinopus purpuratus, Columbidae) ou "'u'upa" en provenance de la lune. Ce pigeon frugivore est effectivement très friand des fruits de figuiers qu'il dissémine sur les pentes de basse et moyenne altitude.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Punaises Leptocaris cf. rufomarginatus (Rhopalidae, "scentless plant bug") observées sur feuilles de Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae), un petit arbre indigène commun en forêt mésophile. Cet insecte introduit, prédateur de fruits de Sapindaceae, est sujet à des pullulations démographiques aux effets économiques désastreux comme sur les fruits des "kava" Pometia pinnata dans les atolls soulevés de Makatea et Niau (Tuamotu)  en 1998.
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9 juin 2009. Sortie terrain Opunohu-col Atiati, Mo'orea (Société)

Prospections botaniques dans le cadre du programme "Moorea Biocode" avec Marie FOURDRIGNIEZ et Ravahere TAPUTUARAI ("Plant TaxTeam") et avec l'entomologiste Curtis EWING (PhD candidate) spécialiste des Coléoptères Nitidulidés ("sap beetles", www.hawaiiansapbeetles.net/NitWebMain/index.htm) et le bryologiste Ben CARTER (MSc) de UC Berkeley.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Curt et l'un des pièges lumineux pour les insectes installés dans une branche de la vallée d'Opunohu près du captage situé vers 130 m d'altitude,  en forêt secondaire hygrophile de basse altitude.
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PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Vue des monts Atiati (749 m) et Tiura (758 m) et du col les séparant à partir d'une croupe à fougère indigène Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae) ou "anuhe" et bosquets des arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae) ou "puarata" et Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) ou "purau" vers 250 m d'altitude.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Planchonella tahitensis (Sapotaceae), un grand arbre au statut encore problématique (endémique de la Société ? variété de l'espèce indigène Pouteria grayana), très rare en forêt de transition mésophile-hygrophile à Mo'orea et Tahiti entre 400 et 1000 m), observé ici en forêt sous-crêtale sur pente forte vers 520 m d'altitude.
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Vallon humide sous-crêtal au dessus du col vers 570 m d'altitude, complètement envahi par le miconia Miconia calvescens (Melastomataceae)
Moorea-Opunohu-Atiati-9-juin-2009-pentesPHOTO MILIEU DROITE(cliché : JYM). Rava et de rares Phaius terrestris, orchidée terrestre indigène, en sous-bois de vallon humide envahi par le miconia avec des rares stipes de la fougère arborescente Cyathea affinis (Cyatheaceae) vers 550 m d'altitude.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Balanophora cf. abbreviata (Balanophoraceae), une plante à fleurs à allure de champignon, aux feuilles non chlorophyliennes et parasitant les racines des arbres. Cette espèce connue de Tahiti est nouvellement répertoriée pour Mo'orea. Espèce monoïque, son inflorescence érigée ("spadice") est composée de milliers de très petites fleurs femelles sessiles rassemblées au sommet et de fleurs mâles à sa base.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Invasion massive d'un glissement de terrain sous falaise rocheuse par la liane grimpante Mikania micrantha (Asteraceae). Cette plante envahissante et "mauvaise herbe des cultures" avait été observée pour la première fois à Mo'orea en 1994.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Le bryologue Brent MISHLER, professeur de botanique et systématique et directeur du University et Jepson Herbarium à UC Berkeley (http://ucjeps.berkeley.edu/), et son étudiant Bier KRAICHAK, spécialisé dans les hépatiques ( "liverworts", Hepaticae) et les mousses épiphylles (se développant sur les feuilles) dans le laboratoire de la station de recherche biologique R. Gump à Mo'orea.
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17 juin 2009. Sortie terrain vallée Maharepa, Mo'ore'a (Société)

Prospections botaniques dans la vallée de Maharepa (rivière Papeahi) dans le cadre du programme "Moorea Biocode" avec Marie FOURDRIGNIEZ et Ravahere TAPUTUARAI ("Plant TaxTeam").

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue du fond de la vallée de Maharepa avec ses falaises et pitons rocheux.

Moorea-Maharepa-17-juin-2009-Serianthes.PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Le palmier Chrysalidocarpus madagascariensis var. lucubensis (syn. C. lucubensis, Dypsis madagascariensis) ou "Lucuba palm", pouvant atteindre 8-10 m de hauteur naturalisé en forêt secondaire entre 200 et 400 m dans la vallée de Maharepa. Originaire de Madagascar, très populaire en horticulture, il a été introduit au jardin botanique de Papeari à Tahiti par Harrison W. Smith en 1937 et à Mo'orea en 1971 dans la vallée d'Opunohu près de l'actuel Lycée agricole où l'on peut actuellement observer des forêts denses quasi-monospécifique. Ce palmier est également connu pour être naturalisée à l'île Maurice et dans les forêts tropicales secondaires du Panama (http://li-an.fr/jyves/Meyer_et_al._2008_Palms.pdf). Il s'est propagé dans les vallées d'Opunohu, Vaianae et Maharepa en forêts secondaires et  naturelles de moyenne altitude. Espèce sciaphile aux plantules tolérantes à l'ombre, capables de croître en sous-bois  de forêt dense à chataîgnier de Tahiti Inocarpus fagifer (Fabaceae), ses drupes charnus sont probablement consommés et ses graines disséminées par le ptilope de la Société (Ptilinopus purpuratus, Columbidés) qui dissémine également les fruits du miconia (Miconia calvescens, Mélastomatacées) à Mo'orea.
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PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Tronc de Serianthes myriadenia (Mimosaceae), un grand arbre endémique de Polynésie française (Société et Marquises) devenu rare à Tahiti et Mo'orea en forêt mésophile de basse et moyenne altitude en rasion de la déforestation, la surexploitation de son bois, les feux volontaires, les animaux herbivores et les invasions par des plantes introduites (principalement les grands arbres Spathodea campanulata, Bignoniaceae, Syzygium cumini, Myrtaceae, et en sous-bois par le caféier Coffea arabica, Rubiaceae)
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PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Fruits de Christiana vescoana (Malvaceae), arbre endémique de Tahiti et Mo'orea, extrêmement rare en forêt mésophile de basse altitude et espèce protégée.
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PHOTO MILIEU DROITE  (cliché : JYM). Plantule de Christiana vescoana (Malvaceae) attaquée par des insectes herbivores dans la zone "débrousaillée" à des fins de conservation in situ. Les trouées forestières ainsi créées sont également recolonisées par des plantes envahissantes pionnières héliophiles comme les lianes Passiflora suberosa (Passifloraceae), Momordica chariantia (Cucurbitaceae) et l'arbuste Tecoma stans (Bignoniaceae).

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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Bidens sp. (Asteraceae), différent des trois espèces de Bidens endémiques connues à Mo'orea (B. australis, B. lantanoides, B. mooreensis) et découvert sur un piton rocheux vers 360 m d'altitude.
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PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Boutons floraux, fruits verts et mûr de Nesoluma nadeaudii (Sapotaceae), arbre endémique de Tahiti et de Mo'orea, extrêmement rare en forêt mésophile, essentiellement trouvé sur des pentes et des falaises rocheuses.
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PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Graines de Nesoluma nadeaudii au sol attaquées par les rats.Comme pour les variétés endémiques de santal, la régénération naturelle de cet arbre est quasi-inexistante en Polynésie française (www.li-an.fr/jyves/Meyer_&_Butaud_2009_Biological_Invasions_rats_impacts.pdf).
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PHOTO BAS (cliché : JYM).  Découverte  en sous-bois de forêt naturelle de transition mésophile-hygrophile à Neonauclea forsteri (Rubiaceae) et Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae) vers 430 m d'altitude de Tabernaemontana pandacaqui (syn. T. orientalis, Ervatramia orientalis, Apocynaceae), espèce nouvellement répertorié pour l'île de Mo'orea. Ce petit arbre indigène dans le Pacifique (Australie, Samoa, Tonga, Fidji) a été récolté pour la première fois à Tahiti par Joseph BANKS et dessiné par Sydney PARKINSON lors du premier voyage de James COOK autour du monde entre 1768-1771 (gravure ci-dessous). En Polynésie française, l'espèce n'est actuellement connue uniquement que de quelques individus à Tahiti (1 indiv. observé), Huahine, Bora Bora (10 indiv.), Maupiti (30 indiv.) et Makatea (3 indiv.) (Jean-François BUTAUD*, comm. pers.).7954_med.jpg
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22-23 juin 2009. Stage "Kamehameha Schools, Hawai'i" à Mo'orea (Société)

Sortie au Col des 3 Cocotiers avec des collégiens ("9th grade" soit le niveau cinquième) du Kamehameha Schools de Kea'au sur  l'île de Hawai'i (http://hawaii.ksbe.edu/) encadrés par le Dr. Ronald ENGLUND**, et son épouse Leiponi, en stage à la R. Gump South Pacific Research Station de Mo'orea (http://moorea.berkeley.edu/) du 21 au 27 juin 2009, et avec Hivanui MAIARII en L3 à l'Université de Polynésie française, en stage de 2 mois pour le "Moorea Biocode Project". Montée  au col et sur les pentes sous le mont Mouaroa avec Ravahere TAPUTUARAI et Marie FOURDRIGNIEZ ("Plant Taxteam").

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue des monts Tamarutoofa (916 m) et Tohi'ea (1207 m), plus haut sommet de Mo'orea (au second plan dans les nuages). Le botaniste américain Francis Raymond FOSBERG, ayant séjourné et botanisé à Mo'orea en juillet 1981, décrivait l'île comme : "one of the most spectacularly rugged islands in the world, dominated by ridges with many bare, vertical slopes around deep valleys and high, almost spirelike peaks towering above the rest of the landscape" (in MUELLER-DOMBOIS & FOSBERG 1998).
Moorea-Col-3-Cocotiers-22-juin-2009-Tama







PHOTO HAUT MILIEU (cliché : JYM). Marie sur une crête étroite en bordure de falaise rocheuse, caractérisée par une végétation arbustive xéro- à mésophile à Pandanus tectorius et les petits arbres et arbustes indigènes Allophylus rhomboidalis (Sapindaceae), Alyxia stellata (Apocynaceae), Celtis pacifica (Ulmaceae), Maytenus vitiensis (Celastraceae), Tarenna sambucina (Rubiaceae) et Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae).
Moorea-Mouaroa-22-juin-2009-Marie---fala
PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Petite liane grimpante Stephania japonica var. timoriensis ? (Menispermaceae) une espèce indigène connue des Marquises et de certaines îles de la Société (Raiatea, Tahaa) et nouvellement répertoriée pour l'île de Mo'orea. Depuis le début de nos prospections en 2006, seules deux petites populations (stériles) sont connues à la base du mont Mou'aroa, en sous-bois de forêt de crête ou de pente forte entre 470 et 530 m d'altitude.
Moorea-Mouaroa-22-juin-2009-Stephania-ja



























PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché : JYM). Découverte d'une nouvelle population de Sclerotheca forsteri (Campanulaceae), arbuste endémique de Tahiti -où il est considéré éteint- et Mo'orea -où il est rare et menacé-, sur les flancs du Mou'aroa vers 550 m d'altitude en sous-bois de forêt de transition hygrophile à ombrophile (forêt de nuages) avec les grands arbres indigènes Neonauclea forsteri (Rubiaceae), Crossostylis biflora (Rhizophoraceae), Alstonia costata (Apocynaceae), et l'arbre endémique Weinmannia parviflora var. parviflora  (Cunoniaceae), la fougère arborescente Cyathea medullaris (Cyatheaceae), la grande fougère terrestre Angiopteris evecta (Marattiaceae), l'arbuste dressé indigène Macropiper latifolium (Piperaceae), envahie par la ronce Rubus rosifolius (Rosaceae) appelée localement "framboisier" et le petit arbre Miconia calvescens (Melastomataceae).
Moorea-Mouaroa-22-juin-2009-Sclerotheca-

PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). L'arbrisseau endémique de Polynésie française Chamaesyce fosbergii (Euphorbiaceae), espèce héliophile colonisatrice de zones ouvertes, trouvé à Mo'orea jusqu'à 820 m d'altitude au mont Mou'aputa. Ici au dessus du Col des 3 Cocotiers vers 390 m, dans une zone incendiée en 2005 puis recolonisée par la graminée introduite Rhynchelytrum repens (syn. Melinis repens, Poaceae). La succession naturelle sur les glissements de terrain ou dans les trouées forestières à Tahiti et Mo'orea est actuellement "shuntée" par un cortège de plantes introduites pionnières et envahissantes comme Melinis minutiflora (Poaceae).
Moorea-Col-3-Cocotiers-22-juin-2009-Cham











PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Hivanui, Marie et les élèves en forêt hygrophile naturelle très peu perturbée, dominée par les arbres indigènes Hibiscus tiliaceus (Malvaceae), Crossostylis biflora (Rhizophoraceae) et la liane indigène Freycinetia impavida (Pandanaceae) vers 400 m d'altitude, et avec en sous-bois de rares petits arbres endémiques Pisonia tahitensis (Nyctaginaceae), l'arbrisseau endémique Phyllanthus urceolatus (Phyllanthaceae) et la grande orchidée terrestre indigène Calanthe triplicata.
Moorea-Col-3-Cocotiers-22-juin-2009-Hiva

PHOTO BAS MILIEU (cliché : JYM). Ron ENGLUND et ses élèves Sienna WITTHANS, Gina McGUIRE, Malu YOSHIDA et Shannon KANAKAOLE comptant les fruits sur un panicule d'infrutescence d'un miconia Miconia calvescens (Melastomataceae) coupé. Un arbre de 10 cm de diamètre à hauteur de poitrine (dbh) peut ainsi produire 180 panicules, comportant jusqu'à 1000 fruits par panicule (en moyenne 300 à 500 fruits). Chaque fruit renfermant une moyenne de 190 graines (viables à plus de 90%), et sachant qu'il existe au moins trois saisons de floraison et fructification par an, la "pluie de graine" produite par un seul arbre de miconia peut dépasser les 20 millions !
Moorea-Col-3-Cocotiers-Mouaroa23-juin-20
PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Exposé oral de JYM en soirée à la station de recherche biologique R. Gump portant sur la flore primaire et secondaire de l'île de Mo'orea, les différents types de végétation et de forêts, le programme "Moorea Biocode" ainsi que sur les principales menaces et mesures de conservation.
Moorea-22-juin-2009-JYM-s-talk.jpg

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 18:19

 

23-29 novembre 2009. Atelier de travail "Espèces Exotiques Envahissantes aux Antilles françaises", Guadeloupe

 

Mission en Guadeloupe afin de participer à un atelier de travail sur "les Espèces Exotiques Envahissantes dans les Antilles françaises" organisé par le comité français de l'UICN (www.uicn.fr/Especes-envahissantes-d-outre-mer.html) avec les Directions de l'Environnement (DIREN) de Guadeloupe (www.guadeloupe.ecologie.gouv.fr/) et de Martinique (www.martinique.ecologie.gouv.fr/) et le CAR-SPAW (Centre d'Activité Régionale pour les aires et les espèces protégées de la Caraïbe www.car-spaw-rac.org/), en partenariat avec l'ONF, le CIRAD et le Parc National de la Guadeloupe (www.guadeloupe-parcnational.fr/site.html).

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Vue sur le village de Sainte-Claude où s'est déroulé l'atelier de travail, la ville de Basse-Terre située sur le littoral et capitale administrative de Guadeloupe, et les monts Caraïbes (massif volcanique le plus méridional de Guadeloupe, âgé d'environ 5 MA) depuis les pentes du volcan de la Soufrière.
















PHOTOS HAUT MILIEU (cliché : JYM). Plus de 70 participants en provenance des Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy) et des îles Caraïbes voisines (Cuba, Trinidad et Tobago, Dominique, Saint-Eustache, Sainte-Lucie), ainsi que les coordinateurs locaux des collectivités françaises d'Outre-Mer (Guyane, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre et Miquelon, TAF, Wallis et Futuna) de l'"Initiative sur les Espèces Exotiques Envahissantes dans l'Outre-Mer français" (photo du bas) et des représentants de l'ONF, CIRAD, MNHN, CNRS, INRA, et du Ministère chargé de l'écologie, étaient réunis pour contribuer à la mise en place d'un plan d'action stratégique pour lutter contre les espèces introduites envahissantes (ou "invasives") aux Antilles françaises.

Guadeloupe-23-29 nov. 2009-coordinateurs locaux

PHOTO HAUT DROITE
(cliché : JYM). Parmi les principales espèces introduites considérées comme envahissantes aux Antilles, figure la fourmi-manioc Acromyrmex octospinosus (Formicidae, Myrmicinae : Attini) signalée pour la première fois en Guadeloupe en 1954. Cette espèce champignonière ("fungus-growing ant"), défoliatrice ("leaf-cutting ant") et polyphage cause des dégats importants dans les zones cultivées mais également dans les milieux naturels en s'attaquant aux fougères arborescentes endémiques du genre Cyathea (PATIN, 2007 www.guadeloupe.ecologie.gouv.fr/Faune,%20flore%20et%20paysages/Documents/Flore%5CFourmi%20manioc_Foug%C3%A8res_2007.pdf).













PHOTO MILIEU GAUCHE
(cliché : JYM). Carte postale sur le raton-laveur commun ou "racoon" Procyon lotor (Procyonidae), espèce protégée par arrêté ministériel depuis 1989 car anciennement considérée comme endémique (sous le nom de Procyon minor) et ayant figurée comme mascotte du parc national de Guadeloupe. Une étude génétique récente a montré qu'il s'agit en fait d'une espèce d'origine américaine, qui aurait été introduite en Guadeloupe vers 1820-40 et vers 1954 en Martinique (LOREVELEC et al. 2001). L'augmentation des populations de cet animal omnivore (il se nourrit de plantes, mollusques, crustacés, reptiles, oiseaux) et ses impacts dans les zones agricoles en font une espèce actuellement "nuisible" !















PHOTO MILIEU
(cliché : JYM). Cecropia schreberiana (Cecropiaceae), une espèce indigène des Antilles et du nord de l'Amérique du Sud, pionnière et cicatrisante des trouées et des lisières de forêts naturelles. Une espèce très proche, Cecropia peltata, originaire d'Amérique centrale, est particulièrement envahissante dans les zones ouvertes et perturbées des îles de la Société (Polynésie française) où elle a été introduite en 1926 comme plante ornementale. Parmi les autres espèces autochtones des Antilles particulièrement envahissantes dans d'autres îles tropicales de l'Indo-Pacifique (Hawaii, Fidji, Wallis et Futuna, La Réunion) figure Clidemia hirta (Melastomataceae) !

PHOTO MILIEU DROITE
(cliché : JYM). Sortie-terrain sur le Col des Deux Mamelles, en bordure de la route traversière du massif montagneux de la Soufrière. Quelques Pandanus des Mascareignes ("vacoas") et tulipiers du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae) ont été plantés comme ornementales sur le parking du restaurant et le talus en bordure de route est colonisé par le pin des Caraïbes Pinus caribaea (Pinaceae), planté et naturalisé dans la zone centrale ("coeur") du parc national.

















PHOTOS BAS GAUCHE (cliché : JYM). Panneaux d'information installés par le Parc National de Guadeloupe au pied du sentier conduisant au volcan de la Soufrière (Bains Jaunes vers 950 m et Savane à Mulets vers 1142 m).




PHOTOS BAS MILIEU
(cliché : JYM). Florilège de plantes endémiques des Antilles trouvée à la Soufrière. De haut en bas : fleurs de Lobelia stricta (Campanulaceae), de Beslaria lutea (Gesneriaceae), de Psychotria aubletiana (Rubiaceae), Charianthus alpinus (Melastomataceae),  Gaultheria swartzii (Ericaceae), Miconia vulcanica (Melastomataceae), Psychotria guadalupensis (Rubiaceae), Irlbachia frigida (Gentianaceae).

