27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 15:51

27-31 mai 2012 : Sortie terrain Parc de la Rivière Bleue & visites GOPS, Province Sud (Nouvelle-Calédonie)

Sortie dans le Parc Provincial de la Rivière Bleue avec Julie GOXE, responsable de la "Cellule de veille sur les espèces envahissantes en Nouvelle-Calédonie" et coordinatrice du "Groupe Espèces Envahissantes" de cette collectivité française d'Outre-mer. Créé en 1980 et situé à environ 60 km au nord de Nouméa, cet espace naturel protégé s'étend sur 22 000 hectares (incluant la réserve naturelle de la Haute Yaté)  entre 160 m et 1200 m d'altitude et comprend trois grands bassins versants (Rivière bleue, Rivière blanche et Rivière du mois de mai) (http://www.province-sud.nc/environnement/parcs-et-reserves-naturels/terrestres/parc-de-la-riviere-bleue).

PHOTO 1 (cliché : JYM). Entrée du parc avec un panneau d'information rappelant le programme provincial de conservation du Cagou (Rhynochetos jubatus), oiseau endémique et emblèmatique de la Nouvelle-Calédonie, dont la population atteint près de 700 individus dans le parc.

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-panneau cagou

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Sous-bois de forêt dense sempervirente humide de basse et moyenne altitude sur le "sentier du Houp Géant" aménagé au sud du Marais de la Rivière blanche. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-sous-bois

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Fougères arborescentes Cyathea cf. intermedia (Cyatheaceae), espèce "cicatrisante" dans les trouées forestières. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-Cyathea canopée

PHOTO 4 (cliché : JYM). Araucaria sp. (Gymnospermes, Araucariaceae) poussant en épiphyte dans un "Grand houp" (Montrouziera cauliflora, Clusiaceae ou Guttiferae), une "véritable excentricité de la nature où deux arbres majestueux pluri-centenaires sont étroitement imbriqués" selon la brochure du Parc.  

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-araucaria sur houparauca

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Kaori de montagne ou Kaori nain Agathis ovata (Araucariaceae), arbre endémique du Grand Sud, reconnaissable à sa cime tabulaire, uniquement trouvé sur substrat ultramafique.Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-agathis 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Fruits de Myrtopsis macrocarpa (Rutaceae, identification par Vanessa HEQUET, IRD Nouméa), arbuste endémique commun des "maquis miniers" sur sols ultramafiques, dont les feuilles et tiges sont connues pour renfermer des alcaloïdes, coumarines et terpènes. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-fruits

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Fruit pédonculé de Alyxia cf. baillonii (Apocynaceae), arbuste lianescent endémique du Grand Sud, souvent trouvé en lisière de forêt humide.

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-Alyxia fruits 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Drynaria rigidula (Polypodiaceae), fougère épiphyte indigène (également présente en Australie et en Malaisie) dont les frondes stériles à la base des frondes fertiles sont plus petites, de couleur brune et persistantes, formant une sorte de panier servant à accumuler des débris organiques fournissant des nutriments à la plante, d'où son nom anglo-saxon de "basket fern".

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-fougère

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Base (appelée parfois "coeur") et frondes de la grande fougère terrestre Ptisana attenuata (syn. Marattia attenuata, Marattiaceae).

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-marattia

 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Infrutescence verte d'un Freycinetia sp. (Pandanaceae) endémique trouvé en sous-bois ombragé. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-freycinetia

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Gardenia aubryi (Rubiaceae), arbuste endémique du Grand Sud, appelé localement "plante chewing-gum" en raison de la cire jaune translucide qui protège le bourgeon terminal et que l'on peut mâcher comme du chewing-gum. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-Psychotria chewing gum

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Ducula goliath (Columbidae) appelé localement "notou", pigeon géant endémique de Nouvelle-Calédonie (Grande Terre et île des Pins) trouvé exclusivement en forêt dense humide. Ce pigeon arboricole et frugivore encore relativement commun (entre 1500 et 7000 individus dans le Parc en fonction des saisons) est menacé par la dégradation de son habitat forestier... et par la chasse toujours autorisée (les week-ends du mois d'avril) !Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-notou Ducula goliath 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM). Microeca flavirostris (Petroicidae, identification par Jean-Claude THIBAULT, MNHN Paris), appelé localement "Miro à ventre citron", petit passereau endémique de la Grande Terre et l'île des Pins, commun dans le parc.

