27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:28

Arbre endémique Erythrina sandwicensis (Fabaceae, "wiliwili" en hawaiien) mort en bordure de route, île de Hawai'i

Hawaii-11-16 septembre 2011-Erythrina sandwicensis

 

 

 

 

 

 

Déforestation sur un site minier, Province Sud, Nouvelle-Calédonie

  Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-plante endém

 

 

 

 

Tortue africaine Geochelone sulcata (Testidudinidae) en captivité

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-African spurred tortoise Geochelon

 

 

Tiki sculté dans un manguier, ancien cimetière d'Atuona, Hiva Oa, Marquises 

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-tiki vieux cimeti

 

 

 

 

 

 

 

Espèces éteintes ! ("The Golden Rose", peinture de Donato Giancola, 2007) donato-giancola sirènes        

FA'AITOITO, BEAUCOUP DE COURAGE AUX DERNIERS DEFENSEURS DE LA NATURE !

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:03

Dessinateur -et Maître à imaginer- décédé le 10 mars 2012

moebius

Moebius Reflection

moebius arzach

moebius incal short

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 17:57

La description et publication récente d'une nouvelle espèce de carabe, Mecyclothorax perraulti (Coleoptera, Carabidae, Psydrini, photo ci-dessous), découverte sur le mont Tohiea, plus haut sommet de l'île de Mo'orea (culminant à 1207 m) avec 6 autres espèces endémiques, par l'entomologiste américain James "Jim" LIEBHERR de Cornell University, lors d'une expédition héliportée organisée durant le programme "Moorea Biocode" en 2006 (http://www.pensoft.net/J_FILES/1/articles/3675/3675-G-3-layout.pdf), est l'occasion de rendre hommage à Georges G. PERRAULT, disparu le 6 juillet 1994 à l'âge de 60 ans.

mecyclothorax perraultii

J'avais contacté l'année suivante, en juin 1995, - par erreur en raison d'une quasi-homonymie ! - son frère Gérard H. PERRAULT, spécialiste des fourmis, pour obtenir des "tirés-à-part" (pour la jeune génération qui télécharge instantanément les articles en format .pdf sur Internet, il s'agissait des copies imprimées et reliées - parfois sur papier glacé - que les auteurs recevaient de l'éditeur plusieurs mois après publication de leurs articles, et qui étaient ensuite envoyées aux collègues sur demande écrite - via parfois de jolies petites cartes spécialement faites à cet effet -) de tous les articles de G. G. PERRAULT traitant de la "faune carabologique", célèbre par sa radiation évolutive du genre Mecyclothorax, avec près d'une centaine d'espèces endémiques connues sur l'île de Tahiti

lettre perrault NEW

Ironiquement, G. G. PERRAULT, qui a pourtant parcouru les forêts tropicales et les montagnes d'Amérique du Sud (dont la Cordillère de Merida au Venezuela, culminant à plus de 4980 m), n'a jamais mis les pieds à Tahiti ! Tous les spécimens (plus d'un millier) qu'il a étudié proviennent des "chasses" de Jean GOURVES entre 1972 et 1978 et de son frère Gérard qui a effectué plusieurs courts séjours sur l'île entre 1971 et 1981. Les premières récoltes de Mecyclothorax ont été faites en 1934 sur le mont Aorai par une expédition dirigée par le célèbre entomologiste américain Elwood Curtin ZIMMERMAN (1912-2004) lors de la "Mangarevan Expedition" du Bishop Museum d'Honolulu, avec 4 espèces décrites en 1938.

Les 67 espèces endémiques décrites par G. G. PERRAULT ont été découvertes sur 4 principaux massifs montagneux, entre 800 et 2000 m d'altitude : 22 espèces au mont Marau (culminant à 1493 m), 28 au mont Aorai (2066 m), 7 au dessus des Mille Sources vers le mont Pihaiateta entre 900 et 1200 m, et 17 au mont Atara (1197 m) sur la presqu'île de Tahiti (haut du plateau de Taravao). Seules trois espèces sont communes à plusieurs massifs, ce qui conduit "à un taux de microendémisme par massif de 96%" dixit PERRAULT. Les deux plus hauts sommets (Pito Hiti culminant à 2110 m et Orohena à 2240 m) n'avaient pas été prospecté à l'époque, mais une expédition héliportée sur Pito Hiti que nous avions organisé en 2006 a permis la découverte par l'entomologiste Elin CLARIDGE (UC Berkeley) d'une vingtaine d'espèces nouvelles, encore non décrites...Jim LIEBHERR a également découvert et récemment décrit 7 nouvelles espèces au mont Mauru sur la côte est de Tahiti, entre 700 et 1100 m, et estime qu'il n'a échantillonné que la moitié ou le quart des espèces existantes sur ce massif culminant à 1360 m !

PHOTO (cliché : JYM) : Elin CLARIDGE collectant sous le sommet du mont Pito Hiti (ou Pito Iti) en végétation subalpine vers 2100 m d'altitude en juin 2006.

Tahiti-Pito Hiti-Orohena-1-4 juin 2006-Elin

Le travail de G. G. PERRAULT soulève deux points particulièrement intéressants sur les processus évolutifs et écologiques à l'origine de la diversité et de l'assemblage d'espèces insulaires terrestres :

- la forte diversification du genre Mecyclothorax sur l'île de Tahiti peux paraître surprenante car la majorité des espèces ont été récoltées "dans les mêmes biotopes", en particulier par battage de la végétation (mais également par des pièges au sol) le plus souvent le long des crêtes ou dans les petits vallons suspendus. L'interprétation de cette "explosion spécifique" est celle d'un patrimoine génétique présentants de nombreuses possibilités de mutations sur l'ensemble des caractères morphologiques, une séparation des niches (espèces épigées versus arborées) et un isolement des massifs ayant conduit à des différenciations par isolement reproductif des populations, les espèces tahitiennes étant toutes aptères (alors que les espèces australiennes sont ailées).

- l'absence d'espèces à basse altitude pourrait s'expliquer selon G. G. PERRAULT soit par un facteur climatique (température, hygrométrie) limitant leur extension, soit par la concurrence alimentaire de la part d'autres prédateurs plus efficaces (les carabes sont en effet carnivores) que sont les fourmis, déjà très abondantes en dessous de 500 m dans les années 1970-80 et pouvant conduire à l'élimination (ou l'exclusion) des carabes. Le réchauffement climatique associé à une possible expansion de l'aire de répartition en altitude de certaines espèces envahissantes pourraient contribuer à l'extinction en masse des Mecyclothorax endémiques trouvés à haute altitude...

Une analyse phylogénétique et phylogéographique du genre, incluant les espèces australiennes, néo-zélandaises, hawaiiennes, néo-calédoniennes, de Nouvelle-Guinée ou des Philippines, permettrait certainement d'apporter un nouvel éclairage sur cette radiation évolutive exceptionnelle en Polynésie française. Combien d'espèces de Mecyclothorax pourraient être encore encore découvertes à Tahiti, à Moorea et peut-être Raiatea qui possède une crête sommitale dépassant 1000 m ? Avis aux amateurs(trices) !

Post-Scriptum. Une biographie de G.G. PERRAULT, accompagnée par la liste de ses travaux, a été publiée en 1994 dans la "Nouvelle Revue d'Entomologie" : DOGUET, S. 1994. Georges Perrault (31 juillet 1934-6 juillet 1994). Nouv. Rev. Ent. (N.S.), T. 11, Fasc 4: 311-320.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 18:17

Martin Lawrence GRANT est né en 1907 dans le Michigan (USA), meurt d'un cancer en 1968, à l'âge de 59 ans. Il soutient une thèse (PhD) à l'Université du Minnesota en 1936 puis enseigne la biologie comme professeur à l'University of Northern Iowa. A 23 ans, il épouse Dorothy SWEET (sic !), enseignante dans une école d'infirmière avec qui il a trois enfants (elle a été sa secrétaire et son assistante dévouée jusqu'à leur divorce en 1947 où elle l'accuse de violence conjugale...et décède en 2006, à l'âge de 101 ans !).

 File:Dgrant.jpg

Il entreprend dans la foulée, grâce à une bourse de l'Université de Yale-Bishop Museum de Honolulu un voyage de 2 ans (du 28 avril 1930 au 03 mars 1931) dans les îles de la Société : Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa, l'atoll de Tupai et l'îlot de Mehetia. Son carnet de voyage et ses notes de terrain (rassemblés dans un manuscrit typographié non publié "Journal in the Society Islands, 1930-31" sont une mine d'information sur la flore et la végétation de ces îles mais également sur la société polynésienne et la communauté scientifique de l'époque, décrites avec une multitude de petits détails (noms de personnes et de localités, vêtements, nourriture, etc.) et parfois beaucoup d'humour : "to my great disgust, one of the conspicuous elements of the floral decoration [du Café Mariposa, très populaire dans les années 20-30, situé à l'ancien Quai du Commerce à Papeete] was a species of Lycopodium I had climbed up over 3000 feet to pick".

grant

Son étonnante maturité, sa grande curiosité scientifique et sa soif de découverte (il fait seul le tour de Tahiti en bicyclette en 9 heures et demi !) en font un exemple pour notre jeune génération. Mais trop perfectionniste, très éclectique et pris dans des occupations multiples et diverses (il enseigne même dans une université de la région de Shiraz en Iran), il n'a malheureusement rien publié sur les îles de la Société de son vivant. Il faudra attendre 1974 pour voir la publication dans le numéro 17 du Smithsonian Contribution of Botany, d'un ouvrage posthume intitulé "Partial Flora of the Society Islands: Ericaceae to Apocynaceae" (par M. L. GRANT, F. R. FOSBERG and H. M. SMITH) basé sur ses collectes (environ 2000 spécimens) et d'un manuscrit datant de 1937. 

flora society islands 

GRANT & les plantes : l'utilisation, dans son journal, des noms vernaculaires en tahitien des plantes et animaux à la place des noms scientifiques est surprenante pour un botaniste (américain de surcroît !), mais montre son attachement à la langue polynésienne qu'il étudie entre deux conditionnements de ses spécimens d'herbier (ou peux-être aussi à une certaine méconnaissance de la flore polynésienne qu'il découvre au fur et à mesure avec ses guides tahitiens ?). Il nomme également quelques insectes et vertébrés (oiseaux, mammifères, poissons, reptiles et amphibiens*) observés lors de ses prospections sur le terrain. Selon le botaniste Raymond FOSBERG du Smithsonian Institution de Washington, GRANT aurait découvert dans les îles de la Société une soixantaine d'espèces de plantes nouvelles pour la science.

GRANT & les scientifiques : il rencontre le prof. William A. SETCHELL, alors chef du Département de botanique de l'Université de Californie à Berkeley (et auteur de "Phytogeographical Notes on Tahiti" publié en 1926), et E. S. COPELAND, spécialiste des fougères du Pacifique, à l'herbier où il étudie avant son voyage, se lie d'amitié à Tahiti avec le linguiste J. Frank STIMSON, l'archéologue Kenneth P. EMORY du Bishop Museum de Honolulu, et le géologue J. M. CLEMENTS, croise les entomologues A. M. ADAMSON et E. P. MUMFORD de la "Pacific Entomological Survey" en transit pour les Marquises, et le botaniste John W. MOORE de retour d'un séjour de 9 mois à Raiatea pour y étudier la flore. Il rencontre également Tu TEMARII, le petit-fils de Jean NADEAUD (âgé de 50 ans, qui lui donne les noms tahitiens de 125 espèces de plantes), l'écrivain Charles NORDHOFF, ainsi que l'ornithologue Eastham GUILD et Harrison W. SMITH, "the eccentric Harvard man who settled in Tahiti after several years in Malaysia", résidents à Tahiti. A la presqu'île, il croise deux ermites - et végétariens !- "the famous nature men of Tahiti", vivant sur la côte sauvage et inhabitée du "Pari" depuis 3 ans, le français Francis DUBOIS et le franco-allemand Frederick PFEIFFER.

GRANT & les femmes : tout jeune marié avec "Do", il résiste trois mois à la tentation des belles "vahine" qu'il décrit néanmoins avec enthousiasme, jusqu'à l'arrivée de son épouse en juillet 1930 : "Miss Marguerite Laberge, as French as they make them, about 25. She adopted me before the trip was over" ;  "He has a private secretary, one Mrs (fortunately) Quinn who seems to be the most attractive type of native girl I have yet seen" ; "Went to dance in the evening at the Mariposa, and finally got up enough courage to try a swing with the natives...I danced with girls from America, England, and Chili, not to mention all the various percentages of Tahitian and French represented. The prettiest girl was half French and half Tahitian" ; "I went downstairs and spent a couple of hours with two Tahitian girls, learning French and Tahitian songs" ; "I met so many eligibles I was almost (almost) sorry I wasn't eligible myself" ; "The rumor has come back from me that I has been consorting with one of the servant-girls, Tehani, at Aina Pare. I suppose someone will write to poor Dorothy" (sic !).

GRANT & ses guides polynésiens : malgré des tentatives épiques (et infructueuses !) pour atteindre les sommets de l'Orofena (Orohena) et du Ronui sur la presqu'île de Tahiti Iti, il monte au sommet du mont Aorai (déjà prospecté par le botaniste Jean NADEAUD en 1858), les plus hauts sommets de Huahine et de Tahaa, le mont Pahia à Bora Bora et le plateau du Temehani à Raiatea. Parmi ses guides figurèrent Albert NIMAU, Tefaitotuvanataimoe URARII, Ernest TABANOU...dont la philosophie n'a pas vraiment trop changé aujourd'hui : "A proverb of both the Tahitians and the French is: Tomorrow is just as good a day as today... if not better".

*Le mystère GRANT : il y avait-il des grenouilles (il mentionne deux fois "frogs" lors de son ascension du mont Aorai le 5 novembre 1930, à une altitude comprise entre 1000 et 1100 m) dans les forêts montagnardes à Tahiti dans les années 30 ? L'abbé Emmanuel ROUGIER (1804-1932), dans un article publié dans le Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes en 1926 (N°12, pages 40-41), écrivait que "le navire Makura du mois de mars a apporté 34 grenouilles qui ont été immédiatement lâchées bien vivantes en contrebas des sources de la Reine [à Papeete], chez M. le Gouverneur [Louis RIVET (1869-1933)], or on en a pas revu une seule". S'agit-il de ces grenouilles qui se seraient acclimatées, échappées, reproduites et dispersées plus en altitude ?

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 18:56

29 août-4 septembre 2011 : Mission monts Temetiu (Hiva Oa) et Oave (Ua Pou), Marquises

Mission avec le botaniste Ravahere TAPUTUARAI sur deux des plus hauts sommets des Marquises (le mont Temetiu à Hiva Oa, 1276 m, et le mont Oave à Ua Pou, 1203 m) pour la collecte d'échantillons de plantes endémiques appartenant aux genres Melicope (Rutaceae), Alyxia (Apocynaceae) et Wikstroemia (Thymelaeaceae), dans le cadre d'un programme de recherche ethno-botanico-pharmaco-chimique intitulé "Patrimoine biologique des Marquises" (financé par le contrat de projet Etat-Polynésie française 2009-2010) mené par l'IRD et l'Université de Polynésie française.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du mont Temetiu, plus haut sommet des Marquises, depuis le village principal d'Atuona. Il s'agissait de la septième ascension de la crête sommitale, après la première effectuée en août 1995 avec les botanistes et collecteurs Steve PERLMAN et Ken WOOD (National Tropical Botanical Garden, Kauai, Hawaii) guidé par Rogatien "Peahi" PETERANO (anciennement au Service du Développement Rural), celle de février 2000 avec le naturaliste Jean-Pierre LUCE et l'ornithologue Jean-Claude THIBAULT, de septembre 2002 seul, celle de janvier 2003 avec Teiki RICHMOND (anciennement au Service du Développement Rural) et les botanistes David LORENCE, Liloa DUNN, Steve PERLMAN et Ken WOOD (NTBG) et Jonathan PRICE (University of Hawaii), celle d'août 2007 avec Ravahere TAPUTUARAI et les entomologistes Elin CLARIDGE, Curtis EWING et David HEMBRY (UC Berkeley), et enfin celle d'octobre 2010 avec Ravahere TAPUTUARAI et le chimiste Nicolas INGERT (Unversité de Polynésie française).

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-mont Temetiu

PHOTO 2 (cliché : JYM). Melicope hivaoaensis (Rutaceae), petit arbuste à arbrisseau endémique des îles de Hiva Oa et Tahuata, caractérisé par ses fleurs quasi-sessiles, essentiellement trouvé sur les crêtes exposées et ventées en forêt de nuages.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Melicope hivaoens

PHOTO 3 (cliché : JYM). Melicope perlmanii aux inflorescences plus développées, extrêmement rare en vallon humide abrité vers 1200 m d'altitude.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Melicope perlmani 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Fruits verts et mûrs de la liane ligneuse Alyxia stellata (Apocynaceae), peu commune sur la crête sommitale entre 1000 et 1200 m d'altitude. 

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Alyxia fruits 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Fruits mûrs de Psychotria gagneorum (Rubiaceae), petit arbre endémique de Hiva Oa rare dans les vallons humides en formation sous-crêtale.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Psychotria gagneo 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Sous-bois de forêt envahie par le "faux-pistachier" Syzygium cumini (Myrtaceae), grand arbre introduit dans l'archipel au 19ème siècle, avec Cheirodendron bastardianum (Araliaceae). 

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-sousbois Syzygium 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Petite orchidée Microtatorchis sp. en épiphyte sur tige de Scaevola (Goodeniaceae).

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Microtatorchis sp

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Escargot arboricole Samoana sp. (Partulidae) endémique de Hiva Oa devenu extrêmement rare en forêt de nuages.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Samoana sp. 1 Tem 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Dégâts causés par les cochons "sauvages" (ou féraux) autour d'un Scaevola marquesensis(Goodeniaceae) endémique des Marquises.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Scaevola & dégâ 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Vue des pitons phonolitiques de Poumaka (à gauche) et Poutetainui (à droite) sur l'île de Ua Pou à partir d'une des crêtes montant au mont Oave, au coucher de soleil.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-pitons Poumaka &

PHOTO 11 (cliché : JYM). Inflorescence de Scaevola subcapitata (Goodeniaceae), arbuste endémique des Marquises.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Scaevola subcapit 

  

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Rousserole des Marquises Acrocephalus mendanae sur Scaevola à 830 m d'altitude.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Acrocephalus sur 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Psychotria uapoensis (Rubiaceae), arbuste endémique de Ua Pou, extrêmement rare en crête sommitale vers 895 m d'altitude, avec Apetahia longistigmata (Campanulaceae).

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Psychotria uapoen

PHOTO 14 (cliché : Ravahere TAPUTUARAI). JYM prospectant une crête abrupte à liane ligneuse Freycinetia impavida (Pandanaceae) et de rares Scaevola subcapitata (Goodeniaceae) et Reynoldsia marchionica (Araliaceae) menant sous le sommet du mont Oave, vers 900 m d'altitude.

Ua Pou Oave sept 2011 JYM & ridge (RT)

PHOTO 15 (cliché : JYM). Inflorescence de Weinmannia parviflora var. marquesana (Cunoniaceae), arbre endémique des Marquises commun entre 700 et 1000 m d'altitude.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Weinmannia marque

PHOTO 16 (cliché : JYM). Colonie de fourmis Technomyrmex sous feuille d'Ixora uapoensis (Rubiaceae), arbuste à petit arbre endémique de Ua Pou, vers 700 m d'altitude.

Hiva Oa & Ua Pou-29 aout-4 septembre 2011-Technomyrmex 

 

 

 

 

 

 

 

 

11-16 septembre 2011 : XIII International Symposium on Biological Control of Weeds, Waikoloa, Hawai'i (USA) & field-trip across island

Participation à la "XIII International Symposium on Biological Control of Weeds" ayant réuni à Waikoloa, situé sur la côte ouest de l'île de Hawai'i' ("Big island"), environ 250 spécialistes de la lutte biologique contre les mauvaises herbes et les plantes envahissantes dans le monde (http://isbcw2011.uhhconferencecenter.com/). La précédente édition de cette conférence qui se tient tous les 4 ans s'était tenue à La Grande Motte près de Montpellier (France). 

PHOTO 1 (cliché : JYM). L'hotel "Marriott Resort" où s'est déroulé la conférence est situé dans la Baie de Anaeho'omalu à proximité de mares anchialines restaurées et protégées ("anchialine ponds" http://biology.usgs.gov/pierc/Plants,_Insects_%26_Ecosystems/Anchialine_pools.pdf), l'un des écosystèmes d'eau douce le plus menacé aux îles Hawai'i. Sa plage est également régulièrement fréquentée par des tortues marines Chelonia mydas  !

Hawaii-11-16 septembre 2011-panneau pond area

Hawaii-11-16 septembre 2011-panneau anchialine pond

 

 

Hawaii-11-16 septembre 2011-panneau sea turtle

 


 

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Présentation des pathogènes et nématodes attaquant Miconia calvescens dans sa zone d'origine en Amérique tropicale et utilisés commes agents de lutte biologique comme Colletotrichum gloeosporioides f.sp. miconiae par le  phytopathologue Robert BARRETO (Universidad Federal de Viçosa, Brésil).

Hawaii-11-16 septembre 2011-Cgm 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Parmi les ateliers de travail en soirée, celui dédié  aux "Best management Practices for Communication" et la gestion des conflits d'intérêt a été animé par Darcy OISHI (Hawaii Department of Agriculture, Hilo) et Keith WAGNER (Santa Clara University) et par un panel international d'experts en provenance d'Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Brésil...et Polynésie française.

Hawaii Biocontrol Comm session 2011 (C. Martin)

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Présentation par Flint HUGHES (USGS) sur l'invasion de Albizia moluccana (syn. Paraserianthes falcataria) aux îles Hawai'i. L'élimination de 1500 arbres en bordure d'autoroute sur l'île de Kaua'i a coûté 1 millions de dollars US !

Hawaii-11-16 septembre 2011-Albizia

PHOTO 5 (cliché : JYM). Sortie sur le terrain avec un arrêt dans le "kipuka" (zone de végétation encerclée par des coulées de lave récentes) de Pu'u Huluhulu.

Hawaii-11-16 septembre 2011-kipuka puu huluhulu 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Invasion du sous-bois de la forêt à Acacia koa (Fabaceae), grand arbre endémique des îles Hawaii, par  la liane introduite Delairea odorata ("Cape ivy" syn. Senecio mikanioides, Asteraceae).

Hawaii-11-16 septembre 2011-Invasion cape ivy

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fruit de Sicyos sp. (Cucurbitaceae), une liane endémique en compétition avec les espèces introduites envahissantes.

Hawaii-11-16 septembre 2011-Sycios 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Verbascum thapsus (Scrophulariaceae), une herbacée adventice ("mauvaise herbe") naturalisée sur le coulées de lave.

Hawaii-11-16 septembre 2011-Verbascum thapsus 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Le chardon épineux Cirsium arvense (Asteraceae) est devenu envahissant comme l'arbuste épineux Ulex europaeus (Fabaceae qui fait l'objet d'un programme de lutte biologique en Nouvelle-Zélande et aux îles Hawai'i.

Hawaii-11-16 septembre 2011-Cirsium vulgare 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Coprosma ernodeoides (Rubiaceae), appelé  "kukaenene" en hawaiien, petit arbrisseau endémique capable coloniser les coulées de lave. Hawaii-11-16 septembre 2011-Coprosma ernodeoides 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Grand arbre endémique Erythrina sandwicensis (Fabaceae) appelé localement "wili wili" dont les pétioles de feuilles et les boutons floraux sont attaqués par la "Erythrina gall wasp" malgré l'introduction récente d'un parasitoïde comme agent de lutte biologique.

Hawaii-11-16 septembre 2011-Erythrina & René

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Le "Hawaii Tropical Botanical Garden" jardin botanique privé localisé au dessus de la baie d'Onomea sur la côte sud-est de l'île près de Hilo est un site touristique très populaire.

Hawaii-11-16 septembre 2011-panneau Hawaii tropical Botanic 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Forêt dense de Miconia calvescens (Melastomataceae) en bordure de route près du jardin botanique où il a été introduit dans les années 1960 !

Hawaii-11-16 septembre 2011-Miconia Onomea road

 

 



 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Fragments de rhizomes de Hedychium gardnerianum (Zingiberaceae) appelé localement "Kahiki ginger", grande herbacée extrêmement envahissante en sous-bois des forêts humides dans l'archipel hawaiien...en vente libre !

Hawaii-11-16 septembre 2011-Kahili ginger for sale

  

 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Forêt dense monospécifique du palmier ornemental Archontophoenix alexandrae (Arecaceae) devenu envahissant aux îles Hawaii (http://li-an.fr/jyves/Meyer_et_al._2008_Palms.pdf).

Hawaii-11-16 septembre 2011-invasion palm trees 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Les chutes "Akaka Falls" d'une hauteur d'environ 135 m.

Hawaii-11-16 septembre 2011-Akaka falls 

PHOTO 17 (cliché : JYM). Invasion par la liane grimpante Thunbergia grandiflora (Acanthaceae).

Hawaii-11-16 septembre 2011-Akaka Falls-Thunbergia grandifl

 

 

 

 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Invasion par la grande herbacée Hedychium coronarium (Zingiberaceae), autre plante introduite comme ornementale...

Hawaii-11-16 septembre 2011-Hedychium flavescens invasion

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM). L'entomogiste Pat CONANT (Hawaii Department of Agriculture, Hilo) avec des plants de Clidemia hirta et Melastoma sempternervium (syn. M. candidum, Melastomataceae), deux plantes envahissantes à Hawaii, attaqués par des insectes phytophages (respectivement le thrips Liothrips urichi, Phlaeotripidae, et les larves du papillon Rhyncopalpus brunellus, Noctuidae) et pathogènes introduits (Colletotrichum gloeosporioides f.sp. clidemiae) comme agents de lutte biologique.

Hawaii-11-16 septembre 2011-Pat & attacked Clidemia & Melas 

29 septembre 2011 : Sortie terrain mont Matotea, Mo'orea (Société)

Ascension du mont Matotea (710 m), sommet situé sur la côte ouest - dite "sous le vent"- de Mo'orea, avec Ravahere TAPUTUARAI (consultant en botanique "MaNature"), Marie FOURDRIGNIEZ (consultante en écologie "BioConsulting"), Robin POUTEAU (doctorant à l'Université de Polynésie française) et de Tiffany LAITAME (étudiante titulaire d'un Master 2). Il s'agissait de la dernière sortie botanique de la "Plant Tax Team" - constituée lors du programme de recherche "Moorea Biocode" - afin de prospecter ce sommet dont les vallons et crêtes restaient encore inexplorés...

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue des monts Matotea (à gauche) et Vaiumete (à droite, 711 m) et des vallons sous-crétaux localisés entre les deux sommets à partir de la crête de Tafanio (465 m). 

Moorea-Matotea-29 septembre 2011- vue crête & sommet 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Vallon "suspendu" sous la crête sommitale vers 700 m d'altitude, occupé par une forêt humide (dite hygrophile) de montagne dominée par les arbres indigènes Neonauclea forsteri (Rubiaceae) et Crossostylis biflora (Rhizophoraceae) avec les fougères arborescentes Cyathea spp. (Cyatheaceae) ; en second plan, vue sur le mont Tohi'e'a.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-crête sommitale & vallons

PHOTO 3 (cliché : JYM). Plantules de Sclerotheca forsteri (Campanulaceae), petit arbuste endémique de Tahiti et Moorea, découvertes vers 600 m d'altitude en sous-bois de forêt à Neonauclea forsteri, Ficus prolixa var. prolixa (Moraceae) et de rares Meryta lanceolata (Araliaceae) fortement envahie par miconia, avec en sous-bois quelques Macropiper latifolium (Piperaceae), et les orchidées terrestres Phaius terrestris et Malaxis resupinata

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-plantules Sclerotheca 

PHOTO 4 (cliché : Ravahere TAPUTUARAI). Population d'une cinquantaine d'individus de l'orchidée terrestre indigène Moerenhoutia plantaginea, espèce protégée par la règlementation en Polynésie française, découverte en février 2010 par Ravahere.

Moorea Matotea 2011 Moerenhoutiana plantaginea (RT) 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Sous-bois de forêt dense à Miconia calvescens (Melastomataceae) dont les feuilles des arbres en canopée (entre 12-14 m de hauteur) sont fortement attaquées par Colletotrichum gloeosporioides forma specialis miconiae, un champignon pathogène introduit comme agent de lutte biologique.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-forêt dense miconia

PHOTO 6 (cliché : JYM). Albizia moluccana (syn. Falcataria moluccana, Fabaceae), grand arbre introduit naturalisé sur les pentes et les crêtes à fougère indigène Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae), une formation végétale témoignant d'incendies anciens.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-albizia falcata sur crête

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fruits de Macaranga attenuata (Euphorbiaceae), petit arbre endémique de la Société, commun sur la crête reliant Tafanio à Matotea entre 350 et 600 m.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-Macaranga fruits 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Fleur de Dendrobium biflorum (Orchidaceae), l'une des quelques orchidées observées en épiphyte dans les formations végétales sur crête avec Bulbophyllum tahitense, Eria rostriflora et de très rares Taeniophyllum elegantissimum.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-Dendrobium biflorum fleur

PHOTO 9 (cliché : JYM). Fourrés à petits arbres indigènes Dodonea viscosa (Sapindaceae) avec Commersonia batramia (Malvaceae) et Wikstroemia coriacea (Thymelaeaceae) et en sous-bois la grande graminée naturalisée Miscanthus floridulus (Poaceae), vers 400 m d'altitude.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-crête Dodonea viscosa  

PHOTO 10 (cliché : JYM). Grands arbres Metrosideros collina (Myrtaceae) et bosquets à Casuarina equisetifolia (Casuarinaceae) sur crête rocheuse vers 490 m.

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-crête Metrosideros Dodone 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Forme rabougrie du grand arbre indigène Fagraea berteroana (Loganiaceae) sur crête exposée avec de rares Myrsine fusca (Myrsinaceae) et Pandanus sp. (Pandanaceae).

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-Fagraea berteroana

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Fruits mûrs de Fagraea berteroana vraisemblablement attaqués par les rats

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-Fagraea fruits mangés rat 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Phyllanthus cf. taitensis (syn. Glochidion taitense, Phyllanthaceae, anciennement Euphorbiaceae) arbuste endémique de Tahiti et Moorea, île où il est extrêmement rare. 

Moorea-Matotea-29 septembre 2011-Glochidion cf tahitense fr

PHOTO 14 (cliché : JYM). Terrier de pétrel de Tahiti (Pseudobulweria rostrata) ou de puffin (Puffinus sp.) nichant sur la crête entre 450 et 550 m d'altitude. Un cadavre d'oiseau, victime de prédateurs (rats, chats, busards ?) a été trouvé au sol.Moorea-Matotea-29 septembre 2011-terrier pétrel 

 

12-14 octobre 2011 : Mission plateau Temehani Rahi, Rai'atea (Société)

Mission de trois jours sur le plateau du Temehani Rahi à Rai'atea (Iles Sous Le Vent, archipel de la Société) avec Ravahere TAPUTUARAI (pyto-écologue, consultant privé "MaNature") et Tiffany LAITAME (étudiante sur un projet de thèse de doctorat à l'Université de Polynésie française) pour le suivi de la régénération de la végétation après différentes méthodes de lutte contre deux arbustes introduits envahissantsChrysobalanus icaco (Chrysobalanaceae) et Rhodomyrtus tomentosa (Myrtaceae) réalisées par l'association de protection du patrimoine naturel et culturel de Raiatea "Tuihana" (http://tuihana.org/index.php) en 2010.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du campement situé dans la partie basse du plateau du Temehani Rahi, vers 450 m d'altitude, avec au premier plan les fourrés de l'arbuste Chrysobalanus icaco (appelé localement "cocoplum") devenu extrêmement envahissant sur le plateau.

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-campement 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Fruits de C. icaco appelés également "pommes-icaque" ou "prunes du Brésil", introduit à Tahiti en 1922 par Harrison SMITH dans son jardin botanique à Papeari, collecté pour la première fois sur le Temehani Rahi en 1977 par la botaniste hawaiienne Betsy H. GAGNE et ayant progressé à partir des années 1980(cfhttp://www.li-an.fr/jyves/Meyer_1998_Rapport_PostDoc_University_Hawaii.pdf).

 Raiatea-Temehani Rahi-28-30 novembre 2006-Chrysobalanus ica 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Ravahere et Tiffany estimant le recouvrement  des espèces végétales (introduites naturalisées ou indigènes et endémiques) dans un des 9 quadrats (2 x 2 m) suivis de façon permanente dans chaque sous-parcelle traitée de 12 x 12 m. Les 18 parcelles d'étude (24 x 24 m) avaient été mises en place en 2008 avant les différents traitements.