Guadeloupe-23-29-nov.-2009-Fleur-Lobelia.jpg
Guadeloupe-23-29-nov.-2009-Gesneriaceae.jpg
Guadeloupe-23-29-nov.-2009-Psychotria.jpg
Guadeloupe-23-29 nov. 2009-Charianthus alpinus
Guadeloupe-23-29 nov. 2009-Gaultheria swartzii fleur
Guadeloupe-23-29 nov. 2009-Miconia cf. vulcanica
Guadeloupe-23-29 nov. 2009-Psychotria guadalupensis
Guadeloupe-23-29 nov. 2009-Irlbachia frigida fleur

PHOTO BAS DROITE
(cliché : JYM). "L'éboulement Faujas" est colonisé par les fougères arborescentes Cyathea spp. et ses pentes abruptes sont recouverte de tapis de sphaignes.























PHOTO EXTREME BAS GAUCHE
(cliché : JYM). Le piton volcanique Dolomieu colonisé par les Broméliacées Pitcairnia sp.("ananas rouge montagne"), seules espèces végétales capable de s'y développer.


PHOTO EXTREME BAS MILIEU
(cliché : JYM). L'un des cratères fumant de la Soufrière dont le sommet culmine à 1467 m.


PHOTO EXTREME BAS DROITE (cliché : JYM). Pétroglyphe améridien représentant une femme accroupie en train d'accoucher sur le sentier littoral de la Grande Pointe à Trois Rivières, au sud de Basse-Terre.



 

 

 

 

17 décembre 2009. Dernière mission de l'année : atolls de Moruroa et Hao (Tuamotu)



Mission sur les atolls de Moruroa et Hao (archipel des Tuamotu) sur l'invitation du COMSUP/CEP (Centre d'Expérimentation du Pacifique) et du Délégué à la Sûreté Nucléaire et à la Radioprospection pour les activités et installations intéressant la Défense (DSND). L'objectif de ce court passage à Moruroa, ancien site nucléaire depuis 1966, démantelé en 1996, était de vérifier l'efficacité de traitements expérimentaux (manuels et chimiques) utilisés en 2007 pour lutter contre le filao ou "'aito" (Casuarina equisetifolia, Casuarinaceae), devenu extrêmement envahissant à Moruroa et Fangataufa, et en extension sur l'atoll habité de Hao.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Le "Guardian" de la Marine nationale, un bi-réacteur ("Falcon 20H Gardian" de Dassault, http://frenchnavy.free.fr/aircraft/falcon-20/caracteristiques.htm) pouvant transporter 10 passagers en plus de ses 4 membres d'équipage (pilote, copilote, navigateur et mécanicien), sur le tarmac de l'aérodrome de Moruroa après un vol de 2h30 à partir de la Base Aérienne 190 de Tahiti-Faa'a située à environ 1250 km. Cet avion est utilisé en Polynésie française dans des missions de liaison, d'aérotransport, d'observation et de surveillance, de secours en mer et d'évacuation sanitaire ("EVASAN").
Moruroa Guardian & équipage 17 déc. 2009

PHOTO HAUT MILIEU
(cliché : JYM). Vue aérienne de l'atoll de Fangataufa, autre site d'expérimentation nucléaire entre 1966 et 1970, et de ses îlots coralliens ou "motu" dont certains sont actuellement totalement envahis par le 'aito.
Fangataufa 17 déc. 2009 motu envahi aito

PHOTO HAUT DROITE
(cliché : JYM). le 'aito ou "toa" ("bois de fer" en tahitien) a été introduit sur l'atoll de Moruroa ("le grand secret" en tahitien) comme espèce d'ombrage et pour constituer des haies dès 1966. Les plus gros individus (80 cm de diamètre à la base) sont encore visibles en bordure de route en 2009.
Mururoa-20 octobre 2005-accueil avec aito
Moruroa 17 déc. 2009 aito plantés haie

PHOTOS MILIEU GAUCHE
(cliché : JYM). Du fait de ses capacités de reproduction prolifique, de croissance rapide et de colonisation sur des sols pauvres et/ou perturbés, le 'aito a envahi entre 100 et 150 hectares sur l'atoll de Moruroa, dont l'ensemble des anciennes infrastructures militaires et civiles, bords de route et de piste d'aviation (photos prises en octobre 2005).
Mururoa-20 octobre 2005-aito invasion bunker
Mururoa-20 octobre 2005-invasion aito bunker
Mururoa-20 octobre 2005-Casuarina & route

PHOTO MILIEU DROITE (cliché : JYM). Coupe des 'aito à la tronçonneuse avec les militaires en février 2007 dans une parcelle d'étude choisie dans un peuplement "ancien" caractérisé par une faible densité d'arbres de gros diamètres.
Mururoa-30 janvier-2 février 2007-équipe tronçonnage

PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Pulvérisation avec un herbicide à base de glyphosate ("Asteroide", concentration de 20%) sur des troncs de 'aito écorcés à la machette et entaillés à la hachette en février 2007
Mururoa-30 janvier-2 février 2007-pulvérisation aito

PHOTO BAS MILIEU
(cliché : JYM). Avec entre 5 et 10% de rejets  de souches ou reprises de troncs dans les quatre parcelles permanentes d'étude de 100 m² choisies dans des peuplements "anciens" (faible densité et gros diamètres) et "jeunes" (forte densité et petits diamètres) de 'aito, les résultats des deux types de traitements manuels et chimiques utilisés sont plus qu'encourageant.
Moruroa 17 déc. 2009 parcelle tronçonnée traitée
Moruroa 17 déc. 2009 parcelle écorcée traitée

PHOTO BAS DROITE
(cliché : JYM). Recolonisation du sous-bois par l'herbacée rampante indigène Triumfetta procumbens (Nyctaginaceae). La propagation assistée ou favorisée de la trentaine de plantes indigènes ou "autochtones ("natives") encore présentes sur l'atoll dans les sites de 'aito traités permettrait de contribuer à la réhabilitation écologique de l'île.
Moruroa 17 déc. 2009 Triumfetta procumbens

PHOTO EXTREME BAS GAUCHE (cliché : JYM). Parmi les plantes introduites ou "allochtones" (sur les 110 spèces présentes sur l'île) pouvant recoloniser les zones traitées, figure l'arbuste envahissant Pluchea carolinensis (syn. Pluchea symphytifolia, Asteraceae) qui se répand actuellement aux abords de la route près de la piste d'aviation.

Moruroa 17 déc. 2009 Pluchea

PHOTO EXTREME BAS MILIEU (cliché : JYM). Amas de gravats et de béton ("merlons") sur l'un des sites de démantelement et de nettoyage des installations militaires ("chantier de réhabilitation" d'une durée de 7 ans et d'un coût de plus de 60 millions d'euros) sur l'atoll de Hao, colonisé par le ricin Ricinus communis (Euphorbiaceae) et d'autres rudérales. Le petit arbre Leucaena leucocephala (Mimosaceae), espèce pionnière des zones perturbées et ouvertes comme le 'aito, est localement très abondant dans certains sites nettoyés.
Hao 17 déc. 2009 merlons


PHOTO EXTREME BAS DROITE
(cliché : JYM). L'arbuste lianescent Cryptostegia grandiflora (Asclepiadaceae), communément planté comme ornementale dans les îles de la Société où il ne s'est pas encore naturalisé, est devenu subspontané à Hao avec la présence de nombreuses plantules au sol. Cette espèce originaire de Madagascar est particulièrement envahissante en Nouvelle-Calédonie dans les zones sèches de pâturage sous le nom de "liane de Gatope", et en Australie dans la région tropicale du Queensland sous le nom de "rubber vine" (www.weeds.gov.au/publications/guidelines/wons/pubs/c-grandiflora.pdf).
Hao 17 déc. 2009 Cryptostegia grandiflora naturalisée

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 11:59

2017

Radio Marquises / Radio Henua Enana

Interview radiophonique animée par Sophie sur le risque d'invasion du miconia à Nuku Hiva avec Ravahere TAPUTUARAI, Robin POUTEAU et Mélanie LIBEAU (21 septembre)

 

Tara Expéditions

Reportage réalisé par Sarah FRETWELL intitulé "Wallis en quête d'équilibre" (11 janvier)

http://oceans.taraexpeditions.org/jdb/wallis-en-quete-dequilibre/#

 

2015

JT de Polynésie 1ère

Reportage réalisé par Eric TANG et Hélène HARTE intitulé "Réchauffement climatique: espèces végétales en danger" (07 décembre)

http://polynesie.la1ere.fr/2015/12/07/rechauffement-climatique-especes-vegetales-en-danger-313089.html

Outre-Mer 1ère

Emission radiophonique "Planète Outre-Mer" réalisée par Caroline MARIE consacrée à la lutte biologique contre les espèces invasives (25 septembre)

http://www.la1ere.fr/emissions-radio/planete-outre-mer

 

2014

"The Violent Sex Life of Tahitian Bugs" posté par Nick TATARNIC sur "Explorers Journal" du National Geographic Society.

http://newswatch.nationalgeographic.com/2014/03/10/the-violent-sex-lives-of-tahitian-bugs/

et

http://newswatch.nationalgeographic.com/2014/03/24/how-to-find-a-bug-the-size-of-an-olive-in-tahitis-dense-tropics/

Reportage sur la petite fourmi de feu Wasmannia auropunctata aux îles Hawaii ("Little Fire Ant in Hawaii") produit par Teya PENNIMAN (Maui Invasive Species Committee)

http://www.youtube.com/watch?v=eIUre6lz2GI&list=PLEFAA582EDE11F8A0#t=81

 

2013

JT de TNTV

Reportage réalisé par Matahi TUTAVAE sur une mission scientifique de bryologues au mont Marau (13 octobre).

http://www.tntvreplay.com/Le-Journal-du-Dimanche-13-Octobre-2013_v7647.html

Tahiti-Marau-11 octobre 2013-Matahi & Terry

JT de TNTV

Reportage réalisé par Matahi TUTAVAE sur une expédition héliportée au mont Aorai (25 mai).

http://www.tntvreplay.com/Le-Journal-du-Samedi-25-Mai-2013_v6316.html

"D'outremers à Tahiti" (ARTE, diffusion en octobre 2014)

Séquence réalisée par Xavier LEFEBVRE (GEDEON Programmes) et Fitzgerald JEGO, chef-opérateur "drone" au mont Marau (2 avril).

Tahiti-Marau-2 avril 2013-drone en vol forêt de nuages

"La Polynésie au coeur" (Thalassa)

Reportage réalisé par Laïla AGORRAM et Gil KEBAILI (Grand Angle Productions) diffusé le 18 janvier sur France 3.

http://www.france3.fr/emissions/thalassa/diffusions/18-01-2013_20453

Maupiti JYM Thalassa 2013

 

2012 

Canal 13 Mata o te Rapa Nui

Reportage sur la biodiversité du cratère et lac Rano Kau à Rapa Nui (île de Pâques), "Rano Kau, Manavai de Biodiversidad", pour la chaîne de télévision locale, produit par la "Oficina Provincial CONAF Isla de Pascua" (25 octobre).

https://www.youtube.com/watch?v=tBSplAHqnTo

Radio Marquises

Interview radiophonique animée par Sophie avec Georges "Toti" TEIKIEHUUPOKO, président de l'association "Motu Haka" (à droite) et Benoît KAUTAI, maire de Nuku Hiva (à gauche), lors du séminaire "Marquises UNESCO" à Taiohae, Nuku Hiva (11 octobre).

Hiva Oa-Nuku Hiva 4-13 oct 2012-Sophie Benoît Toti Radio M 

ABC Radio Australia

Interview radiophonique "Priority setting in saving plants" lors de la conférence "Pacific Islands Species Forum" à Honiara, îles Salomon (26 avril).

http://www.radioaustralia.net.au/international/radio/program/pacific-beat/priority-setting-in-saving-plants/933612

Web-documentaire Monoï de Tahiti 

Reportage sur les "20 ans d'appellation d'origine" produit par l'Institut du Monoï (28 février).

www.searchingfornewbeauty.com

Tahiti Papara 28 février 2012 JYM tournage Route Monoi

 

 

 

 

 

Manukena Radio 88.9 FM "Te Reo o Rapa Nui"

Interview radiophonique sur les plantes envahissantes et le projet de restauration d'habitat naturel avec Hotumatua PATE, administrateur du Parc National de Rapa Nui/CONAF, et Anthony DUBOIS de l'ONF-Conosur/ONF International à Hanga Roa, Rapa Nui/île de Pâques (17 février).

Rapa Nui-Rano Raraku-17-février 2012-Anthony Hotu & Keka r  

JT de Mayotte Première
Reportage sur l'atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes organisé par le Comité français de l'UICN à Mayotte (26 janvier).

http://info.francetelevisions.fr/video-info/?id-video=rhozet_mayotte_20120202_143_02022012184939_LA1ERE

 

2011

Big Island Video News

Interview lors du "13th International Symposium on Biological Control of Weeds" à Waikoloa, Big Island, Hawaii (16 septembre).

Big Island Video News interview JY Meyer Sept 2011 (C. Mart

JT de Polynésie Première

Reportage sur le symposium "Paléo- et Néo-écologie en Polynésie française" dans la vallée d'Opunohu à Moorea réalisé par Alain MICHON et Luc TEFAATAU (30 novembre).

http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=rhozet_polynesie_20111130_145_01122011110938_LA1ERE&autresvideos=categorie&id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_OUTREMER_ET_AFRIQUE_POLYNESIE&page=1&context=video

"Moorea, Projet Biocode"

Documentaire de 52 minutes réalisé par Kevin KWANG et avec des images d'Axel LICHTLE, Tahiti Nui Television (TNTV).

http://tntv.ica.pf/2011/06/30/7549/tv_tahiti?utm_term=tv,+tahiti,polynesia,bora,television,tntv

"Tahiti : invasion sur l'île !" (ADN Accélérateur de Neurones, émission du 15 janvier)

Magazine de découverte dédié à la science sur France 2 réalisée par Eric PAGES. 

ADN 

 

2010

"Maui Invasive Species Commitee"

Reportage sur les espèces envahissantes à Tahiti, notamment la petite fourmi de feu ("Little Fire Ant") réalisé par le MISC.

"Fare Maohi"

Emission TV de RFO Polynésie, bilingue, co-animée par Lénaik BERTHO et Mario BROTHERS de 11h à midi. Intervention sur la "Biodiversité" dans le cadre de la Fête de la Science, avec Elie POROI de l'Association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati" (13 octobre).

http://www.facebook.com/faremaohi#!/faremaohi?v=wall

"1000 chercheurs parlent d'avenir"

Exposition de photographies de chercheurs issus de tous les domaines de la recherche française prises par l'artiste Pierre MARAVAL et projetées sur la façade du Panthéon à Paris pour la "Fête de la Science" du 18 au 24 octobre.

www.maraval.org/spip.php?article240 

Pantheon Meyer-Souchon

 

2009

"Les Héros de la Biodiversité"

Série d'émissions produite par Allain BOUGRAIN-DUBOURG (Nature Productions), mini-film d'une minute réalisé par Pierre-Emmanuel CHAILLON.

www.biodiversite2010.fr/Jean-Yves-Meyer-et-le-miconia.html?f=52

"A la découverte de Mehetia, l'île volcanique inhabitée des Iles du Vent"

Documentaire de 52 minutes réalisé par Dave TOUNIOU, Tahiti Nui Télévision (TNTV).

http://tntv.ica.pf/2009/03/a-la-decouverte-de-mehetia-l%E2%80%99ile-volcanique-inhabitee-des-iles-du-vent/

 

2008

"Bora Bora : Biodiversité, la fragilité des îles"

Documentaire de 26 minutes réalisé par Miguel GONANT, produit par Gaïa Network et RFO, pour la série "Eclats de Planète. Série Biodiversité" et diffusé sur "France Ô" dans l'émission "Ô ma Planète".

www.gaia-network.com/production/serie_biodiversite.pdf

"Bilan de l'expédition Sauver le Tiare Apetahi sur le mont Temehani de l'île de Raiatea"

Interview de Rony MOU-FAT, JT du 17 avril 2008, Tahiti Nui Télévision (TNTV).

http://www.ica.pf/articles.php?id=1029

JT de RFO Polynésie

Reportage sur la lutte biologique contre le miconia et les plantes endémiques menacées au mont Marau à Tahiti, réalisé par Shiquita DARROUZES (7 septembre).

 

2007

"Biotiful Planète, Polynésie. Saison 2. Episode 3"

Magazine de 52 minutes, réalisé par Philippe TOURANCHEAU avec Jéromine PASTEUR, produit par Gédéon Programme, WWF, Prodom, Planète.

http://www.franceo.fr/emission/biotiful-planete/diffusion-du-01-02-2017-18h55


"Journée Biocode 2, Fête des Plantes"

Film réalisé le 12 décembre 2008 par Jérôme PETIT, responsable de la communication du programme "Moorea Biocode" à la station de recherche biologique Richard Gump de Moorea, Polynésie française.

http://www.youtube.com/watch?v=v5g63INEvYg 

Biotiful


JT de RFO Wallis et Futuna

Reportage sur la mission d'inventaire des espèces envahissantes sur Wallis.

 

2006

"Vie et Passions"

Magazine de 15 minutes sur une mission botanique sur le plateau Tupa réalisé par Dave TOUNIOU, Tahiti Nui Télévision (TNTV).

"Top Classe. La télévision scolaire de la Polynésie française"

Documentaire sur le miconia conçu par JOHANN LACOMBE, réalisé par le Centre de Recherche et de Documentation Pédagogique et financé par l'Etablissement Public d'Aide à la Prévention.

"Le point du jour"

Emission sur la biodiversité terrestre de Polynésie française animée par Mike LEYRAL, Tahiti Nui Télévision (TNTV).

 

2005

"Edition spéciale. Tahiti et sa couronne d'épines"

Magazine de 1h30 sur les espèces envahissantes présenté par Eric MONOD, Tahiti Nui Télévision (TNTV).

"Sentinelles de la Nature, La Polynésie française"

Magazine de 52 mn produit par Ushuaia TV (TF1) réalisé par Eric PAGES (Films Concept Associés)

http://www.ushuaiatv.fr/actualit%C3%A9s/grand-angle-%C2%AB-en-polyn%C3%A9sie-fran%C3%A7aise-%C2%BB

2004

"Eléments terre"

Magazine de 40 minutes sur la biodiversité et ses menaces en Polynésie française, réalisé par Lionel PETIT (Digital Pacific Images), produit par le Ministère de l'Environnement de Polynésie française.

JT de Tahiti Nui Télévision (TNTV)

Reportage sur l'expédition scientifique pluridisciplinaire à Tubuai aux îles Australes, réalisé par Mirella HAUATA.

 

2003

"Anoa. Aspect d'un Pays. Une expédition à Viriviriterai"

Magazine de 15 minutes sur une expédition botanique héliportée sur le plateau de Viriviriterai à Tahiti, réalisé par Dave TOUNIOU, Tahiti Nui Télévision (TNTV).

 

2002

JT de RFO Polynésie

Reportage sur la restitution des résultats de l'expédition botanique sur l'île de Rapa (17 mai).

 

2001

JT de RFO Réunion

Reportage sur le programme de sauvetage du Mazambron marron, plante menacée de disparition, sur la Grande Chaloupe à l'île de La Réunion avec le Conservatoire Botanique National de Mascarin.

 

2000

JT de RFO Polynésie

Reportage sur le programme de lutte biologique contre le miconia sur le plateau de Taravao à Tahiti (10 août).

 

1999

JT de RFO Polynésie

Reportage sur une mission botanique au mont Mauru à Tahiti, réalisé par Lorenzo MARAMA (29 août).

JT de RFO Polynésie

Reportage sur la campagne de lutte contre le miconia à Raiatea (12 juin).