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-Pachycephala  

 

 

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Panneau de la Maison du Parc rappelant l'interdiction d'amener les chiens, chats et autres animaux domestiques qui sont des prédateurs redoutables d'oiseaux comme le Cagou.

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-cagous & chien

PHOTO 15 (cliché : JYM). Crotte de cochon sauvage (?), autre mammifère prédateur d'oiseaux et cause de perturbations du sous-bois forestier.  

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-crotte chat ou cochon

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : JYM). Forêt noyée lors de la construction du barrage hydroélectrique de Yaté en 1958. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-forêt noyée

PHOTO 17 (cliché : JYM). Visite, avec les membres du comité scientifique du GOPS (Grand Observatoire de l'environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud)  de la station de recherche agronomique de l'Institut Agronomique Calédonien (IAC, http://www.iac.nc/) située à Pocquereux et de sa collection d'agrumes dont la majorité des variétés proviennent de la station INRA de Corse, indemnes de tout pathogènes et virus.

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-agrumes

 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM). Christian MILLE, entomologiste de l'IAC, présentant une partie de la collection d'insectes introduits "ravageurs des cultures" et d'insectes endémiques de Nouvelle-Calédonie. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-collection insectes 

 

   

PHOTO 19 (cliché : JYM). Multiplication d'Oxanthera neocaledonica (Rutaceae), un arbuste endémique des forêts sèches et des maquis miniers aux feuilles hétérophylles (longues et fines dans les stades de jeunesse), dans les pépinières de l'IAC. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-propagation

 

 

 

PHOTO 20 (cliché : JYM). Visite des bassins d'expérimentation et d'élevage de crevettes (Litopenaeus stylirostrisoriginaire d'Amérique centrale) à la station de Saint-Vincent du centre IFREMER de Nouvelle-Calédonie (http://wwz.ifremer.fr/ncal), la première ferme de crevetticulture depuis 1973.

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-crevette

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 21 (cliché : JYM). Visite du "Laboratoire Insulaire du Vivant et de l'Environnement (LIVE, http://live.univ-nc.nc/)" de l'Université de la Nouvelle-Calédonie, avec multiplication in vitro de certaines plantes endémiques d'intérêt. 

Nouvelle-Calédonie-27-31 mai 2012-Nabila  

8 juin 2012 : Sortie terrain mont Atara, Tahiti Iti (Société)

Prospection sur le plateau d'altitude situé entre 900 et 1000 m d'altitude sous le mont Atara (1197 m), l'un des plus hauts sommets de la presqu'île de Tahiti Iti, avec les mycologues et lichenologues Maria CULLEN (Department of Life Sciences, University of Limerick, Ireland) et Howard FOX (The National Herbarium, Dublin, Ireland,http://www.botanicgardens.ie/herb/herb.htm) menant un inventaire des lichens des îles de la Société depuis 2008, et avec le botaniste Ravahere TAPUTUARAI (association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Tau a Hiti Noa Tu"). 

PHOTO 1 (cliché : JYM). Vue de Tahiti Nui (volcan âgé d'environ 1 MA), de l'isthme et du plateau de Taravao sur la presqu'île de Tahiti Iti (âgée entre 400 000 et 700 000 ans) à partir du haut-plateau situé sous le mont Atara, vers 900 m d'altitude. Cette différence d'âge pourrait expliquer la variation observée dans la répartition et l'endémisme des communautés végétales et animales entre les deux volcans. 

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-vue isthme

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM). Canopée semi-ouverte de la forêt ombrophile d'altitude ("forêt de nuages") du plateau, avec de grands arbres indigènes et endémiques (entre 8-12 m) Metrosideros collina var. collina (Myrtaceae),Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae), Macaranga taitensis (Euphorbiaceae) et en sous-canopée (entre 4-6 m) Ascarina polystachya (Chloranthaceae), Astronidium sp. (Melastomataceae), Crossostylis biflora(Rhizophoraceae), Ilex anomala (Aquifoliaceae), Myrsine sp. (Myrsinaceae), Streblus anthropophagorum (Moraceae), et plus rarement Reynoldsia verrucosa (Araliaceae), Melicope lucida et M. bracteata (Rutaceae), et avec la liane ligneuse grimpante Freycinetia sp. (Pandanaceae) commune.