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-Rava Tiffany & qua

PHOTO 4 (cliché : JYM). L'un des traitements consistait à percer la base du tronc des deux plantes envahissantes avec une perceuse électrique et d'y injecter une solution d'herbicide : trois produits ont été utilisés (Glyphosate, Triclopyr et Chrorure de Soude) à deux concentrations différentes (6 pour 10, et 10 pour 10 soit 50%).

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-tiges percées

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). "Cocoplum" complètement défolié suite au traitement chimique au Glyphosate.

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-Chrysobalanus mort 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). "Damier" constitué des parcelles de C. icaco traitées (traitement chimique suivi de l'arrachage des plantules) et non traitées (sans arrachage des plantules).

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-parcelles

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fleurs et boutons floraux de Rhodomyrtus tomentosa appelé localement "féjoi", régulièrement fréquentés par l'abeille domestique Apies mellifera très commune sur le bas-plateau. Les baies charnues de R. tomentosa sont consommées par les oiseaux introduits frugivores Zosterops lateralis qui disséminent les graines sur de longues distances.

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-Rhodomyrtus fleurs

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Tapis de plantules de "féjoi" en sous-bois ombragé. 

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-plantules Rhodomyr

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Jeune plant de Alstonia costata (Apocynaceae), petit arbre indigène, dans un fourré dense de Rhodomyrtus tomentosa.

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-Alstonia costata d

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Petite fougère indigène Grammitis blechnoides (Grammitidaceae) commune en épiphyte dans les sous-bois ombragés et bonne indicatrice de l'impact de la lutte car intolérante à la lumière (espèce "sciaphile").

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-Grammitis blechnoi 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Crâne et os de Pseudobulweria rostrata Pétrel de Tahiti (appelé localement  "noha"), oiseau nicheur en montagne fréquemment entendu et observé de nuit sur la partie basse du Temehani Rahi. 

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-squelette Pseudobu

PHOTO 12 (cliché : JYM). Bouchon en plastique de bouteille d'eau minérale rongé par les rats très abondants aux environs du campement !

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-bouchon volvic att

PHOTO 13 (cliché : JYM). L'un des quelques plants survivants de "tiare 'apetahi" Apetahia raiateensis(Campanulaceae), arbuste endémique des plateaux du Temehani et espèce protégée depuis 1995 avec le panneau d'information installé par la Direction de l'Environnement en 2010. La zone de sol à nu autour du plant  indique une fréquentation humaine importante.

Raiatea-Temehani Rahi-12-14 octobre 2011-Rava & tiare apeta

 

25 octobre 2011 : sortie terrain plateau de Taravao, Tahiti Iti (Société)

Sortie sur le plateau de Taravao situé sur la presqu'île de Tahiti ou Tahiti Iti (commune de Taiarapu) avec le botaniste Jacques FLORENCE (IRD, Muséum national d'Histoire naturelle de Paris), Jean-François BUTAUD et Fred JACQ (consultants privés en foresterie et botanique), guidés par Walter TEAMOTUAITAU, naturaliste averti, pour la localisation d'un Atractocarpus sp. nov. (syn. TrukiaRandia, Rubiaceae), espèce qu'il a découvert en 2005. Il est intéressant de noter le nombre élevé d'espèces endémique de Tahiti Iti au regard de son jeune âge géologique (entre 400 000 et 600 000 ans contre 0.87-1.37 millions d'années pour Tahiti Nui).

 PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue sur Tahiti Nui et l'isthme de Taravao depuis le haut de plateau de Taravao vers 800 m d'altitude.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-crête

PHOTO 2 (cliché : JYM). Crête de forêt ombrophile (forêt de nuages) avec de grands arbres Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), Iles anomala (Aquifoliaceae) et Metrosideros collina (Myrtanceae) aux branches recouvertes d'un manchon de mousses.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-team forêt 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Jeune plant d'Atractocarpus sp. en sous-bois de forêt densément envahie par le miconia Miconia calvescens (Melastomataceae) partiellement défoliée par le champignon pathogène introduit comme agent de lutte biologique sur le plateau de Taravao en 2000, et par le cyclone Oli en 2010.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Atractocarpus dans miconia 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Inflorescences caulinaires (le long de la tige) d'Atractocarpus sp., un arbuste de 2 à 4 m de hauteur. 

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Atractocarpus sp. nov. 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Fruit vert d'Atractocarpus d'environ 3 cm de diamètre et de hauteur.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Atractocarpus sp. nov. fruit

  

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Jacques et Walter et l'un de la vingtaine d'individus d'Atractocarpus formant une population très localisée.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Jacques & Walter 



 

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Meryta cf. drakeana (Araliaceae), petit arbre endémique de Tahiti en sous-bois de forêt envahie par miconia, aux larges feuilles rassemblées à l'extrémité des tiges, caractéristique de nombreuses espèces de la strate en  sous-canopée.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Meryta 

 



PHOTO 8 (cliché : JYM). Myrsine longifolia (Myrsinaceae), petit arbre endémique de Tahiti gravement menacé de disparition et espèce protégée par la règlementation en Polynésie française.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Myrsine longifolia 



 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Invasion de la strate herbacée par la ronce Rubus rosifolius (Rosaceae) vraisemblablement suite à l'ouverture de la canopée causée par le cyclone Oli en 2010. Une telle explosion du "framboisier" avait été observée dans les forêts de nuages perturbées par les violents  cyclones de 1982 et 1983.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-invasion Rubus sous-bois Mic

PHOTO 10  (cliché : JYM). Tapis de plantules de Cinchona succirubra (syn. C. pubescens, Rubiaceae), un petit arbre fortement envahissant sur le plateau de Taravao où il a été introduit en 1938 et cultivé jusque dans les années 50 (http://www.li-an.fr/jyves/Vanquin_2006_Rapport_Stage_Licence_Cinchona.pdf).

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Cinchona plantules

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Inflorescence d'Erechtites valerianifolia (Asteraceae), une herbacée adventice ("mauvaise herbe") atteignant 2 m de hauteur en sous-bois de forêt fortement perturbée, notamment dans les chablis causés par le cyclone Oli (2010) qu'elle a rapidement colonisé.  

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Erectites valeranifolia infl 

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Touffes d'Astelia nadeaudii (Asteliaceae), grande herbacée épiphyte endémique de la Société, bonne indicatrice des forêts ombrophiles d'altitude.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Astelia nadeaudii

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Plantule de Melicope sp. (Rutaceae) à feuilles trifoliées, relativement commune en sous-bois de forêt partiellement ouverte.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Melicope plantule

 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM).  Fleurs mâles et femelles de l'arbuste Phyllanthus cf. papenooense (Phyllanthaceae, syn. Glochidion papenooense), espèce protégée par la règlementation, morphologiquement très proche (voire identique ?) à P. orohenense.

Tahiti-Taravao-25 octobre 2011-Glochidion papenooense-orohe

 

 

 

 

 

 

 

29 décembre-1er décembre 2011 : Symposium & Workshop Palaeo-Ecology & Neo-Ecology, Mo'orea (Société)

Participation au symposium & atelier de travail "Paléo- et Néo-Ecologie en Polynésie française" organisé par la Délégation à la Recherche (Gouvernement de la Polynésie française) en collaboration avec l'Association ProScience-Te Turu 'Ihi, l'University of California at Berkeley et l'Université de Polynésie française, qui s'est tenu sur l'île de Mo'orea à la Station de Recherche biologique Richard B. Gump (http://www.li-an.fr/jyves/Paleo_Neo_Ecologie_Programme_Final_Moorea_2011.pdf). Cette conférence scientifique internationale réunissant une trentaine d'archéologues, anthropologues, paléontologues, palynologues, paléo-écologues, malacologues, entomologistes, botanistes, généticiens, écologues marins et terrestres en provenance de Hawai'i' et Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, France métropolitaine et Polynésie française (http://www.li-an.fr/jyves/Paleo_Neo_Symposium_Participants_Moorea_2011.pdf) avait pour principaux objectifs de faire le bilan des recherches en paléo- et néo-écologie (environnements passés et présents) menées en Polynésie française et dans d'autres îles du Pacifique, de confronter les théories, méthodologies et données publiées et de proposer des programmes futurs de recherche multidisciplinaire.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Les participants, le personnel de la station R. Gump (en charge de l'organisation -exceptionnelle- de l'accueil, l'hébergement et les repas) et des membres de l'association "Te Pu Atiti'a" (http://moorea.berkeley.edu/outreach/atitia) au point de vue du Belvédère dans le fond de la vallée d'Opunohu (Mo'orea) avec la baie de Pao Pao et le mont Rotui (899 m) en arrière-plan.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-team 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Communication d'Helen JAMES (Museum of Natural History, Smithsonian Institution, Washington, USA) sur les oiseaux éteints et menacés aux îles Hawai'i, leur rôle dans le fonctionnement des écosystèmes (pollinisation, dispersion des graines, herbivorie), et celui de l'impact de l'homme.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Hele

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Communication de Jean-Claude THIBAULT (Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, France) sur les extinctions passées et contemporaines des oiseaux terrestres en Polynésie française, notamment aux îles Gambier.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Jean 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Communication de Terry HUNT (University of Hawaii, Honolulu, USA) sur la chronologie de la colonisation humaine dans les îles du "triangle polynésien" (estimée à 1000-1200 après J-C, soit beaucoup plus tard que les datations anciennement publiées : entre 500-700 après JC) mais qui fait toujours l'objet de débats (animés !) entre spécialistes. 

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Terr

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Communication de Melinda ALLEN (University of Auckland, New Zealand) sur l'apport de la géo-archéologie, la paléo-zoologie, la palynologie et l'anthracologie pour reconstruire les environnements passés aux îles Marquises, notamment à Nuku Hiva.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Meli

 

  

PHOTO 6 (cliché : JYM). Communication de Janet WILMHURST (Landcare Research, Christchurch, New Zealand) mettant en évidence l'intérêt de l'analyse des coprolithes (excréments fossilisés) d'oiseaux herbivores éteints comportant de l'ADN ancien, du pollen, des graines et autres macrofossiles.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Jane

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Communication de Nick PORCH (Deakin University, Australia) sur les restes fossiles d'arthropodes dans les îles de l'Indo-Pacifique permettant à la fois de déterminer le statut biogéographique exact des espèces (indigènes, introduites par l'homme) et d'illustrer l'extraordinaire diversité de l'entomofaune éteinte dans les sites de basse altitude actuellement perturbés par l'homme et fortement appauvris.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Nick 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Sortie sur le terrain avec les participants sur le sentier des "Trois Pinus" dans la vallée d'Opunohu (http://www.li-an.fr/jyves/Paleo_Neo_Ecology_Field_Trip_Moorea.pdf) avec une équipe de tournage de "Polynésie Première" (anciennement RFO) pour un reportage diffusé au journal télévisé du soir.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec -copie-1 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Les archéologues Patrick KIRCH (University of California at Berkeley, USA) et Jennifer KAHN (Bishop Museum, Honolulu, USA) expliquant l'histoire de l'occupation humaine ancienne sur l'un des sites archéologiques les plus importants de Mo'orea, étudié dès les années 1920 par K. EMORY et restauré depuis les années 60 par R. GREEN (University of Auckland, NZ) et Y. SINOTO (Bishop Museum, Honolulu).

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec -copie-2

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). De gauche à droite, les malacologues Olivier GARGOMINY, Benoît FONTAINE (Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, France), Pat KIRCH, la paléo-écologue Janet WILMSHURST, l'anthropologue Terry HUNT, l'écologue Don DRAKE et l'archéologue Paul NIVA (Association Tuihana, Raiatea) devant l'un des blocs de corail intégré à un "marae" (plateforme cérémonielle en pierre volcanique).

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-cora

PHOTO 11 (cliché : JYM). Robin POUTEAU (Université de Polynésie française) déployant sa carte de la végétation de Mo'orea obtenue par traitement d'images satellitaires multi-sources et modélisation spatiale de niche écologique de certaines espèces végétales, avec de gauche à droite Janet WILMSHURST (Landcare Research, NZ), Hervé BOSSIN (Institut Malardé, Tahiti), Jean-Claude THIBAULT (MNHN, Paris) et Christophe BROCHERIEUX (Direction de l'Environnement, Tahiti). 

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -29 nov-01 dec 2011-Robi

PHOTO 12 (cliché : JYM). Don DRAKE (University of Hawaii, Honolulu, USA) en "forêt de nuages" vers 850 m d'altitude envahie par le petit arbre Miconia calvescens (Melastomataceae) aux feuilles fortement attaqué par le champignon pathogène introduit comme agent de lutte biologique Colletotrichum gloeosporioides f. sp. miconiaeau mont Marau sur l'île de Tahiti.

Tahiti-Symposium Paleo-Neo Ecology -mont Marau-03 dec 2011-  

 

6 décembre 2011 : sortie terrain plateau Anaori'i, Tahiti Nui (Société)

Sortie sur le haut-plateau marécageux de Anaori'i situé entre 650 et 680 m d'altitude dans le fond de la vallée de Papeno'o sur l'île de Tahiti Nui (archipel de la Société) avec les palynologues et paléo-botanistes Matthew PREBBLE et Rose WHITAU (Australian National University, Canberra) et Elie POROI (association de protection de la nature "Te Rau Atiati")  afin d'y effectuer de nouveaux carottages (après ceux préliminaires réalisés en février 2009) pour reconstruire les paléo-environnements de l'île de Tahiti et étudier les changements de la végétation liés à l'occupation humaine (périodes pré-européenne et moderne).  

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Rose et Matiu dans le marécage dominé par la fougère indigène semi-aquatiqueCyclosorus interruptus (Thelypteridaceae) et l'arbre endémique Pandanus papenooensis (Pandanaceae) avec plus rarement la fougère dressée Microsorum membranifolium (Polypodiaceae).

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 035

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Elie POROI avec en arrière plan la forêt naturelle hygrophile d'altitude bordant le marécage avec l'arbre endémique Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae), les arbres indigènesMetrosideros collina (Myrtaceae) et Crossostylis biflora (Rhizophoraceae) et de grands figuiers-banyan indigènesFicus prolixa var. prolixa (Moraceae), fortement envahie par le petit arbre Miconia calvescens(Melastomataceae).

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 020 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Rose et Matiu sur l'un des sites de carottage dans des sédiments atteignant plusieurs mètres d'épaisseur (jusqu'à 4,85 m !).Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 051

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Inflorescence de Persicaria glabra (Polygonaceae) appelée "tamore" en tahitien, une herbacée semi-aquatique d'introduction polynésienne utilisée comme plante médicinale traditionnelle, trouvée en mélange avec l'adventice Ludwigia octovalvis (Onagraceae) appelée "pe vari".

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 095

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Grande herbacée Saccharum maximum (syn. Erianthus maximus, Poaceae), autre adventice semi-aquatique dont les tiges sont fortement attaquée par les cochons "sauvages" qui fréquentent le marécage.Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 099 


 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Korthalsella platycaula (Viscaceae), plante hémi-parasite indigène, sur Crossostylis biflora.

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 115

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Lichen encroûtant sur tronc de "goyavier de Chine" Psidium cattleianum (Myrtaceae), petit arbre introduit envahissant dans les zones du marécage en cours d'assèchement.

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 027

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Petits "taro" sauvages (Colocasia esculenta, Araceae) appelé "'apura" en tahitien, poussant dans des crevasse

s ou replats sur falaises humides, avec les arbustes indigènes ripicoles Boehmeria virgata et Cypholopus macrocephalus (Urticaceae) et plus rarement les cypéracées Machaerina sp.

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 069

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Fleur et boutons floraux de Cyrtandra connata (Gesneriaceae), arbuste endémique de Tahiti trouvé dans les fonds de vallée de la Papeno'o, gravement menacé de disparition et protégé par la règlementation. 

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 064

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Fruits verts et mûrs de Psychotria tahitensis (Rubiaceae), arbuste endémique de Tahiti également menacé de disparition en raison de l'invasion massive des forêts naturelles hygrophiles par le miconia.

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 077 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Martin-chasseur vénéré Todiramphus (syn. Halcyonveneratus endémique des Iles du Vent (Tahiti et Moorea), l'un des rares oiseaux terrestre endémiques encore commun sur l'île de Tahiti, avec le ptilope de la Société ou "pigeon vert" Ptilinopus purpuratus (Columbidae) et la salangane de la Société Aerodramus leucophaeus (Apodidae). Les oiseaux indigènes comme l'hirondelle de Tahiti Hirundo tahitica(Hirundinidae) et la marouette fuligineuse Porzana tabuensis (Rallidae) sont également observable dans les zones montagnardes boisées de l'île.

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 142

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Infrutescence du jasmin de nuit Cestrum nocturnum (Verbenaceae), arbuste introduit comme plante ornementale (encore très populaire !) fortement envahissant dans le fond de la vallée de la Papeno'o et de Mataiea (lac Vaihiria) et recolonisant les lisières et sous-bois ouverts des forêts de miconia.

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 147 



PHOTO 13 (cliché : JYM). Centrale électrique juxtant le plateau marécageux de Anaori'i, un type d'habitat naturel unique en Polynésie française (http://www.li-an.fr/jyves/Meyer_2009_Fiche_Technique_Plateau_Anaorii.pdf) : de la difficulté de concilier développement économique et protection de la nature...

Tahiti-plateau Anaorii-5 dec 2011- 131 

 

 

 

 

 

 

7 décembre 2011 : sortie terrain mont Tohi'e'a, Mo'orea (Société)

Ascension du mont Tohi'e'a (ou Tohive'a), plus haut sommet de l'île de Mo'orea (1207 m), avec Robin POUTEAU (Laboratoire GePaSud, Université de la Polynésie française) et les malacologues Olivier GARGOMINY et Benoît FONTAINE (Muséum national d'Histoire naturelle de Paris). Il s'agit de notre cinquième ascension de ce sommet, la première ayant été réalisée en 2002 avec le naturaliste Jean-François BUTAUD (consultant privé en botanique) et la dernière en 2010 avec Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en charge de l'inventaire des plante à fleurs indigènes et endémiques pour le "Moorea Biocode Project") et Joel NITTA (UC Berkeley, en charge de l'inventaire des fougères pour ce même programme de recherche).

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vallon humide suspendu vers 1000 m d'altitude, avec la présence des bananiers sauvages Musa troglodytarum (Musaceae) appelés localement "fe'i", d'introduction polynésienne et probablement anciennement plantés sur le site, et vue sur le mont Mou'aputa (830 m) au loin.

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 045

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Vue du village d'Afareiatu à partir de la crête menant au sommet, vers 1100 m, avec une végétation subalpine (ou "maquis sommital") typique, dominée par des arbres indigènes rabougris Metrosideros collina (Myrtaceae), Ilex anomala (Aquifoliaceae), Crossostylis biflora (Rhizophoraceae), les endémiquesCoprosma taitensis var. taitensis (Rubiaceae) et Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae) et la liane ligneuse Freycinetia impavida (Pandanaceae). Ce type de formation n'est retrouvé que sur les monts Mou'aputa et Fairurani et ne représente que 1,3% de la surface non urbanisée de l'île.

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 054 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Olivier et Benoît, au niveau du col situé vers 490 m, malacologues en charge de l'inventaire des mollusques terrestres pour le "Moorea Biocode Project".

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 012

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Korthalsella rubescens (Viscaceae) vers 500 m d'altitude, une herbacée indigène hémi-parasite (parasitant ici Metrosideros collina) en forêt mésophile sur crête exposée avec les arbres indigènes Fagraea berteroana (Loganiaceae), Maytenus vitiensis (Celastraceae), Psydrax odorata (Rubiaceae) et endémiques Pittosporum taitense (Pittosporaceae) et  Xylosma suaveolens subsp. suaveolens (Salicaceae, ex-Flacourtiaceae). Seule l'espèce K. platycaula avait été répertoriée auparavant pour Mo'orea (www.herbier-tahiti.pf), mais avec un probable erreur d'identification de certains échantillons collectés.

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 016

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Fleurs de Cyrtandra sp. (Gesneriaceae), l'une des 4 espèces endémiques présentes sur l'île de Mo'orea (deux endémiques des Iles du Vent C. apiculata et C. bidwillii, deux endémiques insulaires C. mooreaensis -syn. C. vestitaC. velutina- et C. tohiveaensis), présentant des morphologies intermédiaires, résultats de probables hybridations...Ce phénomène est observé chez les quelques 600 espèces décrites du genre à tel point que le botaniste John R. CLARK (Santa Ana Botanic Garden, Claremont) déclarait en mai 2011 à la conférence "Evolution of Life on Pacific Islands and Reefs" (Honolulu) au sujet de ce groupe : "I lost my faith on the notion of species" !

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 006

 

PHOTO 6 (cliché : JYM).  Jeunes frondes rougeâtres de Blechnum vulcanicum (Blechnaceae), petite fougère indigène terrestre caractéristiques des formations végétales d'altitude dans les îles du Pacifique Sud et potentielle indicatrice du réchauffement climatique.

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 029

 

  

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fleurs de Leptecophylla (syn. Stypheliatameiameiae (Ericaceae), arbrisseau indigène  à petites feuilles (espèce "microphylle") coriaces adaptées aux conditions écologiques contraignantes de la zone subalpine (forte insolation, températures basses, vents violents) trouvé à partir de 1000 m d'altitude sur la crête sommitale du Tohi'e'a, avec Vaccinium cereum var. cereum (Ericaceae). L'autre population connue sur Mo'orea, celle du mont Fairurani, a été extirpée suite à l'incendie de novembre 2008...

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 058 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Inflorescence de Alyxia stellata (Apocynaceae), arbrisseau aux rameaux dressées et feuilles coriaces verticillées, avec insectes pollinisateurs (non identifiés). Ce taxon indigène présente une large répartition altitudinale, observé entre 380  m (185 m pour le taxon décrit comme A. scandens) à plus de 1100 m sur l'île de Mo'orea. 

Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 065 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Inflorescence de Meryta sp. (Araliaceae), petit arbre endémique à grandes feuilles sessiles rassemblées au sommet des rameaux, observé vers 1000 m. Moorea-Tohiea-7 dec 2011- 037 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Petit arbre indigène Alstonia costata (Apocynaceae) à feuilles lancéolées et au limbe étroit. Cette forme (écotype ? variété ?) est uniquement observée sur Mo'orea à moyenne et haute altitude. Tous les exemples précédents montrent l'importance de prendre en compte à la fois les processus d'évolution (origine biogéographique, colonisation, spéciation, radiation) et d'adaptation (en fonction des différents habitats et micro-habitats, mais également des interactions entre espèces) pour la compréhension des patrons ("patterns") des communautés végétales et animales observés dans les îles de Polynésie française et d'ailleurs. Moorea-Tohiea-7 dec 2011-Alstonia costata     

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 21:47

24 mai 2011 : Sortie terrain Ka'ena Point, O'ahu, Hawaii (USA)

Sortie sur le terrain guidé par l'ethno-botaniste et naturaliste Ron FENSTEMACHER et avec Naomi HOFFMAN (Forster Botanical Garden, Honolulu) à la "Ka'ena Point Natural Area Reserve" (NAR gérée par le "Hawai'i Department of Land and Natural Resources" DLNR) située à l'extrême ouest de l'île de O'ahu. Cet écosystème dunaire est l'un des rares encore existant dans les îles habitées de l'archipel de Hawai'i et fait l'objet d'un programme de restoration active (http://restorekaena.org/project.html) pour la préservation de sites de nidification d'oiseaux marins nicheurs (puffins et albatros), de ponte de tortues vertes et de la seule population de phoques endémiques ("Hawaiian monk seal" Monachus schauinslandii) sur l'île. Anciennement terre sacrée pour les hawaiiens, on y trouve le grand rocher "Pohaku o Kaua'i", départ des esprits des morts vers l'île de Kaua'i située à l'est.

PHOTO 1 à 4 (cliché : JYM). vue de la zone sud de la pointe protégée par une clôture mise en place en avril 2011 et du sommet "Pu'u Pueo" (littéralement mont de la chouette endémique). La végétation naturelle littorale sur dunes de sable ("Coastal Dry Shrubland") dominée par l'arbuste indigène Scaevola taccada (Goodeniaceae) avec plus rarement l'arbuste endémique Myoporum sandwicense (Myoporaceae),  les herbacées indigènes Sida fallax (Malvaceae), Heliotropium anomalum (Boraginaceae) et l'herbacée crassulescente et rampante Lycium sandwicense (Solanaceae), la liane rampante endémique Jacquemontia ovalifolia subsp. sandwicensis (Convolvulaceae, en photo) et l'arbrisseau endémique Chamaesyce celastroides var. kaenana (Euphorbiaceae, en photo).

Oahu-Kaena-22 mai 2011-view fence  Oahu-Kaena-22 mai 2011-coastal vegetation

 

 

  

 Oahu-Kaena-22 mai 2011-Jacquermontia

Oahu-Kaena-22 mai 2011-Chamaesyce 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Entrée avec sas coulissant de la zone clôturée pour y exclure les animaux prédateurs (chats, chiens, mangoustes) et les ongulés.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-gate

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Panneau illustrant la prédation des oiseaux de mer par les chiens.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-panneau dogs kill birds

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Fleurs de l'arbuste Sesbania tomentosa (Fabaceae), appelé "'Ohai" en hawaiien, et au port caractéristique, rampant et prostré sur les plages de sable ventées de Ka'ena.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-Sesbania tomentosa fleurs  Oahu-Kaena-22 mai 2011-Sesbania Scaevola on sandy beach

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Vitex rotundifolia (Verbenaceae) également rampant et prostré.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-Vitex rampant 

 

  

  

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Santal endémique Santalum ellipticum ("Coast sandalwood", Santalaceae).

Oahu-Kaena-22 mai 2011-Santalum on beach

PHOTO 7 (cliché : JYM). Infrutescence dressée de l'arbrisseau endémique Achyranthes splendens var. rotundata (Amaranthaceae) aux feuilles recouvertes d'une pubescence lui conférant un aspect "velouté".

Oahu-Kaena-22 mai 2011-Achyranthes infrut

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Panneau de signalisation et terrier de puffin du Pacifique.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-panneau shearwater & terrier

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Puffin du Pacifique Puffinus pacificus ("Wedge tailed Shearwater" appelé en 'ua'u kani en hawaiien)

Oahu-Kaena-22 mai 2011-Shearwater Puffinus

 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Poussin de l'Albatros de Laysan Diomedea (Phoebastria) immutabilis ("moli" en hawaiien).Oahu-Kaena-22 mai 2011-Albatross Laysan poussin

PHOTO 11 (cliché : JYM). Tunnel à empreintes pour détecter la présence de petits mammifères.

 Oahu-Kaena-22 mai 2011-trap flag & fence  

PHOTO 12 (cliché : JYM). Trappe à rongeurs.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-fence & trap 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Panneau d'information installé lors de la construction de la clôture.

Oahu-Kaena-22 mai 2011-panneau fence

 

26-28 mai 2011 : Conférence "Evolution of Life on Pacific Islands", East-West Center, Honolulu, Hawai'i (USA)  & Field trip Kahuku Training Area (US Army)

Invitation à participer à la conférence "Evolution of Life on Pacific Islands and Reefs: Past, Present and Future " qui s'est déroulée au "East-West Center" sur le campus de l'University of Hawaii à Honolulu (http://botany.si.edu/events/2011_pacific/overview.htm). Plus de 200 participants d'une quinzaine de pays (Australie, Canada, Chili, Fidji, France, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Philippines, Suisse, Thaïlande, Royaume-Uni et USA) ont présenté les résultats de leurs études menées dans la région Pacifique en bio et phylo-géographie, génétique des populations, biologie de l'évolution, biologie de la conservation, paléo-écologie et archéologie.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Chant d'ouverture ("Hawaiian oli wehe") par Sam 'Ohukani'ohi'a GON III, également biologiste de renom travaillant pour "The Nature Conservancy", Honolulu.

Oahu-East-West Center-27 mai 2011-Sam Gon 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Inauguration par Warren L. WAGNER, "Chair of Botany" et conservateur de l'herbier du Smithsonian National Museum of Natural History, Washington.

Oahu-East-West Center-27 mai 2011-conference room 

PHOTO 3 et 4 (cliché : JYM). Interventions remarquées du professeur de biogéographie Randy THAMAN (University of the South Pacific, Suva, FIDJI) sur l'ethno-biodiversité dans les îles du Pacifique et du botaniste de terrain Steve PERLMAN (National Tropical Botanical Garden, Lanai, Kaua'i, Hawai'i) sur la sauvegarde des plantes gravement menacées de disparition dans les îles hawaiiennes (en photo, "critical fence" clôture autour d'un Cyanea sp., Campanulaceae Lobelioidae).Oahu-East-West Center-27 mai 2011-Randy & talk

 

 

Oahu-East-West Center-26 mai 2011-Steve & fenced Lobelia  

PHOTO 5 (cliché : JYM). Sortie sur le terrain dans la "Kahuku Training Area", une zone militaire de plus de 3800 ha située au sud de la chaîne montagneuse "Koolau Mountain Range" (http://www.garrison.hawaii.army.mil/sustainability/NaturalResources.aspx) gérée par l'armée américaine. Cette forêt mésophile dominée par les grands arbres endémiques Acacia koa (Fabaceae), Metrosideros polymorpha (Myrtaceae), Diospyros spp. (Ebenaceae) et Pleomele halapepe (Asparagaceae) a été fortement perturbée par les activités militaires, les cochons sauvages et l'invasion par de nombreuses plantes introduites : arbres Chrysophyllum oliviforme (Sapotaceae), Leucaena leucocephala (Mimosaceae), Melaleuca quinquernervia (Myrtaceae), Psidium cattleianum (Myrtaceae), Spathodea campanulata (Bignoniaceae), Syzygium cumini et S. jambos (Myrtaceae) et arbustes  Clidemia hirta (Melastomataceae) et Pluchea carolinensis(Asteraceae) (http://manoa.hawaii.edu/hpicesu/dpw.htm).

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Pleomele

PHOTO 6 & 7 (cliché : JYM). L'équipe du "O'ahu Army Natural Resource Program" : de gauche à droite Matt KIER, Jobriath ROHRER, ?, Stephanie JOE, Scott HEINZMANN et William WEAVER pour le recensement et le suivi de la phénologie des espèces endémiques menacées sur le site, ainsi que de la lutte manuelle (coupe) et chimique (pulvérisation 'un herbicide) contre les plantes envahissantes (principalement Clidemia hirta, Melastomataceae).

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-briefing

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-team in action

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Eugenia koolauensis (Myrtaceae), grand arbre endémique devenu extrêmement rare, génétiquement proche de l'arbuste indigène dans le Pacifique Jossinia reinwardtiana (sy. Eugenia reinwardtiana).

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Eugenia koolauensis

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Arbre endémique Pittosporum floculosum (Pittosporaceae) en fruits.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Pittosporum





 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Fleur de Scaevola gaudichaudiana (Goodeniaceae) endémique. 

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Scaevola gaudichaudiana flower

PHOTO 11 (cliché : JYM). Stephanie JOE-KRUSHELNYCKY en action.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Steph Jamie & Scott Heinzmann



 

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Tâches folaires sur Eugenia koolauensis causée par le champignon pathogène Puccinia psidii (http://www.hear.org/species/puccinia_psidii/) qui s'attaque aux plantes de la famille des Myrtacées, notamment les genres Syzygium, Eucalyptus, Psidium, Metrosideros et Eugenia.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-leaf Puccinia psidii 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Les bâtiments du "Oahu Army Natural Resource Program" basé sur le site du "US Army Schofield Barracks".

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-panneau Oahu Army Natural Resource

PHOTO 14 (cliché : JYM). Pépinière du "Oahu Army Natural Resource Program".

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-green house

 

 

 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Eugenia koolauensis en culture en pépinière avant réintroduction.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Eugenia koolauensis in pot 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Fleur d'Hibiscus brackenridgei (Malvaceae), arbuste endémique, en culture en pépinière.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Hibiscus brackenridgei subsp

 

 

 

PHOTO 17 (cliché : JYM). Inflorescence de Schiedea obovata (Caryophyllaceae) en culture en pépinière.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Schiedea hookeri flowers

 

 

 

 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Fleur et fruits d'Abutilon menziesii (Malvaceae) en culture en pépinière.

Oahu-Kahuku-24 mai 2011-Abutilon fl & fr

 

6-10 juin 2011 : CEPF Meeting, Suva & Field-trip Mabualau Island (FIJI)

Participation à la conférence d’évaluation à mi-parcours du "Critical Ecosystems Partnership Funds", http://www.cepf.net/Pages/default.aspx) consacrée au "Polynesia-Micronesia Hotspot" et organisée par le programme de « Conservation International » dans le Pacifique, ainsi qu’à la réunion du groupe technique consultatif ("Technical Advisory Group") évaluant les projets soumis pour le quatrième appel ("4th round") à financement. Le CEPF est un fond mondial consacré à la conservation des écosystèmes (principalement terrestres) et à la sauvegarde des espèces menacées dans les 34 points-chauds de la biodiversité et destiné à la société civile (ONG, associations…). Les 6 principaux "donateurs" de ce fond d’un montant de 7 millions de dollars US sont la "World Bank", l’Agence française pour le Développement (AFD), Conservation International (CI), le "Global Environment Funds" (GEF), la Fondation John D. et T. MacArthur et le Gouvernement du Japon.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Le site de la conférence (Hotel Novotel Suva) est situé dans la baie de Lami, près du port de Suva, avec une vue magnifique sur des îlots recouvert d'une forêt littorale dense avec des draperies de la liane ligneuse indigène Entada phaseoloides (Mimosaceae)...et des carcasses de bateaux échoués lors du dernier cyclone.