 

1998

JT de RFO Polynésie

Reportage sur la présentation de la publication du premier volume de la Flore de Polynésie française (27 janvier).

"Vitamine Truck", RFO Polynésie

Emissions consacrées aux oiseaux de Polynésie française avec la Société d'Ornithologie de Polynésie Manu.



1997

JT de RFO Polynésie

Reportage sur la première conférence régionale sur la lutte contre le miconia à Tahiti (16 août).



1993

JT de RFO Polynésie

Reportage sur la campagne de lutte contre le miconia à Raiatea (22 juillet).

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 10:29

Citations dans des livres "culte"

Azteca (Gary JENNINGS, 1980)

"Tout se touche ; les arbres étrangement contournés, les plantes grasses aux feuilles géantes, les gigantesques fougères soyeuses, les champignons monstrueux, tout se presse et se serre, et on se sent cerné par cette végétation étouffante. Au-dessus de nous, la voûte du feuillage ressemblait à un baldaquin de nuages verts. Même en plein midi, on se serait cru dans un crépuscule de verdure. Tout ce qui poussait, jusqu'aux pétales des fleurs, semblait exsuder une moiteur gluante et tiède. Bien que l'on fût à la saison sèche, l'air était lourd à respirer, humide et épais comme un léger brouillard. La forêt sentait les épices, le musc, le fruit mûr et pourrissant ; toutes les odeurs d'une végétation rampante qui prenait racine dans l'humus et la putréfaction"

azteca

Une fille qui en avait ("The Girl had Guts", Theodore STURGEON, 1957)

"Clement était excellent observateur. L'ennui avec lui, c'est qu'il était écologiste, c'est-à-dire en grande partie biologiste... et que les biologistes, dans leur genre, sont piqués"

morethanhuman1

Le Petit Prince (Antoine de Saint-Exupéry, 1943)
Or il y avait des graines terribles sur la planète du Petit Prince…c’étaient les graines de baobabs. Le sol de la planète en était infesté. Or un baobab, si l’on s’y prend trop tard, on ne peut jamais plus s’en débarrasser. Il encombre toute la planète. Il la perfore de ses racines. Et si la planète est trop petite, et si les baobabs sont trop nombreux, ils la font éclater

The Little Prince, translated by Katherine Woods, 1943. Harcourt, Brace & World, Inc.

"Now there were some terrible seeds on the planet that was the home of the Little Prince; and these were the seeds of the baobab.  The soil of that planet was infested with them.  A baobab is something you will never, never be able to get rid of if you attend to it too late.  It spreads over the entire planet.  It bores clear through it with its roots.  And if the planet is too small, and the baobabs are too many, they split it in pieces"

Lo Pti Prins (Kréol la Rénion, 2010, Caraïeditions)

"Konm samin, lavé bann grin térib dsi la planète lo pti prins...bann grin baobab. La tér la planète la lété ranpli. E si baobab, si ou atann tro, ou guign pi zamé rasha li. Li pran in ta la plas partou. Li pérs lo planète èk son rasine. E si la planète lé tropti, sanm tro baobab, li éklate"

petit prince

Belles Galères (Patrick CAUVIN*, 1993)

"Je suis allé dans la serre. Peu de gens y pénètrent et c'est dommage, voici encore un coin de Paris méconnu. Peut-être y a-t-il plus de monde l'hiver, ce doit être agréable, il y fait trente degrés très humides...on y subit une sorte de sauna habillé. C'est très haut, des poutrelles et un vitrage du XIXe siècle et, en dessous, la jungle. Inutile d'aller en Afrique se faire chier avec la douane, les aéroports et tout le bataclan, d'autant plus qu'il n'y a plus de jungle en Afrique, tandis qu'ici on se trimbale dans un condensé de feuillages, de lianes, de troncs épanouis, le tout pétant de sève..."

*de son vrai nom Claude KLOTZ, écrivain français récemment décédé le 16 août 2010.

Serre tropicale

The Relic (Douglas PRESTON & Lincoln CHILD, 1995)

"The tepui, you see, is a highly fragile ecosystem, a biological island of unusual species surrounded by rainforest. In such places, animals and plants can develop strange parallels, strange dependencies on each other. A shared DNA pool - think of it !"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Citations dans des films "culte"


Le Grand Bleu (Luc BESSON, 1988)

Dr. Lawrence (Raya, 4379 m, Peru) : "Ma chère, la science exige bien des sacrifices"

Alien Resurrection (Jean-Pierre JEUNET, 1997)

Annalee Call (Wynona Rider) : "He is breeding an alien species. More than dangerous. If those things get loose, it's gonna make the Lacerta Plague look like a fucking square dance"

Gorilles dans la brume. Gorillas in the Mist: the story of Dian Fossey (Michael APTED, 1998)

Dian Fossey (Sigourney Weaver) : "Il n'est pas question qu'ils fassent de cette montagne une saloperie de zoo"

The Thin Red Line (Terrence MALICK, 1998)

Lt Col. Gordon Tall (sur l'île de Guadalcanal, Solomons) : "Look at this jungle. Look at those vines, the way they twine around, swallowing everything. Nature's cruel"

Cold Mountain (Anthony MINGHELLA*, 2003)

Maddy : "See, I think there's a plan. There's a design for each and every one of us. You look at nature. Bird flies somewhere, picks up a seed, shits the seed out, plant grows. Bird's got a job, shit's got a job, seed's got a job. And you've got a job"

*réalisateur anglais décédé en 2008

Kill Bill, Vol. 1 (Quentin TARANTINO, 2003)

Hattori Hanzo : "Revenge is never a straight line. It's a forest. And like a forest, it's easy to lose your way..."

Watchmen (Zack SNYDER, 2009)

Dr. Manhattan (on planet Mars) : "The existence of life is a highly over-rated phenomenon"

Avatar (James CAMERON, 2009)

Dr. Grace Augustine (on planet Aurora) : "How much lab training have you had?"

Jake Sully (ex-Marine) : "I dissected a frog once"

World War Z (Marc FORSTER, 2013)

Dr. Andrew Fassbach (virologist) : "Mother Nature is a serial killer. No one's better. More creative. Like all serial killers, she can't help but the urge to want to get caught"

Star Wars, Episode VII: Le Réveil de la Force (Jeffrey J. ABRAMS, 2015)

Rey (pilleuse d'épaves) : "C'est la planète la plus verte de toute la galaxie"

The Martian (Ridley SCOTT, 2015)

Mark Watney, astronaute et botanniste (Matt Damon) : "Luckily I'm a botanist. Mars will come to fear my botany powers"

Citations dans des séries télévisées "culte"

THE SINNER : déséquilibre de la nature

"Pinus strobus. See these white pines over there. They got a blight. An ecosystem out of balance""

 Lieutenant Harry Ambrose (2017, Saison 1, épisode 1)

THE WALKING DEAD : réchauffement climatique (3)

"Darlin', maybe if you and every other pair of boobs on this planet just figure out that the light switch, see, goes both ways, maybe we wouldn't have so much Global Warming"

 Officer Shane Walsh (2010, Saison 1, épisode 1, "Days Gone Bye")

DROP DEAD DIVA : extinction du dodo

"Le dodo est une espèce trop paresseuse pour faire l'amour, c'est pour cela qu'il s'est éteint"

 (2012, Saison 4, épisode 3, "Le dernier des Dodos", "Freak Show")

HOMELAND : mystère de la vie

"Look at this! Isn't this amazing? Somewhere, down there, there is a sliver of green, just taking its time. This is how everything works. You wait, you lay...and then you come to life"

Carrie Mathison, CIA (2011, Saison 1, épisode 11, "The Vest")

ALCATRAZ : devenir expert

"10 000 hours, that's the time it takes for a person to become an expert on something"

Emerson Hauser, FBI (2012, Saison 1, épisode 3, "Kit Nelson")

LIFE : énergies renouvelables

 "I want to buy a solar farm [...]. Energy made out of light. [...] The profit will be in our small contribution to restoring the natural harmony of the planet"

Detective Charlie Crews (2010, Saison 1, épisode 7 "Crisis Unadverted")

"He wants you and he is asking for fluid samples: he is a scientist"

 Detective Charlie Crews (2010, Saison 2, épisode  2, "Parents Unemployed")

BREAKING BAD : médecine par les plantes

"I really enjoy the nature, you know...Cacti, vegetation, that kind of thing. It's really very...therapeutic"

Dr. Walter White, chimiste (2009, Saison 1, épisode 6 "Bluff")

Dr. HOUSE : gaz à effet de serre

Cameron: "He's got CO poisoning outdoors?"
House M.D.: "Yes, all because those bastards didn't ratify Kyoto"

 (2007, Saison 2, épisode 20 "Euphoria part 1")

WEEDS : réchauffement climatique (2)

"The Range Rover was obnoxious. There's global warming. Unless you want the planet to dissolve to one big ocean..."

Nancy Botwin (2006, Season 2, episode 10 "Mile Deep and a Fat Wide")

DEXTER : dure réalité de la science

"Science is one cold hearted bitch with a fourteen inch strap-on"

Vincent Masuka (2006, Saison 3, épisode 5 "Le Tournant de la Vie")

PRISON BREAK : réchauffement climatique (1)

Sarah: "Hottest April on record?"
Michael Scofield: "Global Warming"...

(2005, Saison 1, épisode "Riots, Drills and the Devil")

X-FILES : biosécurité et espèces exotiques

United Nations Building, New York
Fox Mulder: "One of the men was found dead last night. This seed was recovered from the victim’s body. It’s from a rare species of plant found only in West Africa [...] Is there any way you could find something out about it?"
Marita Covarrubias: "Thousands of exotic species cross into US soil every day undetected. Bilge water is emptied into harbors. Produce sent through the mail. In practical terms, borders are little more than lines on maps"

(1997, Saison 4, épisode 3 "Teliko")

 

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 18:51

Chapitre 3. Le matériel, précieux compagnon de terrain

"Je me rends à terre de très-bonne heure ; j'apporte avec moi un sac plein de provisions et deux couvertures, l'une pour moi et l'autre pour mon domestique. On attache le tout aux deux extrémités d'un long bâton que mes guides taïtiens portent à tour de rôle sur leur épaules [...] Je les préviens qu'ils ont à se pourvoir de provisions et d'habits ; ils me répondent que quant aux aliments on en trouve en abondance dans les montagnes, et que quant aux vêtements leur peau leur suffit" (Charles DARWIN, 18 novembre 1835. Voyage d'un Naturaliste Autour du Monde).

"Bought today for use in the woods the biggest pocket knife in the world. The blade measures two inches wide, and it is exactly a foot and a half long" (Martin L. GRANT, 8 May 1930. Journal in the Society Islands 1930-1931).

"Notez seulement qu'il ne faut pas oublier ni le café, ni lait, ni thé, ni sucre, choses indispensables à la montagne. Comme conserves : boeuf, pâté, sardines, saumon, confitures ; sel, poivre, huile et vinaigre sont toujours utiles, ainsi que le rhum très apprécié des porteurs, surtout après une longue étape ou par les journées pluvieuses" (Yves MALARDE, octobre 1938. Quinze jours en montagne. Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes n°64, tome VI)

PHOTO 1 (cliché : Maurice JAY). Guides et porteurs tahitiens campant en 1953 au sommet de l'Orohena (2241 m), plus haut sommet de Tahiti, de Polynésie française et des îles du Pacifique Sud. Noter qu'ils sont pieds nus alors que la température peut descendre en dessous de 5°C dans la nuit à cette altitude !


 


 

Ce chapitre est plus particulièrement destiné aux lecteurs des prochaines décennies. Ils pourront constater, avec peut-être une certaine pointe d'amusement, la rusticité de notre équipement de terrain contemporain.

Nota-Bene : Les marques citées dans le texte le sont à titre purement indicatif et ne sont en aucun cas une publicité gratuite. Il s'agit en quelque sorte du "matériel de référence" de notre époque, communément utilisé par la majorité des naturalistes et biologistes de terrain de toutes nationalités - Australie, France, Japon, Nouvelle-Zélande, UK, USA - que j'ai cotoyés dans les deux dernières décennies. Les scientifiques n'étant ni des guides professionnels de randonnée ou de montagne, ni des experts de l'escalade, des premiers secours, de la survie, ou du camping sauvage, et rarement des génies de l'informatique et du numérique, leur matériel est somme toute assez "basique" !

Entre mes premières prospections botaniques à Tahiti (en juillet-août 1990) puis ma première véritable expédition dans les îles Marquises (en 1995) et aujourd'hui (2009), le matériel de terrain a rapidement évolué, profitant des progrès technologiques de ces vingt dernières années, liés notamment à l'essor des activités dites de plein air ("outdoors"), certaines choses étant restées par ailleurs (et heureusement !) immuables.

L'appareil photographique numérique (le mien est actuellement un petit "Coolpix" de "Nikon" à "flash card" de 2 Giga, ayant remplacé le gros et antique "Epson PhotoPC" à cartes de 128 Mégabytes acquis par le bureau en l'an 2000) permet de prendre plusieurs centaines de photos par jour (et de sélectionner les meilleures) directement déchargeables sur l'ordinateur portable, avec ou sans câble. Il a mis au rencart celui à diapositives, avec son cortège de rouleaux de pellicule à transporter associé à une certaine incertitude sur la qualité des clichés pris sur le terrain, sans parler du changement de pellicule toujours délicat par temps pluvieux, ni du coût du développement. Son seul avantage était le recyclage de toutes les boîtes de pellicule en plastique comme flacons pour conserver les petits arthropodes et mollusques collectés lors des prospections !

PHOTO 2 (cliché : JYM). L'équipement-type pour la mission de 5 jours sur l'île inhabitée de Me'eti'a en 2008. Noter les trois paires de chaussures ("savates", "plastiques" et chaussures de randonnées plus classiques). Les assiettes plastiques jaunes ne font pas partie du matériel de cuisine, mais servent de pièges pour les insectes rampants !

PHOTO 3 (cliché : JYM). La tente lors de la mission de 11 jours sur l'île inhabitée de Me'eti'a en 2009. Noter la mallette "Pelican case" pour l'ordinateur portable rechargé avec un petit groupe électrogène portatif chaque nuit.


Le GPS ("Global Positioning System") a remplacé à la fois la carte topographique, la boussole et l'altimètre à aiguille. Je me rappelle de mon premier GPS (un "Magellan" pour le repérage en mer) emprunté aux océanographes du Centre ORSTOM (IRD) de Tahiti en 1993, de la taille et le poids d'un gros bouquin et consommant une dizaine de piles 1.5 V par jour ! Celui classiquement utilisé (un "Garmin"), étanche et tenant dans la poche d'une veste, permet à la fois d'enregistrer des points géographiques d'intérêt ou des localisations d'espèces ("waypoints") et de reporter son parcours sur une carte numérisée, contribuant ainsi à l'outil à la mode, le Système d'Information Géographique ("GIS"). Il est théoriquement utilisable pour retrouver son chemin en cas d'égarement.  L'étape supplémentaire dans la minutarisation a été la montre GPS ("Forerunner" de "Garmin") mise au point pour les joggers...L'inconvénient des GPS de poche mis sur le marché est qu'ils sont souvent inutilisables en sous-bois forestier dans les vallons profonds des îles volcaniques hautes du Pacifique où ils ne captent plus les satellites. La boussole et l'altimètre redeviennent alors nécessaires, la montre altimètre-baromètre-boussole ("Triple Sensor" ou "Pathfinder" de "Casio") ayant été une sorte de petite révolution technologique pour moi. Les derniers modèles donnent également la température extérieure...si on n'oublie pas de la retirer du poignet !

PHOTO 4 (cliché : Steve PERLMAN, National Tropical Botanical Garden, Kauai, HAWAII). Utilisation du GPS ("Magellan GPS Blazer12", 1998) à Ua Huka en bordure du plateau sommital de Vaikivi à Ua Huka (Marquises) en 2005. Ua Huka, JYM GPS 2005 (SP)

L'arrivée du téléphone portable ("Vini") et d'un réseau ("Mana" puis "Vodafone") couvrant la quasi-totalité des îles habitées des cinq archipels de Polynésie française, a mis au rencart nos "walkie-talkie" de poche ("Talkabout" de "Motorola") permettant d'assurer une relative sécurité de l'équipe sur le terrain (malgré une portée limité à 1 à 3 km selon les modèles, et encore une fois inopérant dans les fonds de vallons) et le contact régulier entre ses membres. Plus de "pointage" tous les 4 heures (à midi pour fixer le point de rendez-vous du casse-croûte et avant le coucher du soleil le rendez-vous du départ et s'assurer que tout le monde est bien vivant...). Plus besoin non plus de louer un téléphone-satellite, encombrant et aux communications extrêmement chères.

Que reste-t'il des "temps anciens" des explorations naturalistes ? Les sacs à dos n'ont finalement pas trop évolués depuis une vingtaine d'année, ils ont devenus plus confortables pour le dos (le mien est actuellement un "Arc'Téryx Bora" (sic !) d'une contenance de 80 litres offert par le botaniste-explorateur Ken WOOD du National Tropical Botanical Garden de Hawaii, et a remplacé le "North Face" -sans aucune poche latérale mais idéla pour transporter une grande presse pour les specimens d'herbier- et ayant rendu l'âme -malgré la publicité ventant son utilisation à vie- laissé par le botaniste Jacques FLORENCE de l'IRD lors de son départ de Tahiti en 1993), les sacs de couchage et les tentes sont plus compacts et légers (un sac de couchage "flight series" de "North Face" 100% polyester mais pesant 730 g a remplacé mon antique sac de couchage "F1" de l'armée française aux plumes d'oie, mais de plusieurs kilos ; j'ai également une tente "shelter" en forme de sarcophage, pesant moins d'1 kg, mais malheureusement non imperméable !), ces dernières étant rapidement montables et démontables quand on a compris le mécanisme d'emboîtement des tiges rigides, les lampes frontales se sont miniaturisées, les chaussures de terrain sont devenues "Gore-Tex" et imperméables (à éviter car l'eau s'y accumule lors des pluies continues et lors des traversées de rivière) et plus confortables (notamment les "Salomon" et les "Vasque") que nos anciennes "pataugas" en tissu voire les "rangers" en cuir noir de l'armée française que j'ai portées au début des années 90. Mais en Polynésie française, la "star" des chaussures de randonnées sont les célèbres "plastiques" (sortes d'espadrilles en plastique appelées également "gruyères", utilisées à l'origine pour marcher sur le récif) indispensable pour les prospections dans les vallées humides avec les nombreux guets à franchir. A porter avec des chaussettes pour éviter que le pied ne glisse sur le plastique dans les terrains boueux. Seuls inconvénients, la fragilité de la lanière en plastique et de l'attache qui ne manquent jamais de casser, et la perte totale des chaussures lorsque le pied s'enfonce dans les marécages ! Mes collègues américains de Hawai'i utilisent des "spiked tabis" japonaises en toile et semelle plastique munies de pointes en fer (comme des chaussures de sprinters) pour descendre les cascades et ne pas glisser sur les rochers humides.

Mais leur longivité est courte et elles ne sont pas adaptées pour de longues marches.

Plutôt que de transporter des tentes individuelles, nous préférons utiliser, pour des sorties en groupe de plus de trois ou quatre, la célèbre "bâche" plastique (de couleur bleue ou à bandes blanches et à oeillères qui sont les modèles les plus couramment vendus à Tahiti). Etendue sur une corde entre deux piquets en bois, elle peut s'installer sur des surfaces restreintes et des topographies improbables (comme sur le sentier de crête du mont Mauru à Tahiti, celui du mont sommital du Tohie'a à Mo'orea, du Turi à Huahine ou du To'omaru à Ra'aitea) et procure une aération optimale. Une avancée technologique remarquable a été l'utilisation des sacs étanches ("dry sacks ou bags", les plus légers sont ceux de "Sea to Summit"), originellement utilisés pour les kayakistes et autres amateurs de "rafting" et de "canyoning". De toute contenance (de 1 à 65 litres), ils permettent de garder au sec ses vêtements secs dans le sac à dos. De même les boîtes étanches et rigides "Pelican Case" pour protéger les appareils photos numériques de la pluie et des chocs, voire transporter son ordinateur portable lors d'expéditions en bateau. La version sac à dos étanche existe également, idéale pour les transports et débarquements difficiles et risqués (aux îles Marquises ou sur l'île de Me'eti'a dans la Société). Dois-je mentionner le matelas auto-gonflant ("Therm-a-Rest ultralite", glissant comme une patinoire) plus confortable pour le dos que le matelas en mousse, roulé et attaché sur le côté ou le bas du sac à dos ?