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-canopée 

 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM). Fruits mûrs et graines de Melicope bracteata (Rutaceae), arbre endémique des archipels de la Société (Tahiti), Australes (Raivavae) et Cook (Rarotonga) présentant des affinités phylogénétiques avec des taxons d'Australie, à la différence de M. lucida (syn. M. auriculata) et de M. tahitensis, plus proches des taxons marquisiens et hawaiiens. 

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-Melicope bracteata fruit & gr 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM). Fleur de Bulbophyllum tahitense (Orchidaceae), petite orchidée épiphyte endémique des îles de la Société, aux fleurs à forme et à couleur extrêmement variable (une nouvelle sous-espèce butaudianuma même été récemment décrite par la botaniste-orchidophile polonaise H. Magonska en 2012).Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-Bulbophylum tahitense 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM). Fleur de Sclerotheca oreades (Campanulaceae, Lobelioidae), arbuste endémique de Tahiti devenu extrêmement rare suite à l'invasion des forêts humides par le miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae) introduit dans l'île en 1937 (Meyer & Florence 1996), mais avec un recrutement en plantules récemment observé en sous-bois vraisemblablement lié à la défoliation partielle du miconia suite à l'introduction du champignon pathogène Colletotrichum gloeosporioides f. sp. miconiae introduit à Tahiti en 2000 comme agent de lutte biologique (Meyer & Fourdrigniez 2011).

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-Sclerotheca

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Plantules de Metrosideros collina var. collina (Myrtaceae) et Weinmannia parviflora var. parviflora (Cunoniaceae), deux arbres dominants des forêts de nuages, sur stipe de fougère arborescente Cyathea affinis (Cyatheaceae) qui constitue un micro-site favorable à la régénération d'espèces ligneuses.

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-régénération 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). La petite fougère épiphyte indigène Hymenophyllum pallidum (syn. Trichomanes pallidum, Hymenophyllaceae, "filmy ferns") aux frondes pendantes et d'un vert glauque, est caractéristique des habitats ombragés ("station sciaphile") dans les forêts ombrophiles.

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-Trichomanes pallidum

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM). Mousse fertile (Bryophyte) formant de véritables manchons autour des troncs et branches des espèces ligneuses de la strate arbustive (< 3-6 m) de cette forêt, appelée parfois "mossy forest". 

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-mousses 

 

 

 

 

PHOTO 9 (cliché : JYM). Maria CULLEN observant à la loupe les structures reproductives sexuées ("apothécies" souvent en forme de disque et "périthèces" en forme de poche fermée, enfoncée ou non dans le thalle) produits par le champignon "mycobionte" (qui peut-être soit un ascomycète soit un basidiomycète), caractères-clef pour l'identification des différentes espèces de lichens ("ascolichens" ou "basidiolichens"). 

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-Maria 

PHOTO 10 (cliché : JYM). Lichens à thalles "foliacés" (en forme de feuille) Pseudocyphellaria sp. et Parmotremasp. poussant en mélange sur l'écorce (lichens "corticoles") des branches de l'arbre indigène Streblus anthropophagorum (Moraceae).

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-lichen 4

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM). Apothécies en forme de cupules de Physma byrsinum, une espèce de lichen foliacé trouvée dans toutes les îles du Pacifique. 

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-lichen 5

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM). Thalle de couleur verte de Sticta sp. donnée par l'algue ou la cyanobactérie symbiotique chlorophylienne (appelée "photobionte"). La plupart des lichens sont donc photophiles et recherchent des micro-habitats relativement éclairés comme les lisières de forêts, bordures de rivières, clairières et chablis et parties bien éclairées du tronc et des houppiers.

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-lichen 3    

PHOTO 13 (cliché : JYM). Lichen à thalle "crustacé" (croûte adhérente au substrat), dit également lichen encroûtant, Coccocarpia sp. se développant sur la fronde de la grande fougère indigène terrestre Asplenium australasicum (Aspleniaceae). La flore lichénique "foliicole" se développant sur les feuilles plus ou moins persistentes est très abondante et diversifiée dans les forêts tropicales. Ces lichens montrent des capacités de dissémination considérables associées à une dynamique très rapide et des cycles de développement d'une durée de 2 à 4 ans seulement ce qui leur permet de coloniser les feuilles des arbres, lianes, frondes de fougères.