FIJI-Suva-7 juin 2011-islets

PHOTO 2 (cliché : JYM). Ouverture de la conférence par le ministre de l'environnement fidjien... le Colonel Samuela SAUMATUA !

FIJI-Suva-5-6 juin 2011-Opening session

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Les participants quittant la salle de réunion flottante... et mouvante en fonction de la houle.FIJI-Suva-5-6 juin 2011-meeting room

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). John WATKIN (CEPF, Washington) décrivant le financement CEPF. 

FIJI-Suva-5-6 juin 2011-John Watkin & CEPF

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Greg SHERLEY (UNEP, Apia) et président du TAG démontrant le mécanisme du Global Environment Fund pour les îles du Pacifique. 

FIJI-Suva-7 juin 2011-Greg & money

 

 

 

 

 

PHOTO 6 et 7 (cliché : JYM). Présentation des posters sur les espèces envahissantes dans les différents pays et territoires du Pacifique par les participants.

FIJI-Suva-5-6 juin 2011-poster session

 

 


 

FIJI-Suva-5-6 juin 2011-stop



 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Sortie sur le terrain en bateau à moteur.

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-Sia David Butler

PHOTO 9 (cliché : JYM). Vue de Mabualau, une île inhabité de 3.3 ha (390 m de long sur 130 de large) située à environ 7 km de la pointe Est de Viti Levu (Kamba Pt) mais occasionnellement fréquentée par les pêcheurs des villages voisins et de touristes  (l'hotel de luxe  "Toberua Island Resort" voisin y organise des visites).

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-view island



 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). L'île est formée de calcaire soulevé pouvant atteindre 4-5 m de hauteur avec une forêt littorale de type "makatea". Au premier plan Karen AZEEZ et le Dr. Valerie HICKEY, Environmental Scientist de la "World Bank".

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-makatea forest-copie-1

PHOTO 11 (cliché : JYM). Panneau indiquant le programme de dératisation (contre Rattus exulans)  mené par "BirdLife Fiji" depuis 2008, financé par le CEPF avec la collaboration technique du Department of Conservation de Nouvelle-Zélande (DOC), le Pacific Invasive Initiative (PII)  et "Island Conservation" (http://www.pacificseabirdgroup.org/GrantReports/Seniloli_EradicationReportMabualauIsland.pdf).

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-panneau

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Site de nidification important pour les noddis Anous tenuirostris (environ 20 000 individus), les fous à pied rouge Sula sula (en photo) et les roussettes (Pteropus tonganus), l'île a été désignée comme un "Site of National Significance" aux îles Fidji.

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-fous pied rouge

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). La petite herbacée littorale Boerhavia tetrandra (Nyctaginaceae) aux fruits collants disséminés par les oiseaux marins d'île en île.

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-Boerhavia sp 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Sous-bois de la forêt littorale dominée par Pisonia grandis (Nyctagniaceae) et Neisosperma oppositifolia (Apocynaceae) avec Terminalia sp. (Combretaceae), Ficus spp. (Moraceae), Barringtonia edulis (Lecythidaceae), Dysoxylum (Meliaceae) et le très urticant Dendrocnide (Urticaceae) !

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-understorey makatea forest

PHOTO 15 (cliché : JYM). Serpent marin Laticauda colubrina ("Yellow-lipped sea krait", Hydrophiidae ou Elatidae) appelé également "Tricot rayé" en Nouvelle-Calédonie, devenu très commun sur l'îlot depuis l'éradication des rats. Prédateur de poisson extrêmement vénimeux mais pas agressif et plutôt craintif avec l'homme, cette espèce généralement nocturne s'accouple en mer mais vient pondre ses oeufs sur terre.

FIJI-Mabualau-7 juin 2011-sea snake

 

 

26-30 juin 2011 : Expertise sur les Espèces Exogènes, Société minière Vale-NC & sortie terrain Chutes de la Madeleine, Province Sud (Nouvelle-Calédonie)

Participation à l'expertise du "Plan Opérationnel de Maîtrise des Espèces Exogènes" de la société minière Vale-NC, en collaboration avec Yohann SOUBEYRAN (Initiative "Espèces Exotiques Envahissantes" du Comité français de l'UICN http://www.especes-envahissantes-outremer.fr/) et d'un groupe de travail composé d'experts de la Direction de l'Environnement de la Province Sud (http://www.province-sud.nc/environnement/direction-de-lenvironnement-denv), IRD (http://www.ird.nc/), du SIVAP-DAVAR (http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/propos_davar/sivap), WWF (http://nouvelle-caledonie.wwf.fr/),  Institut Agronomique Calédonien (http://www.iac.nc/), Centre de Régulation des Gros Gibiers (http://www.biodiversite.nc/AICA-CREG-Centre-de-Regulation-des-gros-Gibiers_a181.html), Société Calédonienne d'Ornithologie (http://www.sco.asso.nc/) et de l'Observatoire de l'Environnement de Nouvelle-Calédonie (http://www.oeil.nc/observatoire/missions).

PHOTO 1 (cliché : JYM). "L'Usine du Grand Sud Vale-NC", anciennement appelée "Goro-Nickel" puis "Vale-INCO" (une usine pilote construite en 1999). "Vale" est un groupe brésilien, 2ème société minière au monde et 2ème plus grand  producteur mondial de nickel, employant 4000 employés en Nouvelle-Calédonie dont 1000 emplois directs et 250 entreprises en sous-traitance pour un investissement de 4,5 milliards de dollars US. L'objectif 2013 est de produire 60 000 t de nickel sous forme d'oxyde et 4500 t de cobalt sous forme de carbonate.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-panneau

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). vue de l'usine avec au premier plan Dacrophyllum verticillatum (Ericaceae), herbacée dressée endémique aux longues feuilles rassemblées au sommet de la tige. Environ 840 espèces de phanérogames ont été recensées sur l'aire d'emprise du projet et les bassins environnants comprenant la Plaine des Lacs et Prony avec un taux d'endémisme de 95% !

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-vue usine & e

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Explications données par le technicien Benoît NYIKEINE sur les mesures de quarantaine au port international de Prony construit en 2005 spécifiquement pour l'usine et recevant depuis 2007 des navires en provenance des Philippines, Thailande et Brisbane en Australie. 

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-visite port 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Essais de revégétalisation des talus par ensemencement hydraulique ("hydro-seeding") avec des graminées allochtones et des cypéracées endémiques.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-revégétalis

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Test de rhizocompostage des boues d'épuration avec l'herbacée endémique Flagellaria neocaledonica (Flagellariaceae) afin de la substituer au ""roseau" Phragmites australis (Poaceae) potentiellement envahissante dans les zones humides.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-Flagellaria 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Pluchea odorata (Asteraceae), plante introduite très envahissante en Nouvelle-Calédonie, planté ou maintenu près du réfectoire de la base-vie !

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-Pluchea réfe 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fougère arborescente Cyathea cf. cooperi (Cyatheaceae), potentiellement envahissante en Nouvelle-Calédonie, plantée comme ornementale près des baraquements.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-Cyathea 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Rainette verte et dorée Litoria aurea ("green and golden swamp frog", Hylidae) cachée dans une Broméliacée cultivée. Cette grenouille originaire de la côte sud-est d'Australie -où elle est considérée menacée- aurait été introduite en Nouvelle-Calédonie au 19ème siècle (présente sur la Grande Terre, l'île des Pins et les îles Loyauté) ainsi qu'en Nouvelle-Zélande et au Vanuatu. Carnivore ayant un régime alimentaire large (dont le scinque endémique Caledoniscincus austrocaledonicus), son impact sur la biodiversité néo-calédonienne est encore peu documenté.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-grenouille da

PHOTO 9 (cliché : JYM). Groupe de travail sur une zone complètement déboisée et faisant l'objet de tests de revégétalisation.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-team

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Vue des bassins de rétention des sédiments après extraction des minéraux. L'emprise totale du projet sur 30 ans est de 1900 ha dont 700 pour la mine. Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-Bassin de ré

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Le Dr. Stephan McCOY en charge de la restauration écologique à Vale-NC. Créée en 1996, la pépinière a déjà produit 320 000 plants en 2009 avec l'objectif de produire 500 000 plants chaque année.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-Stephan

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Germination de graines de ? (Myrtaceae), l'une des 190 espèces multipliées en pépinière. 

 Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-plantations p

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). La Réserve naturelle provinciale de la Madeleine couvre 400 ha de "maquis minier" (sols latéritiques ultrabasiques riches en métaux comme le Fer, Chrome, Nickel et pauvres en éléments nutritifs) comprenant 168 plantes vasculaires appartenant à 53 familles botaniques différentes.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-entréeNlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-panneau réserv 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Les chutes avec au premier plan Neocallitropsis pancheri (Cupressaceae) dont le bois contient une huile essentielle fixatrice de parfum, ce qui lui valut d'être surexploités entre les deux guerres.  L'espèce est actuellement protégée.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Chutes Madelein

PHOTO 15 (cliché : JYM). Amemya scandens (Loranthaceae), plante hémi-parasite.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Amemya scandens

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Inflorescence de Megastylis gigas (Orchidaceae) commune.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-orchidée

 

 

 

 

PHOTO 17 (cliché : JYM). Nepenthes vieillardii (Nepenthaceae), liane carnivore à urne. Une autre plante endémique carnivore, Drosera neocaledonica (Droseraceae) est inféodée aux milieux marécageux.

Nlle-Caledonie-Province Sud-Vale-28 juin 2011-plante carniv 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Fruits verts de Tabernaemontana cerifea(Apocynaceae).

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Ochrosia

 

 

 

 

 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM). Scaevola beckii (Goodeniaceae)

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011- Scaevolaa beck

 

 

 

PHOTO 20 (cliché : JYM). Leptecophylla (syn. Styphelia) longistylis (Ericaceae)

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Styphelia longi

 

 

 

 

 

PHOTO 21 (cliché : JYM). Bikkia campanulata (Campanulaceae).

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Bikkia campanul

 

PHOTO 22 (cliché : JYM). Lichens Cladia retipora (Cladoniaceae) formant des tapis blancs sur le sol du maquis.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-champignon

 

 

 

 

 

PHOTO 23 (cliché : JYM). Panneau indiquant le programme de restauration du site initié en 1998 avec plus de 10 000 plants d'espèces endémiques.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-panneau zone de 

 

PHOTO 24 (cliché : JYM). Parmi les espèces replantées, Dacrydium guillauminii (Podocarpaceae), restreinte aux abords des rivières et des lacs.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Dacrydium

 

 

 

 

PHOTO 25 (cliché : JYM). "Bois bouchon" Retrophyllum minor (Podocarpaceae) - au tronc épaissi à la base et au bois léger autrefois utilisé pour la confection des bouchons - se développant les pieds dans l'eau et extrêmement sensible aux feux. 1200 individus ont été replantés dans la réserve en 1999.

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-bois bouchon 

 

 

 

 

 

PHOTO 26 (cliché : JYM). Plantation d'Araucaria columnaris (Araucariaceae) effectuée par la Direction du Développement Rural de la Province Sud en 2008 avec régénération de pin des Caraïbes Pinus caribaea provenant de peuplements voisins. L'autre espèce communémment plantée en sylviculture est le "kaori" Agathis lanceolata (Araucariaceae).

Nlle-Caledonie-Province Sud-25-26 juin 2011-Araucaria plant

  

06 et 12 juillet 2012 : Sorties terrain Pic Vert & mont Marau, Tahiti Nui (Société)

Sorties sur le terrain avec Miakoti KELETOLONA, étudiante en Licence 3 "Sciences de la Vie et de la Terre" à l'Université de Polynésie française, en stage pour une étude sur le système de reproduction des espèces du genre Melicope (Rutaceae) endémiques de Tahiti et des Marquises, décrites comme étant dioïques, monoïques ou à fleurs bisexuées.

PHOTO 1 (cliché : JYM) : vue sur l'une des crêtes à fougère Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae) menant au mont Marau à partir de la vallée de Tipaerui, et des vallons boisés envahis par le miconia et le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae).

Tahiti 6 juillet-2011-vue crête

PHOTO 2 (cliché : JYM) : sous-bois de forêt naturelle ombrophile ("forêt de nuages") vers 1100 m d'altitude, relativement intacte.

Tahiti 6 juillet-2011-sous-bois forêt nuages 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Graines de Gahnia schoenoides (Cyperaceae), grande herbacée endémique de la Société communément trouvée en zone ouverte comme pionnière héliophile. 

Tahiti 6 juillet-2011-Gahnia 

PHOTO 4 (cliché : JYM) : Plantule de Coprosma taitensis var. taitensis (Rubiaceae), petit arbre endémique de la Société, aux feuilles fortement attaquées par les charançons endémiques Rhyncogonus sp. (Curculionidae). 

Tahiti 6 juillet-2011-Coprosma

 

PHOTO 5 (cliché : JYM) : Tuberolabium papuanum (syn. Trachoma societatis), une petite orchidée indigène épiphyte aux populations parfois importantes mais très localisée à Tahiti.

Tahiti 6 juillet-2011-Tachoma societatis Tuberolabium papun

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM) : Fleurs (hermaphrodites ou fonctionnellement femelles à 4 étamines courtes) et fruits verts d'un Melicope cf. bracteata (Rutaceae) endémique de la Société (Tahiti, Bora Bora, Raiatea ?) et des Australes (Raivavae), échantillonné au mont Marau vers 850 m d'altitude.

Tahiti-Mont Marau-12 juillet-2011-Melicope fleurs femelles 

  Tahiti-Mont Marau-12 juillet-2011-Melicope fruits verts

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Miakoti prélevant des fleurs sur une branche collectée sur un grand arbre de Melicope cf. bracteata pouvant atteindre 10 à 12 m de hauteur dans les vallons humides.

Tahiti-Mont Marau-12 juillet-2011-Miakoti & Melicope 

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Fleurs (à 8 étamines, 4 antésépales et 4 antépétales) et fruits verts de Melicope cf. tahitensis, espèce aux inflorescences, pétioles et dessous de feuilles à pilosité prononcée (ce qui la distingue deM. lucida aux feuilles glabres), sur crête ouverte et ventée au mont Marau vers 1300 m d'altitude. Les deux taxons morphologiquement proches peuvent présenter des feuilles unifoliées ou trifoliées, parfois coriaces à bordure du limbe révolutée, et avec des petites auricules à la base des feuilles. Tahiti-Mont Marau-27 janv 2006-Melicope sp. infl 

PHOTO 10 (cliché : JYM) : invasion progressive des bords de route menant au mont Marau par l'herbacée lianescente et épineuse Mimosa diplotricha var. diplotricha (syn. M. invisa, Mimosaceae), introduite dans les années 50 à Tahiti, aujourd'hui observée jusqu'à 900 m d'altitude.

Tahiti-Mont Marau-12 juillet-2011-Mimosa invisa diplotricha 

 

 

 

 

 

 

 

 

14-15 juillet 2011 : Sortie terrain piton de Pirae, Tahiti Nui (Société)

Sortie sur le terrain avec les membres de l'association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Taua a Hiti Noa Tu" (Elie et Zaza POROI, Christian MALINOVSKI, Frère Maxime CHAN, Théo GUILLOUX, Ravahere TAPUTUARAI), l'entomologiste David HEMBRY et la "fire ecologist" Erica NEWMAN (doctorants, Université de Californie à Berkeley), avec une nuit passée dans la "cabane" d'Henri JAY, située à 735 m d'altitude en haut du col du Tahara'a (commune de Mahina).

PHOTO 1 (cliché : JYM) :  vue sur le mont Orohena (2241 m) et les hauts plateaux de Faufiru situés en contrebas et au fond de la vallée de la Tuauru, depuis la crête sommitale menant au piton de Pirae (1479 m) et au mont Aorai (2066 m).

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-vue Orohena

PHOTO 2 (cliché : JYM) : grand arbre Hernandia moerenhoutiana subsp. campanulata (Hernandiaceae) partiellement défolié, devenu extrêmement rare dans des vestiges de forêt naturelle mésophile à hygrophile de moyenne altitude à Tahiti comme Alphitonia zizyphoides (Rhamnaceae) et Zanthoxylum nadeaudii (Rutaceae), endémique de la Société, également trouvés sur le site en zone semi-ouverte vers 850 m d'altitude.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Hernandia défolié

PHOTO 3 (cliché : JYM) :  Fruits verts de Psychotria tahitensis (Rubiaceae), arbuste endémique de Tahiti encore relativement commun en sous-bois de forêt hygrophile à ombrophile entre 600 et 800 m à Neonauclea forsteri (Rubiaceae), Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), Cyathea spp. (Cyatheaceae)  non envahie par Miconia calvescens (Melastomataceae), le tulipier du Gabon Spathodea campanulata ou le petit arbre Tecoma stans (Bignoniaceae).

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Psychotria fruits ver

 

PHOTO 4 (cliché : JYM) : (ré-)ouverture du sentier sur une crête à fougère indigène Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae) entre 900 et 1000 m d'altitude, avec de rares petits arbres ou arbustes Metrosideros collina (Myrtaceae), Glochidion taitense (Euphorbiaceae), Coprosma taitensis (Rubiaceae) et Vaccinium cereum(Ericaceae).

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Rava sur crête anuhe

PHOTO 5 (cliché : JYM) : sous-bois d'un vallon sous-crêtal humide et frais vers 935 m d'altitude, à fougères arborescentes Cyathea spp. (C. affinisC. medullaris et C. epaleata) et grande fougère Asplenium australasicum(Aspleniaceae), dominé par les petits arbres endémiques Astronidium sp. (Melastomataceae), Ascarina polystachya (Chloranthaceae) et Ixora cf. orohenensis (Rubiaceae).

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-sous-bois vallon fore 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM) : Inflorescence de Octarrhena (syn. Phreatiamyosorus (Orchidaceae), petite orchidée indigène épiphyte en vestige de forêt mésophile à Fagraea berteroana (Loganiaceae), Allophyllus rhomboidalis,Pisonia tahitensis (Nyctaginaceae) et rare Zanthoxylum nadeaudii (Rutaceae). 

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Phreatia fleurs 

PHOTO 7 (cliché : JYM) : Mousse épiphyte en sous-bois sombre de ravin humide.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-bryophytes

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Boutons de Psychotria speciosa (Rubiaceae), une variété de cette espèce endémique de Tahiti à inflorescence pauciflore, grandes fleurs blanches sessiles à calice foliacé, nouvellement découverte vers 1150 m en sous-bois de forêt de nuages envahie par miconia.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Psychotria speciosa b

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Fruits verts de Psychotria cf. grantii (Rubiaceae), petit arbuste endémique de Tahiti rare en sous-bois de forêt ombrophile vers 1100 m d'altitude.Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Psychotria cf. granti 

PHOTO 10 (cliché : JYM) : Petite fougère indigène Tmesipteris gracilis (Tmesipteridaceae ou Psilotaceae), parfois très commune en épiphyte sur stipe de fougère arborescente Cyathea sp. (Cyatheaceae).

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Tmesipteris dense

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM) : Diplazium ellipticum (Dryopteridaceae), grande fougère terrestre endémique de Tahiti et Moorea.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Diplazium sp.

 

 

 

 

 

 

 

 

 PHOTO 12 (cliché : JYM) : Fruits ouverts de Geniostoma astylum (Loganiaceae), arbuste à petit arbre endémique de Tahiti et Moorea, rare sur crête ouverte.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Geniostoma fruits ouv

 

PHOTO 13 (cliché : JYM) : Meryta cf. lanceolata (Araliaceae), petit arbre endémique de Tahiti et Moorea, très rare sur crête et vallon suspendu vers 1140 m d'altitude.

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Meryta sp. 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM) : Grevillea robusta (Proteaceae) planté sur la crête sommitale vers 1180 m d'altitude près d'une ancienne "cabane" construite par Maurice JAY dans les années 1950 !

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-Grevillea robusta

 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM) :  Vue sur la "piste des 1000 Sources" tracée sur le flanc Est de la vallée de la Tuauru et pente sous-crêtale colonisée par les fougères arborescentes Cyathea spp. (Cyatheaceae) au premier plan. 

Tahiti-Piton Pirae-14-15 juillet-2011-pente à Cyathea

 

 

17-21 juillet 2011 : Sortie terrain mont Fairurani, Mo'orea (Société)

Sortie sur le terrain avec Elie POROI (Association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati"), David HEMBRY (entomologiste, doctorant à l'University of California at Berkeley) et Erica NEWMAN ("fire ecologist", doctorante à UC Berkeley) au mont Fairurani (741 m) situé sur la côte nord-est de l'île de Mo'orea afin d'y étudier la succession végétale après l'incendie de novembre 2008 qui a détruit environ 200 ha de végétation entre 500 et 720 m d'altitude. Il s'agit de notre 5ème ascension (la première en septembre 1997 avec le botaniste Jacques FLORENCE et Teva MARUHI de l'IRD, puis en janvier 2005 avec Jean-François BUTAUD et Ravahere TAPUTUARAI, en août 2006 avec Jacques, Teva, Ravahere et Sylvain MARTINEZ pour l'installation de placettes permanentes, et en août 2009 avec Ravahere et Marie FOURDRIGNIEZ pour la prospection des sommets et des vallons suspendus dans le cadre du programme "Moorea Biocode") ayant permis un inventaire floristique approfondi du site avant et après cette perturbation anthropique exceptionnelle et de grande ampleur.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue sur le mont Te Arai (772 m) et le fond de la vallée de Maharepa (rivière Papeahi) à partir de la crête menant au Fairurani, avec en arrière plan à droite le mont Rotui (899 m), et à gauche le mont Mou'aputa (830 m), le Tohi'e'a (1207m) accrochant les nuages, qui constituent les trois plus hauts sommets de l'île.

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-vue sur Mt Tearai, Moua

 

PHOTO 2 et 3 (cliché : JYM). Vue du sommet vers 720 m d'altitude avec son antenne parabolique en 1997, et comparaison avec 2011 : les arbres endémiques Glochidion nadeaudii (Euphorbiaceae) et indigènes Crossostylis biflora (Rhizophoraceae) abritant la seule population connue de l'orchidée indigène Tuberolabium papuanum de l'île de Mo'orea ont complètement brûlé. 

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-antenneMoorea antenne Fairurani & station Tuberolabium sept 1997

 

 

 

 

PHOTO 4, 5 et 6 (cliché : JYM). Comparaison entre 2006 (avant l'incendie), 2009 (un an après) et 2011 (trois ans après) de la végétation de crête encerclant un vallon boisé et humide en contrebas du sommet avec l'antenne 

Moorea-Fairurani-10 août 2006-vue vallon Miconia et MahareMoorea-Fairurani-3-4 aout 2009-crête brûlée & vallon 

 

 

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-vue vallon Corymborkis

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Colonisation de la crête brûlée par l'herbacée pérenne stolonifère indigène Dianella intermedia (Hemerocallidacceae) auparavant rare dans les formations à fougère indigène Dicranopteris linearis(Gleicheniaceae) et petit arbre indigène Metrosideros collina (Myrtaceae). 

Moorea-j19-21uillet-2011-Fairurani-Dianella recolonisation

 

 

 

PHOTO 8 et 9 (cliché : JYM). Jeune plant de Pittosporum taitense (Pittosporaceae) dans une lande herbeuse dominée par Emilia spp. (Asteraceae) et quelques touffes de la grande graminée Miscanthus floridulus (Poaceae). Parmi les autres rares espèces ligneuses endémiques ayant colonisé la zone brûlée figure également Macaranga attenuata (Euphorbiaceae) et Commersonia bartramia var. tahitensis (Malvaceae).

 Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-plantule Pittosporum 

 

 

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-Commersonia fl & fr 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Fruit mûr (baie) de Melastoma malabathricum (syn. M. denticulatum, Melastomataceae), un petit arbuste aux graines activement disséminées par les passeriformes introduits Zosterops lateralis, seuls oiseaux frugivores sur le site.

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-Melastoma denticulatum

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). David et Erica dans l'une des sept placettes d'étude de 100 m² installée en zone anciennement brûlée, estimant le recouvrement des herbacées (principalement les fougères indigènes Dicranopteris linearis et Nephrolepis hirsutula) et la régénération des ligneux dans des quadrats de 1 m².

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-David & Erica quadrat

 

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Crosse et jeunes frondes de la grande fougère indigène Blechnum capense(Blechnaceae) ayant apparemment survécu au feu grâce à son rhizome persistant. 

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-Blechnum capense

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Inflorescence de Machaerina bidwillii (Cyperaceae) une herbacée indigène pérenne formant de petites touffes, très rare sur le site. 

Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-Machaerina infl

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Rejets de souche d'un petit arbre brûlé d'Ixora mooreensis (Rubiaceae), également observés chez les petits arbres indigènes et endémiques Metrosideros collina (Myrtaceae), Astronidium sp. (Melastomataceae), Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), Alstonia costata (Apocynaceae) ou Tarenna sambucina (Rubiaceae), qui se révèlent être de bons "resprouters". Les arbres comme Fagraea berteroana(Loganiaceae), Meryta lanceolata (Araliaceae) et les fougères arborescentes Cyathea affinis (Cyatheaceae) n'ont eux pas survécu. Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-Ixora sp. reprise  

PHOTOS 15 (cliché : JYM). Inflorescence du santal Santalum insulare var. raiateense (Santalaceae), petit arbre endémique des îles de Raiatea et Moorea (Société) présentant de nombreux rejets de souches après l'incendie. Ce taxon serait apparemment adapté aux feux d'origine naturelle (espèce dite "pyrophile" ou "pyrophyte").

 Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-Santalum insulare fleur 

 

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Capture d'un "Cent-pied" Scolopendrina subspinipes (Myriapodes) sous la bâche ayant servi de campement pour les 3 jours de mission. Ce prédateur d'insecte est particulièrement commun dans les souches d'arbres brûlés et sous les branches mortes au sol. Moorea-19-21 juillet-2011-Fairurani-cent pied & Elie 

 

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:28

janvier 2011 : exposition Théodore Monod, Muséum national d'Histoire naturelle, Paris (France)

Exposition en hommage à Théodore MONOD, éminent professeur du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, dont le dixième anniversaire de sa disparition en 2010 (voir mon propre hommage sur http://www.li-an.fr/jyves/Meyer_2002_Plant_Talk_Theodore_Monod.pdf) a coïncidé avec "l'Année internationale pour la Biodiversité". Le panneau explicatif de l'exposition indique que "tout au long de sa carrière et au-delà, il a énormément contribué aussi bien à la connaissance qu'à la défense de la biodiversité. Méhariste bien connu, on sait parfois moins qu'il est avant tout un naturaliste, docteur en sciences naturelles, spécialiste des crustacés, entré au Museum comme préparateur stagiaire en mars 1922 et nommé professeur en 1942 dans le laboratoire des pêches et productions animales d'origine coloniale". 

PHOTO 1 (cliché : JYM). L'exposition qui s'est tenue entre le 27 octobre 2010 et le 17 janvier 2011 dans l'espace exposition du Cabinet d'Histoire du Jardin des Plantes se voulait être une "évocation de quelques unes des facettes de son activité précoce et multiforme de sa passion du monde vivant". Nous y avons découvert la facette humoristique du célèbre scientifique et humaniste...

France-Paris-janvier 2011-affiche Th Monod 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Parmi les dons faits par sa famille et issus de ses archives scientifiques et personnelles figure ce carnet de "Notes d'un Naturaliste" écrit à l'âge de 15 ans ! 

France-Paris-janvier 2011-carnet Th Monod  

PHOTO 3 (cliché : JYM). Un aperçu de son matériel de terrain (microscope optique -et antique-, marteau de géologue, filet à papillons pour la capture des insectes) et les passeports successifs de la très longue (80 années !) carrière du naturaliste et voyageur.

France-Paris-janvier 2011-matériel Th Monod 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Flacons contenant les spécimens de quatre espèces de crabes collectés et décrits par Théodore MONOD entre 1946 et 1956.

France-Paris-janvier 2011-specimens Th Monod 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Journal de bord satyrique écrit en 1948 lors de la mission -longue et ennuyante- de plongée en bathyscaphe au large de Dakar avec le célèbre professeur Auguste PICCARD, explorateur et inventeur.

France-Paris-janvier 2011-chronique Th Monod 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Dessin (aquarelle et encre sur papier) réalisé par son frère Samuel MONOD sous le pseudonyme de Maximilien VOST, illustrant de façon humoristique et particulièrement critique envers les institutions académiques, la soutenance de thèse de Théodore MONOD, intitulé "Et l'on dit qu'il n'y a pas de progrès"...

France-Paris-janvier 2011-dessin Th Monod 

 

16 février 2011 : sortie terrain "A l'Ecole de la Forêt", vallée Opunohu, Mo'orea (Société)

Sortie sur le terrain organisée sur l'île de Mo'orea dans le cadre du séminaire "A l'Ecole de la Forêt" avec environ 90 enseignants de SVT, Histoire-Géographie, Technologie, conseillers pédagogiques et directeurs d'école du premier et du second degré. Ce séminaire fait suite à celui sur la biodiversité organisé en 2010, toujours sous l'impulsion du Ministère de l'Education, l'Enseignement Supérieur et la Recherche avec la collaboration de la Direction des Enseignements Primaires (DEP) et Secondaires (DES) et de la Délégation à la Recherche. Pour 2011, déclarée "Année internationale des Forêts" par les Nations Unies (http://www.un.org/en/events/iyof2011/), les conférences plénières et ateliers de travail qui se sont déroulés à l'Ecole Normale Mixte (15-17 février) ont porté sur les forêts du monde, le cycle du carbone (flux et stock), les services et produits de la forêt, la dynamique forestière (succession, colonisation, dissémination), la description des forêts naturelles en Polynésie française, la sylviculture et la gestion forestière, la conservation des plantes et de leurs habitats, l'analyse spatiale des paysages et l'érosion et les risques naturels, avec des intervenants du département Forêt et Gestion de l'Espace Rural (FOGER) du Service du Développement Rural, du Service de l'Urbanisme, de la Direction de l'Environnement, de l'IRD et de l'Université de Polynésie française.

PHOTO 1. La pochette du séminaire avec au dos la carte du domaine territorial d'Opunohu géré par le SDR.

Ecole Forêt 2011  

PHOTO 2 (cliché : Matai DEPIERRE, Direction de l'Environnement). "El Commandante" donnant les consignes à l'un des deux groupes de 45 participants sur le parking du Belvédère pour les deux heures de découverte des forêts naturelles ("primaires") et anthropisées ("secondaires") le long du sentier du "Col des Trois Cocotiers".

JYM & Rava (Matai) 

PHOTO 3 (cliché : Matai DEPIERRE, Direction de l'Environnement). Analyse du paysage par Ravahere TAPUTUARAI, "guide" pour l'un des trois sous-groupes. Parmi les thèmes abordés, l'étagement des séries de végétation dans les îles volcaniques hautes en fonction des facteurs abiotiques, les principaux types d'habitats naturels et anthropiques, la structure (ou physionomie), composition et dynamique de la forêt et des exemples d'interactions plantes-animaux.

Rava & participants 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : Matai DEPIERRE, Direction de l'Environnement). Les deux autres "guides" Robin POUTEAU (Université de Polynésie française) et Marie FOURDRIGNIEZ lors de la visite de la scierie privée de M. NARDI, illustrant les difficultés de la filière bois en Polynésie française (exploitation locale versus importation d'essences actuellement plantées comme le Pin des Caraïbes Pinus caribaea, le teck Tectona grandis ou les acajous Swietenia spp.).

Robin & Marie (Matai) 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Présentation de l'association "Te Pu 'Atiti'a" (http://moorea.berkeley.edu/outreach/atitia/) qui vise à promouvoir  et préserver le patrimoine bioculturel de l'île de Mo'orea, par Hinano MURPHY au "fare pote'e" (maison de réunion) situé près de la station de recherche biologique Richard Gump, antenne de l'University of California at Berkeley, et en présence de quelques anciens "tahu'a" (experts traditionnels) locaux.