PHOTO 5 (cliché : JYM). La "salle à manger" de Me'eti'a avec la bâche en plastique et les rondins de cocotiers comme sièges montés par les membres de l'association de protection de la nature tahitienne "Te Rau Ati Ati" en février 2009.

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Bâche sur l'île de Makatea en juin 2004 sur le même principe.

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Bâche a sommet du mont Tohiea (1207 m) sur l'île de Moorea en 2006

Moorea-Tohiea-12 septembre 2006-campement

 

 

 

 

 

Les vêtements

Yves MALARDE écrivait en 1938 "pour ceux qui ne craignent pas la brousse, la tenue idéale est le pantalon court. Il vous laisse une entière liberté de mouvements, vous permet de passer l'eau "sans vous mouiller". Pour les personnes à épiderme sensible, le pantalon long s'impose, quoique bien lourd, une fois mouillé. Une chemise ou un tricot, un chapeau de paille et, comme chaussures, une bonne paire de brodequins à semelles cloutées. Pour nous, assez habitués à la vie tahitienne, sans nous en faire aucune gloriole, nous préférons aller en montagne tête et pieds nus, avec un short ou un simple pareu noué aux reins et une ceinture pour accrocher le coutelas indispensable".

PHOTO 8 (cliché : JYM). Elie POROI lors de l'ascension aux plateaux Tupa et Ma'a'iore dans la vallée de la Papenoo à Tahiti (Société) en 2005, sans chapeau, torse nu, pantalon treillis, machette accrochée à la ceinture, et fusil à lunette pour la chasse aux cochons et chèvres sauvages.Elie, Dave & Rava-Tupa-Maaiore-13 avril 2005

Un vieux T-shirt ou un débardeur en coton en "fin de vie" car ils seront malmenés, troués et tâchés ; un pantalon treillis épais (en provenance de "stocks américains", le mien est de l'armée australienne acheté à Cairns) plutôt que le pantalon en nylon vendus comme "outdoor gear", à séchage rapide mais trop fins, pour les prospections "hors-piste" (où il faut passer à travers les fourrés à ronces ou lantana) ; un short léger pour les crêtes ouvertes et comme vêtement de "soirée" ; des chaussettes en coton ou laine ; une casquette ou un bob ; prévoir un sous-vêtement et une paire de chaussette par jour pour les expéditions de plusieurs jours dans des zones arrosées, ca il n'y a rien de plus horrible que de mettre des affaires mouillées au petit matin pour repartir sur le terrain ; un sweet-shirt pour les soirées fraîches voire un pantalon de jogging et un bonnet en laine pour les campements à haute altitude (les moufles au sommet du Pito Hiti à 1800 m se sont avérées nécessaires, la température enregistrée chutant à 3°C à 3 h du matin !) ; une serviette de bain pour le "bain" dans les cascades ou trous d'eau gelée en zone subalpine; des gants en cuir (de jardins) pour ouvrir les pistes envahies de ronces, de lantana ou de touffes de melinis envahissant et irritant ; un "pancho", un compagnon agréable, lors des pluies violentes ; un imperméable coupe-vent ("GoreTex") et un pantalon imperméable, nécessaires en forêt de nuages, en préférant une couleur "flash" (rouge ou orange) pour être facilement repéré en forêt dense en cas de pépin.

Enfin la "veste de pêcheur à la mouche" ("fly fishing jacket") en tissu léger permettant de mettre tout son fourbi dans les multiples poches à l'origine prévues pour les hameçons et autres appâts. Essentielle lors de l'escalade de falaises ou d'arbre pour photographier (appareil photo dans une poche, relié à la veste par sa ficelle et un mousqueton), localiser (GPS dans une autre poche, également attaché à la veste), collecter (flacons et petits sacs plastiques dans les autres poches) et prendre des notes (carnet de terrain et crayon). Attention à ne pas perdre le carnet de terrain en bordure de falaise maritime ou intérieure (cela m'est arrivé à Futuna, heureusement le deuxième jour de l'expédition, mais toutes les notes ont été perdues). Mieux que la veste militaire en treillis trop lourde quand elle prend l'eau. A nettoyer régulièrement car elle est aussi une éponge à sueur !

 

 La bouffe et ustensiles de cuisine

"Deux ustensiles de cuisine seulement sont nécessaires : une poêle à frire et une marmite ; comme vaisselle, quelques assiettes de tôle émaillée et des quarts. Un petit primus avec quelques bouteilles d'essence complète heureusement le tout. Le meilleur récipient pour sucre, farine, et autres provisions craignant l'humidité est la boîte de biscuits sodas, fermant hermétiquement" (Yves MALARDE, 1938)...

Un "quart" en aluminium de l'armée; un bol et une assiette en plastique et des couverts ; la ration militaire française est idéale pour des sorties en solitaire de deux jours ou plus car contient le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, mais à compléter avec du pain ; des fruits secs ; une fiole de rhum (pour le "happy hour" et les rages de dents) ; un thermos de café en aluminium pour la journée ; la bouteille d'eau (1,5 litre) est plus légère que la gourde, et certaines sorties en nécessitent jusqu'à 4 dans le sac à dos ; la bouteille de "Cocacola" pour les accros, une vraie dose de sucre et de caféine pour tenir le coup dans les ascensions, et un remède pour la fièvre (?).

 

La sécurité et la santé

"Ne pas oublier quelques médicaments : aspirine pour les maux de tête, vaseline boriquée pour les égratignures, quelques bandes, du coton, un peu de teinture d'iode ou de baume du Commandeur pour les grandes coupures toujours à craindre dans les fourrés de bambous. Un de nos hommes s''ouvrit toute la paume de la main en se retenant à un bambou qui se brisa" (Yves MALARDE, 1938).

une corde (20 à 30 m) et/ou une sangle (5 m) pour les passages difficiles sur falaise. Une trousse de secours dans une boîte étanche. Ne pas oublier de renouveller les médicaments périmés (je n'ai utilisée la mienne qu'une seule fois, dix ans après son achat lors de ma chute dans le cratère de Me'eti'a) ! Un sifflet et un miroir pour se signaler au cas où, une boussole, une lampe frontale. J'ai transporté pendant des années un tube éclairant. Ne pas oublier le "produit anti-moustique" (en stick ou crème) pour les nuits à basse et moyenne altitude infestées de moustiques, et la crême solaire pour les ascencions de crêtes ouvertes. Un flacon "d'huile de tamanu" pure (Calophyllum inophyllum) est aussi efficace qu'un tube de pommade anti-bactérienne contre les infections suites aux petits bobos (écorchures des épines de Lantana camara et de la ronce Rubus rosifolius, par exemple). Pour les allergiques aux piqûres de guêpes, une seringue aspirante...Des lanières de pneus usagés sont également utiles pour un éventuel garrot (et utilisables pour la "bâche" et autre problèmes, comme les sangles de sacs à dos qui lâchent). Un briquet (plutôt que des allumettes, même "waterproof" qui ne supportent pas l'humidité ambiante des forêts de nuages, et éventuellement une bougie. La "machette" (le mien est un sabre à canne réunionnais avec son étui en cuir gravé) est indispensable, mais le traditionnel couteau "opinel" a été remplacé par le couteau-suisse (aux multiples lames, ciseau, etc.) puis par le "Leatherman" (avec sa pince coupante, mais très sensible à la rouille).

 

Le boulot

La presse pour les spécimens d'herbier : celle en bois des années 90 a été remplacée par des cartons. Les sangles. Les classiques feuilles de journal (recyclé) pour presser les plantes...et lire les "news" des 20 dernières années (lors de l'expédition à Rapa en 2002, je suis tombé en pressant mes échantillons sur un article décrivant l'expédition précédente de 1984 dans la même île).

Une paire de jumelles pour repérer des arbres remarquables au loin (endémiques ou plantations de "fe'i" Musa troglodytarum perchées sur les flancs des montagnes).

"Le petit matériel de terrain" : petits flacons en verre ou en plastique avec ou sans alcool (éthanol à 70° ou 90°), gel de silicate en sachet, petits et grands sachets plastiques "Ziplog", ruban plastique de couleur (pour repérer et marquer le sentier, rouge, orange, rose, voire bleu de préférence, à enlever lors de la descente !), feutres noirs indélébiles "Sharpie" (pour écrire des mots aux collègues sur les rubans en question), ficelle, plusieurs crayons à papier (avec gomme) qui semblent se perdent volontairement sur le terrain (les acheter de couleur "flash" rouge ou orange)...

Les tubes en aluminium, décamètres, pied-à-coulisse, mètre à ruban, étiquettes aluminium pour les études phyto-écologiques...

Le carnet de terrain "Rite-in-the-Rain, All-Weather" de couleur jaune-vif (reliés plutôt qu'avec une spirale qui a tendance à se désolidariser) permettant d'écrire avec un crayon de papier sous la pluie (quand elle n'est pas trop violente !) est également une révolution, en attendant des petits ordinateurs de poche "notepad" où l'on pourra noter et enregistrer toutes les observations de terrain sans avoir peur de casser ou noyer ces outils après trois jours ou trois semaines d'expédition...

Le naturaliste-explorateur des prochaines années disposera, je l'espère, de panneaux solaires légers, pliables et transportables, permettant de recharger les piles de la multitude d'appareils électriques (appareil photo, ordinateurs de poche, lampes, voire réchaud électrique) qui font aujourd'hui partie de notre quotidien.

JYM

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 15:15
07-11 janvier 2008. Mission Me'eti'a (Société)

Cette mission a été co-organisée avec l'association de protection de la nature "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu". Les participants étaient Henri JAY, Elie et "Zaza" POROI, Paul NIVA (archéologue, Musée de Tahiti et des Iles), Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie et botanique), Walter TEAMOTUAITAU (botaniste amateur et naturaliste), David HEMBRY (entomologiste, PhD candidate, UC Berkeley), Anapa ALLAIN (policier à  la retraite), Théo GUILLOUX (stewart à la retraite) et Yvan (pilote d'avion à la retraite).
 
PHOTO (cliché : JYM). Localisée à 110 km au  sud-est de Tahiti, d'une superficie de 230 ha et âgée d'environ 25 à 70 000 ans, Me'eti'a (ou Mehetia) est l'île volcanique la plus petite de l'archipel de la Société et la plus jeune de Polynésie française. Les coulées de laves datant de la dernière éruption, il y a 2000 à 3000 ans, sont encore visibles aujourd'hui. 
Mehetia-7-8-janvier-2008--vue--le.jpg
 
 
 
 
 
 
 

PHOTO (cliché : JYM). Henri JAY, grand connaisseur des montagnes tahitiennes, en bordure du cratère situé au sommet de l'île vers 450 m d'altitude, et d'une profondeur d'environ 125 m. Le fond du cratère, plus humide, est un refuge pour des fougères indigènes et a été planté avec des "'ape" Alocasia macrorrhiza (Aracées) dont la racine est comestible.
Mehetia-7-8-janvier-2008-Teruato-Henri--
 

PHOTO (cliché : JYM). Elie POROI, naturaliste, guide de terrain et chasseur de chèvres sauvages.
Mehetia-8-janvier-2008-Elie---puaa-niho.
 

 

 

L'objectif de cette mission était d'effectuer un inventaire de la biodiversité terrestre (flore vasculaire et non-vasculaire, faune des vertébrés et invertébrés) afin de proposer des mesures de restauration écologique de l'île, actuellement envahie par plusieurs centaines de chèvres sauvages broutant le sous-bois forestier et par une vingtaine de cochons disséminant le corossolier Annona muricata (Annonaceae) introduit, de conservation des habitats naturels, notamment le vestige de forêt naturelle à Hernandia moerenhoutiana (Hernandiaceae), avec plus de 120 arbres reproducteurs et juvéniles recensés, ainsi que de l'avifaune marine avec la présence de colonies importantes de pailles-en-queue à brin blanc Phateon lepturus et à brin rouge Phaeton rubricauda et de fous bruns Sula leucogaster nichant au sol.

PHOTO (cliché : JYM). La présence du rat noir Rattus rattus a été confirmée lors de captures autour du site de campement sur le littoral.
Mehetia-7-8-janvier-2008-Rattus-rattus-d

PHOTO (cliché : JYM). Petite fougère Trichomanes humile (Hymenophyllaceae), espèce nouvellement répertoriée pour l'île, découverte au fond du cratère où elle pousse en épiphyte sur les branches de "purau" Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) et en saxicole sur les rochers humides.
Mehetia-8-janvier-2008-Teruato-Trichoman

 

 

 

 


 


 

24 janvier 2008. Sortie terrain vallée Vavi, Tahiti Iti (Société)

Cette sortie, guidée par Walter TEAMOTUAITAU (botaniste et naturaliste amateur), avait pour objectif d'effectuer une évaluation écologique rapide de la biodiversité du site (flore vasculaire et faune terrestre) dans le cadre d'une étude d'impact sur l'environnement pour un projet de captage hydro-électrique.  La présence d'espèces végétales et animales protégées par la règlementation en vigueur en Polynésie française comme le petit escargot arboricole Partula hyalina (Partulidés) a été notée.


PHOTO (cliché : JYM). Prise de notes de Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie), Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Matai DEPIERRE (Direction de l'Environnement) dans le lit de la rivière Vavi, située sur la presqu'île de Tahiti Iti.
Tahiti-Iti-Vavii-24-janvier-2008-team-no
PHOTO (cliché JYM). Présence dans la basse-vallée de l'escargot carnivore Euglandina rosea. Introduit à Tahiti comme agent de lutte biologique dans les années 1970 pour contrôler l'explosion démographique de l'escargot géant d'Afrique Achatina fulica introduit en 1967, l'euglandine est l'une des principales causes de disparition des escargots endémiques arboricoles de la famille des Partulidés (Partula spp. et Samoana spp.) dans les îles de la Société.
Tahiti-Iti-Vavii-24-janvier-2008-Eugland

 
 
 
PHOTO (cliché JYM). Ophiorrhiza platycarpa (Rubiacées) en fleur, une espèce endémique de Tahiti, rare dans la vallée Vavi et ne poussant que sur les falaises humides en bordure de rivière. 
Tahiti-Iti-Vavii-24-janvier-2008-Ophiorr 


 
 
 
 
 
 
 
 



 
 
11-14 février 2008. Mission University of California at Berkeley (USA)
 

Mission à l'University of California at Berkeley dans le cadre du "Moorea Biocode Project", programme de recherche mené en collaboration avec UC Berkeley et sa station de recherche R. Gump basée à Moorea, l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) et sa station de recherche du CRIOBE de Moorea, et la Polynésie française. L'objectif principal de ce programme est le codage génétique ("barcodage") de tous les organismes vivants, terrestres et marins, sur l'île (http://www.mooreabiocode.org/).

PHOTO (cliché : Georges RODERICK, professeur à UC Berkeley). Réunion de travail et "brainstorming" avec Neil DAVIES (directeur de la station Gump, Moorea), Chris MEYER (biologiste marin, Smithsonian Institution, Washington), Gustav PAULAY (biologiste marin, University of Miami, Florida), Craig MORITZ (zoologue, UC Berkeley), Richard PYLE (biologiste marin, Bishop Museum, Honolulu), Leonard HIRSCH (juriste, Smithsonian Institution, Washington)...
Workshop-Moorea-Biocode-UCB-2007.jpg
PHOTOS (cliché : JYM). Le jardin botanique de l'UC Berkeley où l'on peut découvrir des éléments caractéristiques de la flore endémique de Californie au climat méditerranéen. Il comporte également une section sur les plantes d'Afrique du Sud et d'Australasie (Australie, Nouvelle-Zélande).
UC-Berkeley-Botanical-Garden-f-vrier-200
Les jardins botaniques, privés ou publics, sont l'une des principales voies d'entrée d'espèces envahissantes, introduites comme ornementales. Les espèces du genre Cecropia (comme ce Cecropia palmata cultivé sous serre au jardin botanique de UC Berkeley) sont connus pour être des pionniers héliophiles colonisateurs efficaces de de chablis, trouées et lisières forestières, ainsi que des bords de pistes et de routes dans leur aire d'origine en Amérique tropicale.  C. obtusifolia est devenue envahissante aux îles Cook et C. peltata dans les îles de la Société en Polynésie française et est en voie de naturalisation au Conservatoire Botanique National de Mascarin à La Réunion...


27 février-10 mars 2008. Mission Rurutu, Raivavae, Tubuai (Australes)

Tubuai-10-mars-2008-Mihiura-Matiu---NickPHOTO HAUT (cliché : JYM). Le néo-zélandais Matthew PREBBLE et l'australien Nicholas PORCH (Post-doctoral students, Australian National University, Canberra) effectuant un carottage dans le marécage de Mihiura (dominé par la fougère indigène Cyclosorus interruptus et les herbacées introduites Ludwigia octovalvis et Cyperus polystachyos), situé sous le mont Hanareho dans l'île de Tubuai.

L'objectif de cette mission était de mener une étude paléo-écologique dans les îles habitées de Raivavae, Rurutu et Tubuai dans l'archipel des Australes ou "Tuha'a Pae"  à partir des pollens, graines et arthropodes fossiles préservés depuis plusieurs millénaires dans des sédiments prélevés dans les zones marécageuses naturelles et dans les tarodières. Cette étude était associée à un échantillonnage de fleurs et de fruits des plantes indigènes et endémiques actuellement trouvées sur ces îles et servant de collections de référence. Elle permettra d'évaluer l'impact de l'homme (les Polynésiens arrivés depuis environ 1000 ans, puis les Européens depuis deux siècles) sur la biodiversité des Australes, plus particulièrement les modifications de la végétation et les introductions d'arthropodes (principalement les insectes). Les paléo-écologues ont ainsi découvert des fragments subfossiles de charançons et de palmiers actuellement éteints aux Australes. Cette mission a également permis d'initier un inventaire et une caractérisation des zones humides de Polynésie française, les marécages naturels et les tarodières étant particulièrement bien représentés aux Australes.

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Matiu PREBBLE et David HEMBRY (entomologiste, UC Berkeley) carottant dans une zone humide naturelle dominée par Cladium mariscus (Cypéracées) située sous le mont Hiro, sommet de l'île de Raivavae, vers 400 m d'altitude.
Raivavae-06-mars-2008-Hiro-Matiu---David
PHOTO BAS (cliché : JYM). Le charançon endémique Rhyncogonus englundii (Coleptera: Curculionidae), espèce découverte à Raivavae lors de l'expédition scientifique pluridisciplinaire de 2002, et plus grand Rhyncogonus de Polynésie française (entre 1,5 et 2 cm de long). Raivavae-07-mars-2008-Rhyncogonus-englun





















 

2-3 avril 2008. Mission Col des 3 Cocotier, Mo'orea (Société)

 

Moorea-Opunohu-3-avril-2008-Erica-with-cPHOTO HAUT (cliché : JYM). Capture au filet, à l'aube (vers 6h du matin), d'oiseaux frugivores par Erica SPOTSWOOD (PhD candidate, UC Berkeley et station de Recherche Biologique R. Gump à Moorea) avec en fond le mont Rotui et la baie d'Opunohu sur l'île de Moorea.