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-lichen 2 

PHOTO 14 (cliché : JYM). Howard FOX et deux échantillons de lichens collectés sur les branches à l'aide d'un simple canif. Les spécimens conservés dans des enveloppes en papier seront identifiés, étiquettés et déposés à l'herbier de Dublin (avec un duplicata envoyé pour l'herbier de Polynésie française hébergé au Musée de Tahiti et des Iles) et serviront à la rédaction d'un guide recensant et illustrant les lichens de la Société dont 213 taxons appartenant à 68 genres ont déjà été répertoriés à ce jour (Elix, J.A. & McCarthy, P.M. 1998. Catalogue of the Lichens of the Smaller Pacific Islands. J. Cramer, Berlin), auquel il faut ajouter un genre nouveau :Bunodophoron (connu des îles Salomon, Hawaii, Nlle-Calédonie et Juan Fernandez) découvert par JYM sur le mont Aorai en 2004 et retrouvé au mont Pito Hiti en 2012.

Tahiti-8 juin 2012-mont Atara-Howard  

18-19 juin 2012 : Mission monts Pito Hiti & Orohena, Tahiti Nui (Société)

Mission héliportée sur les monts Pito Hiti (2110 m) et Orohena (2250 m), les deux plus hauts sommets de l'île de Tahiti et de Polynésie française, avec la botaniste et généticienne Vicki FUNK du Smithsonian Institution à Washington (USA) menant une étude phylogénétique sur lesBidens (Compositae) des îles du Pacifique, Henri JAY, Teiva MAIRAU et Ravahere TAPUTUARAI de l'Association de protection de la nature "Te Rau 'Ati 'Ati a Taua a Hiti Noa Tu" et Laïla AGORRAM, reporter-cameraman réalisant un reportage télévisé pour l'émission "Thalassa".

PHOTO 1 (cliché : Vicki FUNK) : mont Orohena (ou Orofena) vu du sommet de Pito Hiti (ou Pito Iti), site de campement et "Drop Zone", avec en contrebas (à droite sur la photo) le plateau de Tamanu et l'embouchure de la vallée de la Punaruu. Tahiti Pito Hiti 18 juin 2012 JYM Teva & Laila filmant Oroh 

PHOTO 2 (cliché : JYM) : Bidens orofenensis (Compositae ou Asteraceae), herbacée à base ligneuse pouvant atteindre 2 m de hauteur sur les versants très escarpés de Pito Hiti. Cette espèce endémique de haute altitude (trouvée à Tahiti uniquement au dessus de 2000 m), caractérisée par de grands capitules jaune d'or et aux boutons de couleur mauve (une possible adaptation aux UV ?), est protégée par la règlementation en Polynésie française.

Tahiti-Pito Hiti-18 juin 2012-Bidens orofenensis fleur (JYM

 

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Plantule de Bidens orohenensis sur une crête dénudée, indiquant le caractère pionnier et héliophile de cette espèce.

Tahiti-Pito Hiti-18 juin 2012-Bidens orohenensis plantule 

 

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM) : Capsules (fruits secs indéhiscents) pendantes de Sclerotheca cf. magdalenae(Campanulaceae), un arbuste endémique très rare (espèce légalement protégée), uniquement connu des versants boisés de Pito Hiti au dessus de 1900 m. Les graines millimétriques contenues dans les capsules sont vraisemblablement disséminées par gravité et le vent.Tahiti-Pito Hiti-18 juin 2012-Sclerotheca sp. capsules

PHOTO 5 (cliché : JYM) : Infrutescence (fruits verts) de Meryta salicifolia (Araliaceae), petit arbre trouvé en sous-bois ombragé de forêt orophile.

Tahiti-Pito Hiti-18 juin 2012-Melicope salicifolia infrut

 

PHOTO 6 (cliché : JYM) : Lycopodium cf. venustulum (Lycopodiaceae), petite fougère indigène rampante sur crête rocheuse colonisée par le lichen Stereocaulon sp. (Stereocaulaceae).