Hinano Murphy (Matai) 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Les "séminaristes" très attentifs à l'exposé sur les valeurs culturelles des plantes et leurs utilisations traditionnelles et les relations entre éducation et recherche.

participants Te Putiatia (Matai) 

 

 

 

 

 

1-3 mars 2011 : Moorea Biocode Annual Meeting, San Francisco (USA)

Réunion annuelle des principaux participants au programme de recherche "Moorea Biocode Project" (2008-2011), financé par la "Fondation Moore" à hauteur de 5,4 millions de dollars USD. Ce programme vise à faire l’inventaire de toutes les espèces animales et végétales, terrestres et marines, non microbiennes, de l’île de Moorea, et de fournir une séquence génétique servant d’identifiant pour l’ensemble des taxons collectés. Environ 300 scientifiques américains, français et locaux ont participé à ce programme entre 2007 et 2010, afin de prospecter les récifs coralliens jusqu’aux plus hauts sommets des montagnes, et alimenter la base de données génétique (http://www.mooreabiocode.org/). Le bilan provisoire (plus de 32 700 échantillons collectés) révèle que la biodiversité terrestre et marine de l'île de Mo'orea dépasse les 6 000 espèces, dont 250 algues, plus de 300 mousses, 800 vertébrés et invertébrés terrestres, 777 vertébrés marins, 1077 plantes vasculaires et au moins 3 000 invertébrés marins dont l'inventaire est encore loin d'être terminé ! 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Les participants à cette réunion annuelle ("Biocode investigators and invited guests") devant le bâtiment de la "Gordon and Betty MOORE Foundation" à Palo Alto, avec la présence de Moana GREIG, Ministre de l'Education, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et de Priscille Tea FROGIER, Déléguée à la Recherche du gouvernement de Polynésie française.

California-mars 2011-Moorea Biocode Participants Annual Mee 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Gustav PAULAY (Natural History Museum of Florida) révélant à la fois la grande diversité des invertébrés marins et les difficultés pour réaliser un inventaire complet (seul 50% des espèces auraient été échantillonnées).

California-mars 2011-Gustav & Chris 

 

PHOTO 3  (cliché : JYM). Craig MORITZ (UC Berkeley) présentant les données génétiques sur les geckos et reptiles de Moorea,  notamment que l'espèce Gehyra oceanica (le lézard jaune ou "mo'o-rea") est vraisemblablement composée de deux taxons à partir des résulats obtenus sur l'ADN mitochondrial.

California-mars 2011-Craig Moritz 

 

PHOTO 4  (cliché : JYM). Russ SCHMITT du "Moorea Coral Reef LTER" (le complexe récifal et lagonnaire de Moorea est devenu le depuis 2004 le 26ème site du réseau "Long Term Ecologial Research" mis en place par la "National Science Foundation" pour  étudier des processus écologiques sur de longues périodes) présentant les études menées sur la résilience des écosystèmes coralliens à Mo'orea face aux perturbations liées au changement globaux et locaux (augmentation de la température et acidification des océans, invasion par les macro-algues et l'étoile de mer carnivore Acanthaster planci).

California-mars 2011-Russ  

PHOTO 5 (cliché : JYM). Hannah STEWART (Fisheries and Oceans Canada, Marine Ecosystems & Aquaculture Division) expliquant comment l'algue brune proliférante Turbinaria ornata (Phaeophyceae) servirait de refuge et vecteur de dispersion de vertébrés et invertébrés marins associés à ses radeaux flottants ("sea rafts").

California-mars 2011-Hannah & Turbinaria 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Discours de bienvenue du "Vice-Chancellor for Research" de l'Université de Californie à Berkeley.

California-mars 2011-Vice-Chancellor 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Le projet "One Cubic Foot" financé par la "National Geographic Society" a permis au photographe David LITTSCHWAGER d'étudier deux sites à Moorea (l'un sur la barrière récifale, l'autre en forêt humide de moyenne altitude) en 2010 (http://ngm.nationalgeographic.com/2010/02/cubic-foot/wilson-text).

California-mars 2011-One Cubic Foot 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Chris MEYER (Smithsonian Institution, Washington) et ? transportant  le panneau illustrant la diversité en organismes marins dans le "One Cubic Foot" au siège de Google ("Google Headquarters") à Mountain View dans la célèbre "Silicon Valley".

California-mars 2011-Chris & poster 

 

 

 

 

   

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Affiche annonçant l'exposition au siège de Google : entre art, science et dîner convivial !

California-mars 2011-Art of Barcoding 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Le ministre de l'Education, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en compagnie de l'artiste Joseph ROSSANO devant ses oeuvres (http://www.ontariogenomics.ca/JosephRossano/bold-moorea).

California-mars 2011-Moana & Joseph Rossano 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). L'une des nombreuses scultures des jardins fleuris du siège de Google à allure de campus universitaire, représentant apparemment une chaîne alimentaire assez inhabituelle !

California-mars 2011-Food chain

 

4 mars 2011 : Field trip Point Lobos State Reserve, California (USA)

Sortie sur le terrain à la Réserve d'Etat de la Pointe Los Lobos (originellement appelée en espagnol "Punta de los Lobos Marinos" soit "la pointe des loups de mer") situé au sud de la Baie de Monterey et de la ville de Carmel à 2h30 de voiture de San Francisco, guidé par Erica SPOTSWOOD et David HEMBRY (à l'origine de l'identification de toutes les espèces végétales et animales observées), étudiants en thèse de doctorat à l'University of California at Berkeley (USA), et le Dr. Issei OHSHIMA, post-doctorant au "National Institute for Basic Biology" de Okazaki (Japon).

PHOTO 1 (cliché : JYM). Considéré comme le joyau des parcs de l'Etat de Californie ("Jewel of California State Park System"), Point Lobos attire chaque année plus de 300 000 visiteurs ! Le site acheté dès 1898 par un certain A.M. ALLAN pour sa protection a été intégré dans le système des parcs en 1933. En 1960, 775 acres de surface maritime y ont été rajoutés pour en faire actuellement l'une des réserves maritimes la plus importante des Etats-Unis, la "Point Lobos State Marine Reserve".

California-mars 2011-Point Lobos 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Petit centre d'information de la réserve avec ses guides bénévoles ("volunteers") de la "Point Lobos Association" (http://www.pointlobos.org/), une ONG travaillant en collaboration avec le "California Department of Parks and Recreation" gérant le site.

California-mars 2011-information 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Baie et falaise maritime de Whalers Cove (ancienne station de chasse à la baleine entre 1862 et 1879), avec au premier plan l'arbrisseau Baccharis pilularis ("Coyote bush", Asteraceae), espèce très commune en Californie, et au second plan une relique de forêt naturelle à Pin de Monterey Pinus radiata (Pinaceae). Les roches sédimentaires datent d'au moins 55 millions d'années. California-mars 2011-vue baie 

 

California-mars 2011-pine & sea cliff 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Le phoque Phoca vitulina ("Harbor seal") fait partie des mammifères marins facilement observables dans les eaux de la réserve, avec la loutre de mer Enhydra lutris nereis ("Southern sea otter") et le lion de mer Zalophus californianus ("California sea lion"), anciennement chassés dans la baie. Les baleines à bosse Megaptera novaeangliae et baleines bleues Balaenoptera musculus sont visibles au printemps et en été.

California-mars 2011-phoques sea lions 

California-mars 2011-seal furs 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Geai buissonnier Aphelocoma californica ("Western scrub-jay"), l'un des nombreux oiseaux terrestres (colibri, passereau, faucon, vautour, héron) et marins (goëlands, cormorans, pélicans, échassiers, canards) fréquentant le site. Parmi les insectes figurent également le papillon monarque ("Monarch butterfly") aux ailes orangées abondant entre octobre et mars.

California-mars 2011-Blue jay 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Ceanothus sp. (Rhamnaceae) aux inflorescences à fleurs bleu iridescent. Ce genre nord-américain comprend environ 50 espèces avec un centre de diversification dans la Province floristique de Californie. 

California-mars 2011-blue flowers 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Forêt de Cyprès de Monterey ("Monterey Cypress" Cupressus macrocarpa, Cupressaceae), conifère endémique de la côte californienne, dont seules deux populations naturelles existent sur la péninsule de Monterey. Leur répartition s'est fortement réduites avec les changements climatique des dernières 15 000 années. 

California-mars 2011-Cypress sous-boisCalifornia-mars 2011-Cypress fruits 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). "Poison Oak" Toxicodendron diversilobum (Anacardiaceae), arbrisseau extrêmement irritant pour la peau en raison d'huiles volatiles allergisantes.

California-mars 2011-Posion Oak 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Tapis de l'herbacée crassulescente aux feuilles bleu-argentées Dudleya cf. caespitosa ("Bluff lettuce", Crassulaceae) sur falaise rocheuse. La couleur orangée sur les pins est du à la présence d'une algue verte aux pigments carotènoïdes.

California-mars 2011-cliff plant 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Erigeron glaucus ("Seaside daisy", Asteraeae) avec au second plan Bird Island.

California-mars 2011-Asteraceae & bird island 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Eschscholzia californica ("California poppy", Papaveraceae), fleur symbole de l'Etat de Californie.

California-mars 2011-orange flower 

 

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Mimulus aurantiacus ("Sticky monkey flower", Scrophulariaceae).

California-mars 2011-sticky monkey flower 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Iris douglasiana (Iridaceae), autre espèce indigène.

California-mars 2011-purple flower 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM).

California-mars 2011-flower 1 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Rosette de Dudleya sp. (Crassulaceae) en végétation littorale ("coastal strand") caratéristique des côtes californiennes.

California-mars 2011-succulent 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Invasion par Carpobrotus edulis ("iceplant" ou "griffe de sorcière") sur les falaises maritimes.

California-mars 2011-Carpobrotus 

PHOTO 17 (cliché : JYM). Plage de sable blanc (d'origine granitique !) et eau turquoise de China Cove avec au premier plan une forêt de pins dominée par le "Monterey pine" Pinus radiata (Pinaceae), une espèce avec une aire naturelle de distribution très restreinte : seules trois populations sur la côte californienne et deux autres sur les îles de Cedros et Guadalupe au large de la Côte du Pacifique de Baja (Mexique).

California-mars 2011-baie bleu lagon 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Algues mortes échouées sur la plage (dont le "Bull kelp" Nereocystis lutkeana au stipe en forme de longs tubes creux). Ces "wracks" hébergent une communité de crustacés et d'insectes qui servent de nourriture aux oiseaux terrestres insectivores.

California-mars 2011-tube algae  

 

 

 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM). Issei, David et Erica comparant les illustrations et identifications des oiseaux d'Amérique du Nord sur deux guides sur les oiseaux de l'Amérique du Nord ("Peterson, 1990" et "Sibley, 2000"). Une liste complète des plantes vasculaires de Los Lobos est accessible sur le site du "Monterey Bay Chapter of the California Native Plant Society (http://www.montereybaycnps.org/lists/PointLobosStateReserve.pdf).

California-mars 2011-Erica & Dave bird guides comparison 

 

 

6 avril 2011 : sortie terrain mont Marau, Tahiti Nui (Société)

 

Sortie sur la route menant au mont Marau (culminant à 1493 m) pour l'étude des taxons endémiques de Tahiti appartenant au genre Psychotria (Rubiaceae) particulièrement diversifié en Polynésie française avec 27 espèces décrites (et une demi-douzaine restant à décrire !), notamment du "groupe speciosa à grandes fleurs" : collecte de fleurs pour l'étude morphologique, d'échantillons de feuilles pour une analyse phylogénétique et suivi de la phénologie (floraison et fructification). Le botaniste Jean NADEAUD avait distingué, dans sa flore de Tahiti publiée en 1873, quatre variétés de P. speciosa (var. A. calyx foliaceus, var B. calyx integer,  var C. calyx subinteger breviter dentatus et var. D. cymosa = Uragoga trichocalyx Drake ?) dont la validité n'a pas été encore confirmée. De plus, le type de P. speciosa découvert en 1773 par Johann Georg FORSTER lors de la second expédition de James COOK et décrit en 1786 (parfois mentionné sous le nom de P. grandiflora ou de P.involucrata) n'est pas correctement décrit et les spécimens de références (isotypes) disséminés dans les grands herbiers européens sont de mauvaise qualité (British Museum au Royaume-Uni,  Gotha en Allemagne), ou n'ont pas été retrouvés (Paris) ce qui rend difficile la typification !

 

PHOTO 1 (cliché : JYM) : Boutons floraux et fruits mûrs du taxon à "inflorescence sessile et pauciflore (5-10 fleurs), fleurs à calice tronqué à denté, et fruits ronds à obovales", les plus rarement observé à Tahiti.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Psychotria speciosa calice tronqu 

 

PHOTO 2 & 3 (cliché : JYM) : Inflorescence et infrutescence du taxon à "inflorescence multiflore (10-15 fleurs), fleurs à pédicelle court (< 1 cm) et calice lobé et fruits mûrs en forme de poire".

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Psychotria speciosa  Tahiti-Marau-6 avril 2011-Psychotria speciosa calice lobé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 & 5 (cliché : JYM) : Inflorescence et infrutescence du taxon "à inflorescence multiflore (15-20 fleurs), fleurs à pédicelle long (> 1 cm) glabre ou poilu, à calice lobé à campanulé et fruits mûrs en forme de poire", trouvé en sympatrie avec le précédent.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Psychotria speciosa calice campan  Tahiti-Marau-24 avril 2008-Psychotria speciosa fruits mûrs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 & 7 (cliché : JYM) : Le vallon à Psychotria "groupe speciosa" est situé vers 950 m d'altitude en forêt de nuages à Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), avec Cyathea affinis (Cyatheaceae), Alstonia costata (Apocynaceae), Astronidium sp. (Melastomataceae), Ixora sp. (Rubiaceae), Myrsine spp. (Myrsinaceae) et Cyrtandra sp. (Gesneriaceae en photo) sévèrement envahi par les arbres introduits Spathodea campanulata (Bignoniaceae), Psidium cattleianum (Myrtaceae) et Miconia calvescens (Melastomataceae) fortement attaqué par le champignon pathogène de lutte biologique (en photo), et en sous-bois la ronce Rubus rosifolius (Rosaceae) et la progression en lisière forestière de Sphagneticola (Wedelia) trilobata (Asteraceae), herbacée rampante arrivée avec les aménagement successifs de la route dans les dix dernières années.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Cyrtandra & Wedlia  Tahiti-Marau-6 avril 2011-micona attaque Cgm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM): Parmi les nombreuses épiphytes (fougères et orchidées notamment) sur les grands Weinmannia parviflora structurant la forêt ombrophile d'altitude figure Procris pedunculata var. pedunculata (Urticaceae), herbacée charnue habituellement terrestre ou trouvé en saxicole en bordure de ruisseau. Cet individu pendant dépasse 1,5 m de longueur et possède une tige ramifiée subligneuses à la base.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Elatostema sessile 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Inflorescence de Dichorysandra thyrsiflora (Commelinaceae), grande herbacée dressée subspontanée en bordure de route vers 950 m. D'autres plantes ornementales comme Odontonema strictum (syn. O. cuspidatum, Acanthaceae) sont localement naturalisées entre 1000 et 1200 m.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Dichorisandra thyrsifolia infl 

PHOTO 10 (cliché : JYM) : Bosquet de Falcataria moluccana (syn. Paraserianthes falcataria, Fabaceae) vers 1100 m d'altitude, originellement planté dans les années 1970 par les forestiers du Service de l'Economie Rurale en bordure de la route avec Cryptomeria japonica (Taxodiaceae) et Pinus caribaea (Pinaceae), avec en sous-bois le "wedelia" et des massifs des arbustes Lantana camara (Verbenaceae) et petits arbres Tecoma stans (Bignoniaceae) particulièrement envahissants.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-Falcata Wedelia Lantaa & Tecoma 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 & 12 (cliché : JYM) : Antenne-radar de l'Aviation civile construite en 2008 après déforestation d'une partie de forêt primaire, et découverte en 2011 en bordure de clôture de Neurolaena lobata (syn. Pluchea symphytifolia, Asteraceae), un petit arbuste connu pour être envahissant dans les atolls (Moruroa ou Hao par exemple), les motu et parfois les sommets des îles hautes de la Société (Bora Bora, Maupiti par exemple) et déclarée "espèce menaçant la biodiversité". L'arrivée accidentelle de cette espèce à plus de 1100 m d'altitude suppose un transport de terre ou de sable contaminé lors de la construction de l'antenne, malgré les recommandations de nettoyage obligatoire des engins de construction afin de limiter le risque d'introduction de graines de "mauvaises herbes" dans tous les chantiers publics.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-antenne radar  Tahiti-Marau-6 avril 2011-Pluchea rejet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM) : recolonisation de la zone déforestée autour de l'antenne-radar et en bordure de route par la graminée envahissante Melinis minutiflora et le "wedelia", au détriment des cypéracées Gahnia schoenoides et des fougères Dicranopteris linearis et Blechnum capense recolonisant les glissements de terrain d'origine naturelle à cette haute altitude.

Tahiti-Marau-6 avril 2011-succession végétale wedelia & m

8 avril 2011 : sortie terrain sentier du mont Aorai et col Hamuta, Tahiti Nui (Société)

 

Suivi phénologique des arbustes endémiques de Tahiti du genre Psychotria (Rubiaceae) appartenant au groupe "speciosa" à grandes fleurs. Le taxon le plus rare, "à inflorescence pauciflore (1-3 fleurs) aux fleurs à calice lobé à campanulé et à long pédicelle (> 1 cm), glabre ou poilu, et à fruits à long pédoncule (> 1,5 cm) et de forme allongée" a été découvert en 1999 aux abords du sentier menant au mont Aorai et est en cours de description sous le nom de P. paulae.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM) : jeune inflorescence et infrutescence de P. paulae, dont seuls quatre grands individus fertiles sont connus entre 950 et 975 m d'altitude !

Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Psychotria paulae glabre Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Psychotria paulae fruits mû

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

PHOTO 2 (cliché : JYM) : Petite colonie de l'orchidé Microtatorchis paife découverte sur tronc du petit arbre endémique Glochidion cf. taitense (Euphorbiaceae) vers 975 m d'altitude. Cette épiphyte rare est endémique de la Société (Tahiti, Moorea et Raiatea) et des Australes (Tubuai).

Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Taeniophyllum 

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Grand tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae) déraciné et tombé sur le sentier de l'Aorai vraisembablement après le cyclone Oli de février 2010. La fragilité aux vents violents de cette espèce introduite ayant envahie les pentes et vallons entre 200 et 1200 m à Tahiti a des répercussions importantes sur la dynamique de la succession forestière et la composition et structure du sous-bois forestier dans ces "novel ecosystems".

Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Spathodea déraciné 

PHOTO 4 & 5 (cliché : JYM) : l'arbre endémique de la Société Pittosporum taitense (Pittosporaceae) menacé par l'invasion lente mais progressive du "jambosier" Syzygium jambos (Myrtaceae) formant localement des massifs denses monospécifiques dans les zones les plus humides de la côte sous le vent entre 600 et 900 m où il a été planté (Fautaua, Pic Vert).

Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Pittosporum fleurs  Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-invasion Syzygium jambos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 & 7 (cliché : JYM) : Invasion des crêtes mésophiles à Rhus taitensis (Anacardiaceae), grand arbre indigène, par le "faux-poivrier" Schinus terebinthifolius (Anacardiaceae), en bordure du sentier menant du restaurant du Belvédère (Fare Rau Ape) vers 600 m jusqu'à environ 800 m d'altitude. Les petits fruits charnus en grappes, appelés "baies roses", sont consommés par les petits oiseaux passériformes Zosterops lateralis qui disséminent activement cette plante introduite à Tahiti et cultivée au jardin botanique Harrison Smith dès 1927 (comme le tristement célèbre "miconia")...

Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-invasion Schinus 

  Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Schinus fruits

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Inflorescence de Clerodendron macrostegium (Verbenaceae), petit arbre naturalisé dans un vallon en bordure de route, en contrebas de la "propriété Maclet" située vers 400 m d'altitude, où cette espèce a été introduite comme plante ornementale et y avait été collectée en 1984 par le botaniste Jacques FLORENCE. L'espèce avait déjà été notée comme abondamment naturalisée dans la basse-vallée de Aivaro sur la presqu'île de Tahiti en 2008 (http://jymeyer.over-blog.com/ext/http://www.li-an.fr/jyves/Fourdrigniez_&_Meyer_2008_Contribution_Biodiversite_Liste_&_Caracteristiques_Plantes_envahissantes.pdf).

Tahiti-Col Hamuta-8 avril 2011-Clerodendron

15 avril 2011 : Sortie terrain plateau de Taravao et mont Atara, Tahiti Iti (Société)

 

Sortie sur le terrain au plateau de Taravao et sur le sentier montant au mont Atara (1197 m), sur la presqu'île de Tahiti Iti. Comme pour le mont Marau (Tahiti Nui), la biodiversité de ce site a été - et est toujours actuellement- fortement impactée par les activités humaines depuis les années 70, en raison d'un accès facile grâce à une route goudronnée jusqu'au lac artificiel de Vaiufaufa vers 600-650 m d'altitude puis une piste plus ou moins entretenue et fréquentée montant jusqu'à 800 m.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM) : le sentier de crête vers 850 m d'altitude, en forêt ombrophile ("forêt de nuages") dominée par le grand arbre endémique Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae), avec en sous-bois les fougères arborescentes Cyathea spp. (Cyatheaceae) et les arbustes endémiques Cyrtandra spp.(Gesneriaceae), complètement envahie par le petit arbre Miconia calvescens (Melastomataceae), introduit sur le plateau de Taravao dans les années 1940. De grands "ti" Cordyline fruticosa (Lomandraceae) d'introduction polynésienne sont retrouvés tout le long de la crête, indiquant une ancienne piste.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-sentier de crête 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM) : Arbuste endémique de Tahiti Psychotria tahitensis (Rubiaceae) en fruits verts, espèce rare en sous-bois de forêt envahie par le miconia. Plusieurs individus fertiles suivis entre 1998 et 2006 ont disparu le long de ce sentier de crête.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Psychotria tahitensis fruits v 

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Arbuste endémique Psychotria franchetiana (Rubiaceae) en fruits verts, trouvé en sympatrie avec l'espèce précédente. Des populations de cette espèce endémique de Tahiti (et de Moorea ?), uniquement connue sur ce site de la presqu'île, sont retrouvées à plus haute altitude, entre 900 et 950 m.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Psychotria franchetiana fruits 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM) : La liane grimpante et envahissante Mikania scandens (syn. M. micrantha, Asteraceae) a fortement progressée dans les forêts denses de miconia, partiellement défoliées par la sénéscence naturelle des vieux individus (les "forêts de miconia" ont été observées  sur le plateau de Taravao dès 1973), par les vents fréquents sur le plateau, et par le champignon pathogène Colletotrichum gloeosporioides forma specialis miconiae introduit comme agent de lutte biologique en 2000.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Mikania micrantha 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM) : L'arbuste épineux Solanum torvum (Solanaceae), une "mauvaise herbe" introduite naturalisée jusqu'à 830 m d'altitude en bordure de piste, ouverte en 2008, et dont les fruits charnus sont consommés par les oiseaux frugivores comme le petit passereau introduit Zosterops lateralis ("vini à lunette" ou "Silvereye"), commun à cette altitude.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Solanum torvum fl & fr 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM) : Dissotis rotundifolia (Melastomataceae), petite herbacée rampante abondamment naturalisée en bordure de piste à la multiplication exclusivement végétative (absence de production de fruits), ce qui limite sa vitesse de colonisation.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Dissotis rotundifolia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM) : Grand figuier indigène Ficus prolixa var. prolixa (Moraceae) isolé après déforestation massive sur le haut du plateau de Taravao en 2010 pour "le nettoyage des forêts de miconia" par des propriétaires privés. Seuls quelques grands arbres comme Weinmannia parvifloraFagraea berteroana(Loganiaceae) et les tulipiers du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae) envahissants ont été laissés sur place ! Les épiphytes (orchidées, fougères et mousses) auparavant trouvées sur les branches et troncs de ces arbres sont vouées à disparaître avec l'insolation brutale liée à cette ouverture du massif forestier...

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Ficus prolixa isolé 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Recolonisation rapide de la zone ouverte et perturbée par le petit arbre pionnier envahissant Cecropia peltata (Cecropiaceae), l'herbacée Ludwigia octovalvis (Onagraceae) et de nombreuses graminées introduites (Paspalum scrobicularumAndropogon sp.), au détriment des quelques rares petits arbres indigènes pionniers comme Omalanthus nutans (Euphorbiaceae).

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Cecropia régénération 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Parmi les arbres endémiques ayant disparu sur le site après la déforestation figure le grand arbre endémique de Tahiti Macaranga taitensis (Euphorbiaceae) considéré "Vulnérable" par les Listes Rouges des espèces menacées de l'UICN.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Macaranga infl 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM) : Fruits du petit arbuste endémique de Tahiti Glochidion grayanum (Euphorbiaceae), une espèce également considérée "Vulnérable" mais pouvant se régénérer par rejet de souches coupées.

Tahiti-Taravao-15 avril 2011-Glochidion manono 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01-11 mai 2011 : Mission 'Uvea et Alofi (Wallis et Futuna)

 

Mission à Wallis et Futuna afin de compléter l'inventaire de la flore vasculaire initié en 2007 et 2008 avec les botanistes de l'IRD-Nouméa et de préparer un guide illustré sur la flore et la végétation de l'archipel en collaboration avec le Service Territorial de l'Environnement. Elle a été également l'occasion d'assister une équipe de recherche en paléo-climatologie et géochimiede l'Université de Washington travaillant sur les changements climatiques dans les îles du Pacifique (http://faculty.washington.edu/jsachs/lab/www/Research/labhomepage.html).

 

PHOTO 1 & 2 (cliché : JYM). Le petit îlot rocheux de Nukufeta, isolé dans le vaste lagon de Wallis (environ 200 km²), avec l'un des rares fourrés connus à Pemphis acidula (Lythraceae) et la découverte de l'herbacée Hedyotis foetida (Rubiaceae) qui n'était pas connue de Wallis mais uniquement de Futuna selon l'article publié sur la flore de l'archipel par Ph. MORAT & J.-M. VEILLON (1985) basé sur des prospection et des récoltes effectuées lors de trois missions entre 1981 et 1982 avec M. HOFF de l'ORSTOM. Nous avons également retrouvé H. foetida sur l'île d'Alofi située à 2 km de Futuna.

Wallis-Faioa & Nukufetau-05 mai 2011- 378

  Alofi-07-09mai 2011- 151

 

  

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). "Roussettes" ("flying-foxes") Pteropus tonganus nichant dans un grand Pisonia grandis(Nyctaginaceae, arbre non cité par MORAT & VEILLON !) sur l'îlot sableux de Faioa, l'un des plus grands de la douzaine d'îlots volcaniques et coralliens entourant l'île d'Uvea. Ces chauve-souris frugivores ont un rôle écologique clef dans la dissémination des graines des espèces végétales à gros fruits, telles que les Syzygium(Myrtaceae), Diospyros (Ebenaceae), Dyzoxylum (Meliaceae) et Planchonella (Sapotaceae).

Wallis-Faioa & Nukufetau-05 mai 2011- 264

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Mangrove à Rhizophora mangle (Rhizophoraceae) localement présente à 'Uvea (parfois en mélange avec l'autre palétuvier Bruguiera gymnorhiza) mais complètement absente de l'île voisine de Futuna située à environ 200 km au sud-ouest de Wallis.

Wallis-Tufumalu & Mont Holo-04 mai 2011- 234

Wallis-Tufumalu & Mont Holo-04 mai 2011- 246

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Arbuste indigène Clerodendron inerme (Verbenaceae) en fleurs, découvert au pied des falaises maritimes du sud de la pointe Mata'ala, une espèce non récoltée à Wallis par MORAT & VEILLON (1985).

Wallis-Tufumalu & Mont Holo-04 mai 2011- 334

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Fruits verts du grand arbre indigène Pongamia pinnata (Leguminosae), autre espèce non répertoriée à Wallis par MORAT & VEILLON.

Wallis-Tufumalu & Mont Holo-04 mai 2011- 178

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Vue du lac de cratère Lalo Lalo et des bateaux pneumatiques arrimés de l'équipe de recherche américaine de l'University of Washington pour y effectuer des mesures physiques (salinité, pH, température, ratio entre isotopes d'Hydrogène et de Deutérium) et organiques (lipides des cyanobactéries et plantes vasculaires) ainsi que des prélèvements de sédiments afin de reconstruire les paléo-climats et les phénomènes ENSO dans la région de Polynésie occidentale.

Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 069

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Tapis de fougères Stenochlaena palustris (Blechnaceae) se développant en contrebas des falaises, une formation végétale unique à Wallis et Futuna.

Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 251

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Feuilles de Capparis cordifolia (Capparidaceae), liane nouvellement découverte en 2007 sur les falaises entourant le lac Lalo Lalo, attaquées par des chenilles de papillons non identifiés.

Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 112

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Inflorescence de Mucuna gigantea  (Fabaceae), liane grimpante trouvée en forêt de bas de falaise et bordure du lac de cratère.

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Fruits de Dyzoxylum samoense (Meliaceae), un arbre commun des forêts supralittorales et humides de basse altitude à Wallis et Futuna.

Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 265

 

 

 

 

 

 

   

PHOTO 12 (cliché : JYM).Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 278 Hoya australis (Asclepiadaceae), liane ligneuse grimpante (et pendante) trouvée du bord de mer jusqu'en forêt humide d'altitude à Wallis et Futuna.





 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Forêt située en bas de falaise et en bordure de lac dominée par les arbres indigènes Barringtonia asiatica (Lecythidaceae), Ficus spp. (Moraceae), Dyzoxylum (Meliaceae), Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) avec de rares Pandanus tectorius (Pandanaceae), Pisonia grandis (Nyctaginaceae), Neisosperma oppositifolia et Cerbera manghas (Apocynaceae), Calophyllum inophyllum (Clusiaceae), Guettarda speciosa (Rubiaceae), Inocarpus fagifer (Leguminosae) et Terminalia catappa (Combretaceae) et sur zone rocheuse Sapindus vitiensis (Sapindaceae), Diospyros spp. (Ebenaceae) et Elaeocarpus spp. (Elaeocarpaceae).Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 234

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). La doctorante Ashley MALONE et le professeur Julian SACHS (University of Washington, School of Oceanography) prélevant de l'eau de pluie après une averse au dessus du lac pour analyse et comparaison avec l'eau du lac dont la salinité est de 6 pour mille (contre 30 pour mille en mer). La présence d'anguilles pourrait indiquer une connection ancienne du lac avec l'océan.

Wallis-Lac Lalo Lalo-10 mai 2011- 288





 

 

 

PHOTO 15 & 16 (cliché : JYM). Vue de la plage d'Alofitai à l'est et de la plage et des falaises maritimes de Vaika située au sud de cette île d'une surface d'environ 35 km² et temporairement habitée.

Alofitai 

 plage Vaika



 

PHOTO 17 (cliché : JYM). "Fale" maison traditionnelle au toit en feuille de cocotier sur la plage de Vaika et cochons domestiques en liberté.

Photos-14 0928



PHOTO 18 (cliché : JYM). La liane indigène Canavalia sericea (Fabaceae) nouvellement répertoriée à Alofi sur la plage de Vaika et de Sa'avaka. Espèce non collectée par MORAT & VEILLON (1985), elle avait été observée à Futuna en 2008 sur la pointe rocheuse d'Olu.

Alofi-07-09mai 2011- 033



PHOTO 19 (cliché : JYM). La petite herbacée saxicole indigène Ophiorrhiza rupestris (Rubiaceae) nouvellement découverte à Alofi était auparavant uniquement connue de Futuna (pointe Vele).

Alofi-07-09mai 2011- 040



PHOTO 20 (cliché : JYM). Orchidée terrestre indigène Corymborkis veratrifolia découverte à Alofi, espèce nouvelle pour l'archipel de Wallis et Futuna.

Alofi-07-09mai 2011- 076

PHOTO 21 (cliché : JYM). Petite fougère terrestre indigène Sphenomeris chinensis nouvellement citée pour Alofi (et Futuna en 2008).

Alofi-07-09mai 2011- 203



 

 

 

 

PHOTO 22 (cliché : JYM). Vue du mont Kolofau (417 m), plus haut sommet d'Alofi à partir de la crête sommitale menant au mont Malavai vers 300 m d'altitude.

Alofi-07-09mai 2011- 207 

 



 

 

 

 

PHOTO 23 (cliché : JYM). Plantule de Meryta cf. macrophylla (Araliaceae) observée dès 200 m d'altitude sur le versant sud du mont Kolofau. Ce petit arbre avait été observé sur la crête sommitale du mont Kolofau entre 350 et 410 m d'altitude. 

 

Alofi-07-09mai 2011- 183

 

PHOTO 24 (cliché : JYM). Cyrtandra futunae (Gesneriaceae), l'une des sept plantes endémiques de l'archipel de Wallis et Futuna (anciennement appelé "Horne Islands"). Cet arbuste encore relativement commun est trouvé du niveau de la mer sur falaise supralittorale à Futuna jusqu'en sous-bois de forêts hygrophiles d'altitude du mont Kolofai à Alofi vers 400 m d'altitude.