Sa thèse de doctorat porte sur la dissémination des plantes envahissantes à fruits charnus par les oiseaux introduits, indigènes ou endémiques. Le mutualisme (ou "facilitation") entre espèces introduites dans le processus d'invasion biologique est connu mais encore peu documenté par des expériences scientifiques et peut se réveler plus complexe que supposé.

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Zosterops lateralis (Silvereye, "vini à lunette") capturés au filet. Ce petit passereau introduit à Tahiti en 1937 est le principal consommateur de fruits de miconia Miconia calvescens (des baies de diamètre moyen d'un demi centimètre, de couleur noire à maturité) et disséminateurMoorea-Opunohu-3-avril-2008-Zosterops-la des graines sur de longues distances. Les autres oiseaux frugivores dont les fecés contiennent des graines de miconia sont principalement le bulbul à ventre rouge Pycnonotus cafer, introduit au début des années 1970 à Tahiti...et le pigeon endémique Ptilinopus purpuratus appelé localement "u'upa".
 

 

 





 

 

 

 

16-18 avril 2008. Mission Temehani Rahi, Raiatea (Société)


PHOTO HAUT (cliché : Romy TAVAEARII). JYM & Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie) montant sur le plateau du Temehani Rahi (avec en arrière-plan l'île de Bora Bora), pour assurer une assistance technique et scientifique au projet de lutte contre deux arbustes envahissants, Chrysobalanus icaco (Chrysobalanacées) et Rhodomyrtus tomentosa (Myrtacées), mené par l'association "Tuihana" de sauvegarde du patrimoine naturel et culturel de l'île de Rai'atea.
Raiatea-Temehani-Rahi-avril-2008-Rava-et

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Installation du campement avec Ravahere, Romy TAVAEARII (président de l'association Tuihana) et Erica SPOTSWOOD (ornithologue, PhD candidate, UC Berkeley).Raiatea-Temehani-Rahi-15-17-avril-2008-t



 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO BAS (cliché : JYM). Romy au milieu de fourrés denses de myrte-groseille appelé localement "féjoi" Rhodomyrtus tomentosa (fleurs roses) et de l'icaquier ou "cocoplum" Chrysobalanus icaco, arrachant une plantule de pin des Caraïbes, une espèce massivement plantée comme essence forestière en Polynésie française, également naturalisée sur le Temehani. Ce site présente à la fois un fort intérêt géologique (coulée trachytique), paysager (plateau d'altitude s'élevant entre 550 et 750 m), écologique (richesse floristique élevée et fort endémisme) et culturel (sites archéologique ou "marae" et légendaire).
Raiatea-Temehani-Rahi-15-17-avril-2008-R 















 

30 avril 2008. Sortie terrain mont Atara, Tahiti Iti (Société)

 

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Installation de parcelles d'étude par Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Sylvain MARTINEZ, stagiaire en Master "International Nature Conservation" (Lincoln University, Canterbury, New Zealand) et mesure des diamètres de l'arbre introduit Miconia calvescens (Mélastomatacées) formant des forêts denses quasi-monospécifiques.

Tahiti-Taravao-Atara-avril-2008-Sylvain-PHOTO MILIEU (cliché : JYM).  Le mont Atara (1200 m) et ses crêtes et vallons en contrebas est le seul site de l'île de Tahiti où l'on peut trouver quatre espèces différentes de Psychotria (Rubiacées) cohabitant ensemble ("espèces sympatriques") : P. tahitensis, P. speciosa (forme à fleurs sessiles), P. trichocalyx et P. franchetiana (en photo).
Tahiti-Taravao-Atara-30-avril-2008-Psych
PHOTO BAS (cliché : JYM). Parmi les autres espèces endémiques, protégées par la règlementation en vigueur en Polynésie française car menacées de disparition à cause de l'invasion massive du miconia, on trouve également des populations des herbacées Ophiorrhiza spp. (Rubiacées), de la petite orchidée épiphyte Corybas minutus, les petits arbres Fitchia tahitensis (Astéracées) et Sclerotheca oreades (Campanulacées, en photo) ou le très rare Scaevola tahitensis (Goodéniacées). 
Tahiti-Taravao-26-juillet-2007-Sclerothe























mai 2008. Sorties terrain Pic Vert et Lavatubes, Tahiti Nui (Société)
 

Tahiti-Pic-Vert-7-mai-2008-Marie-comptanPHOTO HAUT (cliché : JYM). Marie FOURDRIGNIEZ (Corps des Volontaires au Développement 2007-2008 à la Délégation à la Recherche) comptant les fleurs de Ophiorrhiza subumbellata (Rubiacées), espèce endémique de Tahiti, dans une des stations d'étude installées au Pic Vert (côte nord-ouest de Tahiti, "sous le vent") entre 950 et 1000 m d'altitude, en forêt ombrophile ("forêt de nuages") fortement  envahie par miconia.

Cette étude sur la biologie des populations des espèces du genre Ophiorrhiza (famille des Rubiacées) a pour but de montrer l'impact de l'invasion du miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae), arbre originaire d'Amérique tropicale introduit comme plante ornementale à Tahiti en 1937, sur l'abondance, la croissance et la fertilité de ces plantes endémiques menacées de disparition. L'effet positif du champignon pathogène Colletotrichum gloeosporioides forma specialis miconiae (agent de lutte biologique hautement spécifique du miconia introduit à Tahiti en 2000, ayant provoqué une défoliation partielle des arbres de miconia) sur la régénération de ces espèces endémiques est en cours d'étude.

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Petite population de l'orchidée endémique terrestre Calanthe tahitensis, menacée de disparition et protégée par la règlementation sur la protection de la nature en vigueur en Polynésie française, en sous-bois de forêt humide d'altitude partiellement envahie par le miconia.
Tahiti-Pic-Vert-7-mai-2008-Calanthe-tahi
PHOTO BAS (cliché : JYM). Marie FOURDRIGNIEZ et Sylvain MARTINEZ (stagiaire, Master in International Nature Conservation, Lincoln University, Canterbury, New Zealand) à l'entrée du premier lavatube dans la haute vallée de la Faatautia (côte sud-est de Tahiti, "au vent"), vers 750 m d'altitude, et où été découverte une petite population de Ophiorrhiza solandri, espèce endémique de Tahiti, sur falaise humide.
Tahiti-Faatautia-22-avril-2008--055.jpg 





















18-22 mai 2008. "16th Australian Weeds Conference", Cairns, AUSTRALIA

Cette conférence sur les adventices (« mauvaises herbes des cultures ») et les plantes envahissantes d'Australie réunit chaque année les chercheurs, gestionnaires (« managers »), législateurs (« policy makers ») et professionnels de la communication impliqués dans l’étude et la lutte contre les espèces végétales considérées nuisibles (http://www.16awc.com.au). Plus de 330 participants étaient inscrits à la conférence qui s'est tenue à Cairns (région du Queensland), qui, pour la première fois depuis son existence, a abordé le cas du miconia (Miconia calvescens). Avec sept interventions (orales et poster), le miconia a été ainsi l’une des trois plantes envahissantes en Australie les plus citées lors du colloque. Depuis 2001, le Department of Agriculture, Fisheries and Forestries (DPI&F) du gouvernement australien a lancé un programme national d’éradication de plantes envahissantes  intitulé « National Four Tropical Weeds Eradication Program » (http://www.daff.gov.au/animal-plant-health/pests-diseases-weeds/weeds/eradication). Parmi les six espèces concernées par ce programme figure le miconia et Mikania micrantha, une liane également envahissante en Polynésie française. Des botanistes du AQIS (« Australian Quarantine Inspection Service ») et les « Land Protection Officers » du DPI&F participent à cet effort de détection, d’éradication précoce et d’information du public.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Entrée du Flecker Botanic Gardens de la ville de Cairns, où le miconia a été introduit comme plante ornementale dans les années 1960, comme à Tahiti (en 1937), aux îles Hawai'i (années 60) et en Nouvelle-Calédonie (années 70).
Cairns-Flecker-Botanic-Garden-19-mai-200PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Plantule de miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae), en démonstration lors de la sortie sur le terrain au Daintree National Park organisée durant la conférence.
Cairns-Mossman-21-mai-2008-Miconia-in-po

















PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Travis SYDES (Biosecurity Queensland, DPI&F), Simon BROOKS (DPI&F) & Helen MURPHY (CSIRO, Atherton), dans l'une des quinze populations de miconia naturalisées dans les forêts tropicales humides du Queensland où ils mènent des études sur la dynamique de dispersion du miconia en parallèle à un programme d'éradication.
Cairns-El-Arish-Innisfail-23-mai-2008-Tr
PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Démonstration du nettoyage au jet d'eau sous pression de véhicules potentiellement "contaminés" par des graines de plantes envahissantes dans des sites de lutte active afin d'éviter l'extension de l'invasion dans des zones encore indemnes.
Cairns-Mossman-21-mai-2008-nettoyage.jpg








 

 

 

 

 

 

 

 

2-11 juin 2008. Mission Rapa Nui (Ile de Pâques)

L'objectif de cette mission d'expertise à Rapa Nui ou "Ile de Pâques" (localisée à plus de 4000 km au sud-est de Tahiti et 3700 km du Chili à l'ouest) était d'inventorier les plantes envahissantes et les mauvaises herbes ("weeds") et de proposer un plan d'action stratégique pour lutter contre ces "pestes végétales" dans le cadre d'une collaboration entre l'ONF-International, la CONAF (office forestier chilien gérant le Parc National de Rapa Nui d'une surface d'environ 7000 ha) et les autorités pascuannes.

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Enrique TUCKI, administrateur du Parc National de Rapa Nui, et Adrien BERNACCHI, Volontaire International à l'ONF, devant le site archéologique de Vinapu où les bovins pâturent en toute liberté. L'introduction des moutons, chevaux, chèvres, bovins et lapins au XIXème siècle a été le "coup de grâce" de la destruction du couvert végétal de l'île commencée avec les premiers habitants Polynésiens. Rapa Nui est devenue le symbôle de catastrophe écologique (un "écocide" selon le terme de Jared DIAMOND dans son ouvrage "Collapse") et d'effondrement culturel dans un écosystème insulaire.

Rapa-Nui-3-juin-2008-Vinapu-Enrique---vaPHOTO DROITE  (cliché : Adrien BERNACCHI). JYM, Susanna NAHOE, archéologue du Parc, et Ignacio ESPINA de la CONAF, technicien forestier, à côté des célèbres statues en pierre dressées ("moai") dans le cratère de Rano Raraku, envahies par le "chocho" Crotalaria grahamiana, fabacée à fleurs jaune, et le "mauku  piro" Melinis minutiflora, graminée en touffes à inflorescences rougeâtres. Ces deux espèces, introduites comme plantes fourragères et pour lutter contre l'érosion des sols dans les 30 dernières années, sont devenues deux des trois principales plantes envahissantes de l'île, avec le chardon épineux Cirsium vulgare, arrivé accidentellement. Rapa-Nui-5-juin-2008-Rano-Raraku-Moai-JY
 

 

 

 

 

 

PHOTO BAS (cliché : JYM). Cratère de Rano Kau où subsistent les dernières populations d'arbustes et arbres indigènes (Caesalpinia major, Sapindus saponaria, Thespesia populnea) et endémique (Triumfetta semitriloba, Malvacées, appelé "hau hau") et où avait été collectées dans les années 1950 les graines du célèbre Sophora toromiro (Fabacées, "toromiro") actuellement éteint à l'état sauvage mais réintroduit sur l'île en 1995 où il ne subsiste que dans des jardins.
Rapa-Nui-6-juin-2008-Rano-Kau-crater.jpg

 













 

 

7-12 juillet 2008. Conférence "Changement climatique et Biodiversité", Saint-Denis, La Réunion

 

PHOTO HAUT. Conférence sur les Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité dans les collectivités européennes d'outre-mer qui s'est tenue à Saint-Denis, île de La Réunion (Océan Indien). Organisée par l'UICN (Union Mondiale pour la Nature), l'ONERC (Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique) et la Région Réunion, cette conférence est la première réunissant chercheurs, gestonnaires et décideurs de l'Outre-Mer français et européens (20 PTOM et 7 RUP) pour essayer de trouver des stratégies et des solutions adaptées dans ces territoires particulièrement touchés par l'érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique (www.reunion2008.eu/index.html).
JYM---panel-expert-La-R-union-juillet-20


PHOTO MILIEU (Cliché : Isabelle BRACCO, Parc National de La Réunion). Sortie sur le terrain à Ilet Alcide (Bois des Nèfles), guidé par Jean-Marie PAUSEE (à gauche sur la photo) du Parc National de La Réunion (récemment créé en 2007), avec quelques membres (des Canaries, Guadeloupe, Martinique, Polynésie française, Territoires anglais) du Réseau de recherche sur la biodiversité tropicale et subtropicale de l'outre-mer européen "Net-BIOME" financé par l'Europe (ERA-NET) et avec le professeur d'écologie végétale Serge MULLER de l'Université de Metz (membre du Conseil Scientifique pour la Protection de la Nature à la Réunion, président du conseil scientifique du Conservatoire Botanique National de Mascarin).


 

Ilet-Alcide-12-juillet-2008-team-2.jpg 

PHOTO BAS (Cliché : JYM). Le Dr. Christophe LAVERGNE, responsable de la conservation au pôle scientifique du Conservatoire Botanique National de Mascarin, dans une population relictuelle du palmier endémique menacé Latania lontaroides ou "latanier de Bourbon", située en bordure de falaise littorale à Grande Anse (Petite Île). Si la "naturalité" de cette population fait débat (forêt naturelle ancienne ou peuplement relativement récent), sa protection semble néanmoins indispensable.
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21-29 juillet 2008. Mission "Firmenich", Tahiti & Mo'orea (Société)

Tahiti-Mont-Marau-22-juillet-2008-team-FPHOTO HAUT (cliché : JYM). Franck VOELKL (New-York), Florence FOUILLET et Joseph LIMACHER (Genève) sur la crête sommitale du mont Marau.

Mission de deux  semaines de trois chimistes et parfumeurs de FIRMENICH, société privée suisse "familiale" (environ 5000 employés à travers le monde, www.firmenich.com) à la recherche d'odeurs et d'arômes de fleurs de plantes introduites, indigènes ou endémiques sur les îles de Tahiti et Moorea pour l'élaboration de nouveaux parfums. Cette collaboration permettra de renforcer les efforts de valorisation de la biodiversité terrestre en Polynésie française et de contribuer à la prise de conscience de l'importance de la conservation de ce patrimoine naturel d'intérêt économique potentiel.

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Joseph humant les fleurs de la myrtille indigène Vaccinium cereum (Ericaceae)
Tahiti-Mont-Marau-22-juillet-2008-Joseph

PHOTO MILIEU (cliché : JYM).  Découverte, lors de cette mission à Mo'ore'a, d'une nouvelle population de santal endémique Santalum insulare var. raiateense (Santalaceae) lors de la prospection d'un pic rocheux sous le mont Mou'aroa (vue sur le mont Rotui). Il s'agit de la population la plus au sud connue sur l'île.
Moorea-Mouaroa-29-juillet-2008-santal-ha










PHOTO BAS (cliché : JYM). Florence, Franck & Joseph analysant l'arôme des fleurs de quelques espèces endémiques (Cyrtandra spp., Gesnériacées), indigènes (Pandanus tectorius, Pandanacées) et introduites (Gardenia taitensis, Rubiacées) dans leur laboratoire improvisé dans un hôtel de Mo'ore'a.
Moorea-2008-JYM-team-Firmenich-sentant.j
 















2-9 août 2008. Mission "University of Hawaii", Tahiti Nui & Tahiti Iti (Société)

 

PHOTO HAUT (cliché : Lara Dupuy, La Dépêche de Tahiti) : mission des professeurs Thomas GIAMBELLUCA (www.geography.hawaii.edu/faculty/thomas.html#current_projects) et Ross SUTHERLAND, hydrologues du département de Géographie de l'University of Hawai'i' at Manoa (UH) à Honolulu, des économistes Donna LEE (consultante pour la société privée "Entrix", Environmental and Natural Resource Management Consultants") et Kim BURNETT (UH, Department of Economics), pilotée par Ryan SMITH (anciennement membre du "Oahu Invasive Species Comitee") et avec Erica SPOTSWOOD (ornithologue, PhD candidate, UC Berkeley). L'objectif de cette mission préparatoire était d'évaluer les possibilités d'estimer les impacts économiques et écologiques (notamment hydrologique) du miconia à Tahiti

Botanistes-hawa-ens-1-LD.jpgPHOTO MILIEU (cliché : JYM). Prospection dans la vallée de Aivaro, située à Teahupo'o (Tahiti Iti), avec Célia TETAVAHI, responsable de la Cellule Hydrologique du GEGDP (Groupement Etude et Gestion du Domaine Public) de la Direction de l'Equipement où un pluviomètre et un limnigraphe pour mesurer le débit de l'eau en aval de la rivière ont été installés dans le cadre d'un réseau d'observation et de suivi hydrologique des cours d'eau de Tahiti.
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14 août 2008. Sortie terrain mont Mou'aputa, Mo'orea (Société)

 

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Montée au sommet du mont Mou'aputa (830 m), troisième plus haut sommet de l'île de Mo'ore'a, avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche), Erica SPOTSWOOD (ornithologue, PhD candidate, UC Berkeley), Matt McELROY (hérpétologue, Graduate student, UC Berkeley) et Ravahere TAPUTUARAI (phyto-écologue, consultant privé) pour une exploration botanique de la crête sommitale et des vallons d'altitude situés en contrebas du sommet.

Moorea-Mouaputa-14-ao-t-2008-team.jpgPHOTO MILIEU (cliché : JYM). Vue de la vallée et du quai de Vaiare du sommet du Mou'aputa, la "montagne percée". Parmi les plantes remarquables du site figurent Sclerotheca forsteri (Campanulaceae: Lobelioideae), un petit arbuste endémique de Tahiti et Moorea considérée actuellement éteint à Tahiti et uniquement connu de deux autres stations à Moorea (monts Fairurani et Tohiea). Lors de cette ascension, une nouvelle population de Calanthe tahitensis, grande orchidée terrestre connue du mont Mou'aroa, a été découverte.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Découverte d'une forme inédite de Macaranga attenuata (Euphorbiaceae), un grand arbre endémique de Moorea et de Raiatea, aux feuilles et inflorescences de couleur rouge-pourpre. Des échantillons de feuilles de toutes ces espèces endémiques ont été collectées et séchées en gel de silicate pour le "Moorea Biocode Project" (http://moorea.berkeley.edu/research/biotic/moorea/) afin de connaître leur "empreinte génétique". Moorea-Mouaputa-14-ao-t-2008-Macaranga-a






















19 août 2008. Sortie terrain vallée Aivaro, Tahiti Iti (Société)


PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Sortie avec Peva LEVY et son épouse Timeri, propriétaires de la vallée Aivaro (presqu'île de Tahiti Iti, Te'ahupo'o) pour une prospection botanique approfondie dans cette vallée encaissée aux hautes falaises rocheuses arrosées par de nombreuses cascades.

Tahiti-Iti-Aivaro-ao-t-2008-Peva-LEVY-PiTahiti-Iti-Aivaro-19-ao-t-2008-Peva---TiPHOTO DROITE (cliché  : JYM). Peva et un plant de "kava" ou " 'ava" Piper methysticum (Piperacées), dont plusieurs populations relictuelles ont été découvertes dans la vallée.
Les cultivars (variétés cultivées) de "kava" à Tahiti (14 noms de morphotypes cités en 1860 par G. CUZENT) ont été introduits et sélectionnés par les premiers migrants Polynésiens pour produire une boisson rituelle, enivrante, narcotique ou hypnotique (selon les auteurs). La plantation et la consommation du "kava" a été interdite en Polynésie française, notamment aux Marquises en 1927 (au profit de l'alcool !) et l'invasion des vallées par de nombreuses plantes envahissantes dont le miconia a entraîné la quasi-disparition de cette plante d'intérêt patrimonial.

PHOTO BAS GAUCHE (cliché  : JYM).  L'une des branches extrêmement étroites de la vallée Aivaro, de type "canyon".
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PHOTO BAS DROITE (cliché  : JYM).  Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) collectant un spécimen de Ophiorrhiza platycarpa (Rubiacées), plante endémique de Tahiti, dont une centaine d'individus a été découverte sur falaises humides en bordure de rivière. Les échantillons séchés ont été envoyés au Dr. Koh NAKAMURA de l'University of the Ryukus (Okinawa, Japon) pour une analyse phylogénétique des Ophiorrhiza spp. de Tahiti et des îles de la Société.

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28 août 2008. Sortie terrain Col Hamuta & Fare Mato, Tahiti Nui (Société)

PHOTO (cliché : JYM). Vue de la vallée de Pirae (rivière Nahoata) à partir du sentier partant du restaurant du Belvédère (route Fare Rau Ape) vers 600 m, passant par Fare Mato (1400 m) et le "Rocher du Diable" et menant au sommet du mont Aora'i (2066 m, deuxième plus haut sommet de Tahiti). Ce sentier permet d'accéder facilement aux séries ombrophiles d'altitude (forêts de nuages) de la côte ouest de Tahiti Nui et d'y mener des études démographiques et phénologiques sur les plantes endémiques.


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Tahiti-Fare-Mato-28-ao-t-2008-Sclerothec
PHOTO (cliché : JYM). Dans les vallons encaissés, ravins humides et sur les pentes fortes situées entre 800 et 1400 m, des populations relictuelles d'espèces menacées de disparition et légalement protégées comme l'orchidée terrestre Calanthe tahitensis, les herbacées Ophiorrhiza tahitensis et O. subumbellata (Rubiacées), les arbustes Sclerotheca arborea (Campanulacées, plantule et fleur en photo), Psychotria marauensis, P. speciosa et P. tahitensis (Rubiacées),  subsistent en sous-bois de forêts envahies par le miconia Miconia calvescens (Mélastomatacées), le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceés), l'arbuste épineux lianescent Lantana camara (Verbénacées) ou la ronce Rubus rosifolius (Rosacées) appelée localement "framboisier".
Tahiti-Fare-Mato-28-ao-t-2008-Sclerothec

 



















 

 

2 sept. 2008. Sortie terrain mont Rotui, Mo'orea (Société)

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Vue de la crête montant au sommet du mont Rotui (900 m), deuxième plus haut sommet de l'île de Moorea, caractérisée dans sa partie basse entre 100 et 400 m d'altitude par une végétation arbustive xérophile (sèche) dominée par l'arbuste indigène Dodonea viscosa (Sapindaceae), dans sa partie moyenne par une forêt mésophile (semi-sèche) avec les grands arbres indigènes Fagraea berteroana (Loganiaceae) et Metrosideros collina (Myrtaceae), puis au dessus de 700 m par une forêt hygrophile dominée par les arbres endémiques Weinmannia parviflora (Cunoniaceae) et Myrsine spp. (Myrsinaceae).Moorea-Rotui-2-septembre-2008-cr-te-somm

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Cette crête héberge, entre 450 et 650 m, la plus grande population de santal Santalum insulare var. raiateense connue sur l'île. Les graines (amandes) de ce petit arbre endémique de Moorea et de Raiatea sont attaqués par les rats avant la maturité des fruits, empêchant la régénération naturelle de cette espèce devenue très rare en raison de la surexploitation de son bois odorant très recherché et de l'anthropisation des milieux.
Moorea-Rotui-2-septembre-2008-graines-sa




PHOTO (cliché : JYM). Parmi les autres espèces remarquables trouvées sur ce site figure l'arbrisseau Leptophylla (syn. Styphelia) tameiameiae (Ericaeae) trouvé entre 700 et 800 m. Les deux autres populations connues de cette espèce indigène (présente à Hawaii et dans les îles de la Société en Polynésie française) sur l'île de Moorea sont situées sur le mont Fairurani vers 730 m, et le mont Tohiea, entre 1000 et 1100 m. Elle est étonnement absente sur le mont Mou'aputa (culminant à 830 m).


Moorea-Rotui-2-septembre-2008-Styphelia.
PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Plumes de pétrel de Tahiti (Pseudobulweria rostrata, syn. Pterodroma rostrata, Procellariidés), localement appelé "noha", oiseau marin nichant dans des terriers en montagne dans les îles de la Société et des Marquises. Plusieurs "tas de plumes" similaires ont été observés sur crête sommitale du mont Rotui entre 750 et 900 m, vraisembablement le résultat d'attaques par des chats sauvages (Lucie FAULQUIER, Société d'Ornithologie de Polynésie, comm. pers.).

Moorea-Rotui-2-septembre-2008-plumes-p-t



















 

 

4 sept. 2008. Sortie terrain mont Mou'apu, Mo'orea (Société)

 

Moorea-Mouapu-4-septembre-2008-MetrosidePHOTO HAUT (cliché : JYM). Les crêtes de part et d'autre du col de Mou'apu, entre 400 et 500 m d'altitude, au sud-ouest de l'île de Mo'ore'a, possèdent de magnifiques forêts naturelles de transition entre zone mésophile, dominée par les grands arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae, en photo), Fagraea berteroana (Loganiaceae), Pandanus tectorius (Pandanaceae), Tarenna sambucina (Rubiaceae) et endémiques Pittosporum taitense (Pittosporaceae), Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae), et zone hygrophile, avec la présence d'arbres indigènes Alstonia costata (Apocynaceae) et endémiques Coprosma taitensis, Cyclophyllum barbatum (Rubiaceae), Weinmannia parviflora (Cunoniaceae).

PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). En sous-bois, les arbustes endémiques comme Cyrtandra bidwillii (Gesneriaceae, en photo) ou Psychotria sp. nov. (Rubiaceae) présentent une forte variabilité morphologique de leurs feuilles ou fleurs, vraisemblablement liée aux conditions écologiques très variables.

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Avec une cinquantaine d'individus recensés, ce col possède la plus grande population connue sur l'île du petit arbre endémique de la Société Meryta lanceolata (Araliaceae) dont les fruits charnus sont consommés par des animaux (rats ou oiseaux ?).

Moorea-Mouapu-4-septembre-2008-Meryta-fr Moorea-Mouapu-4-septembre-2008-Cyrtandra

 

 




















12 sept. 2008. Sortie terrain Col Hamuta & vallée Fautaua, Tahiti Nui (Société)
 

PHOTOS HAUT (cliché : JYM). Montée avec Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie), Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Bradley BALUKJIAN (entomologue, PhD candidate, UC Berkeley) sur la crête située au dessus du Col Hamuta du côté de la vallée de la Fautaua (entre 900 et 1000 m) où subsiste une population relictuelle du petit arbre Fitchia nutans (Astéracées) endémique de Tahiti (observé en fleur le 10 octobre 2008). Les astéracées arborescentes sont caractéristiques des îles océaniques tropicales (Galapagos, Hawaii, Juan Fernandez, Mascareignes), le gigantisme et la lignification d'espèces herbacées faisant partie du "syndrôme insulaire" décrit par Sherwin CARLQUIST dans son ouvrage "Island Biology" publié en 1974.

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Tahiti-Col-Hamuta-10-oct-2008-Fitchia-nu
















PHOTO MILIEU DROIT (cliché : JYM). Découverte d'une population de la petite orchidée endémique Microtatorchis paife, rare à Tahiti, Moorea et Raiatea, en épiphyte sur un grand arbre endémique Ixora cf. orohenensis (Rubiaceae), complètement isolé au milieu d'une forêt monospécifique de miconia. Les vestiges des forêts naturelles constituent ainsi des "îles écologiques" au milieu d'un "océan" de plantes envahissantes où pollinisation, dissémination des graines (c'est-à-dire les 'flux de gènes") sont devenues une gageure.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM).
Découverte et élimination d'un pied de "l'arbre -pieuvre" Schefflera actinophylla (Araliaceae) naturalisé à plus de 950 m d'altitude. Il s'agit de la population la plus élevée de cette plante envahissante cultivée comme ornementale dans les jardins et récemment déclarée "espèce menaçant la biodiversité" en Polynésie française en raison de sa capacité à former des peuplements denses.
Tahiti-Col-Hamuta-12-septembre-2008-Sche






















16-17 sept. 2008. Mission mont Tohie'a, Mo'orea (Société)
 

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Vue de la baie de Pao Pao à gauche et du mont Mou'aputa ("la montagne percée") à droite à partir du mont Tohie'a (ou Tohive'a), le plus haut sommet de l'île de Mo'ore'a (1207 m).

Moorea-Tohiea-16-17-septembre-2008-vue-PPHOTO DROITE (cliché : JYM). Joel NITTA ("graduate student" de UC Berkeley, préparant un Master Degree sur les petites fougères Hyménophyllacées ou "filmy ferns"), grimpant au col entre les vallées de Haumi et de Afareiatu vers 450 m d'altitude, seul accès menant à la crête sommitale.
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PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Un escargot arboricole endémique Partula taeniata simulans appartenant à la seule population connue de l'île, découverte dans un vallon humide sous le sommet vers 1100 m d'altitude. Cette espèce représente la dernière des sept espèces de Partula endémiques de l'île ayant survécue à l'invasion de l'escargot prédateur Euglandina rosea introduit à Mo'ore'a en 1977 comme agent de lutte biologique contre l'escargot géant d'Afrique Achatina fulica.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Découverte dans un petit vallon suspendu vers 950 m d'altitude d'une plantation de fe'i (Musa troglodytarum), une variété de bananier sauvage introduite par les premiers Polynésiens, parfois cultivée en montagne comme source de nourriture en cas de guerre ou de disette, ainsi que d'une importance population de l'herbacée endémique Ophiorrhiza tahitensis (Rubiacées), extrêmement rare à Mo'ore'a.
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septembre-2 octobre 2008. Seconde mission Ile de La Réunion

La-R-union-UR-26-septembre-2008-comit--tPHOTO HAUT (cliché : JYM). Jury de la thèse de doctorat de Vincent FLORENS sur l'écologie des forêts tropicales de l'île Maurice et impact des plantes introduites envahissantes, soutenue à l'Université de La Réunion le 26 septembre. De gauche à droite, le Dr. Pierre-Michel FORGET** (MNHN de Paris, examinateur), Prof. Dominique STRASBERG** (Université de La Réunion, directeur de thèse), Prof. Christophe THEBAUD** (Université de Toulouse, rapporteur), Vincent FLORENS** (doctorant), Prof. Ameenah GURIB-FAKIM (University of Mauritius, présidente du jury),  Dr. Steven GOODMAN (Field Museum Chicago, rapporteur),  Dr. Jean-Yves MEYER (Délégation à la Recherche, Tahiti, examinateur).



PHOTO DROITE (cliché : JYM). Sortie sur le terrain à la Plaine des Palmistes avec Jean-Maurice TAMON, ébéniste de profession, membre  de la SREPEN (Société Réunionnaise d'Etude et de Protection de la Nature, créée en 1970), naturaliste et grand connaisseur des orchidées et des fougères de La Réunion. Parmi les plantes endémiques remarquables que Jean-Maurice a trouvé dans la ravine Grand Bras Piton soumise à des crues périodiques, figure la très rare composée endémique Parafaujasia fontinalis, espèce protégée à La Réunion, faisant l'objet d'un programme d'étude et de sauvegarde depuis 2000 (collaboration SREPEN et Conservatoire Botanique National de Mascarin).
La-R-union-Plaine-Palmistes-23-septembre

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Sortie sur le terrain dans la Réserve Naturelle de la Roche Ecrite (3635 ha de surface, sommet culminant à 2277 m), créée en 1999 pour la sauvegarde de Coracina newtoni, oiseau endémique appelé localement "tuit tuit", avec, de gauche à droite, Jean-Marie PAUSE* (conseiller écologique du secteur Est du Parc National de La

Réunion créé en 2007, www.reunion-parcnational.fr), Herman THOMAS* de la SREPEN (co-gestionnaire de la réserve avec l'Office National de la Forêt et la Société d'Etude Ornithologique de La Réunion, www.srepen-roche-ecrite.re), Stéphane BARET* (chargé de mission flore du Parc, titulaire d'une thèse de doctorat sur la biologie et l'écologie de la ronce Rubus alceifolius ou "raisin marron", envahissant sur le site et faisant l'objet d'un contrôle manuel par l'ONF) et Benoît LEQUETTE (responsable du service scientifique & patrimoine du Parc).
La-R-union-Roche-Ecrite-24-septembre-200
















PHOTO BAS (cliché : JYM). Sortie sur le terrain à Piton Sainte-Rose avec l'équipe du "pôle scientifique" du Conservatoire Botanique National de Mascarin (www.cbnm.org) pour initier un programme de réhabilitation du site "des Trois Citernes" au coeur du Parc National, financé par EDF. De gauche à droite : Marie LACOSTE, Johnny FERARD, Fred PICOT, Jean HIVERT (assis), Christian FONTAINE, Christophe LAVERGNE* (assis) et Hervé FOSSY, après mise en pot d'un millier de plantules d'espèces indigènes et endémiques collectées en bordure de route sur le site,  afin d'être replantés sur la zone déforestée et remblayée par la construction d'une quatrième citerne d'eau.

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27-30 sept. 2008. Mission Ile Maurice

 


PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Piton de la Petite Rivière Noire, plus haut sommet de l'île Maurice (828 m d'altitude), dont les pentes sont envahies par le "goyavier de Chine" Psidium cattleianum (Myrtacées) formant des fourrés denses quasi-monospécifiques mais où subsistent encore des tâches de forêts naturelles hygrophiles (sur une surface estimée à moins de 5% de l'île), dominées par de grands arbres endémiques Labourdonnaisia spp., Mimusops spp. et Sideroxylon spp. (Sapotacées).
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PHOTO DROITE (cliché : JYM). Sortie sur le terrain dans le Parc National des Gorges de la Rivière Noire (Black River Gorges National Park) avec Vincent FLORENS (Lecturer, University of Mauritius), Claudia BAIDER (curator, Mauritius Herbarium) et Pierre-Michel FORGET (Maître de conférence, MNHN de Paris, président élu de l'Association for Tropical Biology and Conservation et spécialiste de la frugivorie www.fsd2010.org).

Maurice-Piton-Petite-Rivi-re-Noire-29-se

PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Claudia et sa petite équipe de l'herbier de Maurice (Mauritius Herbarium du Mauritius Sugar Industry Research Institute, http://www.msiri.mu/index.php?langue=eng&rub=21), créé en 1960 et comprenant plus de 25 000 specimens des îles Mascareignes (La Réunion, Maurice et Rodrigues).
Maurice-Herbarium-29-septembre-2008-team

PHOTO BAS (cliché : JYM). La "Conservation Management Area" de Pétrin (6 hectares) située dans le Parc National (à gauche sur la photo) avec un programme de  restauration des vestiges de fourrés éricoides ("heathland"), de savannes à Sideroxylon et de marécages à Pandanus avec l'élimination des goyaviers Psidium cattleianum et la mise en clôture. La plantation de pin Pinus ellioti ("slash pine") jouxtant l'aire protégée et gérée (à droite sur la photo) est une source permanente de contamination par des plantules de cette essence forestière actuellement naturalisée (comme c'est également le cas pour le pin des Caraïbes Pinus caribaea en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie).
Maurice-Black-River-Gorges-28-septembre- 



12 sept. 2008. Sortie terrain Pic-Vert & vallée Tipaerui, Tahiti Nui (Société)

PHOTO HAUT  (cliché : JYM). Fruits mûrs de Ochrosia tahitensis (Apocynacées), espèce endémique de Tahiti gravement menacée de disparition, connue de quelques arbres reproducteurs isolés en forêt mésophile de basse et moyenne altitude fortement secondarisée (envahie par les arbres et arbustes Spathodea campanulata, Tecoma stans, Lantana camara). L'absence de régénération naturelle, l'observation de graines attaquées au sol par les rats, et le relief très accidenté nécessitent de procéder à une conservation ex situ de cette espèce protégée par la règlementation en vigueur en Polynésie française. L'arbre récemment découvert au Pic Vert (versant de la vallée de la Tipaerui) par le naturaliste Walter TEAMOTUAITAU puis par Ravahere TAPUTUARAI, est situé en formation sous-crêtale vers 630 m d'altitude, sur pente forte rocheuse et en sous-bois de grands arbres endémiques Xylosma suaveolens (Flacourtiacées). Nous y avons également trouvé une population d'une douzaine d'individus fertiles de la petite orchidée terrestre endémique de Polynésie orientale Liparis clypeolum, plus communément observée en forêt hygrophile.
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PHOTO DROITE (cliché : JYM). Découverte d'une population dense de l'orchidée terrestre endémique des îles de la Société Moerenhoutia plantaginea d'une cinquantaine d'individus, découverte sur un replat de falaise rocheuse dans un vallon humide vers 670 m d'altitude (limite altitudinale la plus haute pour cette espèce) complètement envahi par  le miconia (Miconia calvescens, Mélastomatacées) et le tulipier du Gabon (Spathodea campanulata, Bignoniacées).
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PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Mesure par Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) de la diversité des espèces végétales indigènes, endémiques et introduites naturalisées en strate herbacée et de leur abondance (en pourcentage de recouvrement au sol) dans 20 quadrats de 1 m² installés dans l'une des 11 parcelles permanentes de 100 m² installées entre 600 m et 1000 m sur l'île de Tahiti pour évaluer la régénération naturelle en sous-bois de forêts densément envahies par le miconia suite à l'attaque du champignon pathogène Colletotricum gloeosporioides forma specialis miconiae introduit en 2000 à Tahiti comme agent de lutte biologique contre le miconia.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Coupe par Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie, "MaNature") de grands arbres de miconia afin de mesurer les dégâts foliaires causés par le champignon pathogène sur les feuilles de miconia en canopée (10 arbres abattus par stations d'étude situées entre 500 et 1200 m d'altitude, 25 feuilles analysées par arbre) et permettre ainsi de corréler l'impact de l'agent de lutte biologique avec la régénération naturelle de la végétation au sol.
Tahiti-Pic-Vert-7-oct.-2008-Rava-coupant 

 


12-19 octobre 2008. Mission atoll de Raro'ia (Tuamotu)

Une mission d'une semaine a été menée sur l'atoll de Raro'ia (archipel des Tuamotu, commune de Makemo) avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) afin d'effectuer un inventaire de la flore vasculaire terrestre (plantes à fleurs et fougères indigènes et introduites) et de l'avifaune terrestre et marine. La dernière étude remontait à 1952 avec une expédition scientifique composée de 7 biologistes, ethnologues et géologues américains ayant séjourné 8 semaines sur l'atoll. Raro'ia, située à environ 770 km de Tahiti, 70 km de l'atoll de Makemo et 9,5 km de l'atoll de Takume le plus proche, est devenue célèbre en raison de l'échouage en 1947 du radeau "Kon-Tiki" de l'ethnologue norvégien Thor HEYERDAHL parti du Pérou pour tenter de prouver l'origine amérindienne des Polynésiens (www.raroia.pf).