Alofi-07-09 mai 2011-Cyrtandra futunae

  

 

 

 

 

PHOTO 25 (cliché : JYM). Escargot arboricole endémique Partula subgonochila (Partulidae) découvert vers 300 m d'altitude. L'espèce est vraisemblablement éteinte à Futuna (non retrouvée en 2008) depuis l'introduction de l'escargot carnivore Euglandina rosea

Alofi-07-09mai 2011- 242

 

 

 

 

 

PHOTO 26 (cliché : JYM). Monarque Clytorhynchus vitiensis fortunae, forme endemique de Futuna et Alofi.

Alofi-07-09mai 2011- 126

 





 

 

 

PHOTO 27 (cliché : JYM). L'équipe de terrain à Alofi avec de gauche à droite Petelo Sanele MOEFANA, Falakiko TAKASI du Service de l'Agriculture et l'Environnement à Futuna, Carole MANRY du Service de l'Environnement à Wallis, JYM et Atoloto MALAU, chef du Service territorial de l'Environnement. 

Photos-14 1017

 

 

17 mai 2011 : Sortie terrain mont Aora'i, Tahiti Nui (Société)

 

Prospection le long du sentier menant au mont Aorai (2066 m) avec des membres de l'association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati" (Maxime CHAN, Elie POROI, Ravahere TAPUTUARAI) et de Tiffany LAITAME, étudiante en stage de Master 2 à l'Université de Bordeaux. L'un des objectifs de l'association était d'évaluer l'état des deux refuges construits en décembre 1989 par Henri JAY et les trois frères DAUPHIN, l'un vers 1410 m ("Fare Mato") et l'autre vers 1830 m d'altitude ("Fare Ata"). Notre première ascension remonte à juillet 1991 avec le botaniste Jacques FLORENCE de l'ORSTOM, Henri et Yannis JAY et Serge "Siki" PIHATARIOE.

 

PHOTO 1 & 2 (cliché : JYM). Crête sommitale vers 1600 m d'altitude et Weinmannia parviflora var. parviflora(Cunoniaceae) en fleurs et en fruits. Cet arbre endémique des îles de la Société est l'une des espèce dominantes des forêts ombrophiles ou "forêt de nuages", considérée comme "fonctionnellement dioïque" avec des arbres portant des fleurs fonctionnellement femelles aux étamines avortées  et des arbres aux fleurs fonctionnellement mâles à l'ovaire réduit. Des arbres "monoïques" portant à la fois des inflorescences à fleurs mâles et des infrutescences ont été néanmoins observés le long du sentier.Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Weinmannia parviflora

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-crête nuageuse  

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Boutons floraux de Psychotria marauensis (Rubiaceae), un arbuste endémique de Tahiti, à tiges parfois lianescentes, originellement découvert sur le mont Marau (entre 800 et 1490 m d'altitude) et également présent le long du sentier de l'Aorai entre 900 (col Hamuta) et 1400 m (Fare Mato).

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Psychotria marauensis bouton

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Chamaesyce atoto (Euphorbiaceae), petit arbrisseau endémique de Tahiti observé jusqu'à 1400 m. 

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Chamaesyce atoto 

 



PHOTO 5 (cliché : JYM). Graines d'un fruit mûr de Glochidion cf. taitense (Euphorbiaceae).

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-fruit mûr Glochidion



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Infrutescence de Freycinetia cf. arborea (Pandanaceae) consommée par les rats.

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Freycinetia fruits mangés 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fruits mûrs d'Ilex anomala (Aquifoliaceae), un petit arbre indigène commun en forêt de nuages et zone subalpine entre 800 et 2200 m. 

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Ilex fruits mûrs



 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Leptecophylla (Stypheliapomarae (Epacridaceae), un arbuste endémique de Tahiti trouvé uniquement au dessus de 900 m et jusqu'à 2200 m.

 Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Leptecophylla pomarae 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Jeunes feuilles de Myrsine sp. (Myrsinaceae), petit arbre endémique de Tahiti.

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-jeunes feuilles Myrsine

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Escargot arboricole endémique de Tahiti Samoana cf. diaphana (Partulidae) observé sous feuille d'Ascarina polystachya (Chloranthaceae), un arbre endémique de la Société trouvé uniquement en forêt de nuages.

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Samoana sous Ascarina



 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Coprosma (Nerteragranadensis (Rubiaceae), petite herbacée indigène rampante et prostrée, souvent saxicole,  trouvée en bordure de rivière vers 1750 m d'altitude.

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Nertera

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Vallon boisé situé sous Fare Ata entre 1700 et 1800 m d'altitude.

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-vallon sous sommet

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Forme rabougrie de Melicope cf. lucida (syn. M. auriculata, Rutaceae), un petit arbre endémique de Tahiti aux feuilles entièrement glabres (ce qui le distingue de M. tahitensis), vers 1800 m d'altitude.

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Rava & Melicope

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Fleurs "fonctionnellement femelles" de Melicope cf. lucida aux étamines courtes (4E antésépales et 4E antépétales) et style long avec stigmate réceptif, espèce considérée comme dioïque dans la littérature (HARTLEY, 2001).

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-Melicope fleurs femelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Vue de l'intérieur du refuge de Fara Ata aux parois "taggées", vitres cassées, plancher brûlé et avec des détritus et des restes de nourriture laissés sur place, un spectacle désolant et jamais observé depuis les 20 dernières années...et poubelles débordant de déchets !

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-refuge

Tahiti-Aorai-17 mai 2011-poubelle

  

 
 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 11:12

Une galerie de mes livres préférés sur les sciences naturelles sensu lato (ceux de ma bibliothèque personnelle à la maison, pas de celle du bureau qui est déjà bien encombrée !) et ceux à lire pour ne pas rester ignare et mourir idiot (?) : ouvrages scientifiques et para-scientifiques (dit de "vulgarisation") mais également romans autobiographiques, historiques ou de science-fiction... et même BD, "bibliothèque verte" et livres pour enfants !

Inspiré d'une histoire vraie...et récompensé par huit prix littéraires dont le Goncourt du premier roman en 2012. Le sauvage n'est pas toujours celui que l'on pense !

sauvage blanc

Comme l'écrit l'auteur (avec qui j'ai discuté des particularités biologiques et culturelles des îles du Pacifique tout en dégustant des crevettes dans un restaurant à Nouméa en août 2004 !) : "Le but de la science n'est pas de faire avancer l'économie ni de maximiser l'innovation technique. Il est de produire des connaissances pour une meilleure compréhension du monde et d'éclairer les sociétés dans les choix qu'elle fait..."

Blondel


Un chef-d'oeuvre de la S-F, où les impacts de la globalisation, l'industrialisation, les pollutions environnementales, les biotechnologies et les mesures de biosécurité sont poussés à l'extrême. Extrait :  "Les allées bruissent de Thaïs achetant de tout, depuis les versions piratées du riz U-Tex aux variantes vermillon de volaille. Mais toutes ces denrées sont de vieilles améliorations, issues des manipulations d'AgriGen, de PurCal ou de Total Nutrient Holding. Les fruits d'une science ancienne, élaborée dans les entrailles des labos de recherche de la Convention Midwest...".fille automate NEW  

A méditer... pour ne pas répéter les même erreurs dans l'atoll soulevé de Makatea aux Tuamotu.

Nauru NEW

 

 

 

 

 

 

 

Petites histoires de l'Histoire naturelle des îles Fidji par mon collègue Dick "Gandalf" WATLING, une réédition de cet ouvrage "culte" datant de 1986.

Watling NEW 

Un grand "classique" de la (crypto-)zoologie... publié dans la très respectueuse maison d'édition scientifique Dunod.rhinogrades NEW 

Un ouvrage pour tout savoir sur les "tepui", ces haut-plateaux ("tablelands" ou "table mountains" de 1500 m ou plus) des Guyanes, ayant inspiré Arthur Conan DOYLE pour son roman "The Lost World" (1912) et plus récemment "The Relic" de PRESTON & CHILD (1995), illustré de superbes photographies de paysages, de la végétation, des flore et faune endémiques.

lost worlds NEW

Un livre très poétique illustré par de magnifiques aquarelles dont l'histoire se déroule au Jardin des Plantes du Muséum national d'Histoire naturelle à Paris.

Kimiko et le botaniste

Un ouvrage de référence sur les théories écologiques et les "grandes figures" (essentiellement anglo-saxonnes !) de l'écologie historique : Aldo LEOPOLD, Eugène ODUM, Lynn WHITE, Henry THOREAU, Frederic CLEMENTS...pionnier écologie

No comment ! Rédigé par mon désormais célèbre collègue Franck COURCHAMP.

écologie pour les nuls

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout savoir sur le clonage, la reproduction et la bio-éthique sans se prendre (trop) la tête.

alice et clones

 

 

 

 

 

 

 

Un divertissant livre de (science-) fiction dans la (très) sérieuse maison d'édition Odile Jacob !

virus

Récit se déroulant sur l'île de Me'eti'a (Mehetia), basé sur une histoire vraie mais avec quelques libertés, notamment la descente de l'auteur dans le cratère. Trouvé lors de recherches biblio sur Internet !

Mon chien mon île et moi

 

 

 

 

Mieux que Robinson Crusoë et Koh Lanta : six ans sur une île déserte ! Il m'a été offert par Alice CIBOIS (Muséum d'Histoire naturelle de Genève) et Jean-Claude THIBAULT après notre mission dans les îles isolées et inhabitées de Eiao et Hatutu (Marquises).

Robinson mers Sud

 

 

 

 

 

 

 

Offert par mon collègue Don DRAKE de l'University of Hawaii : histoires incroyables et parfois tragiques des "découvreurs d'espèces" et autres systématiciens célèbres (Linné, Cuvier, Lamarck, Buffon, Darwin, Wallace...) ou moins inconnus avec un bonus à la fin : une nécrologie de ceux "morts pour la science" !Species Seeker

 

 île du dragonL'un de mes livres préféré, avec de magnifiques illustrations d'une flore et faune insulaire plutôt originales ! Le pitch qui n'est pas sans rappeler le voyage initiatique de Charles DARWIN : "Les pages de cet étonnant journal, écrit en 1819, sont les seuls témoignages d'une expédition entreprise par un lord anglais, sir Nathaniel Parker. Les fabuleuses découvertes consignées par l'explorateur dans ce cahier sont uniques en son genre. Les plantes et les animaux qu'il y décrit n'ont jamais été rencontrés ailleurs".

 

 

 

 

Beaucoup plus contemporain et bien réel, le récit des expéditions scientifiques auxquelles mon collègue Benoît FONTAINE du Muséum d'Histoire naturelle de Paris a participé, dont celle des îles Australes en 2002, 2003 et 2004. 

quête naturaliste

 

 

 

 

 

 

 

Une "vraie-fausse expédition scientifique" dans la forêt tropicale de Bornéo, entre Indiana Jones et Professeur Nimbus.

bornéo

 

Ouvrage du botaniste tropical Francis HALLE, à recommander à tous les biologistes métropolitains pour mieux comprendre l'outre-mer français des Tropiques ! 

condition tropicale

 

Offert par son auteur, mon collègue Neil EVENHUIS, entomologiste du Bernice Puahi Bishop Museum de Honolulu : ce journal du naturaliste anglais R. PERKINS est une fenêtre ouverte sur la nature aux îles Hawai'i à la fin du 19ème siècle.

barefoot 

 

 

Offert par l'un des deux auteurs, mon collègue Terry HUNT de l'University of Hawaii : la "véritable" histoire de Rapa Nui (île de Pâques), loin du cliché qu'en a fait Jared DIAMOND dans son ouvrage "Collapse" ("Effondrement").

rapa nui

 

 

 

 

 

Pour ceux que la botanique n'intéresse pas (encore) : histoires d'argent, de pouvoir, de guerre et de sexe ! Un "roman d'avion" acheté à l'aéroport de Sydney... 

sex & botany

 

Deux "classiques" de  la biologie insulaire.

song dodo

colorblind

 

 

 

 

 

 

 

 

Carnet de voyage (illustré de jolies aquarelles) aux îles Pitcairn sur les descendants des Révoltés de la Bounty, en passant par Tahiti et Mangareva. 

pitcairn carnet

Pour les plus petits (et leurs parents), par la fille de la célèbre Françoise DOLTO.

dolto 1

 dolto 2

 

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:18

Chapitre 6 : les grands naturalistes de Polynésie (et du Pacifique)

Comment ne pas rendre hommage en tout premier lieu à "Miss" L. Evelyn CHEESMAN (1881-1969), entomologiste anglaise qui a collecté quelques 70 000 spécimens d'insectes pour le Natural History Museum de Londres (http://www.nhm.ac.uk/nature-online/science-of-natural-history/biographies/evelyn-cheesman/index.html) dans ses différents périples dans le Pacifique Sud, aux îles Salomons, Vanuatu (anciennes Nlles Hébrides), Papouasie Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française (Marquises, Société et Fakarava aux Tuamotu) lors de la fameuse "St George Pacific Expedition" (des Galapagos à Rapa aux Australes, en passant par l'archipel de Madère et les îles Caraïbes !) entre 1924 et 1925. Elle publie notamment la première liste des fourmis de Polynésie française en 1928 (A Contribution towards the Insect Fauna of French Oceania-Part III. Formicidae. Ann. Mag. Nat. Hist. 2(10): 514-525) et relate dans le livre "Hunting Insects in the South Seas" publié en 1932 -l'un de ses 16 ouvrages de vulgarisation- son aventure à Nuku Hiva aux Marquises où elle a bien failli perdre la vie lors d'une ascension (seule !) au dessus de la cascade de Hakaui pour y collecter quelques précieux spécimens. 

couverture livre cheesman

Quelques extraits -rappellant si bien nos propres prospections aux Marquises !- : "The ground sloped steeply away on the other side down to the cliffs above the sea ; and was covered with a scanty grass, with belts of casuarina trees tossing their scarggy branches in the wind, which was blowing so strongly one did not like to remain near the edge of the cliffs. There were plenty of goats ; they had made a distinct path along the sandy ridge above the valley"..."There was one Metrosideros with its wonderful, vermilion flowers full of nectar that attracted all sorts of winged insects. Near the root of one of these I was lucky in finding a very little muddy water, and drank it thankfully, hoping that there were no beasties in it"...

PHOTO (cliché : JYM). Grands Metrosideros collina (Myrtaceae) isolés au dessus de la vallée profonde -véritable canyon- de Hakaui, et bordure sud du plateau de Toovii avec ses plantations actuelles de pins des Caraïbes...

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Metrosideros isolés au de

 

Toujours aux îles Marquises, le breton Guillaume LE BRONNEC (1884-1968) arrivé à Tahiti en 1909, y a laissé à la fois un héritage scientifique et une grande famille sur l'île de Hiva Oa où il s'était fixé. Naturaliste dans l'âme ("a great born-naturalist", "un remarquable self-made naturaliste" selon la botaniste franco-américaine Marie-Hélène SACHET qui le rencontre pour la première fois en 1963), il a guidé sur le terrain, informé et collaboré avec les nombreux scientifiques en mission aux Marquises : ceux de la "Bayard Dominick Expedition" en 1920-21, de la "Whitney South Sea Expedition" en 1920-23 et de la "Pacific Entomological Survey" en 1928-30, notamment l'entomologiste anglais Alastair Martin ADAMSON qui a soutenu sa thèse de doctorat en 1935 à UC Berkeley sur l'origine et les affinités de la faune des Marquises. Il a également collecté seul plusieurs centaines d'arthropodes et de plantes terrestres (son herbier a été déposé au Smithsonian Institution de Washington par M.-H. SACHET) lors de prospections avec une petite équipe de marquisiens dans l'ensemble de l'archipel et sur les plus hauts sommets accessibles. De nombreux taxons endémiques des Marquises portent désormais son nom, comme le petit arbre Lebronnecia kokioides décrit par F.R. FOSBERG & M.-H. SACHET en 1966 et l'arbuste Psychotria lebronnecii (devenu synonyme de P. marchionica), la guêpe parasitoïde Trichopria lebronnecii, les araignées Ariadna lebronneci et Lepthyphantes lebronneci, et même un acarien Austrotitia lebronneci ! Le suédois Bengt DANIELSSON qui l'a rencontré en 1951 écrivait : "sa bibliothèque, comprenant aussi bien des romans que des ouvrages scientifiques, en quatre langues, occupait une pièce entière. Sans aucune malice, je dirais qu'à juger de l'état dans lequel se trouvait sa plantation, l'heureux propriétaire d'une telle bibliothèque consacrait certainement plus de temps à cultiver son esprit que ses terres". Le Père Patrick O'REILLY lui rend un vibrant hommage posthumme dans le Journal de la Société des Océanistes (Tome 24, 1968, pp 127-128) : "Son intelligence, sa modestie, son intérêt passionné pour les choses de la nature, sa connaissance raisonnée et approfondie des Marquises, son étonnante mémoire, sa précision, sa bonne humeur et son esprit plein de malice m'avaient séduit"...

J'ai eu le grand privilège de visiter cette bibliothèque et de feuilleter ses carnets de notes chez son fils Alain LE BRONNEC, rencontré pour la première fois lors d'une mission à Hiva Oa en 1996.

PHOTO (cliché : JYM). Portraits de famille à Atuona (Hiva Oa) en octobre 2012 : au centre Alain LEBRONNEC (83 ans), plus jeune fils de Guillaume, à droite Robert LEBRONNEC, fils d'Alain avec un portrait peint de Guillaume, à gauche Teiki RICHMOND, neveu d'Alain avec une photographie de Guillaume et de sa première épouse.

Hiva Oa-Nuku Hiva 4-13 oct 2012-famille Lebronnec (2) 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 11:20

Accepter que le monde change (par Bill Watterson)

calvin&hobbes everything changes 

Affronter ses peurs sans jamais désespérer (par Frazetta)

frazetta-01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Respecter le monde qui nous a vu naître (par Moebius)

frazetta-02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tenter parfois l'impossible (par Raoul Vitale)

raoul-vitale

 

Combler toutes les anciennes fractures (par JYM)

Réunion-17-18 décembre 2010-Maido-Sandjivi & crevasse cul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:49

2001-2002 : Conservatoire Botanique National de Mascarin, île de La Réunion

Les membres de l'ancien "Service scientifique" du CBNM, associé à un groupe de missionnaires du "Mauritius Wildlife Foundation" en provenance des îles Maurice et Rodrigues (http://www.mauritian-wildlife.org/index.php), avec de gauche à droite : Sonia FRANCOISE (chef du Service scientifique, CBNM), Frédéric PICOT (CBNM), Emmanuelle PICARD (CBNM), ? (stagiaire CBNM), Herman THOMAS (CBNM), Jennifer AH-KING (MWF), Christophe LAVERGNE (CBNM), Ashok KADHUN (MWF), ? (stagiaire MWF), JYM (Directeur scientifique, CBNM), Richard PAYENDEE (MWF, Rodrigues) et Jean-Marie PAUSE (CBNM).

Team cbnm mwf 2001

Sorties sur le terrain à Cap Noir (vers Dos D'Ane sur la côte ouest, à environ 1100 m d'altitude) avec à droite Christophe LAVERGNE (CBNM) et Daniel LUCAS (directeur du CBNM) et à gauche Dominique STRASBERG et Thierry PAILLER (Université de La Réunion) lors du projet de renforcement des populations du "Mazambron marron" (Aloe macra, syn. Lomatophyllum macrum, Asphodelaceae) dans un vestige de forêt semi-xérophile envahi par le "galabert" Lantana camara, le "faux-poivrier blanc" Rhus longipes, le "faux-poivrier" ou "baie rose" Schinus terebinthifolius, Eriobotrya japonica, le "choca" Furcraea foetida et la "liane papillon" Hiptage benghalensis (http://li-an.fr/jyves/Meyer_&_Picot_2003_Reintroduction_News_Mazambron.pdf).

Cricri & Daniel  Dom & Thierry

 

 

 

 

 

 

 

 

L'équipe de terrain du CBNM à l'entrée du cirque de Mafate en novembre 2001 pour une étude préliminaire sur la régénération naturelle en forêt semi-xérophile à Bras des Merles-Bras Bémale et l'impact des plantes introduites envahissantes (http://www.li-an.fr/jyves/Meyer_2001_Rapport_mission_CBNM_Bras_Merles_&_Bemale.pdf), avec de gauche à droite : Herman THOMAS, Emmanuelle PICARD, Jean-Marie PAUSE, Johnny FERARD et Christian FONTAINE.

team Mafate

1996-1997 : Post-doctorat, University of Hawaii at Manoa, Honolulu & Haleakala National Park, Maui

Couverture du numéro de janvier 1993 du magazine de bord de la compagnie aérienne "Aloha Airlines" (créée en 1946 et qui a cessé son activité en 2008), consacré à la protection de la nature, avec une photographie du "montane (ou alpine) bog" de Pepe'opae dans la Réserve de Kamakou sur l'île de Moloka'i : zone humide à Metrosideros polymorpha (Myrtaceae) et Styphelia tameiameiae (Ericaceae) nains, fougères (Lycopodium, Dicranopteris, Schizaea) rabougries, coussinets ("tussocks") à Oreobolus furcatus (Cyperaceae) et touffes d'autres Cyperacées endémiques (Rhynchospora, Carex, Machaerina), rares Plantago (Plantaginaceae) et Argyroxiphium (Asteraceae, "Silversword"), une végétation basse orophile trouvée en 1400 et 2200 m sur les îles de Hawai'i, Maui, Moloka'i et Kaua'i.

aloha 

Les bâtiments du Haleakala National Park Field Station (http://www.hear.org/usgs-brd-pierc-hfs/) au petit matin, vers 2070 m d'altitude, avec au premier plan ses oies bernaches endémiques Branta sandvicensis ("nene", "Hawaiian Goose") sauvegardées grâce à un programme de multiplication en captivité et de réintroduction dans la nature (de 30 oiseaux en 1952 à plus de 800 aujourd'hui). Le sommet du Hale-a-kala (littéralement la "maison du soleil" en hawaiien) culmine à 3055 m.

haleakala & nene

haleakala

 

 

 

 

 

Post-doctorat conduit sous le mentorat du Dr. Lloyd L. LOOPE (en photo avec un arbre Miconia calvescens planté comme espèce ornementale dans un jardin privé) et de Arthur C. MEDEIROS, deux biologistes de l'USGS-BRD "Pacific Island Ecosystems Research Center" (anciennement au "National Park Service") spécialisés dans la gestion des invasions biologiques (plantes, vertébrés et invertébrés) et la préservation de la flore endémique dans l'île de Maui.

Lloyd & Miconia Maui

 

 

Chuck CHIMERA, Ellen VAN GELDER et Paul KRUSHELNYCKY, dans la Réserve naturelle scientifique de Kipahulu (http://www.nps.gov/hale/naturescience/forest-kipahulu.htm), située à l'est de Maui et accessible uniquement par hélicoptère, pour mener une étude sur l'invasion des forêts naturelles par la grande herbacée Hedychium gardnerianum (Zingiberaceae, "Kahili Ginger"), le goyavier-fraise Psidium cattleianum (Myrtaceae, "Strawberry Guava") et l'arbuste Clidemia hirta (Melastomataceae, "Koster's Curse").

team Kipahulu 1997

 

 

 

 

 

 

 

Chuck et Paul, avec Stephanie JOE, dans le Parc National Historique de Kalaupapa sur l'île de Molokai (http://www.nps.gov/kala/index.htm) lors d'un recensement de la petite herbacée endémique insulaire Tetramolopium rockii (Asteraceae), en végétation littorale protégée du surpâturage par une clôture. Au second plan, les îlots Huelo et 'Okala où survivent les dernières populations du palmier endémique Pritchardia hillebrandii (Arecaceae, "loulu lelo") et la Lobéliacée succulente Brighamia rockii (Campanulaceae, "puaala") uniquement trouvée sur falaises maritimes à Molokai.team Kaulapapa

 

Se faire servir un soda par un serveur lépreux aux mains atrophiées dans l'unique bar du village de Kalaupapa... une expérience très particulière et inoubliable !

kalaupapa

 

 

 

L'équipe de lutte contre les plantes envahissantes dans l'une des cinq "Special Ecological Areas" (pour un total de plus de 5000 ha) du Hawaii Volcanoes National Park sur l'île de Hawai'i ("Big Island"), formée principalement par des hawaiiens de souche ("kanaka maoli") et encadrée par Nicholas "Chris" ZIMMER. Ce système de gestion active est mené par les biologistes et écologues Charles STONE et Timothy TUNISON de la "Resource Management Division" depuis 1985 (http://www.botany.hawaii.edu/faculty/duffy/book/1992_chap/41.pdf).

Big island Chris & Bobby Dec 1996

 

 

 

 

 

1995-1996 : Volontaire à l'Aide Technique, Délégation à l'Environnement, Tahiti

La Maison de l'Environnement "Te Fare Natura" (ancienne maison du directeur de l'hopital colonial Vaiami construit en 1848 à Papeete) hébergeant la "Délégation à l'Environnement" depuis la création de ce service territorial en 1989...et jouxtant l'hôpital psychiatrique de Vaiami !

fare natura 

Dans les jardins du Musée de Tahiti et des Iles à Puna'auia (http://www.museetahiti.pf/) avec Michel GUERIN (ingénieur horticole, ancien agent du "Service de l'Economie Rurale" arrivé à Tahiti comme VAT en 1968, devenu directeur du "Jardin botanique Harrison Smith" de Papeari jusqu'en 1988, puis agent de la "Délégation à l'Environnement" dans les années 90, et enfin du Service du Tourisme avant une retraite bien méritée en 2005) devant un mûrier à papier Broussonetia papyfera (Moraceae, "aute" en tahitien), petit arbre introduit par les Polynésiens qui se servait de l'écorce des jeunes rameaux pour en faire une étoffe appelée "tapa", espèce devenue rare à Tahiti.

michel & JYM 1993 

1992-1994 : Thèse de doctorat , ORSTOM-Tahiti & CEFE-CNRS, Montpellier

Dessin de Li-An pour un T-shirt "de terrain" porté lors des deux années au Centre ORSTOM de Tahiti, actuellement Centre IRD (http://www.ird.fr/l-ird-dans-le-monde/pacifique). Celui-ci comprenait en 1990 une vingtaine de programmes de recherche impliquant 22 chercheurs, plus une dizaine de thésards et de VAT, dans des disciplines variées : océanographie biologique, géophysique, botanique, géographie, entomologie médicale, anthropologie et ethno-archéologique. 

thésard au travail

Calendrier dédicacé par Mareva GEORGES, ex miss Tahiti et miss France en 1991, et fièrement affiché dans la "salle des thésards et des VAT" au Centre ORSTOM. Un petit malin a rajouté une moustache...miss france

Le 4x4 de l'ORSTOM (un "Nissan double cabine" au châssis long, ayant remplacé l'antique "Peugeot Dangel") dans le fossé sur la route du Belvédère (Pirae) afin d'éviter un rocher tombé sur la route après de fortes pluies... la conséquence d'une conduite un peu trop "sportive" pour monter tous les jours, vers 5h du matin, et pendant plusieurs semaines d'affilée les 600 m de dénivellation conduisant au Belvédère afin d'y étudier la floraison du miconia (et pour une expérimentation sur l'autogamie).

4x4 Belvédère 1994

 

 

 

 

 

Le directeur de thèse Finn KJELLBERG du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (http://www.cefe.cnrs.fr/coev/F_Kjellberg.htm) du CNRS de Montpellier, généticien des populations, grand spécialiste de la co-évolution entre figuiers (Ficus spp., Moraceae) et leurs insectes pollinisateurs, venu en mission en Polynésie française et posant près d'un pied isolé de miconia juvénile sur l'île de Moorea. finn & miconia

 

 

Soutenance de thèse fêtée au laboratoire de génétique des populations du CEFE-CNRS à Montpellier (http://www.cefe.cnrs.fr/), avec de gauche à droite : Marc GIBERNAU, Martine HOSSAERT-McKEY, John D. THOMPSON, Judith L. BRONSTEIN, Domenica MANICACCI, ?, Marie-Charlotte ANSTETT, François BRETAGNOLLES, Christophe PETIT, Joëlle RONFORT et ?.

cefe cnrs

 

 

 

 

 

L'affiche de la soutenance de thèse au CEFE-CNRS le 30 novembre 1994. 

cefe

1991-1992 : DEA "Evolution et Ecologie", Université des Sciences et techniques du Languedoc, Montpellier

La promotion composée d'universitaires, d'ingénieurs Agro et d'élèves d'Ecoles normale Sup. en provenance de toute la France et de pays étrangers (Algérie, Cameroun, Nigeria). La formation doctorale des "Sciences de l'Evolution et de l'Ecologie" était alors dirigée par le prof. Louis THALER (1930-2002) qui a créé en 1981 l'Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (ISEM) intégrant paléontologues, généticiens des populations et biologistes, "berceau" de l'école montpelliéraine de biologie évolutive et de l'étude de la biodiversité. De gauche à droite en haut, Emmanuel DOUZERY, Théo ADAMA, JYM, Stéphane BOISSINOT, Jean-Marc REIFENBERG, Nicolas PIRAUD ; au deuxième rang Fabienne FEL, Evelyne GOURCY, Branka MEUNIER-STOJADINOIC, Muriel FILLIT, Eve REDJIMI-CHAULET, Marie-Charlotte ANSTETT, ?, Christine CHEVILLON ; devant  Agnès LEGIONNET et Valérie MARINGUE.

dea moulis 

Avec l'ornithologue Jacques BLONDEL du Centre d'Ecologie fonctionnelle et Evolutive du CNRS de Montpellier, lors d'une sortie au mont Ventoux.

blondel mont ventoux

Avec l'entomologiste Christian JUBERTHIE du CNRS, lors d'un séjour au "Laboratoire souterrain du CNRS de Moulis" (Ariège), devenu depuis 2007 "Station d'Ecologie Expérimentale" du CNRS (http://www.ecoex-moulis.cnrs.fr/index2.htm). De gauche à droite Jean-Marc REIFENBERG, Muriel FILLIT, Fabienne FEL, Théophilus ADAMA.

juberthie moulis

 

 

 

 

 

Thierry THOMANN, technicien à l'antenne du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) de Montpellier creusant le sol gelé sur le Causse du Larzac près du village de la Cavalerie, pour une expérience de mortalité et prédation des graines de chardons Carduus nutans et C. polycephalus enfouies dans le sol, dans le cadre de mon stage de DEA.  L'équipe du CSIRO était dirigée par David BRIESE et comprenait les techniciens Alain CARRARA, Christophe ESPIAU, Yves JACOB, Janine VITOU, Marianne FISSIER,  les chercheurs Siraj HASSAN (phytopathologue), Andy SHEPPARD (entomologiste, responsable de stage), les étudiants Guy FORRESTER (doctorant), Valérie NOEL, Bruno SECHEZ, sans oublier la secrétaire Yvette. Hebergé en 1991 dans une "villa" louée et aménagée en laboratoire, l'antenne s'est déplacée en 1994 sur le Campus International d'Agropolis (CILBA)  à Montferrier-sur-Lez et est devenu le "CSIRO European Laboratory CSIRO-EL" (http://www.csiro.au/places/France.html). 

thierry larzac

 

1989-1991 : Licence et Maîtrise "Biologie des Organismes et des Populations", Université Henri Poincaré, Nancy 1

La promotion de Maîtrise BOP lors du séjour à la Station marine de Wimereux (http://sm-wimereux.univ-lille1.fr/). Assis au premier rang de gauche à droite : Francis GUYON, Gérard SIMONIN, Hervé GRYTA, David LAURENT, Stéphane THIRIET, Carole PAVANI et Sandro FALONE ; debout au second rang : Claire JUSNEL, ?, ?, Stéphanie BRUNEAUX, ?, ?, ?, ? et Jean-Michel COLIN. Troisième rang : prof ?, Betty KLEIN, Carole PETETIN, Jean-Dominique GILET, ?, Benoît GIGANT. Dernier rang : Jean-Paul GRANDJEAN, Pierre-André WAGNER, Nathalie FLAMMANG, JYM, Elise MARCANDELLA, Anne Florence MICHAUD et Claudio WALZBERG.

bop wimereux 

Bain de soleil lors d'une sortie botanique sur les pelouses calcaires à orchidées de Génicourt-sur-Meuse dans le Parc Naturel Régional de Lorraine (http://www.pnr-lorraine.com/education/pdfs/dep_pelouse_calc_FA.pdf). Notre formation en écologie végétale était assurée par l'excellent prof. Jean DEXHEIMER et son -indescriptible- assistant en botanique M. CESAR (Université de Nancy 1, Faculté des Sciences, Laboratoire de Biologie forestière). De gauche à droite Carole PAVANI, JYM, David LAURENT, ?  et debout Jean-Dominique GILET.

bop prairie

Prise de notes studieuse dans un sous-bois ombragé de la forêt de Haye (6500 hectares de forêts domaniales) situé à environ 8 km de Nancy, lors d'une des nombreuses sorties sur le terrain : au premier plan de droite à gauche et de dos David LAURENT, Corinne FELIX, Carole PAVANI, Anne MICHAUX, Francis GUYON (couché), Benoît GIGANT et Claudio WALZBERG. Parmi les intervenants à notre formation en écologie forestière figurait le professeur Jean-Claude RAMEAU (1943-2005) de l'ENGREF-Nancy, célèbre botaniste et phyto-sociologue français, coordinateur de la "Flore forestière française" en trois volumes (https://www2.nancy.inra.fr/unites/lerfob/ecologie-forestiere/perso/jcr2.htm).

bop forêt

 

 

 

 

 

1986-88 : Prépa Agro (Bio Math Sup & Bio Math Spé), Lycée Henri Poincaré, Nancy

Dessin de Li-An pour le logo de la "Promotion 112" porté sur les sweat-shirts des internes. Cette ancienne "Prépa Agro" est actuellement appelée "filière BCPST-Véto", "Promotion 135" en 2010. 