PHOTO HAUT GAUCHE (cliché: JYM). Vue d'avion des "motu" (îlots sableux et calcaires) recouvert de végétation naturelle ou de cocoteraies plantées et des "hoa" (petits chenaux entre le lagon et l'océan) de l'atoll de Raro'ia, ainsi que des pinacles coralliens côté lagon. Il existe environ 280 motus sur cet atoll d'environ 40 km de longueur sur 13 km de large, d'une surface terrestre de seulement 20 km² pour 400 km² de lagon.
Tuamotu-Raroia-12-oct.-2008-vue-hoa-pina
PHOTO HAUT DROITE (cliché: JYM). Découverte d'une petite population (2 individus observés) du Chevalier des Tuamotu Prosobonia cancellata, oiseau endémique menacé de disparition (classé en catégorie EN de l'UICN), vraisemblablement en raison de prédateurs introduits (rats, chats, chiens...). Il s'agit de la population la plus au nord des Tuamotu connue.
Tuamotu-Raroia-15-17-oct.-2008-Prosoboni
PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché: JYM). Poussin de la sterne blanche Gygis alba sur une branche où l'oeuf est directement pondu. Lors de cette mission, les fous à pied rouge Sula sula et les noddis bruns et noirs (Anous stolidus et A. minutus) étaient également en période de nidification, et les courlis d'Alaska Numenius tahitiensis et les pluviers fauve Pluvialis fulva en "hivernage" dans les Tuamotu.
Tuamotu-Raroia-15-17-oct.-2008-poussin-GPHOTO MILIEU DROITE (cliché: JYM). Speed-boat piloté par le jeune Michel avec Raymond WOHLER à droite, propriétaire d'une ferme perlière sur le motu Kopuaone, et son employé Yannick à gauche. Grâce à l'aide et la générosité de Raymond, nous avons pu accéder à certains motus isolés de l'atoll.

Tuamotu-Raroia--oct.-2008-Raymond-speed-



PHOTO BAS GAUCHE  (cliché: JYM). Marie en sous-bois de forêt haute et dense à Pisonia grandis (Nyctaginaceae), une formation végétale naturelle devenue rare sur les motus, et où nichent les noddis noirs.
Tuamotu-Raroia-15-17-oct.-2008-Marie---P
PHOTO BAS DROITE (cliché: JYM). Gousses du petit arbre Sesbania coccinea subsp. atollensis var. atollensis (Fabacées), un taxon endémique des Tuamotu, protégé par la règlementation en Polynésie française, et devenu extrêmement rare sur les motus, principalement en raison de l'anthropisation des milieux (cocoteraies, feux...).

Tuamotu-Raroia-2008-JYM-Sesbania-coccine


 

 

 

 

 

 

 

11-27 novembre 2008. Seconde mission Wallis, Futuna et Alofi

Il s'agit de la seconde mission pluridisciplinaire d'inventaire des espèces végétales et animales introduites envahissantes et potentiellement envahissantes dans l'archipel de Wallis et Futuna, la première ayant été réalisée en novembre 2007 sur l'île de 'Uvea (Wallis). Ce programme de recherche, financé et mené en collaboration avec le Service de l'Environnement de Wallis & Futuna (Paino VANAI*, Atoloto MALAU*), est dirigé par Hervé JOURDAN*, entomologiste de l'IRD-Nouméa. La deuxième mission sur les îles de Futuna et Alofi a réunit la malacologue Ira RICHLING** (Zoological Institute, Universität zu Kiehl, Allemagne), le zoologue Jörn THEUERKAUF (Muzeum i Instytut Zoologii, Polskiej Akademii Nauk, Pologne), le botaniste Jérôme MUNZINGER* (Laboratoire de Botanique et d'Ecologie Appliquées, IRD-Nouméa) et les entomologistes Fabien CONDAMINE (doctorant, INRA/Université de Montpellier) et Emilie BABY (IRD-Nouméa).

 

PHOTO HAUT GAUCHE : (cliché : JYM). Vue sur l'île inhabitée de Alofi (17 km²), située à moins de 2 km au sud de Futuna (47 km²), est une succession de trois plateaux calcaires culminant au sommet volcanique du mont Kolofau vers 420 m d'altitude. On y trouve des crabes des cocotiers Birgus latro, roussettes Pteropus tonganus, carpophages du Pacifique Ducula pacifica en abondance, traditionnellement chassés par les habitants de Futuna, mais également des espèces patrimoniales comme l'escargot arboricole endémique Partula subgonochila, le boa du Pacifique Enygrus (Candoia) bibroni, une cigale endémique et la gallicolombe Gallicolumba stairi, petit pigeon terrestre que nous n'avons malheureusement pas retrouvé lors de cette mission.

Futuna-12-nov-2008-vue-Alofi.jpg

 


PHOTO HAUT DROITE : (cliché : JYM). Déforestation de la forêt primaire sous le mont Kolofau, riche en orchidées terrestres et épiphytes (Calanthe spp., Dendrobium spp., Bulbophyllum spp.) et où l'on trouve l'unique population connue dans l'archipel de Wallis & Futuna d'un Meryta sp. (Araliaceae), pour les plantations de taro, tabac, mûrier à papier Broussonetia papyfera (pour confectionner le "tapa") et de "kava" Piper methysticum (Piperaceae) dont les racines sont consommées lors des cérémonies coutumières à Futuna et également exportées sur Wallis.

 Alofi-Kolofau-21-22-nov-2008-d-foresttio

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO MILIEU GAUCHE : (cliché : JYM). L'arbuste indigène Bikkia tetrandra (Rubiaceae) en fleurs sur la falaise maritime calcaire de la pointe Vele à Futuna, partiellement détruite pour l'élargissement de l'aérodrome en 2008. L'unique population connue de la petite herbacée Ophiorriza rupestris (Rubiaceae) se trouve égalerment au pied de cette falaise.

Futuna-Mamati-14-nov-2008-Bikkia.jpg

Futuna-Fiua-24-nov-2008-Fioso---kava.jpg

PHOTO MILIEU DROITE : (cliché : JYM). Cérémonie traditionnelle et communautaire du kava dans le "fale fono" du village de Nuku, avec Alefosio, agent du Service de l'Environnement de Futuna.

 

 

 

 

 PHOTO BAS GAUCHE : (cliché : JYM). Colline surplombant la vallée boisée du village principal de Leava, recouverte d'une lande à fougère Dicranopteris linearis, appelée "toafa", résultat de la déforestation et des feux d'origine anthropique. Des plantations de pins des Caraïbes Pinus caribaea y ont été massivement plantées, comme en Polynésie française et ailleurs dans le Pacifique, au détriment d'arbustes et petits arbres indigènes pionniers communs comme Commersonia bartramia, Decaspermum fruticosum, Glochidion ramiflorum, Mussaenda raiateensis, qui initient la succession secondaire naturelle conduisant progressivement vers la forêt dense et haute à Diospyros-Elaeocarpus-Myristica-Planchonella-Syzygium.

Futuna-Puke-13-nov-2008-toafa---vall-e.j

PHOTO BAS DROITE : (cliché : JYM). Orchidée terrestre Acanthephippium splendidum, endémique de Mélanésie,  en sous-bois humide et ombragé de la forêt primaire sous le mont Puke (culminant à 524 m), plus haut sommet de l'archipel. Nous y avons découvert, avec Jérôme MUNZINGER, d'autres espèces d'orchidées ainsi que des arbres de la famille des Sapindaceae, Lauraceae et Violaceae et des fougères  Hymenophyllaceae, Ophioglossaceae, Psilotaceae non cités par le dernier inventaire floristique (MORAT et al. 1986).

Futuna-Puke---marais-18-nov-2008-Phaius-

 

11 décembre 2008. Sortie terrain vallée d'Opunohu, Mo'ore'a (Société)

Dernière sortie sur le terrain de l'année 2008 menée dans le fond de la vallée d'Opunohu (Mo'ore'a) au dessus du "Belvédère" et en contrebas des falaises du mont Tohi'e'a (plus haut sommet de l'île culminant à 1207 m), dans le cadre du programme de recherche "Moorea Biocode", avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé, "MaNature") pour la collecte de specimens de l'ensemble des plantes vasculaires (plantes à fleurs et fougères introduites, indigènes et endémiques) de l'île de Moorea.


PHOTO HAUT (cliché : Marie FOURDRIGNIEZ). Rava & JYM échantillonnant un specimen de l'arbre endémique Macaranga cf. taitensis (Euphorbiacées), encore non signalé pour Moorea : collecte d'une part d'herbier de référence, prélèvement de feuilles en gel de silicate sur trois individus de la population, localisation au GPS, photographies de la plante dans son habitat, des fleurs et/ou des fruits, ou des frondes fertiles. Cet arbre a été trouvé en forêt de transition mésophile et hygrophile vers 400 m d'altitude, localisée entre deux falaises rocheuses, avec également une petite population de l'arbre Streblus anthropophagorum (Moracées), espèce indigène uniquement connue en haute altitude à Tahiti (au delà de 1000 m).
Moorea-Opunohu-18-dec.-2008-Rava---JYM.j

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Fleurs de l'orchidée terrestre indigène Calanthe triplicata, espèce trouvée de la Chine jusqu'en Polynésie orientale (Australes, Marquises, Société) en passant par l'Australie, le Japon, les îles Fidji, Wallis & Futuna. La quasi-totalité des fleurs de cette population découverte par Ravahere en sous-bois de forêt hygrophile vers 450 m d'altitude (avec les populations les plus importantes connues à ce jour sur l'île de Moorea des orchidées indigènes Corymborkys veratrifolia, Moerenhoutia plantaginea, Phaius terrestris).
Moorea-Opunohu-dec-2008-Calanthe-triplic






PHOTO BAS (cliché : JYM). Huperzia cf. ribourtii (Lycopodiacées), une fougère indigène apparemment nouvelle pour l'île de Moorea, découverte vers 550 m d'altitude, en épiphyte sur tronc d'Hibiscus tiliaceus (Malvaceae). Une vingtaine d'espèces de fougères indigènes ont été nouvellement répertoriées sur l'île de Moorea depuis le lancement du  programme "Moorea Biocode" en 2006.
Moorea-Opunohu-18-dec.-2008-Huperzia-cf.















 

PHOTOS BAS (cliché : JYM) : Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) devant un massif dense de Clerodendron macrostegium (Verbénacées), une plante naturalisée nouvellement répertoriée à Tahiti découverte à l'entrée de la vallée de Aivaro où elle a été introduite comme ornementale. Elle s'ajoute aux quelques 590 espèces végétales naturalisées (dont environ 60 sont considérées envahissantes) en Polynésie française, saisies dans une base de données maintenue à la Délégation à la Recherche. Tahiti-Aivaro-7-aout-2008-Marie-ClerodenTahiti-Aivaro-7-aout-2008-Clerodendron-m
 


















 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 11:00

2014

Photo 1 (cliché : JYM). "Team GOPS Wellington" à la résidence de l'ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande à Wellington (http://www.ambafrance-nz.org/Visite-d-une-delegation-du-GOPS-en) avec de gauche à droite : Van Mai CAO-LORMEAU (Institut Louis Malardé, Papeete, Tahiti, Polynésie française), JYM (Délégation à la Recherche, Papeete, Tahiti, Polynésie française), Marc TAQUET (IFREMER, Taravao, Tahiti Polynésie française), Simon BATTERBURY (University of Melbourne, Australia), Katrin MEISSNER (University of New South Wales, Australia), S.E.M. Laurent CONTINI (ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, Wellington, NZ), Yves LETOURNEUR (Université de Nouvelle-Calédonie, Nouméa),Bernard PELLETIER (IRD Nouvelle-Calédonie, Nouméa, directeur du GOPS), Geoffroy LAMARCHE (NIWA, Wellington, NZ),  Hélène JACOT DES COMBES (University of the South Pacific, Suva, Fiji), Laurent MAGGIA (CIRAD, IAC, Nouvelle-Calédonie) et Rafaël PONT (conseiller de coopération et d'action culturelle, Wellington, NZ).

Wellington-11-15 mai 2014-team CS GOPS & ambassadeur (JYM)

Photo 2 (cliché : JYM). "Team Kaua'i" dans le parc naturel de Koke'e avec de gauche à droite : Kim SHAY-KLESNOCK (University of Hawaii at Manoa, Honolulu, Hawaii), Janice LORD (University of Otago, NZ), Peter BELLINGHAM (Landcare Research, Lincoln, NZ), Aaron GONZALES CASTRO (Island Ecology and Evolution Research Group, La Laguna, Tenerife, Canary Is.), Anna TRAVESET (Mediterranean Institute of Advanced Studies, Esporles, Spain), José-Maria FERNANDEZ-PALACIOS (La Laguna University, Las Palmas, Canary Is.), Christoph KUEFFER (ETH Zürich, Suisse), Lea de NASCIMENTO REYES (La Laguna University, Las Palmas, Canary Is.), Manuel NOGALES (Spanish National Research Council), Don DRAKE (UH, Honolulu), Janet WILMSHURST (Landcare Research, Lincoln, NZ), Ruben HELENO (University of Coimbra, Portugal) & JYM.

Hawaii-Kauai-Kokee-12 July 2014-team

Photo 3 (cliché : JYM). "Team Kahiki Nui, Maui" sur les pentes du cratère de Haleakala avec de gauche à droite : Luke McLEAN, Andrea BUCKMAN (Leeward Haleakala Watershed Restoration Partnership, Maui), JYM, Ravahere TAPUTUARAI, Keahi BUSTAMENTE (Plant Extinction Prevention Program of Hawaii) et Fernando JUAN (LHWRP).

Hawaii-Maui-Kahua-17 July 2014-team & JYM

 

 

 

 

 

Photo 4 (cliché : JYM). "Team Alofi" avec de gauche à droite : Jean-Claude THIBAULT (membre correspondant du MNHN, Paris), Matile (Service Territorial de l'Agriculture et la Pêche, Futuna), Erwan (VCS STARP, Wallis), Didier LABROUSSE (Service Territorial de l'Environnement, Futuna), Fosio (Service de Territorial de l'Environnement, Futuna), ? (Service Territorial de l'Environnement, Futuna), Petelo SAVEA (STARP, Futuna), ? (Service Territorial de l'Environnement, Futuna) et JYM.

Alofi-02 sept 2014-team & JCT jumelles

Photo 5 (cliché : Flora PELEGRIN, FRB)."Team Guadeloupe" avec de gauche à droite, debout : Rodrigue ORLOC (Parc National de Guadeloupe), ? et ? (Açores), ?, Marie ROBERT (Parc National de Guadeloupe), Flora PELEGRIN (FRB, Paris), Claude PAYRI (IRD Nouvelle-Calédonie), ? (Pitcairn), ? (guide touristique) ; accroupis,  Paulo BORGES (Açores) et JYM.

Team Guadeloupe oct 2014

Photo 6 (cliché : Sacha, The Brando Hotel). "Team Tetiaroa" : les membres du "Scientific Advisory Board" de la "Tetiaroa Society" sur l'atoll de Tetiaroa, avec de gauche à droite : debout, Larry CONRAD (UC Berkeley, USA),  Hawaii, USA), Ruth GATES (Hawaii Institute of Marine Biology, Hawaii, USA), Shawn LUTTRELL & Billie SWALLA (University of Washington, USA), Neil DAVIES (R. Gump biological research station, UC Berkeley, USA), JYM, Hannah STEWART (West Vancouver Laboratory, Fisheries & Oceans, Canada), Stanley ROWLAND (The Brando Hotel, Tetiaroa), David LASSNER (University of Hawaii at Manoa, Honolulu, Hawaii, USA), Cécile GASPAR (Association "Te Mana O Te Moana", Moorea), Serges PLANES (CNRS, CRIOBE-EPHE, Moorea), Hervé BOSSIN (Institut Louis Malardé, Tahiti), accroupis Chris MEYER (Smithonian Institution, Washington, USA), Robert CARPENTER (California State University, Northridge, USA), James RUSSELL (University of Auckland, New Zealand).

Tetiaroa-10 nov 2014-team SAB

Photo 7 (cliché : Florian). "Team Master 2 EIO, saison 2" (étudiants inscrits à l'Unité d'Enseignement sur les "Invasions biologiques dans les îles" du Master 2 "Environnements Insulaires Océaniens" de l'Université de la Polynésie française) sur le sentier au dessus du Belvédère (Pirae, Tahiti), avec de droite à gauche : Ravahere TAPUTUARAI et Marie FOURDRIGNIEZ (intervenants), Maeva CHAMPON, Lauriane BITTON, Mélanie SANTO, Florian VINCENT, Franck WEBER, Karl BROTHERSON, Harmonie VIRIAMU, Hereiti PETIT, et JYM accroupi.

Tahiti-Belvédère-14 nov 2014-Rava Marie JYM & team Master

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013

Photo 1 (cliché : Jean-Michel BORE, IRD Nouméa). "Team Alis" au quai de Papeete le 9 avril 2013 après trois jours de navigation en provenance de l'atoll de Maria aux Australes.

Photo team Alis avril 2013 (JM Bore)

Photo 2 (cliché : JYM). "Team Fidji" à l'entrée du parc forestier de Colo-i-Suva sur l'île de Viti Levu (Fidji) le 17 avril 2013. De gauche à droite : Trevor COOTE, Frère Maxime CHAN (association "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu", Pierre LENNE (ONF-I/ONF-Conosur, Chili) et Marika TUIWAWA (South Pacific Herbarium, University of the South Pacific, Suva).

FIJI-ColoiSuva-17 avril 2013-team

Photo 3 (cliché : Delphine BARRAIS). "Team Aorai" sur la DZ du Belvédère vers 580 m d'altitude le 22 mai 2013, avec les membres de l'association de protection de la nature "Te Rau 'Ati'Ati a Tau a Hiti Noa Tu", Adrien DEL PIA, pilote de "Tahiti Hélicoptère" (au centre en pantalon et polo noir) et Delphine BARRAIS, journaliste aux Nouvelles de Tahiti (extrême droite).

Equipe Aorai 22 mai 2013 (Delphine Barrais)

Photo 4 (cliché : Maruiti TEROROTUA). "Team Erythrina" sur le sentier des Mille Sources dans la vallée de la Tuauru le 7 aout 2013 avant le mont Orohena en arrière plan. De gauche à droite : Christophe BROCHERIEUX (Direction de l'Environnement de la Polynésie française, "cellule biodiversité", Eric LENOBLE (guide professsionnel de randonnée et consultant privé), Diane-Marie LUBAC (élève en 2ème année d'ingénieur agronome "Bordeaux Sciences Agro" en stage à la Direction de l'Environnement) et JYM (en tenue "de combat" !).

Tahiti-Mille Sources-7 aout 2013-Christophe Eric Diane-Mari

 

 

 

 

 

Photo 5 (cliché : Méryl JORDAN). "Team UC Berkeley Class 2013" au Belvédère sur l'île de Mo'orea le 30 septembre avec le professeur Brent MISHLER (le seul barbu !) encadrant la classe d'une vingtaine étudiants "undergraduates" en stage de 4 mois à la Richard Gump Biological Research Station.

Moorea-Col des 3 Cocotiers-30 septembre 2013-UCB Class & JY

Photo 6 (cliché : Méryl JORDAN). "Team Moveclim" au Belvédère devant le panneau de la "piste de l'Aorai" en octobre.

Tahiti-Fare Mato-8 octobre 2013-team & JYM 

Photo 7 (cliché : Hervé BOSSIN). "Team Master 2 EIO, saison 1" (étudiants inscrits à l'Unité d'Enseignement sur les "Invasions biologiques dans les îles" du Master 2 "Environnement Insulaire Océanien" de l'Université de la Polynésie française) en visite au Laboratoire d'Entomologie médicale de l'Institut Louis Malardé à Paea le 22 novembre : de gauche à droite, Adèle MITERMITE, Lauric THIAULT, Ewen MORIN, Clément AMEIL, Clément COCLET, Isabelle SCHILDT, Yohann LEGRAVERANT, Gaëlle LEGRAS, Julie PEREIRA, Juliette FREMERY et Charlotte MITERMITE. Absente sur la photo (pour cause de virus Zika !) Charlotte ESPOSITO.