Prépa Agro 1987-1988 Promo 112 

Dessin de Li-An pour la "Boum Agro" organisée le 30 octobre 1987 par le "GMO" et les internes dans la boîte de nuit "Le Métro" qui était située sur la célèbre place Stanislas à Nancy.

Boum Prépa Agro 1987 Promo 112

Dessin par JYM sur sa propre blouse blanche "de laboratoire" librement inspiré de la bande-dessinée "Les Innomables" de YANN et CONRAD et du titre du film culte "Cobra" (1986) avec Sylvester STALLONE, représentant les trois pensionnaires de la chambre 252 de l'internat du Lycée Henri Poincaré (au centre avec sa machette, JYM, le  "Grand Maître des Orgies" en charge de l'organisation des sorties et festivités de la promotion, dit "GMO -prononcer Gémeaux"-, à droite avec son haltère et son bonnet le "Baigneur" en charge de faire respecter les règles de l'internat et de doucher les contrevenants, dit "Ben" (Christian HELL), à gauche avec sa sacoche Yann MALLET, dit le "poète", mais sans sa guitare). Parmi les internes, il y avait aussi le "Gardien du Harem" dit "Gèd" (Didier BASTIEN)... Noter les caricatures des professeurs sur les côtés de la blouse, dont le prof de mathématique, Mr. CARRE.

Tahiti-janvier 2011-Prépa Agro-JYM Ben &

 

Petite chanson écrite par les internes de cette "prépa Agro 112" (sur l'air de la chanson "Dès que le vent soufflera" de Renaud, 1983) :

A Poinca y'a des prépas,

j'te dis pas la vie de rat:

23 heures de boulot

et une heure de branle-bas.

Refrain :

Dès que le vent soufflera

je m'en ira

Dès que les vents tourneront

nous nous en allerons

Des taupins y'en a partout,

des bourins, des trous du coup.

Ils travaillent tous au noir

pour n'pas prendre des coups d'polars.

Refrain

Les vétos c'est pas la peine :

des scatos, des veaux, des chiennes.

Pour soigner ces pauv' bêtes,

ils vont mettre le doigt et la tête.

Refrain

Les Cyrards n'en parlons pas,

ils se prennent déjà pour des paras :

bottes à clous, crânes rasés

et les feuilles décollées.

Refrain

La promo de "Bio Math Spé C" avec ses nombreux "carrés" (redoublant leur année de Spé) et quelques "cubes" (triplant leur Spé)*. Le bizutage en Ecole Préparatoire était de rigueur à l'époque, comme la vente de papier-toilette sur la célèbre Place Stanislas de Nancy en chanson, le concours de remplissage des "bizuts" dans une cabine téléphonique, la baignade forcée dans l'eau glacée des fontaines publiques et autres activités hautement intellectuelles... Au premier rang, de gauche à droite : THIERY, Franck GENSER, Didier BASTIEN, BREGEOT*, Reynald SCHAICH, BERNOUX*, MAJCHRZAK* ; second rang : AMARIGLIO*, GANIER*, Nathalie DE JESUS, TERMINET, Christophe DOYON, RIBERT, Valérie LEBEAU, professeur de français ; troisième rang : KLETT, ROUSSEAU*, DORIDANT, Emmanuelle BASTIEN*, HEYLEN, Christophe PATE*, Valérie JEANNOT, Patrick CAZIN-BOURGUIGON, le professeur de biologie-géologie ; quatrième rang : PORCHERON, MANSUY, Savine BOCQUEL, Christian HELL, SAMSON, Patrick HOGNON, PIERLOT*, Olivier HOGNON ; dernier rang : Alain LERCHER*, BASSETTI, JYM, Jean-Pierre SIMUNIC, Eric SABOURET, Eric LEMOINE, Yann MALLET, Olivier LEBOUCHE.

prépa agro Spé C

 

1985-86 : Terminale C, Lycée Leconte de Lisle, Saint-Denis, île de La Réunion

Entourant notre (regretté) professeur de mathématique Roland GONTIER, debout, de gauche à droite : Hervé VIDAL, Eric LEMONNIER, JYM, Emmanuel ARNAUD, Erick  SINGAINY, Christophe DEDRICHE, Yves LEPERLIER, Thierry MENGUY, Arnaud GAUTIER, Jimmy CHANE-MING, Isabelle GONTIER, Thierry LAURENT ; assis de gauche à droite : Patrice BORDIER, Brynhilde FIDEL, Valérie OZOUX, Clarisse SROUSSI, prof. GONTIER, Marielle COQUET, Anne Christelle LASSAUVAGERIE, Solange DUFLOS et Yann SALAUN. 

Photo classe Terminale C La Réunion 

1984-85 : Terminale D, Lycée Leconte de Lisle, Saint-Denis, île de La Réunion

debout, de gauche à droite : Gilles RIEMENS, Jean-Michel JACOB, Didier SERNA, Xavier DAMBREVILLE, Stanislas JACQUES, Christophe MEZZINO, Guy GRONDIN, JYM, Bola ?, Emmanuel AUBRIL, Véronique RIVIERE, Patrick PATCHEZ, Laure GUYON, ?, Françoise WONG-PIN, Idriss AH-KOUHN; assis au deuxième rang : Fabienne LEBIDAN, Alix HOARAU, Catherine ROBINSON, Corinne FOUILLAUD, prof. LANGEVIN, Andréa RASOLOHERY, Véronique LAVERGNE, Sylvie MONG-LEUN, Nicolas LAW YING ; accroupis au premier rang : Pierre MAZUER, Karine BOYER, Hervé PIRON, Nathalie MEVEL, ?, ?, ?, ?, Géraldine PAYET.

Photo classe Terminale D La Réunion

1982-83 : Seconde, Saint-Cyr l'Ecole, équipes cadets de basket-ball

accroupis, cadets 1ère année, de gauche à droite accroupis : VERCOUTE, JYM, Olivier ESMILAIRE, François GARDEUX, Rémy BLAIN, BIDEAUX, LEFEUVRE ; débout, cadets 2ème année, de gauche à droite : entraîneur Adjudant BOUTILLIER, Philippe DUFFAUD, BRUNETON, ?, BEGUINI, SIMON, François-Pierre LANI, LECOULES, ?, ?.

St Cyr L'Ecole 1981-82

 

 

 

 

 

 

 

 

1977-78 : CM2, Ecole primaire privée St-Paul, Pirae, Tahiti

à part Steeve LIOU (au premier rang assis par terre, troisième à partir de la gauche), je n'ai encore identifié personne...

5ème Ecole St Paul 1977

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 10:38

Chapitre 5 : les mentors (et leurs fils spirituels) 

Mentor (n.m.). Guide attentif ; conseiller expérimenté (Le Petit Larousse, 1999)

Une carrière scientifique peut-elle se faire sans mentorat, ou en reprenant un mot très à la mode, « coaching » ? Un chercheur peut-il contribuer à la pyramide de la connaissance tout seul dans son coin ? Quelles grandes découvertes ont été faites par un seul homme ? Même le grand Charles DARWIN était entouré d’une équipe de collaborateurs et sa théorie de l’évolution n’aurait pas émergée sans l’émulation (et parfois la compétition) de ses contemporains comme le naturaliste-explorateur Alfred Russell WALLACE… et peut-être sans l’ornithologue John GOULD pour lui identifier ses célèbres « pinsons » ! Qu’aurait été Pierre CURIE sans Marie SKLODOWSKA, ou Albert EINSTEIN sans Mileva, son inconnue d’épouse. L’histoire des sciences a trop souvent oublié ces collaboratrices douées, dévouées -et aimantes- travaillant dans l’ombre de leur illustre mari.

Les mentors (ou plus pudiquement "tuteurs" dans le monde académique de la recherche et l'enseignement supérieur) sont comme les références bibliographiques, il est préférable d’en avoir consulté plusieurs pour se faire une bonne idée de la question que l'on se pose, et éviter par la même occasion l’endoctrinement et le mandarinat aveugle. J’ai eu la grande chance d’avoir été "inspiré", "parrainé" ou "cornaqué" par plusieurs scientifiques d’origine, de discipline, de culture et de caractère très différents -tous aujourd'hui (en 2016) malheureusement retraités- : parmi eux, Jean DEXHEIMER, professeur d'écologie végétale de l'Université de Nancy qui m'écrivait en 1998, dernière année avant sa retraite, que "les vieux naturalistes rêveurs et ringards ne sont plus écoutés" ; Jacques FLORENCE (1951-), l’un des derniers botaniste-systématiciens français encore capable de rédiger une diagnose d’espèce en latin, grand défenseur de la langue de Molière, qui m'a transmis un peu -beaucoup trop selon d'autres- de son esprit critique, son perfectionnisme et sa rigueur, et un certain sens de la non-compromission ; Lloyd L. LOOPE (1943-) et Art C. MEDEIROS (1955-), deux biologistes-naturalistes de Hawaii pour leur pragmatisme et réalisme -très américain-, leur multidisciplinarité associée à une grande ouverture d’esprit et curiosité ; Randy THAMAN (1943-), biogéographe et ethno-biologiste de l’University of South Pacific à Fidji, pour son enthousiasme et dynamisme contagieux, et son apprentissage du "Pacific Way of Life" et des "Cool Spots"; enfin l’ornithologue Jean-Claude THIBAULT (1949-) pour sa réactivité et sa productivité dans les publications, sa persévérance malgré les tourmentes et sa grande patience sur le terrain. De nombreux autres chercheurs, collègues et étudiants m’ont démontré que le travail en équipe était à la fois plus efficace et avec de meilleurs résultats, tout en évitant le syndrome de la « grosse tête » ou « des chevilles qui enflent » qui guettent le (pseudo-)scientifique trop isolé et rempli de certitudes.

Le rôle des mentors est à la fois de transmettre un « pool » de connaissances acquises, de conseiller et de guider les apprentis-chercheurs pour qu’ils partagent certaines valeurs, théories et idées, qu'ils poursuivent les voies tracées (qui sont parfois des sentiers à peine défrichés), mais aussi une façon de s'assurer d'une certaine « éternité scientifique ». La satisfaction du mentor est qu’un jour l’élève dépasse le maître, mais avec parfois le risque que le(s) fils spirituel(s) tue(nt) leur "père et pair" en reniant l’héritage transmis et en passant « du côté obscur »…

 

Angelheart Vial (Chippy)

("Angelheart Vial", dessin de Chippy)

 

Lloyd LoopeHommage L. Loope

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 07:05

13-17 septembre 2010 : mission GOPS & MNHN, Paris (France)

Participation à la première réunion du Comité scientifique du "Grand Observatoire de l'environnement et de la Biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud" (GOPS, créé en mars 2009) à l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC) (www.upmc.fr/fr/salle_de_presse/communiques/grand_observatoire_gops.html) et rencontres avec les chercheurs du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris ayant accepté de contribuer au dossier de classement des Marquises au patrimoine mixte de l'UNESCO.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue sur la tour Eiffel (à gauche), la cathédrale Notre-Dame (à droite) et à l'horizon le quartier de la Défense depuis le 25ème étage de la tour Zamansky (dite "tour centrale") culminant à 90 m, située au centre du campus de Jussieu dans le 5ème arrondissement.

Paris-14-16 sept 2010-Paris

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). La dizaine de membres du Comité scientifique du GOPS, un Groupement d'Intérêt Scientifique créé en 2009, réunit pour évaluer des projets de recherche financés pour 2010 dans la région Pacifique.

Paris-14-16 sept 2010-salle GOPS

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Souche minéralisée d'un arbre (proche des Taxodiacées,Conifères) provenant d'une forêt fossile de Villejust (Essonne) datant du tertaire (33 millions d'années), devant la Galerie de Botanique et Géologie.

Paris-14-16 sept 2010-botanique géologie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Statue en bronze de Buffon, intendant du "Jardin du Roi" créé en 1635 et rebaptisé "Jardin des Plantes" à la Révolution, un domaine de 23,5 hectares au centre de Paris.

 

 

Paris-14-16 sept 2010-Buffon 

Paris-14-16 sept 2010-apetahi

PHOTO 5 (cliché : JYM). Grande Galerie de l'Evolution et carte de 400 m² au sol du Patrimoine Naturel de France métropolitaine et des collectivités françaises d'Outre-Mer (www.jardindesplantes.net/carte-de-france-du-patrimoine-naturel), dont la Polynésie française (photo de droite) illustrée par Apetahia raiateensis (Campanulaceae), plante endémique de Raiatea.

Paris-14-16 sept 2010-panneau biodiversité

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Panneau de l"Ecole de Botanique" sur les programmes de recherche pour la conservation des espèces menacées.

Paris-14-16 sept 2010-panneau conservation

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Bassins d'eau douce aménagés

Paris-14-16 sept 2010-bassins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Parmi les plantes du Jardin des Plantes, Cestrum parqui (Solanaceae), un petit arbuste originaire d'Amérique centrale et du Sud, considéré envahissant dans la région du "New South Wales" au sud-est de l'Australie où il a été introduit comme ornementale sous le nom de "Green Cestrum". Cette espèce aux baies de couleur noir à maturité disséminées par les oiseaux frugivores est réputée toxique pour le bétail, tolérante à l'ombre et résistante aux gelées.

Paris-14-16 sept 2010-Cestrum parqui

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). La petite composée Erigeron karvinskianus (Asteraceae) ou "Mexican Daisy", envahissante en Australie, île Norfolk, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis... et dans les montagnes des îles Hawai'i' et de La Réunion.

Paris-14-16 sept 2010-Erigeron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). La Rénouée du Japon Reynoutria japonica ou Fallopia japonica  (Polygonaceae) appelé  "Japanese Knotweed" est une plante envahissante en Europe et aux Etats-Unis.

Paris-14-16 sept 2010-Reynoutria japonica

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Les "Grandes serres" rénovées en 2010 après 6 années de travaux !

Paris-14-16 sept 2010-serres

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Ambiance de sous-bois de forêt tropicale.

Paris-14-16 sept 2010-ambiance jungle

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Cecropia sp. (Cecropiaceae) comme exemple typique d'espèce pionnière des premiers stades de succession végétale lors de la régénération forestière.

Paris-14-16 sept 2010-Cecropia

Paris-14-16 sept 2010-regeneration 


PHOTO 13 (cliché : JYM). Quelques épiphytes (Bromeliaceae et Orchidaceae) en exposition.

Paris-14-16 sept 2010-épiphytes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Exposition sur la flore de Nouvelle-Calédonie, "joyau du Pacifique".

Paris-14-16 sept 2010-nouvelle-caledonie

Paris-14-16 sept 2010-entree nouvelle-caledonie 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Visiteurs parisiens découvrant l'extraordinaire flore néo-calédonienne.

Paris-14-16 sept 2010-visiteurs nouvelle-caledonie

  

PHOTO 16 (cliché : JYM). Forêt sèche de la Grande Terre "recrée" sous serre !

Paris-14-16 sept 2010-plantations foret seche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 17 (cliché : JYM). L'arbrisseau épineux Lantana camara (Verbenaceae) dans la section consacrée aux "plantes invasives de Nouvelle-Calédonie".

Paris-14-16 sept 2010-lantana

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Paris-14-16 sept 2010-Laure & Psychotria Laure BARRABE, doctorante à l'IRD de Nouméa (UMR AMAP), travaillant sur la phylogénie des Psychotria (Rubiaceae) en Nouvelle-Calédonie et Polynésie française, dans l'herbier du Laboratoire de Phanérogamie en pleine rénovation.

 

 

  

 

 

 

 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM). L'un des "types" de Psychotria (syn. Uragoga) lepiniana, espèce endémique de Tahiti collectée en 1847? par le pharmacien de la marine J. Lépine puis décrit par H. E. Baillon en 18??

Paris-14-16 sept 2010-type Psychotria lepiniana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 20 (cliché : JYM). L'ichtyologue Philippe KEITH, directeur adjoint du  département Peuplements et Milieux Aquatiques Laboratoire au MNHN (www.mnhn.fr/mnhn/UMR5178/equipe4/keith.php) et une nasse de collecte de larves de gobies ("ina'a") fabriquée en tige de feuille de cocotier par un pêcheur de Moorea.

Paris-14-16 sept 2010-philippe keith & nasse

 

 

21 septembre 2010 : sortie terrain Opunohu avec la classe UCB, Mo'orea (Société)

 

Sortie sur le terrain à Mo'orea dans la vallée d'Opunohu avec la Classe 2010 des étudiants de UC Berkeley ("undergraduate students") poursuivant une formation pluridisciplinaire de 9 semaines à la station de recherche biologique R. Gump de Moorea intitulée  "Biology and geomorphology of Tropical islands" pour une initiation en archéologie, (ethno-)botanique et écologie tropicale avec les professeurs Patrick KIRCH et Brent MISHLER (UCB).

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Pat et Brent au milieu des  étudiants, sur l'un des nombreux sites archéologiques restaurés dans le domaine d'Opunohu, dans une forêt secondaire à "châtaignier polynésien" Inocarpus fagifer (Fabaceae), appelé "mape" en tahitien et d'introduction polynésienne, et de rares et grands figuier-banyan indigène Ficus prolixa var. prolixa (Moraceae) appelé " 'ora" en tahitien.

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-Pat & Class

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Blocs de coraux Acropora et Porites faisant partie de l'une des plate-formes lithiques appelées "marae" en tahitien. La datation des coraux (230Th/Uranium) a permis de dater avec précision l'âge de leur construction : entre 1620 et 1760 après J-C, soit moins d'un siècle à une dizaine d'année seulement avant l'arrivée des premiers Européens !

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-blocs de coraux

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Fruits mûrs (drupe) de l'arbrisseau Jossinia reinwardtiana (Myrtaceae), une espèce indigène trouvée du niveau de la mer jusqu'à environ 500 m d'altitude sur calcaire soulevé aux Australes et Tuamotu, en forêt semi-xérophile et mésophile aux Marquises et dans la Société (ses petites feuilles coriaces sont vraisembablmenent une adaptation à la sécheresse). Sa présence autour des grands figuiers-banyan est vraisemblablement liée à la consommation de ses fruits (à couleur attractive pour les oiseaux frugivores) et leur dissémination par les ptilopes de la Société Ptilinopus purpuratus (Columbidae) appelés "'u'upa' en tahitien.

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-Jossinia reinwardtiana fruits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Petite fougère indigène Didymoglossum tahitense (syn. Trichomanes tahitense, Hymenophyllaceae ou "fimy fern") en épiphyte sur tronc de Neonauclea forsteri (Rubiaceae) appelé "mara" en tahitien, grand arbre indigène structurant les forêts humides des vallées ("lowland rainforests") dans les îles de la Société.

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-filmy fern

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Pause-déjeuner au point de vue dit des "Trois Pinus" sur une crête avec un vestige de forêt mésophile à Pandanus tectorius (Pandanaceae), Pittosporum taitense (Pittosporaceae), Fagraea berteroana (Loganiaceae), Rhus taitensis (Anacardiaceae), Wikstroemia coriacea (Thymelaeaceae), et quelques grands Metrosideros collina (Myrtaceae), envahie par les lianes introduites Mikania scandens (Asteraceae) et Passiflora edulis (Passifloraceae), et où des plantules de Santalum insulare (Santalaceae) ont été récemment plantées.

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-3 Pinus

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Brent en forêt marécageuse littorale de "submangrove" dominée par l'arbre indigène Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) avec en sous-bois la grande fougère semi-aquatique Acrostichum aureum (Pteridaceae).

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-Brent & Acrostichum

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Escargot arboricole endémique Partula taeniata (Partulidae) sous fronde d'Acrostichum. Il s'agit d'une des rares population de "partula" encore survivante à basse altitude sur l'île de Mo'orea où 7 espèces sur les 8 existantes (6 Partula et 2 Samoana) se sont éteintes en raison de l'invasion par l'escargot prédateur Euglandina rosea introduit sur l'île en 1977...population découverte pra hasard lors d'une sortie par un étudiant de la Classe UCB 2000 !

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-Partula

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Palmier récemment introduit en bordure de route Antenna telephonus-mobili (Arecaceae) en expansion rapide dans les îles de la Société !

Moorea-21 sept 2010-UCB Class-unknow palm

 

 

03-07 octobre 2010 : conférence "Biocontrol for Nature", Northampton (USA)

 

Participation à la conférence internationale "Biological Control for Nature" sur les bénéfices de la lutte biologique pour la conservation de la nature (http://biocontrolfornature.ucr.edu/) ayant réunit plus de 130 participants, notamment du "Big Five" en matière de lutte biologique dans le monde : USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). L'Hotel Northampton où s'est déroulé la conférence dans la petite ville de Northampton (Etat du Massachussetts) non loin du campus de l'University of Massachusetts à Amherts (www.umass.edu/). Construit en 1927, et classé "hôtel historique" aux Etats-Unis, il a eu comme visiteurs célèbres les présidents ROOSEVELT, J.F. KENNEDY, NIXON.

Northampton-3-8 octobre 2010-hotel Northampton 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Le sociologue Keith D. WARNER (Santa Clara University) au pupitre et le panel de discussion entre spécialistes de la lutte biologique, des invasions biologiques et biologistes de la conservation : de gauche à droite Mark HODDLE (University of California at Riverside), ? (The Nature Conservancy), Robert PEMBERTON (USDA-ARS, Fort Lauderdale), Roy VAN DRIESCHE (University of Massachussetts) et Dan SIMBERLOFF (University of Tennessee).

Northampton-3-8 octobre 2010-discussion panel

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Simon FOWLER de Landcare Research (Lincoln, NZ) présentant ses résultats sur la régénération des plantes indigènes suite à la lutte biologique contre l'herbacée envahissante Ageratina riparia (Asteraceae) en Nouvelle-Zélande avec un agent pathogène et une mouche causant des galles foliaires.

Northampton-3-8 octobre 2010-Simon Fowler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Sortie sur le terrain au "Mount Sugarloaf State Reservation", un parc forestier situé près de la rivière Connecticut, géré par le "Massachusetts Department of Conservation and Recreation" (www.mass.gov/dcr/).

Northampton-3-8 octobre 2010-Massachussetts

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Sous-bois de forêt tempérée.

Northampton-3-8 octobre 2010-forest

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Affiche d'information sur l'interdiction de collecter et transporter du bois de chauffe en raison du risque d'infestation par le "Asian long-horned beetle" Anoplophora glabripennis (Coleoptera Cerambycidae), introduit dans le Massachusetts dans les années 1980 en provenance de Chine, et dont la larve attaque le coeur du bois.

Northampton-3-8 octobre 2010-Asian long beetle

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Dégâts causés par l'insecte Hémiptère Adelges tsugae (Adelgidae) appelé  "Hemlock woolly adelgid" (www.na.fs.fed.us/spfo/pubs/pest_al/hemlock/hwa05.htm) sur le conifère Tsuga caroliniana (Pinaceae). Originaire d'Asie et observé pour la première fois en 1951 dans l'état de Virginie, cet insecte s'est répandu dans plus de 16 états provoquant le déclin voire la mortalité des arbres, et fait l'objet d'un programme de lutte biologique.

Northampton-3-8 octobre 2010-scale insect

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Les participants à la conférence se réchauffant autour d'un feu improvisé lors de la sortie terrain pluvieuse !

Northampton-3-8 octobre 2010-team & fire 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Site de Holyoke, célèbre pour ses traces de dinosaures carnivores (datant de 190 millions d'années) ancêtres des Tyrannosaurus rex, et géré par le "Trustees of Reservations" (www.thetrustees.org/places-to-visit/pioneer-valley/dinosaur-footprints.html), réunissant plus de 100 000 volontaires dans l'état du Massachusetts.

Northampton-3-8 octobre 2010-team under rain

 

PHOTO 10 (cliché : JYM).  Parmi les deux mauvaises herbes envahissantes ("weeds") contrôlées sur le site de façon manuelle, mécanique et chimique, figurent l'herbe Alliaria petiolata (Cruciferae), appelée "Garlic mustard" et originaire d'Europe, et l'arbuste épineux Berberis thunbergii (Berberidaceae), appelé "Japanese Barberry", originaire du Japon et introduit comme plante ornementale.

Northampton-3-8 octobre 2010-wanted weeds

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Cynthia BOETTNER du "US Fish & Wildlife Service" montrant l'herbe pérenne lianescente et envahissante Vincetoxicum rossicum (syn. Cynchum rossicum,  Euphorbiaceae) appelée "Pale swallow wort" ou "Dog strangling vine", sur une ancienne piste de ski abandonnée ("Mt Tom Ski Slopes") faisant l'objet d'une lutte manuelle et chimique par le personnel du "Sylvio O. Conte National Fish & Wildlife Refuge" en attendant un éventuel contrôle biologique.

Northampton-3-8 octobre 2010-invasive weed & US Forest

Northampton-3-8 octobre 2010-treated area

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Fritzi GREVSTAD (Oregon State University) et l'herbacée envahissante Lythrum salicaria (Lythraceae) appelée "Purple loosestrife", un exemple de succès en matière de lutte biologique aux USA.

Northampton-3-8 octobre 2010-Fritzi & Lythrum salicaria

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Un aperçu de la diversité génétique des citrouilles ("pumpkins") dans le village historique de Deerfield datant de 1669 et reconstitué pour les touristes...

Northampton-3-8 octobre 2010-pumpkin diversity

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18-20 octobre 2010 : Mission Atuona et mont Feani, Hiva Oa (Marquises)

 

Mission pluridisciplinaire sur l'île de Hiva Oa organisée par le "Centre Polynésien de Recherche et de Valorisation de la Biodiversité Insulaire" (CPRBI), récemment inauguré en septembre 2010 et réunissant des équipes de recherche de l'IRD, l'Institut Louis Malardé et l'Université de Polynésie française, ainsi que dans le cadre du programme de recherche "Patrimoine biologique des Marquises" (financé par le Contrat de Projet Etat-Pays), avec une équipe composée de botanistes, ethnobotanistes, ethnopharmacologues, chimistes et collecteurs de savoirs traditionnel...et montée sur la crête sommitale du Feani pour la 6ème fois en 15 ans (avec les botanistes Steve PERLMAN et Ken WOOD en 1995, avec l'ornithologue Jean-Claude THIBAULT et le naturaliste Jean-Pierre LUCE en juin 2000 puis seul au sommet du Temetiu en novembre 2000, avec Teiki RICHMOND du SDR et les botanistes Dave LORENCE, Steve PERLMAN, Ken WOOD, John PRICE et Liloa DUNN en 2003, et enfin avec les entomologistes américains Elin CLARIDGE, Curtis et Dave HEMBRY et Ravahere TAPUTUARAI en 2007 sous une pluie battante) !

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du mont Temetiu (1227 m), plus haut sommet de Hiva Oa et des îles Marquises, depuis la pension de famille "Ozanne" (chez John ROHI & Tetua "Marie-Jo" TIAIHO) située dans le village principal d'Atuona.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-vue Temetiu

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Christian MORETTI, représentant de l'IRD à Tahiti, chef de projet du CPRBI et ethnopharmacologue, présentant les résultats d'une étude sur l'utilisation traditionnnelle des plantes médicinales dans l'île de Tahuata et le village de Puamau (Hiva Oa) menée en 2010 par Cynthia GIRARDI pour un stage diplômant de la Faculté de Pharmacie à l'Université de Bordeaux II.  La mission réunissait aussi l'ethnobotaniste et géographe Geneviève MICHON de l'IRD-Montpellier, l'anthropologue Pierre-Yves LE MEUR de l'IRD-Nouméa et la juriste Sarah AUBERTIE de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB www.fondationbiodiversite.fr/) spécialiste des questions d'accès et partage des avantages et bénéfices liés à la biodiversité.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-Christian

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Yamel EURITEIN et Alexandre TEVESOU de "l'Agence de Développement de la Culture Kanak" (ADCK-Centre Culturel Tjibaou, www.adck.nc/) exposant leur expérience de recueil des savoirs immatériels en Nouvelle-Calédonie, devant une assistance composée du maire de Hiva Oa Etienne TEHAAMOANA, du maire de la commune associée de Puamau, d'une délégation de Tahuata, des membres de l'Académie des langues marquisiennes Félicienne HEITAA et Tehaumate TETAHIOTUPA, de quelques  agents des services du Pays (Service de la Culture et du Patrimoine, Développement Rural, Urbanisme et Hygiène) et de tradipatricien(ne)s.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-participants 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Tradipatricienne de Hiva Oa préparant dans un "'umete" en bois un "'apa'u", remède à base de fougères indigènes (Microsorum grossus appelé en marquisien "papa mo'o" et Davallia solida appelé en tahitien "ti'ati'a mou'a") et d'un bourgeon d'une variété de l'arbre à pain (Artocarpus altilis, Moraceae) écrasés à l'aide d'un pilon ("tuki") avec du jus de canne à sucre, pour soigner les fractures.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-tradipraticienne 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Sentier de l'ancienne piste cavalière reliant le village d'Atuona à la vallée actuellement inhabitée de Hanamenu sur la côte nord de l'île parcourant, entre 200 et 500 m d'altitude, les collines recouvertes d'une lande à fougère indigène Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae) et des touffes de la grande graminée d'introduction polynésienne Miscanthus floridulus, témoins d'anciens incendies dont le dernier a eut lieu en 2007.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-lande fougère

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Denis MORETTI, médecin corse et photographe de la mission, Nadia ROBERT de "l'Institut Agronomique Calédonien" (IAC, www.iac.nc) et Nicolas INGERT, doctorant en chimie des substances naturelles dans l'équipe BIOTEM de l'Université de Polynésie française (www.upf.pf/-BIOTEM-.html) sur le sentier près de la source Vaiumete et du site de campement vers 1050 m d'altitude.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-Denis Nadya & Nicolas

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Inflorescence de Scaevola marquesensis (Goodeniaceae), arbuste à petit arbre atteignant 4-5 m de hauteur, endémique des forêts de nuages des Marquises (Hiva Oa et Ua Pou).

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-Scaevola

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Psychotria marchionica (Rubiaceae), arbuste endémique des Marquises du sud (Hiva Oa, Tahuata et Fatu Hiva), en fleurs et fruits mûrs.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-Psychotria

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Samoana sp. (Partulidae), petit escargot arboricole endémique, sous feuille de Glochidon hivaoaense (Euphorbiaceae ou Phyllanthaceae) petit arbre endémique trouvé sur la chaîne montagneuse du Feani et le mont Ootua entre 700 et 1100 m d'altitude.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-Samoana 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Dégâts causés par les cochons sauvages en sous-bois de forêt de nuages à Scaevola (Goodeniaceae), Cheirodendron (Araliaceae), Oparanthus (Asteraceae) et Cyrtandra (Gesneriaceae).

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-degats cochons

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Dégats sur la piste cavalière menant du Feani vers Hanamenu.

 Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-sente cochon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Fruits verts de Wikstroemia johnplewsii (Thymelaeaceae), arbrisseau endémique de Hiva Oa trouvé entre 600 et 1100 m sur la chaîne montagneuse du Feani et le sommet du mont Ootua.

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-Wikstroemia 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Vue sur la crête descendant dans la vallée de Hanamenu avec de grands arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae) et endémiques Weinmannia marquesana var. marquesana (Cunoniaceae).

Hiva Oa-Feani-18-20 octobre 2010-sentier Hanamenu 

 

 

04 novembre  2010 : sortie terrain vallée Ahonu, Tahiti Nui (Société)

 

Sortie dans la vallée de Ahonu dans la commune de Mahina (nord de l'île de Tahiti) guidée par Maryline SIMON, Matai DEPIERRE et Christophe BROCHERIEUX de la Direction de l'Environnement, avec une équipe en provenance des îles Hawaii ("Maui Invasive Species Commitee" et University of Hawaii at Manoa" de Honolulu) afin de tourner un film sur l'invasion de la "petite fourmi de feu" ou "fourmi électrique" (Wasmannia auropunctata, "Little Fire Ant") à Tahiti et d'étudier ses impacts écologiques et socio-économiques.

 

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Entrée de la vallée de Ahonu avec vue au loin sur les deux plus sommets de Tahiti, les monts Pito Hiti (2110 m) et Orohena (2241m) et au premier plan le panneau d'information indiquant que le site est envahi par la petite fourmi de feu et que le transport de matériaux en provenance de cette zone est strictement interdit.

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-panneau LFATahiti-Mahina-04 novembre 2010-entree valle Ahonu 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). L'équipe en bordure de rivière avec une ripisylve dominée par l'arbre indigène Hibiscus tiliaceus (Malvaceae)avec un sous-bois dense dominé par la grande herbacée considérée indigène Etlingera cevuga (Zingiberaceae), fortement envahie par le tuliper du gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceae) en mélange avec Miconia calvescens (Melastomataceae)

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-Matai & team LFA

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Maryline et Matai montrant une colonie de fourmi électrique avec ses ouvrières (absence de soldats), oeufs et reines (non ailées) sous une pierre retournée. L'une des autres caractéristiques de cette fourmi envahissante, identifiée pour la première fois à Tahiti en 2004 par le Service du Développement Rural, mais apparemment accidentellement introduite dans les années 1990, est qu'elle ne forme pas de "nid" bien individualisé avec une seule reine mais de multiples colonies contenant chacunes plusieurs reines et fonctionnant à l'échelle d'un territoire comme une "super-colonie".

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-Maryline & Matai colonie LFA

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Fourmis électriques (de couleur orange, entre 1 et 1,5 mm de long) élevant des cochenilles sur de jeunes feuilles de miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae).

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-fourmi LFA & Miconia

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Partula hyalina (Partulidae), petit escargot arboricole endémique de Polynésie orientale (Polynésie française et îles Cook) sous feuille de la grande herbacée Etlingera cevuga (Zingiberaceae).

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-Partula hyalina

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Inflorescence de Nervilia aragoana, petite orchidée terrestre considérée indigène relativement commune en sous-bois de forêt humide des vallées de basse altitude, même anthropisées, appelée "pia-rau-tahi" en tahitien en raison de sa grande feuille unique.

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-Nervilia aragoana infl

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fleurs de Cyrtandra biflora (Gesneriaceae), un arbuste endémique de Tahiti, devenu extrêmement rare en forêt humide supralittorale ou entrées des vallées de basse altitude dans l'île de Tahiti Nui en raison de la destruction et de la modification de son habitat naturel, et espèce protégée par la règlementation.

Tahiti-Mahina-04 novembre-Cyrtandra biflora fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Décharge sauvage d'ordures ménagères en bordure de piste au fond de la vallée de Ahonu malgré un panneau "respecter la nature" installé par les riverains.

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-décharge sauvage

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Eythrines Erythrina variegata (Fabaceae) plantés en bordure de route dans la basse-vallée habitée, fortement attaqués par Quadrastichus erythrinae, une guêpe provoquant des galles sur les feuilles et les fleurs des différentes espèces d'érythrines (dont E. tahitensis, endémique de Tahiti), un insecte très récemment introduit et dont les dégat sont observés à Tahiti et Moorea depuis juin 2010.

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-Erythrina attaqué gall wasp

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Une partie de l'équipe sur le terrain : de gauche à droite, assis, Masako CORDRAY (photographe et vidéographe), Matai DEPIERRE (DIRENV), Christophe BROCHERIEUX (DIRENV), Patrick VRAULT (traducteur français-tahitien-anglais, Papara) ; debout,  Lissa FOX ("Public relations & education specialist", MISC), jeune tahitien de Papara, Chris REICKERT (videographer), Maryline SIMON (DIRENV), Teyia PENNIMAN ("Manager", MISC) en charge de la mission à Tahiti afin de réaliser un film sur la petite fourmi de feu pour sensibiliser et faire participer les habitants de l'île de Maui où une seule petite zone envahie est actuellement connue et en cours d'éradication (www.fireantfreemaui.org/).

Tahiti-Mahina-04 novembre 2010-team LFA 1

 

09-19 novembre 2010 : Expédition scientifique Eiao et Hatuta'a (Marquises Nord)

 

Expédition scientifique pluridisciplinaire dans les îles isolées, inhabitées et protégées de Eiao et Hatuta'a (ou Hatutu) situées à une centaine de km au nord-ouest de Nuku Hiva (Marquises Nord), soit à 4-5 heures de bateau (à une vitesse de 16-19 noeuds) en fonction de la houle. Les objectifs principaux de cette mission étaient : (1) l'étude phylogénétique des rousserolles des Marquises Acrocephalus mendanae par l'ornithologue Jean-Claude THIBAULT, membre correspondant au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris et par la généticienne des populations Alice CIBOIS du Muséum d'histoire naturelle de Genève (Suisse) ; (2) l'inventaire des arthropodes terrestres par Peter OBOYSKI, doctorant à l'University of California at Berkeley (USA) ; (3) une évaluation de l'évolution et la dynamique des vestiges de formations végétales naturelles et des espèces indigènes de succession secondaire pour un futur projet de restauration/réhabilitation.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue de la côte nord de l'île de Eiao.

Hatutaa-Nuku Hiva 19 nov. 2010-vue Eiao

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Baie de Vaituha et sa cocoteraie à flanc de falaise, vue de la bordure ouest du plateau central envahie par les petits arbres Acacia farnesiana (Mimosaceae), complètement défolié à cette période, et la pomme-cannelle Annona squamosa (Annonaceae), et recolonisé par l'arbuste indigène Dodonea viscosa(Sapindaceae).

Eiao-9-11 novembre 2010-vue forêt baie Vaituha

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Pisonia grandis (Nyctaginaceae), grand arbre indigène des forêts littorales et supralittorales isolé sur le plateau déforesté et soumis à une érosion des sols intense en raison du surpâturage par les moutons sauvages introduits au 19ème siècle.

Eiao-12-13 novembre 2010-impact du surpaturage moutons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Canyon profond et boisé de Opituha (forêt à Pisonia grandis, avec notamment l'arbre indigène Sapindus saponaria, Sapindaceae, et le petit arbre endémique Cordia lutea, Boraginaceae) et papayerCarica papaya découvert avec Elie POROI de l'association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu" sur falaise inacessible pour les moutons et cochons sauvages.

Eiao-12-13 novembre 2010-Elie & découverte papayer sur fal

 

PHOTO 5 (cliché : JYM).  Chamaesyce sachetiana (Euphorbiaceae), un arbrisseau endémique des Marquises, découvert sur falaises abruptes dans le canyon de Opituha, et non observé depuis les premières collectes botaniques dans les années 1920 (E.H. QUAYLE en 1922). L'arbrisseau lianescent Abrus precatorius (Fabaceae) y a également été observé pour la première fois sur l'île malgré plusieurs prospections botaniques récentes en 1989 ("Fatu Hiva Expedition") et en 2007.

Eiao-12-13 novembre 2010-Chamaesyce sachetiana infl 1

 

PHOTO 6 (cliché : JYM).  Vue des falaises maritimes sur la côte nord-est avec des bosquets de Pandanus tectorius (Pandanaceae) et Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) indigènes et de la petite péninsule de Motu Iti.

 Eiao-9-11 novembre 2010-vue pointe & falaise 1

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Oxalis gagneorum (Oxalidaceae), arbrisseau endémique des Marquises, uniquement trouvé sur falaises inaccessibles pour les ongulés comme Bidens beckiana (Asteraceae).

  Eiao-9-11 novembre 2010-Oxalis gagneorum sur falaise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Rousserole (ou fauvette) des Marquises, appelé "komako" en marquisien, Acrocephalus mendanae aquilonis, forme endémique de Eiao, et seul oiseau endémique survivant avec la salangane des Marquises Aerodramus ocistus (le monarque pie  Pomarae fluxa endémique de l'île  ayant été noté pour la dernière fois en 1977).

Eiao-9-11 novembre 2010-Komako rousserolle des Mar-copie-1

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Pete collectant les insectes de nuit avec une lampe à UV alimentée par un groupe électrogène portatif.Eiao-9-11 novembre 2010-Pete capture d'insectes de nuit 

PHOTO 10 (cliché : JYM).  Larve attaquant un fruit mûr de Terminalia glabrata var. glabrata (Combretaceae), un grand arbre endémique des Marquises, très rare à Eiao.

Eiao-9-11 novembre 2010-larve dans fruit terminalia 1

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Plage de sable de Hatuta'a dans la baie située sur la pointe sud de l'île, et seul lieu de débarquement et de campement. 

Hatutaa 15-16 novembre 2010-plage sable

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Gallicolombe des Marquises Gallicolumba rubescens ("Marquesan Ground-Dove", Columbidae), espèce protégée en Polynésie française dont les deux seules populations survivantes sont trouvées sur Hatuta'a et Fatu Huku au large de Hiva Oa (Marquises Sud). 

Hatutaa 17 novembre 2010-Gallicolombe Marquises Gallicolumb

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Pétrel à poitrine blanche Pterodroma alba ("Phoenix petrel", Procellariidae, dont les colonies sont connues des îles Phoenix, Tonga, Kiribati, Tuamotu et Marquises et considéré comme EN par la Liste Rouge des espèces menacées de l'UICN) nichant sous les touffes de Leptochloa xerophila (Poaceae), graminée considérée endémique des Marquises.

Hatutaa 15-16 novembre 2010-pétrel poitrine blanche Pterod

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Capture à la tapette d'un rat du Pacifique Rattus exulans, seule espèce de rongeur présent sur l'île et dont les populations importantes semble coexister avec les nombreux oiseaux marins nicheurs et la gallicolombe.

Hatutaa 18 novembre 2010-Rattus exulans

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Fruits d'Abutilon sachetianum (Malvaceae), un petit arbre endémique des Marquises et espèce protégée par la règlementation en vigueur en Polynésie française. Une seule petite population d'une trentaine d'individus est connue sur l'île.

Hatutaa 17 novembre 2010-Abutilon sachetianum fruits 2 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Boutons et fleurs de l'arbre d'introduction polynésienne Erythrina variegata Fabaceae), dont un grand arbre a été découvert pour la première fois dans l'île.

Hatutaa 17 novembre 2010-découverte arbre Erythrina varieg

 

PHOTO 17 (cliché : JYM). L'arbrisseau Bidens beckiana (Asteraceae) endémique de Eiao et Hatuta'a où il est commun, a été observé en fleurs et en fruits malgré la sécheresse, ainsi que l'herbacée crassulescente indigènePortulaca lutea (Portulacaceae).Hatutaa 15-16 novembre 2010-Bidens en fleurs zone désséch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). L'équipe (de gauche à droite), debout : Jean-Claude THIBAULT, Damas TAUPOTINI (artisan-sculteur et chasseur de cochons de Nuku Hivawww.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/arts/taupotini_damas.html), Alice CIBOIS, Xavier CURVAT dit "Pipapo" (capitaine de la vedette "Makuita" et responsable du "Centre de plongées Marquises"www.marquises.pf/pagestour/page108.htm), assis : Elie POROI, Pete OBOYSKI et JYM.

Hatutaa-Nuku Hiva 19 nov. 2010-team Hatutaa 1

 

 

26 nov.-02 décembre 2010 : Atelier de travail "Espèces Exotiques Envahissantes dans le Pacifique", Poindimié, Province Nord (Nouvelle-Calédonie)

 

Participation à l'atelier de travail sur les "Espèces Envahissantes dans les Collectivités françaises du Pacifique" co-organisé par le Comité français de l'UICN, le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, les Provinces Nord et Sud, le Service de l'Environnement de Wallis et Futuna, avec le soutien du Ministère de l'Ecologie, le CIRAD, l'ONF et le Programme Régional Océanien pour l'Environnement (PROE). Cet atelier annuel depuis la création de l'initiative en 2005 (www.uicn.fr/Especes-envahissantes-d-outre-mer.html) s'est déroulé à Poindimié en Province Nord.

 

PHOTO 1 (cliché : Yohan SOUBEYRAN, Comité français de l'UICN). La soixantaine de participants, experts et acteurs en provenance de Nouvelle-Calédonie, des autres collectivités françaises ultramarines , de France métropolitaine et quelques représentants d'ONG du Pacifique Sud, devant la case du "Tiéti Tera Beach Resort", un établissement touristique récemment ouvert en 2008 (Tiéti étant le nom de la tribu où est implanté l'hôtel).

Atelier Nouvelle-Calédonie

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PHOTO 2 (cliché : JYM). Ouverture de la conférence par Caroline MACHORO, élue de la "Commission Environnement" de la Province Nord.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-inauguration

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Julien TRIOLO (ONF, La Réunion) présentant la cellule de veille et de détection mise en place à La Réunion.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Julien Triolo

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). L'assistance, parfois décontractée mais toujours attentive : Vanessa HEQUET (IRD), Anne-Claire GOARANT (Direction de l'Environnement, Province Sud), Maryline SIMON (Direction de l'Environnement, Polynésie française), Stéphane HENOCQUE (Programme Forêt Sèche), Julie CHAMPEAU (Société d'Ornithologie de Polynésie française "Manu"), Souad BOUDJELAS (Pacific Invasive Initiative), Fabrice CUGNY (Société Calédonienne d'Ornithologie).

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-assistance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM).  Restitution par Ravahere TAPUTUARAI (Association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati," Polynésie française), Franck URTIZBEREA (DAF, Saint-Pierre et Miquelon) et Thomas LEBOURGEOIS (CIRAD, Montpellier) de l'un des trois groupes de travail concurrents ayant planchés successivement sur les thèmes de la "biosécurité", de la "détection précoce et réaction rapide", et de la "mobilisation des acteurs et gestion des espèces à conflit d'intérêt".

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Rava Frank & Tho

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Panneaux de l'exposition sur les espèces végétales et animales envahissantes réalisée par le "Groupe Espèces Envahissantes"  de Nouvelle-Calédonie.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-expo espèces en

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Sortie-terrain, avec un premier arrêt au col de Tango dans la chaîne centrale traversant la Grande Terre. Le plateau de Tango est caractérisé par de hautes collines à pentes fortes et thalwegs étroits sur sols ferralilitiques et avec une pluviométrie moyenne annuelle comprise entre 1800 et 2200 mm 

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-panneau col Tang

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Présentation par Van DUONG DANG, chef du "Service des milieux et Ressources naturelles" de la Province Nord (Sous-Direction de l'Environnement et des Ressources naturelles, DDE) en charge à la fois des travaux forestiers et de l'écotourisme.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-chef forestier p 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). L'arbuste épineux Lantana camara (Verbenaceae) et le pin des Caraïbes Pinus caribaea(Pinaceae), deux des principales espèces considérées envahissantes sur le plateau de Tango, avec l'arbre Albizia moluccana (syn. Paraserianthes falcataria) en cours de naturalisation

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Lantana & Pinus

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Deuxième arrêt sur le littoral à Pindaï, l'un des sites de nidification le plus important de puffins du Pacifique (Puffinus pacificus), menacés par les chats et chiens errants.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-4x4 garde-nature

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Anne-Claire GOARANT et Julika BOURGET ("Service des Milieux naturels terrestres", Direction de l'Environnement, Province Sud) avec les garde-natures de la Province Nord en uniforme (et  à droite Elodie, lycéenne de 1ère, en stage)

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-gardes-nature 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Explications de Stéphane HENOCQUE du programme de conservation "Forêt Sèche" (www.foretseche.nc).

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Stéphane & team

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Feuilles à forme bullée d'un Diospyros sp. (Ebenaceae), une adaptation pour lutter contre l'évapotranspiration et les périodes de sécherresse intense.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-feuille gaufrée 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Coquilles vides de bulime (Placostylus, Bulimulidae) endémique et d'achatine introduite.New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-bulime & achatin

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Restauration d'habitat avec des plantes endémiques de la forêt sèche après élimination de Furcraea foetida (Agavaceae) et protégées avec un grillage contre les cerfs de Java Cervus timorensis.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Furcraea & resta

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Prolifération de la liane Passiflora suberosa (Passifloraceae) après l'élimination des cerfs de Java (Cervus russa)

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Passiflora suber

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). "Team" guidé par Jean-Jérôme CASSAN ("Service impact environnement et conservation", Sous-Direction de l'Environnement et des Ressources naturelles, Direction du Développement Economique et Environnement, Province Nord)

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-team forpet sèc



 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 17 (cliché : JYM). Fruits mûrs de Trophis scandens (Moraceae) extrêmement attractifs pour les oiseaux frugivores !

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-endémique fruit


PHOTO 18 (cliché : JYM). Visite du parc zoologique et forestier, un domaine de 34 hectares, situé dans les hauteurs de Nouméa où l'on peut facilement observer des oiseaux, "roussettes", reptiles et plantes endémiques.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Parc zoologique 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM). Cagou huppé Rhynochetos jubatus seul représentant d'une  famille endémique monospécifique (Rhynochétidés), oiseau-emblème de la Nouvelle-Calédonie. ses plus proches parents sont des oiseaux d'Amérique du Sud !

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-cagou

 

PHOTO 20 (cliché : JYM). Pittosporum coccineum (Pittosporaceae) endémique de la moitié nord de la Grande Terre, cultivé en pot comme plante ornementale. Plus de 45 espèces endémiques de Pittosporum dont le célèbreP. tanianum découvert en 1988 sur l'îlot Leprédour, supposé éteint en 1993 en raison du surpâturage par les cerfs puis finalement redécouvert !

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Pittosporum cocc 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 21 (cliché : JYM). Fleurs d'Oxera sulfurea (Lamiaceae), plante endémique des forêts sèches et mésophiles de la côte ouest de la Grande Terre, au port arbustif à lianescent, proposée comme plante ornementale de substitution.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Oxera sulfurea

 

PHOTO 22 (cliché : JYM). JYM et les "toons" d'un des panneaux d'information et de vulgarisation pour les enfants sur la richesse et la vulnérabilité des forêts néo-calédoniennes.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-JYM & toons

 

 

 

 

PHOTO 23 (cliché : JYM). Goyavier-fraise Psidium cattleianum (Myrtaceae), petit arbre très envahissant dans les forêts humides des îles océaniques tropicales et subtropicales, planté dans le parc forestier !

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Goyavier





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 24 (cliché : JYM). La graminée Pennisetum cf. setaceum formant de grandes touffes, communément plantée comme ornementale dans la ville de Nouméa (ici à l'aquarium) et considérée envahissante aux îles Hawaii, Fidji, en Nouvelle-Zélande et en Australie.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Pennisetum aquar

PHOTO 25 (cliché : JYM). Ravahere TAPUTUARAI, Yohan SOUBEYRAN & Florian KIRCHNER (Comité français de l'UICN) devant le bandeau de l'exposition intinérante sur les "Espèces Envahissantes" au Parc Zoologique et Forestier de Nouméa.

New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Rava Florian & Y

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 26 (cliché : JYM). Inflorescence d'Hedychium gardnerianum (Zingiberaceae), grande herbacée originaire de l'Himalaya, extrêmement envahissante dans les sous-bois des forêts humides d'altitude aux îles Hawaii, Nouvelle-Zélande (Pacifique), La Réunion (Océan Indien) et dans les Açores (Atlantique)...et plantée comme ornementale dans les jardins de l'Hôtel Tiéti !

  New Caledonia-Poindimié-29 dec-2 nov 2010-Hedychium gardne

 

13-17 décembre 2010 : Conférence Flore menacée de l'Outre-Mer, Saint-Leu (île de La Réunion)

 

Participation à la conférence sur la "Conservation de la flore menacée de l'Outre-Mer français" qui s'est déroulée au Conservatoire Botanique National de Mascarin (www.cbnm.org) à Saint-Leu sur l'île de La Réunion, et qui a réunit une centaine de participants métropolitains et ultramarins en provenance des îles de l'Océan Indien (La Réunion, Maurice, Mayotte, Comores), du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis & Futuna), des Caraïbes (Martinique, Guadeloupe, Sainte-Lucie), de Saint-Pierre et Miquelon et de la Guyane française. La dernière conférence consacrée à la flore menacée de France métropolitaine et de l'Outre-Mer avait eu lieu au CBN de Brest...en 1997 !

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Organisée sous l’égide du Ministère de l’Ecologie & Développement Durable, du Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer & Collectivités Territoriales, et de la Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux, l'évènement a été coordonné par le CBNM en partenariat avec l’Université de La Réunion, la DIREN, le Parc National de La Réunion, le Conseil Régional, le Conseil Général, le Comité français de l’UICN, la SREPEN, l’ONF et le Conservatoire du Littoral.


confrence web

Réunion-13-17décembre 2010-chapiteau

Réunion-17-18 décembre 2010-affiche conférence


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). De gauche à droite, Christoph Kueffer (ETH, Zurich), Wendy STRAHM (IUCN, Gland), Claudia BAIDER (MSIRI, Mauritius) et Vincent FLORENS (University of Mauritius) sur les marches de l'entrée du CBNM situé au domaine des Colimaçons au dessus de la ville de Saint-Leu. Réunion-13-17décembre 2010-Christoph Vincent Claudia & We

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Exposition "en plein air" consacrée à la flore menacée de l'Outre-Mer français réalisée par le Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement (CPIE) de Mascarin grâce aux contributions des différents experts dans les collectivités.

Réunion-17-18 décembre 2010-panneau exposition

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). L'affiche consacrée à la flore menacée de Polynésie française illustrant la diversité des habitats naturels et quelques espèces-phare en voie de disparition dans différents archipels ainsi que les principales menaces (Apetahia raiateensis dans la Société, Charpentiera australis aux Australes, Santalum insulare aux Marquises).

Réunion-17-18 décembre 2010-affiche Polynésie

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Le poster sur les causes de disparition du "tiare 'apetahi"  (Apetahia raiateensis) sur les plateaux du Temehani à Raiatea par F. JACQ & J.-Y. MEYER, co-financé par la Direction de l'Environnement et la Délégation à la Recherche de Polynésie française.

Réunion-13-17décembre 2010-poster tiare apetahi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Christoph Kueffer du "Swiss Federal Institute of Technology ETH Zürich", anciennement en post-doctorat au laboratoire de botanique de l'Université de Hawaii (www.botany.hawaii.edu/staffpages/christoph_kueffer.htm), présentant une communication orale sur l'importance des études comparatives des flores insulaires.

Réunion-13-17décembre 2010-Christoph Kueffer

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Daniel LUCAS, directeur du CBNM en maître d'orchestre pour le départ des bus lors de la journée des sorties sur le terrain, avec Christophe LAVERGNE, Jean HIVERT, Marie LACOSTE et Frédéric PICOT du CBNM, comme animateurs et guides.

Réunion-13-17décembre 2010-Daniel aux commandes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Vue du "Pas de Bellecombe" et des cratères volcaniques.

Réunion-13-17décembre 2010-pas de bellecombe

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Explications de Jean HIVERT du CBNM ("le botaniste aux savates deux-doigts" !) au départ du sentier au "Pas des Sables" vers 2340 m d'altitude.

Réunion-13-17décembre 2010-Jean & panneau

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). "Branle blanc" (Stoebe passerinoides) et "branle vert" (Erica reunionensis) les deux espèces dominantes de la végétation éricoïde ("lande à bruyères") de haute altitude à La Réunion.

Réunion-13-17décembre 2010-branle blanc & vert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYMHypericum lanceolatum subsp. angustifolium (Hypericaceae, "Fleur jaune des hauts") endémique des hauts-sommets de La Réunion.

Réunion-13-17décembre 2010-fleurs jaunes

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Psidia argentea (Asteraceae,) herbacée endémique de La Réunion et commune dans l'étage altimontain, caractérisée par la pubescence blancheâtre qui recouvre ses feuilles, une adaptation au froid et à l'insolation.

Réunion-13-17décembre 2010-Helichrysum

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Clematis mauritiana (Ranunculaceae, "Liane arabique"), herbacée endémique des Mascareignes, aux fleurs très parfumées.

Réunion-13-17décembre 2010-Clematis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Carex borbonica (Cyperaceae, "Laîche de Bourbon"), herbacée formant des touffes éparses, endémique stricte de La Réunion.

Réunion-13-17décembre 2010-Cyperaceae

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Vue sur le "Plateau des Basaltes" avec ses marches d'escalier et ses marécages de haute altitude temporairement asséchés.

Réunion-13-17décembre 2010-montagne en escalier

 

PHOTO 15 (cliché : JYMPolystichum ammifolium (Dryopteridaceae), une fougère terrestre endémique des Mascareignes et de "l'île-continent" voisine de Madagascar.

Réunion-13-17décembre 2010-Polystichum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : JYMHeterochaenia rivalsii (Campanulaceae), magnifique herbacée dressée endémique de La Réunion.

Réunion-13-17décembre 2010-Heterochaenia rivalsii

Réunion-13-17décembre 2010-Heterochaenia rivalsii fleurs

 

PHOTO 17 (cliché : JYMFuchsia magellanica  (Onagraceae, "Ti z'anneau") introduit et naturalisé, faisant l'objet d'une lutte active par les agents de l'ONF.

Réunion-13-17décembre 2010-Fuchsia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). L'oratoire de Sainte-Thérèse vers 2412 m entouré de plantes ornementales cultivées dont certaines se sont "échappées" comme Hebe salicifolia (Plantaginaceae).

Réunion-13-17décembre 2010-oratoire sainte-thérèse

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Jean et une touffe de Anthoxanthum odoratum (Poaceae, "Flouve odorante"), graminée envahissante des sous-bois des "tamarinaies" à Acacia heterophylla (Fabaceae) endémique de La Réunion. De gauche à droite, assises dans la prairie à flouve : Monique PATERNOSTER (CBNM), Nathalie MACHON (MNHN, Paris), Marie FLEURY (MNHN, IRD Guyane) ; debout : Daniel MAZUE (DIREN-Réunion).

Réunion-13-17décembre 2010-Jean & team flouve odorante


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 20 (cliché : JYM). Vue sur la "Plaine des sables" et le "Rempart des sables"

Réunion-13-17décembre 2010-vue plaine des sables

 

 

PHOTO 21 (cliché : JYM). Sophie GONZALES (IRD-Herbier de Cayenne,Guyane) photographiant la flore dans un milieu naturel très éloigné des forêts tropicales humides de Guyane !

Réunion-13-17décembre 2010-Sophie plaine des sables

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 22 (cliché : JYM). Touffe de Cynoglossum borbonicum (Boraginaceae) aux fleurs blanches à bleues, endémique de La Réunion.

Réunion-13-17décembre 2010-Cynoglossum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 23 (cliché : JYM). "Team" sur la Plaine des Sables devant les pitons volcaniques.

Réunion-13-17décembre 2010-team volcan

 

PHOTO 24 (cliché : JYM). Vue du Piton des Neiges, plus haut sommet de La Réunion et des îles de l'Océan Indien (3070 m) depuis le sommet du Maïdo (2200 m), et village (appelé localement "ilet") dans le cirque de Mafate.

Réunion-17-18 décembre 2010-vue Piton des Neiges & Mafate

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 25 (cliché : JYM). Panneau de l'ONF indiquant le programme de lutte active manuelle et chimique contre l'ajonc d'Europe Ulex europeaus sur le sommet du Maïdo, deuxième site le plus fréquenté à La Réunion après le volcan et situé dans le coeur du Parc National. Un incendie récent, en octobre 2010, a ravagé plus de 200 hectares de végétation éricoïde d'altitude.

Réunion-17-18 décembre 2010-Maido-panneau lutte Ajonc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 26 (cliché : JYM). Audrey COREAU (Bureau de connaissance et de la stratégie nationale sur la biodiversité, Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable) et Jean-Michel PROBST (conseiller écologie, Secteur Ouest, Parc National de La Réunion) en bordure de falaise rocheuse.

Réunion-17-18 décembre 2010-Maido-Audrey & Jean-Mi

 

 

 

 

 

PHOTO 27 (cliché : JYM). "Lézard vert des hauts" Phesulma (Gekkonidae), vraisemblablement un taxon endémique nouveau pour l'île dont les populations sont en déclin.

Réunion-17-18 décembre 2010-Phelsuma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 28 (cliché : JYMSophora denudata (Fabaceae, "Petit tamarin des hauts") en fruits verts, petit arbre endémique de La Réunion et caractéristique de la végétation altimontaine où il forme des fourrés appelés "sophoraies" .

Réunion-17-18 décembre 2010-Maido-Sophora

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 29 (cliché : JYM). Jean-Paul ANTONIAMA, "médiateur patrimoine" du Secteur Ouest, Parc National de la Réunion, expliquant l'originalité de la colonisation humaine à La Réunion et les spécificités de la culture créole, notamment  l'histoire des esclaves marrons dans le cirque de Mafate.

Réunion-17-18 décembre 2010-Maido-Sandjivi

 

PHOTO 30 (cliché : JYM). Le dodo, emblème de l'extinction des espèces dans les îles...et marque de bière locale très populaire !

Réunion-17-18 décembre 2010-La Dodo Lé La

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 18:22

10-14 aôut 2010 : mission plateau Toovii et mont Tekao, Nuku Hiva (Marquises Nord)

Mission sur l'île de Nuku Hiva (archipel des Marquises, groupe Nord) avec Ravahere TAPUTUARAI (consultant en botanique et phyto-écologie "MaNature") pour l'échantillonnage des plantes endémiques appartenant aux genres Melicope (Rutaceae), Alyxia (Apocynaceae) et Wikstroemia (Thymelaeaceae), dans le cadre d'un programme de recherche ethno-botanico-pharmaco-chimique intitulé "Patrimoine biologique des Marquises" (financé par le contrat de projet Etat-Polynésie française 2009-2010) mené par l'IRD et l'Université de Polynésie française. Un projet intitulé "Déterminants de l'endémisme végétal" portant sur la systématique, la phylogéographie, l'écologie et le système de reproduction de ces plantes est développé en collaboration avec le botaniste Jacques FLORENCE et la généticienne Marie-Catherine BOISSELIER du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Le plateau de Toovii vu depuis la crête sommitale située au nord de la "Ferme de Toovii" et de la station du Service du Développement Rural, vers 1100 m d'altitude. Complètement déforesté, ce plateau d'altitude a été transformé en zone de pâturage pour les bovins et les chevaux et en plantations de pins des Caraïbes. 

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-vue ferme depuis crête

PHOTO 2 (cliché : JYM). Fleurs de Trimenia nukuhivensis (Trimeniaceae), petit arbre endémique dioïque des forêts de nuages de l'île de Nuku Hiva proche de T. marquesensis endémique des îles sud (Hiva Oa et Tahuata) affines avec Trimenia weinmannifolia des îles Fidji et de Samoa. La famille des Triméniacées (ordre des Timeniales), uniquement trouvée en Océanie, est considérée comme primitive chez les Angiospermes en raison de la structure particulière de ses vaisseaux conducteurs de sève. Des fossiles datant du Crétacé inférieur (100 milions d'années) ont été récemment découverts à Hokkaido au Japon.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Trimenia fleurs

PHOTO 3 (cliché : JYM). Alyxia stellata (Apocynaceae) en fleurs, arbrisseau lianescent aux feuilles disposées en verticille, observé et collecté vers 925 m d'altitude sur crête ouverte en lande à fougères Dicranopteris linearis, Histiopteris incisa, Marattia salicina avec les petits arbres Wikstroemia coriacea, Ilex anomala et Weinmannia parviflora var. marquesana.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Alyxia fleurs 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Carpophage des Marquises, Ducula galeata (Columbidae) se nourissant des gros fruits de Hernandia nukuhivensis (Hernandiaceae), un arbre endémique des Marquises, observé ici vers 1050 m d'altitude en bordure de la piste cavalière côté Terre Déserte.Les études paléo-archéologiques ont montré que cette espèce, considérée aujourd'hui comme endémique de Nuku Hiva et menacée de disparition, était auparavant présente non seulement dans d'autres îles marquisienne, mais aussi dans plusieurs îles de la Société et du Pacifique où elle vivait en sympatrie avec d'autres espèces de Ducula (notamment Ducula pacifica et D. aurorae dans la Société), d'où son appellation de "pseudoendémique" (STEADMAN, 2006). L'un des causes de son "extirpation" (extinction locale) est probablement la chasse par les premiers polynésiens.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Ducula galeata & Hernandia

PHOTO 5 (cliché : JYM). Metrosideros collina var. toovi (Myrtaceae) "suspendu" sur la crête sommitale entre le col de Toovii et le mont Tekao.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Metrosideros

PHOTO 6 (cliché : JYM). Astelia tovii (Liliaceae) en fruits mûrs, ici en "maquis sommital" vers 1000 m d'altitude, est une espèce caractéristiques des formations altimontaines endémique de Nuku Hiva et Ua Pou (groupe Nord) et de Fatu Hiva (groupe Sud) mais absente des forêts de nuages des autres îles (Hiva Oa, Tahuata et Ua Huka).