Tahiti-Paea-ILM-22 nov 2013-JYM & team Master 2 EIO

 

2012

Photo 1 (cliché : JYM). "Team plateau Maraetia" à l'entrée du sentier menant aux "plateaux des orangers" dans la vallée de Punaru'u sur l'île de Tahiti (Société) avec les membres de l'Association de protection de la nature "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu" (*). De gauche à droite : Christian MALINOWKSI*, Elie POROI*, Frère Maxime CHAN*, Teva MAIREAU*, Art MEDEIROS (USGS, Haleakala National Park, Maui, Hawaii), Paul NIVA*, Ravahere TAPUTUARAI*, Noella TUTAVAE-ESTALL*, Andrew STYCHE (Department of Conservation, Hamilton, NZ), John MATHER (Pacific Invasives Initiative, NZ), Thomas TEHAHE (Association de protection de la vallée de la Punaru'u) Luke McLEAN et Andrea BUCKMAN (Leeward Haleakala Watershed Restoration Partnership, Maui, Hawaii).

Tahiti-Punaruu-Maraetia-27-30 aout 2012-team departure 

Photo 2 (cliché : Anthony DUBOIS, ONF-International). "Team restauration écologique Rapa Nui (I)" devant le cratère de Rano Kau à l'île de Pâques, avec de gauche à droite : Rodrigo RINGELING (CONAF), Elsa NAHOE ZAMORA (stagiaire CONAF, Ingeneria en Media Ambiente, Universidad de Vina del Mar, Chili), Theresa PURWEIN (stagiaire CONAF, Friedrich-Schiller-Universität, Institut für Geowissenschaften, Jena, Allemagne), Camille PROST (stagiaire CONAF, ingénieur 2ème année VetAgro Sup, campus de Clermont, France), JYM et Jorge EDMUNDS dit "Peke" (CONAF/Parc National de Rapa Nui).

  Rapa Nui Rano Kau 15 février 2012 JYM & team restauration

Photo 3 (cliché : JYM). "Team guêpe envahissante Vespula vulgaris" sur le sommet du mont Aorai à Tahiti vers 2070 m d'altitude : de gauche à droite Tiffany LAITAME (Université de la Polynésie française), Alexandre WATANABE (Direction de la Défense et la Sécurité Civile, Papeete), Léo et Benoît VALLAS (Université de Saint-Etienne).

Tahiti-mont Aorai-6-7 avril 2012-JYM & team devant Orohena

 

 

 

 

 

Photo 4 (cliché : JYM). "Team hauts sommets de Pito Hiti & Orohena" : au sommet du mont Pito Hiti (2110 m) avec de gauche à droite Teiva MAIRAU, Ravahere TAPUTUARAI (Association "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu"), Vicki FUNK (Smithsonian Institution, Washington, USA), Laïla AGORRAM et Henri JAY.

Tahiti-Pito Hiti-19 juin 2012-team & Vicki

Photo 5 (cliché : JYM). "Team restauration écologique Rapa Nui (II)" : au dessus de la baie et la plage d'Ovahe avec de gauche à droite Elsa "Tita" NAHOE ZAMORA (Projet "Umanga Mo Te Natura", CONAF/Parc National de Rapa Nui), Ravahere TAPUTUARAI (Association de protection de la nature "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu", Tahiti) et Anthony DUBOIS (ONF-International/ONF-Conosur, Chili).

Rapa Nui-21-26 nov. 2012-Ovahe-Elsa Rava & Anthony

2011

Photo 1 (cliché : Fred JACQ). "Brochette de botanistes" : avec Walter TEAMOTUAITAU, Jacques FLORENCE (IRD/MNHN, Paris) et Jean-François BUTAUD sur le plateau de Taravao (Tahiti Iti) face aux pentes et crêtes menant au mont Atara.

Tahiti Taravao nov 2011 team botanist & mont Atara (FJ)

Photo 2 (cliché : JYM). "Petit-déjeuner de rêve" : Carole MANRY et Atoloto MALAU (Service territorial de l'Environnement) sur l'île d'Alofi (Wallis et Futuna).

Alofi 2011 Carole & Ato langoustes

Photo 3 (cliché : Frère Maxime CHAN). "Esprit de famille 1" : avec Erica NEWMAN & David HEMBRY (UC Berkeley) et les membres de l'association "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu" (Elie & Zaza POROI et leurs "mo'otua", Christian MALINOWSKI, Théo GUILLOUX et Ravahere TAPUTUARAI) à la "cabane" d'Henri JAY sous le Piton de Pirae à Tahiti.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-team & JYM

Photo 4 (cliché : JYM). "Esprit de famille 2" dans le village d'Hakahetau, île de Ua Pou (Marquises Nord) à la pension de famille LEYDJ avec Ravahere TAPUTUARAI, Tony et Célestine TEREINO. 

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-JYM & team

 

 

 

 

 

Photo 5 (cliché : JYM). "Team Playmobil" : groupe "espèces envahissantes" en inspection sur la zone déforestée et décapée du site minier de Vale-NC en Province Sud, Nouvelle-Calédonie.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-team playmobi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 6 (cliché : JYM). "Moorea Biocode Plant Tax Team" : avec Marie FOURDRIGNIEZ, Ravahere TAPUTUARAI, Robin POUTEAU) et Tiffany LAITAME devant le mont Matotea sur l'île de Mo'orea (Société).

 Moorea-Matotea-29 septembre 2011- team & JYM 

 

 

 

 

 

2010 

Photo 1 (cliché : JYM). "Team Hatuta'a" : Avec Jean-Claude THIBAULT, Damas TAUPOTINI, Alice CIBOIS, Xavier CURVAT et Elie POROI, Pete OBOYKI sur l'île de Hatuta'a ou Hatutu (Marquises Nord).

Hatutaa-Nuku Hiva 19 nov. 2010-team Hatutaa 1

Photo 2 (cliché : Elie POROI). "Team Moorea" au col de Mou'aroa sur l'île de Mo'orea (Société) : avec de droite à gauche Marie FOURDRIGNIEZ, Julie FRAISSE et Ravahere TAPUTUARAI. Moorea-23 mars 2010-JYm & Team (EP) 

2009

Photo 1 (cliché : JYM). Zaza POROI, Anapa, Théo et Elie POROI (Association "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu") composant une chanson à partir de la légende de l'île de "Meketu" (Me'eti'a).
Meetia-18 janvier 2009-Team jouant musique

Photo 2 (cliché : JYM). "Happy hour Me'eti'a" à la pause de fin d'après-midi.
Meetia-13 janvier 2009-Team

Photo 3 (cliché : JYM). Alice CIBOIS, Marie FOURDRIGNIEZ, Jean-Claude THIBAULT avec Marguerite et François KOKAUANI de la pension de famille "Amatea" du village de Vaitahu sur l'île de Tahuata (Marquises).
Tahuata-Vaitahu-10 février 2009-Marguerite François & tea

Photo 4 (cliché : JYM). "Team Tahuata" : Manuhi et Tehei TIMAU, Fiu IKU et Marie FOURDRIGNIEZ sur la crête sommitale de Tahuata.
Tahuata-Amatea-13 février 2009-team sommet

Photo 5 (cliché : JYM). "Team Hawaii" avec Betsy GAGNE et Lloyd LOOPE sur l'île de Maui, Hawaii.
Maui-Oahu-mai 2009-JYM Betsy & Lloyd


Photo 6 (cliché : JYM). Matiu PREBBLE, Janet WILMSHURST et Nick PORCH devant le magasin principal sur l'île de Atiu (îles Cook).
Atiu-26-sept-2009-team-in-red-car.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 7 (cliché : JYM). "Team Cook Islands" à Mangaia.
Rarotonga-5-6-0ct-2009-JYM---team.jpg







 



Photo 8 (cliché : JYM). "Team Cook Islands" au mont Te Manga sur l'île de Rarotonga (Cook).
Rarotonga-Te Manga-2 0ct 2009-team at lunch

 

Photo 9 (cliché : JYM). "Team Espèces Exotiques Envahissantes Outre-Mer" à la Soufrière en Guadeloupe avec Serge MULLER (Université de Metz), Thomas LEBOURGEOIS (CIRAD) etFrank URTIZBEREA (Saint-Pierre et Miquelon) au premier plan.
Guadeloupe-23-29 nov. 2009-team Soufrière

Photo 10 (cliché : ?). "Team ISLA" sur le campus de l'University of the South Pacific, Suva (Fidji).Fiji 2009 team ISLA (JA)

2008

Photo 1 (cliché : JYM). "Team Futuna & Alofi" devant une maison ("fale") traditionnelle sur l'île d'Alofi (Wallis & Futuna).

Alofi-team-2008--Ira-Richling-.jpg

 

 

 

 

 


Photo 2 (cliché :  JYM). Siovanni, notre guide-chasseur-pêcheur-cultivateur-artisan tenant un fruit de Pandanus dubius, espèce non répertoriée par les botanistes, mais bien connue des habitants de Futuna sous le nom "fala lotuma".
Alofi-Sologa---Ganiu-19-nov-2008-Siovann
 

Photo 3 (cliché : JYM). "PMF" et sa mascotte SCRATS ("Seeds Catching Rats") sur le plus haut sommet de l'île Maurice.
Mauritius-29-septembre2008-PMF---Scrats.
 

 






 

 

Photo 4 (cliché : JYM). "Team Moorea" : ascension du mont Rotui, Mo'orea, archipel de la Société, Polynésie française.
Moorea-Rotui-2-septembre-2008-team-devan

 

Photo 5 (cliché : JYM). Erica SPOTSWOOD (UC Berkeley), "shitologue", collectant une crotte de chat sauvage.

Moorea-Rotui-2-septembre-2008-Erica---fe







Photo 6 (cliché : Elin CLARIDGE, UC Berkeley). "Team Australes" devant la pension de famille Teautamatea de Viriamu TEURUARII sur l'île de Rurutu, Australes, Polynésie française : de gauche à droite JYM, Matiu PREBBLE (Australian National University, Canberra), Nick PORCH (ANU, Canberra) et David HEMBRY (UC Berkeley).Rurutu-2008-Team--DH-.jpg 

 

Photo 7 (cliché : JYM). "Team Australes" à la pension de famille "Chez Linda et Nelson" sur l'île de Raivavae : Nick, Matiu et David en galante compagnie avec les danseuses Linda (à droite) et Lena.
Lena-Linda---Team.jpg








 


Photo 8 (cliché : JYM). "Team Rapa Nui" sur les falaises littorales de la côte nord de l'île de Pâques, riche en structures archéologiques mais dégradée par les chevaux sauvages.
Rapa-Nui-juin-2008-Ahu-Tepeu-Anakena-tea

 

 

Photo 9 (cliché : JYM). L'achéologue Suzanna NAHOE et la garde-parc Graziella munie de son haut-parleur pour empêcher les touristes de dégrader les "Moai" de la baie de Anakena.

Rapa-Nui-juin-2008-Anakena-Suzanna---Gra











Photo 10 (cliché : JYM). "Team Me'eti'a" (Janv. 2008), débarquement sur la petite île inhabitée de Me'eti'a (Mehetia), archipel de la Société, Polynésie française.
Mehetia-7-8-janvier-2008-team---canot-su

 

Photo 11 (cliché : JYM). Zaza POROI, intendante et cuisinière en chef à Me'eti'a.
Mehetia-8-janvier-2008-Zaza-cuisine.jpg

 

 

 

 

 

 

2007

Photo 1 (cliché : Ron ENGLUND, Bernice P. Bishop Museum, Honolulu). "Team Huahine" : montée au mont Turi, Huahine (Société) avec de gauche à droite ?, Elin CLARIDGE (UC Berkeley), JYM, Emilie DOTTE (Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne), Elie POROI (Association "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu") et Matiu PREBBLE (Australian National University, Canberra).

Huahine 2007-Mt Turi team (Janet W) 

 

Photo 2 (cliché : Ravahere TAPUTUARAI). "Team Fatu Hiva" : entre le col Ouia et le mont Mounanui, Fatu Hiva (Marquises sud) avec de gauche à droite et de dos David HEMBRY (UC Berkeley), JYM, Curtis EWING (UC Berkeley), Elin CLARIDGE (UC Berkeley).

Fatu Hiva-Col Ooia-Mounanui-17-18 août 2007-JYM & team

 

2006

Photo 1 (cliché : ?). "Team Moorea Biocode" : descente du mont Tohiea, Mo'orea (Société) avec de gauche à droite Ravahere TAPUTUARAI, JYM, Jérôme PETIT ("Moorea Biocode Project"), guide ?, Dan POLHEMUS (Bishop Museum, Honolulu), guide ?, Curtis EWING (UC Berkeley), Jim LIEBHERR (Cornell University), Georges RODERICK (UC Berkeley) et Elie POROI (Association "Te Rau Ati Ati").

Moorea-Tohiea-JYM & team 2006 (Jérôme Petit)  

 

Photo 2 (cliché : ?). "Team Raiatea-Toomaru" : montée au mont To'omaru, Rai'atea (Société). De gauche à droite, debout : Romy TAVAEARII (président de l'Association Tuihana), Frère Maxime CHAN (association "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu"), Fred JACQ, JYM, Elin CLARIDGE (UC Berkeley), Elie POROI (association "Te Rau Ati Ati"), Ron ENGLUND (Bishop Museum, Honolulu), assis : Dave TOUNIOU (TNTV), Ravahere TAPUTUARAI, Albert MANEA (association "Tuihana"). Raiatea-Toomaru-6 février 2006-team départ-RE

Photo 3 (cliché : ?). "Team Espèces Exotiques Envahissantes Outre-Mer" du Comité français de l'UICN à Paris : de gauche à droite, Jean-Philippe PALASI (UICN), Sébastien MONCORPS (UICN), Soudjata RADJASSEGARANE (La Réunion), JYM (Polynésie française), Benoît DE THOISY (Guyane française), Yohann SOUBEYRAN (UICN), Philippe JOSEPH (Martinique), Anne-Claire GOARANT (Nouvelle-Calédonie), Christophe LAVERGNE (La Réunion), Claude SERRA (Polynésie française), Florian KIRCHNER (UICN), Jean-Marie FLOWER (Guadeloupe) et Frank URTIZBEREA (Saint-Pierre et Miquelon). Paris-Photo Comité UICN EEE 2006 

 

 

 

 

2004

Photo 1 (cliché : ?). "Team Lutte anti-Miconia" dans la vallée de Faaroa sur l'île de Raiatea : de gauche à droite, Mai VAN-CAO (Institut Louis Malardé, Tahiti), ? (Base aérienne 190, Tahiti), JYM, Romy TAVAEARII (SDR, Raiatea) et Claude SERRA (Direction de l'Environnement de la Polynésie française).

Raiatea-2004-Cgm team & JYM

Photo 2 (cliché : Elodie LAGOUY). "Team Makatea", avec de gauche à droite Elie POROI (Association "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu", JYM, Jean-François BUTAUD (SDR, Tahiti) et Henri JAY (Association "Te Rau Ati Ati").Team Makatea 2004 

 

 

 

Photo 3 (cliché : JYM). "Team Te Fa'aiti" dans le parc naturel territorial de Tahiti, avec de gauche à droite Matiu PREBBLE (Australian National University, Canberra), Elin CLARIDGE (UC Berkeley), Ravahere TAPUTUARAI (Délégation à la Recherche de la Polynésie française), Olivier GARGOMINY (Muséum national d'Histoire naturelle, Paris), Ron ENGLUND (Bernice P. Bishop Museum, Honolulu) et Benoît FONTAINE (MNHN, Paris).

Tahiti-Te Faaiti-20 oct 2004-team 

 

2003

Photo (cliché : Steve PERLMAN). "Team Ua Pou" : vallée de Hakahau, Ua Pou (Marquises nord) avec de gauche à droite Liloa DUNN (National Tropical Botanical Garden), JYM, Georges "toti" TEIKIEHUUPOKO et sa fille, Dave LORENCE (NTBG).

Ua Pou 2003 Anakooma Team kw

 

2002

Photo (cliché : Olivier GARGOMINY, MNHN, Paris). "Team Rapa"  : montée au mont Perau, Rapa (Australes) avec du bas en haut Ron ENGLUND (Bishop Museum, Honolulu), Rosie GILLESPIE (UC Berkeley), JYM et Benoît FONTAINE (MNHN, Paris).

Rapa 2002-Team & crête Perau (OG)

 

2000

Photo (cliché : ?). "Team Toovii" : au col de Toovii, Nuku Hiva (Marquises nord) avec Pascal VILLARD, Frère Maxime CHAN (Association "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu"), Rosie GILLESPIE et Leo SHAPIRO (University of California, Berkeley).

team Pascal Villard col Tovii juin 2000 JYM

 

1999

Photo (cliché : JYM).  "Team Faufiru" au pied du mont Orohena sur le haut-plateau de Faufiru : de gauche à droite Elie POROI, Marc ALLAIN, Frère Maxime CHAN, Christian MALINOVSKY et Henri JAY de l'association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu".

Orohena & team te Rau Ati JYM

 

1998

Photo 1 (cliché : JYM). "Team Faufiru" : campement sur le haut-plateau de Faufiru dans la vallée de la Tuauru à Tahiti avec de gauche à droite Tave REHU, Zaza POROI, Marc ALLAIN et Frère Maxime CHAN de l'Association de protection de la nature "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu".

Zaza Mako Maxime Faufiru JYM 

Photo 2 (cliché : JYM). "Team Te Faaiti" sous le rocher "Te Ana o Pae" : de gauche à droite, Jacques FLORENCE (IRD, ex-ORSTOM), Frère Maxime CHAN et Marc ALLAIN (Association "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu").

Tahiti-Te Faaiti-Te Ana O Pae-mai 1998-Jacques & Marc Allai

Photo 3 (cliché : JYM). "Team Monarque" à Paea (Tahiti) : de gauche à droite, Jean-Claude THIBAULT, Aura PENLOUP, Georges "Tihoti" SANFORD (président de la Société d'Ornithologie de Polynésie "Manu", décédé le 21 décembre 2014), Albert VARNEY et Tunui SALMON.

JCT Aure Tihoti Albert & Tuunui Paea 1998

 

1997

Photo 1 (cliché : JYM). "Team Miconia" : en 4x4 sur la route descendant au lac Vaihiria à Tahiti avec les participants hawaiiens de la "Première Conférence Régionale sur la Lutte contre le Miconia" : de gauche à droite, Art MEDEIROS (USGS, Haleakala National Park, Maui), Pat CONANT (Hawaii Department of Agriculture, Honolulu), Cliff SMITH (University of Hawaii at Manoa, Honolulu), Kim TAVARES (Big Island Miconia Committee) et Eloise KILLGORE (HDOA, Honolulu).

team miconia 1997

 

Photo 2 (cliché : JYM).  "A bad day on the field is better than a good day in the office", au sommet du mont Hitikau à Ua Huka (Marquises nord) avec à gauche Ken WOOD et à droite Steve PERLMAN (National Tropical Botanical Garden, Kauai, Hawaii).

Ken & Steve Hitikau 1997

 

 

 

 

1996

Photo (cliché : Matthieu GARNAULT). "Team Mohotani" (Marquises sud), avec entre autres Rogatien "Peahi" PETERANO (SDR), Marc LOUVAT (ICA), Axel LICHTLE (ICA), Mlle TONG SANG et les chasseurs de l'île de Hiva Oa.

MOHOTANI 1997

 

Photo (cliché : Sylvain BLAIS, Université de Rennes 1). "Team Raiatea" dans la vallée de Fa'aroa, avec de gauche à droite, Jean-Pierre MALET (Service du Développement Rural, Uturoa, Raiatea), Georges "Jojo" COLOMES (SDR, Raiatea), Emile BROTHERSON (SDR, Raiatea), JYM et Simone GRAND (Déléguée à l'Environnement et à la Recherche).

 team Raiatea Faaroa 1993    

 

 

 

 

 

 

 

 

1994

Photo (cliché : JYM). Campement sommaire sur le plateau Temehani Ute Ute à Raiatea (Iles Sous le Vent, Société) avec Jacques FLORENCE (Centre ORSTOM de Tahiti), assis, et Michel GUERIN (Délégation à l'Environnement de la Polynésie française), debout.

Michel Guérin Temehani Ute 1994 JYM

 

 

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