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Astelia tovii fruits

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Escargots arboricoles Philonesia spp. (Helicarionidae) (identification par Olivier GARGOMINY, MNHN, Paris) observés dans les vallons boisés et humides.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-escargot arboricole

 

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-escargots arboricoles verd

PHOTO 8 (cliché : JYM). Fruits verts de Melicope nukuhivensis (Rutaceae), arbrisseau lianescent à fruits aux carpelles soudés et feuilles quasi-sessiles. Cette espèce endémique de Nuku Hiva est la première à avoir été collectée (par QUAYLE en 1922) et décrite (par BROWN en 1935) aux Marquises, sous le nom de Pelea nukuhivensis.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Melicope nukuhivensis frui

PHOTO 9 (cliché : JYM). Melicope inopinata (Rutaceae), petit arbuste à arbrisseau aux fruits apocarpiques (carpelles libres) glabres, endémique de Nuku Hiva.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Melicope inopinata fruits

PHOTO 10 (cliché : JYM).Fruits verts de Melicope revoluta (Rutaceae), un grand arbre endémique de Nuku Hiva reconnaissable par ses grandes feuilles coriaces à bord révoluté, ses inflorescences pauciflores compactes à fleurs et fruits pubescents, dont les capsules ont des loges soudées basalement.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Melicope revoluta-copie-1

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Fruits verts de Melicope tekaoensis (Rutaceae), espèce endémique de Nuku Hiva la plus récemment décrite (HARTLEY en 2001), aux fruits à carpelles soudés.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Melicope tekaoensis fruits 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Psychotria florencei (Rubiaceae), l'une des 13 espèces du genre aux îles Marquises (récemment décrite et dédiée au botaniste Jacques FLORENCE "whose enthusiasm and extensive knowledge of the Polynesian flora have been a constant inspiration to us", LORENCE & WAGNER, 2005), caractérisée par ses grandes inflorescences pouvant comporter entre 40 et 90 fleurs et strictement endémique de la chaîne montagneuse entre les monts Tekao et Ooumu entre 800 at 1170 m d'altitude.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Psychotria florencei

PHOTO 13 (cliché : JYM). Capitule d'inflorescence d'Oparanthus teikiteetini (Asteraceae), une composée arborescente pouvant atteindre 10-12 m de hauteur aux gros capitules de fleurs sur des longs pédoncules poilus, endémique de Nuku Hiva et protégée par la règlementation en Polynésie française.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Oparanthus teikit infl

PHOTO 14 (cliché : JYM). Oparanthus woodii (Asteraceae), espèce nouvellement décrite pour Nuku Hiva (dédiée au botaniste Kenneth WOOD du National Tropical Botanical garden) au port prostré (ci-dessous), aux capitules à pédoncules courts et glabres, et aux feuilles présentant des domaties sur sa face supérieure.

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Oparanthus cf. woodii

Nuku Hiva-Toovii-10-14 aout 2010-Oparanthus cf. woodii habi

 

 

 

 

 

 

 

 

24 août 2010 : sortie terrain mont Tohiea, Mo'orea (Société)

Ascension du mont Tohi'e'a (ou Tohive'a), plus haut sommet de l'île de Mo'orea (1207 m) avec Joel NITTA (UC Berkeley) et Ravahere TAPUTUARAI de la "Plant Tax Team", et Vetea LIAO, technicien de laboratoire à la Station de recherche biologique R. Gump, dans le cadre du programme "Moorea Biocode Project", et prospection seul de la zone de végétation comprise entre 600 et 800 m d'altitude.

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du village d'Afareiatu, de la passe Tupapaurau et du motu Ahi (à gauche), du village de Haumi et de la passe Teruaupu (à droite) depuis l'une des crêtes menant au Tohi'e'a, vers 800 m d'altitude.

Moorea-Tohiea-24 août 2010-vue baies du col

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Vue de la  crête sommitale avec le sommet du Tohi'e'a au second plan, vers 850 m d'altitude. La végétation arbustive est dominée par le petit arbre indigène Metrosideros collina var. collina (Myrtaceae), la liane ligneuse indigène Freycinetia impavida (Pandanaceae), la composée dressée endémique de la Société Bidens australis (Asteraceae), les arbustes indigène Alyxia stellata (Apocynaceae) et endémique Coprosma taitensis var. taitensis (Rubiaceae), avec quelques arbres endémiques Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae), Meryta lanceolata (Araliaceae) et Glochidion nadeaudii (Euphorbiaceae), l'arbre indigène Fagraea berteroana (Loganiaceae), et la fougère arborescente indigène Cyathea affinis (Cyatheaceae).

Moorea-Tohiea-24 août 2010-vue sommet

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Fruits du petit arbre Ixora moorensis (Rubiaceae), l'une de quelques espèces strictement endémiques de l'île de Moorea, commun en sous-bois de forêt humide de basse et moyenne altitude jusqu'à 600 m, mais absent en forêt montagnarde. 

Moorea-Tohiea-24 août 2010-Ixora fruits mûrs 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). La ronce Rubus rosifolius (Rosaceae), appelée localement "framboisier", est particulièrement envahissante en sous-bois de forêt naturelle et sur crête entre 500 et 1000 m d'altitude.

Moorea-Tohiea-24 août 2010-Rubus rosifolius 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Mousse Spiridens sp. (Calymperaceae) formant des "manchons" autour des troncs de fougère arborescente Cyathea, bon indicateur d'une hygrométrie forte et de la présence de forêt ombrophile d'altitude ou "forêt de nuages". 

 

Moorea-Tohiea-24 août 2010-mousse spiridens

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Feuille du petit arbre envahissant Miconia calvescens (Melastomataceae) fortement attaqué par le champignon pathogène Colletotrichum gloeosporioides f. sp. miconiae, agent de lutte biologique introduit à Tahiti en 2000 et 2002, et ayant colonisé Moorea sans y avoir été introduit. L'efficacité de cet agent de lutte biologique, hautement spécifique du miconia, augmente avec une altitude croissante.

Moorea-Tohiea-14 septembre 2006-Miconia feuille attaquée C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Phaeoceros cf. laevis (identification par Brent MISHLER, UC Berkeley), une plante non-vasculaire appartenant aux Anthocerotophytes (auparavant classée parmi les Bryophytes ou mousses), appelée "horwort" : la partie plate est le gamétophyte et la partie fine et dressée le sporophyte.

 Moorea-Tohiea-24 août 2010-Hornwort 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Habitat (ici sur crête exposée et ventée) de Psychotria cf. mooreaensis (Rubiaceae), une espèce endémique de Moorea trouvée entre 400 et 1000 m, caractérisée par ses inflorescences à nombreuses petites fleurs blanches à calice campanulé (ou lobé) que l'on peut apercevoir sur les jeunes fruits verts.

Moorea-Tohiea-24 août 2010-psychotria cf. mooreeaensis hab

Moorea-Tohiea-24 août 2010-psychotria cf. mooreaensis

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Découverte en sous-bois humide et ombragé de forêt de nuages vers 800 m d'altitude (avec de rares Ascarina polystachya, Chloranthaceae, et Reynoldsia verrucosa, Araliaceae) d'une seconde population d'un Psychotria sp. nov. (Rubiaceae), espèce caractérisée par de grandes feuilles à nervures bien prononcées et des fleurs au calice tronqué. Cette espèce nouvelle pour la science avait été trouvée pour la première fois en 2009 dans un vallon sous le mont Mou'aputa vers 780 m, parfois en sympatrie avec la première espèce (ci-dessus).

Moorea-Tohiea-24 août 2010-Psychotria sp. nov. habitat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moorea-Tohiea-24 août 2010-Psychotria sp nov

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 août-02 septembre 2010 : Mission d'expertise North Queensland (Australie)

 

Mission dans la région du North Queensland en Australie afin d'évaluer un programme national d'éradication de plantes introduites potentiellement envahissantes ("National Four Tropical Weeds Eradication Program" www.weeds.gov.au/weeds/lists/eradication.html) en collaboration avec le Dr. Rachel McFAYDEN (consultante, Vice-présidente de la "Queensland Weed Society" www.wsq.org.au , anciennement Chief Executive Officer of the CRC for Australian Weed Management, Brisbane) et le Dr. Samantha SETTERFIELD (Associate Professor, Charles Darwin University).

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). L'équipe du "4TWEP" (six personnes) travaillant pour "Biosecurity Qeensland" (structure créée en 2007 pour coordonner la biosécurité dans la région www.southwestnrm.org.au/ihub/biosecurity-queensland) est basée dans les locaux du "Centre for Wet Tropics Agriculture" du "Department of Primary Industries & Fisheries" (Gouvernement régional du Queensland) située dans la petite localité de South Johnstone, à environ 10 km au sud-ouest de la ville d'Innisfail, en plein milieu de vastes champs de canne à sucre et de bananeraies, principales productions agricoles de la région du "North Queensland" (2 milliards AUSD par an pour l'exportation de sucre roux, 200 millions AUSD par an pour la banane).

Queensland-30 aout-2 sept 2010-sign office

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). De droite à gauche : Martin, Samantha SETTERFIELD, Lindie PASMA  (Biosecurity Queensland), le Dr. Helen MURPHY (CSIRO, Atherton), Travis SIDES (Far North Queensland Regional Organisation of Councils), Simon BROOKS  (Biosecurity Queensland), Rachel McFAYDEN, Keith SMITH (Biosecurity Queensland) & Mick JEFFERY (Biosecurity Queensland), le coordinateur du programme 4TWEP.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-team 

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Limno MiconiaPHOTO 3 (cliché : JYM). Les six espèces (appartenant à 4 genres) concernées par ce programme d'éradication initié en 2005 sont : la plante aquatique  Limnocharis flava (Limnocharitaceae), la liane grimpante Mikania micrantha (Asteraceae), les arbrisseaux Clidemia hirta et Miconia nervosa, l'arbuste Miconia racemosa et le petit arbre Miconia calvescens, (Melastomataceae).



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM).  Bassins d'eau douce du jardin botanique de Cairns ("Flecker Botanic Gardens & Centenary Lakes") où Limnocharis avait été introduite comme plante aquatique ornementale et où des plantules issues de la germination des graines sont encore observées et régulièrement éliminées par l'équipe du 4TWEP en collaboration avec le "Cairns City Council's Pest Management Unit" (www.cairns.qld.gov.au/content/naturalResources/pmu_pests.htm).

Queensland-30 aout-2 sept 2010-cairns botanical garden

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Limnocharis

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Nettoyage des chaussures après la visite d'un site infesté par Limnocharis (en haut) et du véhicule tout-terrain d'un site envahi par Miconia spp. (en bas). Ce protocole de biosécurité est utilisé par le 4WTEP dans tous les sites envahis par les 6 espèces-cible afin d'éviter une dissémination accidentelle dans des zones indemnes.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-cleaning boots

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Queensland-30 aout-2 sept 2010-cleaning car

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Pépinière privée abandonnée où Miconia calvescens et Clidemia hirta, parmi les plus envahissantes des Mélastomatacées, ont été introduites volontairement. Les changements successifs de propriétaires rendent difficile les tentatives de retracer les dates et les modes d'introduction, et donc d'évaluer les dynamiques d'invasion.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-green house 



PHOTO 7 (cliché : JYM). Plantule de Clidemia hirta (Melastomataceae) issue de la germination de graines dans le sol plusieurs années apès l'élimination des plants reproducteurs.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Clidemia

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Forêt secondaire en bordure de propriété privée où Clidemia s'est naturalisée, grâce à ses petits fruits charnus (baies) consommées et dispersées sur de longues distances par les oiseaux frugivores.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-forest



 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Equipe de lutte du 4TWEP et de celle chargée de l'éradication de Chromoleana odorata (Asteraceae) appelée "Siam weed".

Queensland-30 aout-2 sept 2010-crew & smoko



PHOTO 10 (cliché : JYM). Tina ALDERSON du Queensland park & Wildlife Service (QPWS) et Pete LOGAN, Pest Management Officer au Cairns Regional Council.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Peter

Queensland-30 aout-2 sept 2010-plant nursery Daintree natio

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Jardin privé à Whyanbeel en lisière du Parc National de Daintree, d'où les premiers Miconia calvescens et Miconia nervosa introduits comme plantes ornementales se sont "échappés" dans la forêt tropicale humide dense.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Tiges épineuses du palmier Calamus australis (Arecaceae) appelé localement  "Hairy Mary", l'une des 8 espèces du genre en Australie. Avec Calamus radicalis ("Vicious Hairy Mary") ces deux palmiers communs en sous-bois des forêts tropicales humides constituent un élement contraignant pour les prospections sur le terrain.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-spiny cane palm

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Les sangsues (Annelidae, Hirundinea, Gnathobdellida) ou "jawed leech" sont également communes et voraces, sans toutefois être vecteurs de maladies !

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Leech

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Mick et une plantule de Miconia racemosa (Melastomataceae). L'espèce présente une importante banque de graine dans le sol dont la longévité est encore inconnue. 

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Mick & Miconia

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Miconia nervosa seedlings

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). "Visitor Information Center" du village de Kuranda, site hautement touristique pour la visite des forêts tropicales du "Wet Tropics World Heritage Site", où l'on retrouve les dépliants d'information sur Miconia calvescens ("Have you seen miconia") réalisés par le programme 4TWEP.

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Information Center Kuranda

 

PHOTO 17 (cliché : JYM). Crâne de Crocodylus porosus appelé "salwater (ou estuarine) crocodile" exposé dans les bureaux du Queensland Park & Wildlife Service (QPWS), Department of Environment and Resource Management (www.derm.qld.gov.au/), à Mossman : ces crocodiles, pouvant atteindre 8 m de longueur, pullulent dans les rivières, embouchures et bords de mer de la région du North Queensland et du Northern Territory où l'on dénombre quelques attaques mortelles  !

Queensland-30 aout-2 sept 2010-Crocodile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 crocodile

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 18:55

 

10-12 mai 2010 : Conférence française pour la biodiversité, Chamonix (France)

 

Participation à la conférence française sur la biodiversité à Chamonix-Mont-Blanc (France) intitulée "Quelle gouvernance pour demain ?" (www.biodiversite2010.fr/Conference-francaise-pour-la,358.html). Organisée par le Ministère de l'Ecologie, l'Energie, le Développement Durable et de la Mer (MEEDDM www.developpement-durable.gouv.pf) dans le cadre de l'Année Internationale pour la Biodiversité. Elle a réunit pendant 3 jours plus de 325 participants (scientifiques, associations et ONG, entrepreneurs, agriculteurs, collectivités et élus), dont 35 en provenance de l'Outre-Mer français, afin d'émettre des propositions pour la nouvelle stratégie nationale sur la biodiversité... et pour défendre la biodiversité ultra-marine !

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue du glacier des Bossons depuis la ville de Chamonix-Mont-Blanc (région Rhône-Alpes, département de Haute-Savoie), une commune d'environ 10 000 habitants située vers 1030 m d'altitude dans le massif montagneux des Alpes. Le glacier qui descend du Mont-Blanc (culminant à 4810 m) est la cascade de glace la plus grande d'Europe.

France-Chamonix-9-12 mai 2010-glacier Blosson 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Discours d'ouverture de Chantal JOUANNO, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie (depuis janvier 2009) au centre des congrès "Le Majestic", un ancien palace construit dans les années 1900...

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Chantal Jouannot

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). L'un des conférenciers, le professeur Gilles BOEUF, nouveau président du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris (depuis février 2009), présentant les principales causes de l'érosion de la biodiversité ou "pressions" : déforestation, surexploitation des ressources, invasions biologiques et changement climatique. Notons l'utilisation du miconia (Miconia calvescens) à Tahiti comme exemple d'une plante envahissante majeure !

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Miconia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTOS 4, 5 et 6 (cliché : JYM). Atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes, animé par la société "Synapse" afin de susciter une plus grande réactivité et créativité des participants (sic !) : ci-dessous la table de travail animée par Audrey COREAU (ingénieur ENGREF, thèse de doctorat sur "les  futurs possibles en écologie des écosystèmes méditerranéens" au CEFE-CNRS de Montpellier en 2009) du bureau de la connaissance et de la stratégie nationale sur la biodiversité au MEEDDM ; et l'équipe très diversifiée (et très performante !) de la table de travail animée par JYM : debout de gauche à droite, Olivier GARGOMINY du MNHN de Paris, Nicolas POULET de l'ONEMA, François GARDE, secrétaire général du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Doris JOSEPH du Service environnement communal de Martinique, Pascal SLIWANSKl du Ministère des Afffaires étrangères, Hélène MENIGAUX du MEEDDM, Laurent LAPCHIN de l'INRA, Louis NATTER de l'Union Nationale des Industries de Carrières et Matérieux de construction, et assis, Franck URTIZBEREA de St-Pierre et Miquelon.

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Catherine

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Audrey 

 

France-Chamonix-9-12 mai 2010-team EEE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Sortie sur le terrain à l'Aiguille du Midi, accessible en téléphérique à partir de Chamonix en une vingtaine de minutes !

France-Chamonix-9-12 mai 2010-panneau aiguille du midi

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). L'aiguille abrite le plus haut centre d'émission hertzien de France (3842 m) dont la construction s'est étalée sur plus de 30 ans (de 1909 jusqu'en 1940).

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Aiguille du midi

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Chocard à bec jaune ou "Alpine chough" Pyrrhochorax graculus (Corvidés), un oiseau montagnard souvent confondu avec le choucas des plaines, caractérisé par son plumage noir et ses pattes rouges, et vue sur la chaîne montagneuse du Mont-Blanc.

France-Chamonix-9-12 mai 2010 Choucard

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Installations construites sur les falaises rocheuses vertigineuses et enneigées de l'Aiguille du Midi.

France-Chamonix-9-12 mai 2010-falaises enneigées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Une partie des ultra-marins en provenance des îles tropicales de Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Nouvelle-Calédonie...et peu habitués aux températures glaciales du sommet !

France-Chamonix-9-12 mai 2010-team Outre-Mer

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Petit train en gare de Montenvers, mis en service en 1909 et électrifié en 1953, permettant d'accéder en 20 minutes au pied de la Mer de Glace au moyen d'une crémaillère en guise de troisième rail.

France-Chamonix-9-12 mai 2010-train

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). La Mer des Glaces, plus grand glacier français mesurant 11,5 km de long et d'une surface de 35 km². Etudié depuis 1870 et depuis les années 1960 par le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (www-lgge.ujf-grenoble.fr), le glacier aurait perdu plus de 150 m d'épaisseur et 2,3 km de longueur.

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Mer de Glace

 

 PHOTO 14 (cliché : JYM). Vue sur le Grand Hôtel de Montenvers "au charme chaleureusement rustique" construit en 1880 et le plus haut de la vallée de Chamonix car perché à 1913 m d'altitude.

France-Chamonix-9-12 mai 2010-Montenvers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Le restaurant "de cuisine traditionnelle" La Calèche et sa galerie de têtes de grand gibier (cerf, chevreuil, chamois) témoignant d'une grande tradition de chasse dans la région...

France-Chamonix-9-12 mai 2010-La Calèche

 

17-18 mai 2010 : Séminaire " A l'Ecole de la Biodiversité", Pirae, Tahiti

 

Ce séminaire a été organisé dans la cadre d'une série de manifestations pour l'Année Internationale de la Biodiversité en Polynésie française par le Ministère de l'Education, l'Enseignement supérieur et la Recherche de Polynésie française (MEE), en collaboration avec la Direction de l'Enseignement primaire, la Direction de l'Enseignement secondaire et la Délégation à la Recherche, et avec le soutien du Haut-Commissariat de la République en Polynésie française. Il s'est déroulé sur deux journées à l'Ecole Normale Mixte de la Polynésie française (Pirae). Un total de 80 enseignants du premier et second degré, directeurs d'école et conseillers pédagogiques des 4 archipels et 24 animateurs scientifiques, experts, gestionnaires et personnes-ressource en Polynésie française ont travaillé ensemble dans 15 ateliers sur des thèmes couvrant les écosystèmes terrestres, marins et lagonaires, les espèces végétales et animales endémiques ou introduites (plantes cultivées, plantes envahissantes), la gestion des ressources et des milieux terrestres et marins, la conservation des espèces en voie de disparition. ou la lutte contre les espèces introduites envahissantes.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Couverture du "Kit du séminariste" contenant notamment la liste des organismes de recherche, des associations de protection de l'environnement et des personnes-ressources en Polynésie française et les principaux sites Internet des différentes organisations et initiatives sur la biodiversité en France métropolitaine et dans le monde (PNUE, MAB, CBD, Ramsar, CITES, CI, WWF, UICN, MEEDDM, FRB, MNHN, INRA, CNRS...).

affiche biodiversité 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM).  Discours d'ouverture et présentation des objectifs du séminaire par Manihi BECQUET, conseillère technique au MEE et organisatrice de l'évènement, en présence des conseillers du Ministère de la Santé et l'Ecologie, de la Déléguée à la Recherche, de la Directrice de cabinet du MEE et du représentant du Haut-Commissaire.

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-1

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). L'ensemble des discours et conférences plénières a été filmé et sera gravé sur un DVD pour les participants, et toutes les présentations orales "power-point" des conférenciers et animateurs seront mises en ligne sur le site Internet pédagogique "Itereva" (www.itereva.pf).

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Conférences plénières sur les thèmes de l'origine et le maintien de la biodiversité, l'érosion et les menaces et la gestion et la conservation de la biodiversité, co-animées par Thierry LISON DE LOMA (CRIOBE-EPHE-CNRS) pour les écosystèmes marins et par JYM (Délégation à la Recherche) pour le volet terrestre.

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-2

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Cécile GASPAR et Vie JOURDAN de l''association "Te Mana O Te Moana" (www.temanaotemoana.org) et leur (très lourde !) malle pédagogique sur les tortues marines contenant de nombreux jeux éducatifs.

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-7

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Enseignants du premier et second degré en atelier de travail co-animé par un expert et un pédagogue afin de mettre au point des outils pédagogiques pour leurs futurs élèves.

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-11

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Le généticien et malacologue Trevor COOTE (consultant privé membre du "Partula Species Global Management Programme" de la "Bristol Conservation and Science Foundation") animant un atelier sur les escargots terrestres afin d'illustrer à la fois les phénomènes de spéciation et radiation évolutive et d'extinction d'espèces suite à l'introduction d'un prédateur.

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 mai 2010-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Arsène STEIN et Christophe MISSELIS du Service de la Pêche pour un atelier sur la reconnaissance des poissons des récifs et de la mer, et sur la pêche lagonaire et hauturière.

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-12

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). L'un des nombreux posters ayant servi de support pédagogique aux ateliers ("La Vie du Corail" réalisé par le bureau d'étude PROGEM avec le soutien financier d'IFRECOR).

PROGEM-610x410

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Discours de clôture par le président de la Polynésie française, Gaston TONG SANG.

(www.tahitipresse.pf/wp-content/uploads/2010/05/180510-Discours-PR-Ecole-de-la-biodiversité.pdf)

Tahiti-Séminaire Biodiversité & Education-17-18 -copie-9

 

24-27 mai 2010 : Meeting Technical Advisory Group CEPF Polynesia-Micronesia, Apia (SAMOA) & Field-trip Nu'utele islands

 

Réunion au siège du Programme Régional Océanien pour l'Environnement (PROE/SPREP,www.sprep.org) à Apia (îles Samoa) du groupe technique d'évaluation ("Technical Advisory Group") des projets de conservation soumis par des ONG locales et régionales des îles de Polynésie et Micronésie pour une demande de financement au "Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF, www.cepf.netPolynesia-Micronesia Hotspot", géré par le Programme des Iles du Pacifique de l'ONG "Conservation International" (www.conservation.org).

 

PHOTO 1 (cliché : Nanette WOONTON, SPREP). Les membres du TAG, de gauche à droite : Leilani DUFFY (CI, Apia), Marika TUIWAWA (Institute of Applied Sciences, University of the South Pacific, Fidji), Greg SHERLEY (UNEP, Apia & chairman du TAG), James ATHERTON (CI, Apia), Siniva TUUAU-ENOSA (CI, Apia), Souad BOUDJELAS (Pacific Invasive Initiative, Auckland), Mark O'BRIEN (Birdlife Pacific Partnership, Fidji), Douglas KUSTO (Micronesia Conservation Trust, Pohnpei), Easter GALUVAO (SPREP, Apia) & JYM.

Samoa-24-27 mai 2010-team TAG

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Greg, James et Leilani en visio-conférence (entre deux coupures de courant !) avec John WATKIN et Laura JOHNSTON du siège de CI à Washington DC, USA.

Samoa-24-27 mai 2010-Greg Leilani & James

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Petite sortie dans le jardin botanique Vailima situé près du SPREP et panneau de signalisation indiquant le sentier menant à la tombe du célèbre écrivain Robert Louis STEVENSON et la réserve naturelle du Mont Vaea. Le jardin botanique, la réserve du Mont Vaea et le "Stevenson Memorial Reserve" ont été regroupé en 1978 pur former la "Tusitala Historic and Nature Reserve" gérée par le  "National Parks & Reserve Section" du "Ministry of Natural Resources and Environment" (www.mnre.gov.ws/biodiversity/).

Samoa-24-27 mai 2010-Vailima Botanical Garden

Samoa-24-27 mai 2010-sign Mont vaea

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Panneau d'information illustrant notamment la richesse en oiseaux indigènes et endémiques du site, comme le carpophage du Pacifique "Pacific pigeon" (Ducula pacifica) et le ptilope "Crimson-crowned fruit-dove" (Ptilinopus porphyraceus), mais on l'on peut également facilement observer le "Samoan fantail" endémique de Samoa (Riphidura nebulosa), le râle à bande "Banded rail" (Gallirallus philippensis) ou la poule sultane "Purple swamphen" (Porphyrio porphyrio). Un projet de restauration y est mené par le botaniste Taile FOLIGA du "National Parks & Reserve Section" avec l'élimination des deux arbres introduits envahissantsFuntunia elastica ("African Rubber tree", Apocynaceae) et Castilloa elastica ("Mexican rubber tree", Moraceae).Samoa-24-27 mai 2010-panneau Mont Vaea Scenic Reserve

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Intsia bijuga (Fabaceae), un grand arbre indigène commun dans les forêts littorales, de mangrove et humides de basse altitude aux îles Samoa dont le bois est utilisé pour la fabrication des bols traditionnels de kava (Piper methysticum (Piperaceae).

Samoa-24-27 mai 2010-Intsia jijuga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Inflorescence de l'arbre Barringtonia samoensis (Lecythidaceae) endémique des îles Samoa.

Samoa-24-27 mai 2010-Syzygium flowers

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Vue de l'îlot inhabité de Nu'utele ("le grand village") situé à la pointe sud-est de l'île d''Upolu (Samoa) et faisant partie des 4 îles Aleipata, vestiges de cônes volcaniques extrêmement érodés  totalisant 1,7 km² de surface.

Samoa-24-27 mai 2010-view nu'utele & lighthouse

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Pulea et Nuutele, membres du comité local de gestion de la  "Aleipata Marine Protected Area" mise en place en janvier 2000 par le gouvernement de Samoa (Ministry of Natural Resources and Environment, MNRE www.mnre.gov.ws/biodiversity/) en collaboration avec les deux districts de Safata (9 villages) et Alaipata (11 villages) et le financement initial du "Global Environment Fund" puis du CEPF.Samoa-24-27 mai 2010-boat drivers

 

Samoa-24-27 mai 2010-biosecurityPHOTO 9 (cliché : JYM). Mesures de biosécurité avec l'inspection des sacs, chaussures et autres matériels par les membres du comité de gestion de la MPA avant d'embarquer.

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Souad et Mark débarquant sur l'île après franchissement parfois risqué en cas de forte houle d'une passe étroite.

Samoa-24-27 mai 2010-Souad & boat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Forêt littorale avec les grands arbres indigènes Calophyllum inophyllum (Clusiaceae),Erythrina variegata (Fabaceae), Ficus scabra (Moraceae), Hernandia nymphaeifolia(Hernandiaceae), Neisosperma oppositifolia (Apocynaceae), Pisonia grandis (Nyctaginaceae), Terminalia catappa(Combretaceae).

Samoa-24-27 mai 2010-coastal forest

Samoa-24-27 mai 2010-Dysoxylum forest 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Sous-bois de forêt humide dominée par les arbres Dysoxylum  spp. (Meliaceae) etDiospyros spp. (Ebenaceae), avec les arbustes Psychotria insularum (Rubiaceae), Polyscias samoensis(Araliaceae) et la fougère Asplenium nidus (Aspleniaceae). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). James et Marika posant avec le panneau d'information de la MPA dans une zone anciennement habitée et cultivée (cocoteraie notamment).

Samoa-24-27 mai 2010-James & Marika Warning sign

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Moeumu UILI du "Department of Environment and Conservation" du MNRE inspectant l'un  des pièges à rat mis en place pour vérifier le succès de l'opération de dératisation financé par le CEPF pour la sauvegarde de la Gallicolombe "Friendly ground-dove" (Gallicolumba stairii). Nu'utele est également l'un des rares sites où survit le pigeon endémique de Samoa  "Tooth-billed pigeon" (Didunculus strigirostris) menacé de disparition.

Samoa-24-27 mai 2010-Moe & rat trap

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samoa-24-27 mai 2010-bait station

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM). Syzygium clusiifolium (Myrtaceae) en boutons floraux et fleurs, un arbre endémique de Polynésie occidentale formant des forêts denses au sous-bois sombre.Samoa-24-27 mai 2010-Syzigium clusiifolium  

PHOTO 16 (cliché : JYM). Vue sur l'îlot Nu'ulua à partir de la crête sommitale de Nu'utele vers 200 m d'altitude en forêt basse de bordure de falaise maritime dominée par l'arbre Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) avec les arbustes Alyxia stellata (Apocynaceae), Randia cochinchinensis (Rubiaceae) et la liane Hoya australis(Apocynaceae).

Samoa-24-27 mai 2010-view Nu'ulua

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 juin 2010 : Sortie terrain vallons de Temae, Mo'orea (Société)

 

Prospection de vallons situés au dessus de l'aéroport et du lac de Temae, au nord-est de l'île de Mo'orea, dans la cadre du programme de recherche "Moorea Biocode Project", avec Ravahere TAPUTUARAI, consultant privé en charge de l'échantillonnage des plantes à fleurs indigènes et endémiques de l'île, et Robin POUTEAU, doctorant à l'Université de Polynésie française réalisant une cartographie de la végétation de Moorea à partir d'images satellites.

 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue de l'extrémité Est de la piste d'aviation et de la zone humide de Temae, et au loin l'île de Tahiti. L'antenne de l'Office des Postes et Télécommunication près de la route principale est également visible.

Moorea-Temae-25 juin 2010-vue aéroport & Tahiti

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Vue du lac de Temae et du golf récemment construit (entre 2005 et 2006) après remblaiement d'une partie de la zone humide, un marécage dominé par la massette introduite Typha domingensis (Typhaceae) et avec la grande fougère aquatique Acrostichum aureum (Pteridaceae). 

Moorea-Temae-25 juin 2010-vue lac et golf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). L'arbuste endémique de Polynésie française Wikstroemia coriacea (Thymelaeaceae) est l'une des rares espèces ligneuses autochtones avec Colubrina asiatica (Rhamnaceae) ayant réussi à coloniser la savane à graminée Rhynchelytrum repens, un "faciès de dégradation" de la forêt naturelle supralittorale, vraisemblablement après incendie.

Moorea-Temae-juin 2010-Wickstroemia lande à Rhynchelytrum

Moorea-Temae-25 juin 2010-Wikstroemia 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Chalcolepidius silbermanni (Coléoptères Elateridae, identification par Julie GRANDGIRARD, SDR) sur inflorescence de Crotalaria pallida (Fabaceae), une herbacée introduite naturalisée dans les milieux dégradés en zone ouverte. Ce "taupin" originaire d'Amérique aurait été introduit  aux Marquises à partir de 1975 et à Tahiti depuis 1980 (PAULIAN 1998).

Moorea-Temae-25 juin 2010-Staphylin

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). L'arbre Tabebuia heterophylla  (Bignoniaceae), originaire des Antilles, planté en bordure de route à Moorea et Tahiti comme plante ornementale en raison de ses fleurs roses, est abondamment naturalisé sur le site. Connu pour envahir les pâturages abandonnés et les forêts secondaires à Puerto Rico, et y former des couverts monospécifiques, il est devenu envahissant dans les zones sèches à l'île Maurice et et aux îles Hawaii où il a été introduit. Le botaniste américain F. R. FOSBERG cite, dans ses carnets de terrain du 11 juillet 1981  ("Temae, on steep slopes in Post Office Grounds"), une Bignonicaeae  "probably planted".

Moorea-Temae-25 juin 2010-Tabebuia arbre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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(parti le 21 décembre 2014)...

Tahiti-Orofero-1998-Sanford-JYM-Salducci (JCT)

Opération de dératisation pour la sauvegarde du Monarque de Tahiti Pomarea nigra, vallée Orofero, Paea, 1998

(cliché : J.-C. THIBAULT)

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