Tahiti-Pito Hiti-18 juin 2012-Lycopodium venustulum

 

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM) : Sous-bois de forêt ombrophile vers 2000 m d'altitude avec de grands Metrosideros collina (Myrtaceae) recouverts de manchons de mousses et lichens, et un sous-bois dominé par les grandes herbacées endémique Astelia nadeaudii (Liliaceae) et Machaerina bidwillii (Cyperaceae) et les fougères indigènes Elaphoglossum spp. (Lomariopsidaceae) et Blechnum spp. (Blechnaceae).

Tahiti-Pito Hiti-18 juin 2012-forêt moussue  

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Vue du pic nord de l'Orohena, de Pito Hiti et de la crête entre les deux sommets séparant les grandes vallées de la Tuauru (à gauche) et la Papenoo (à droite) à partir du pic sud de l'Orohena culminant à 2250 m.Tahiti-Orohena-19 juin 2012-view helico on summit (JYM) 

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Rejets d'un tronc de l'arbre indigène Metrosideros collina (Myrtaceae), complètement brûlé lors de l'incendie d'août 1993. D'autres espèces ligneuses endémiques comme Weinmannia parviflora (Cunoniaceae), Santalum insulare var. alticola (Santalaceae), Coprosma orohenensis (Rubiaceae) ouMelicope lucida (Rutaceae) se sont régénérés à partir de souches, témoignant d'une certaine résilience de ce type de végétation orophile face aux perturbations naturelles ou anthropiques.

Tahiti-Orohena-19 juin 2012-Metrosideros rejets

PHOTO 10 (cliché : JYM) : Touffes denses de la grande herbacée indigène Gahnia schoenoides (Cyperaceae) ayant recolonisée le sommet accidentellement incendié en 1993. La petite herbacée indigène Dianella intermedia(Hemerocallidaceae) est également très commune alors que la ronce introduite Rubus rosifolius (Rosaceae), abondante en 1994 et 1996, et les herbacées adventices Solanum americanum (Solanaceae), Conyza bonariensis(Compositae) et Melinis minutiflora (Poaceae) ont quasiment disparu du site en 2007.Tahiti-Orohena-19 juin 2012-Gahnia

 

 

 

 

PHOTO 11 & 12 (cliché : JYM) : Etat actuel de la végétation du sommet sud de l'Orohena (à gauche) et comparaison avec celui d'octobre 1994 (à droite), un an après l'incendie qui a détruit entre 75 et 80% du site.

Tahiti-Orohena-19 juin 2012-vue pic sudorohena 1994 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 13 (cliché : JYM) : Coprosma orohenensis (Rubiaceae) en fruits verts, petit arbre endémique de Tahiti, restreint aux altitudes supérieures à 1990 m, dont les petites drupes de couleur rouge-orange à mâturité sont probablement consommés et disséminés par le petit passereau introduit Zosterops lateralis ("Silvereye" ou "vini à lunette"), seul oiseau frugivore actuellement observé au sommet de l'Orohena.

Tahiti-Orohena-19 juin 2012-Coprosma orohenensis fruits ver

 

PHOTO 14 (cliché : JYM) : Fleurs de Pittosporum orohenense (Pittosporaceae), arbre endémique de Tahiti trouvé entre 1500 et 2200 m d'altitude dans les vallons humides et pentes sous-crêtales.

Tahiti-Orohena-19 juin 2012-Pittosporum ororhenense fleurs

 

PHOTO 15 (cliché : JYM) : Oreobolus furcatus (Cyperaceae), petite cypéracée indigène (et espèce légalement protégée en Polynésie française) formant des coussinets, communément trouvée dans les marécages d'altitude aux îles Hawaii ("alpine bogs"), mais dont la seule population de Tahiti est située sur la crête sommitale de l'Orohena entre les deux pics.

Tahiti-Orohena-19 juin 2012-Oreobolus furcatus 

 

 

 

PHOTO 16 (cliché : Landry PEU) : Michel DE RENEVILLE, pilote pour la société "Tahiti Helicopters" (http://www.tahiti-helicopters.com/tahiti-helicopters-fleet-2-english.html), posant avec JYM, Laïla et Vicki devant l'Ecureuil AS350, un hélicoptère mono-turbine pouvant transporter jusqu'à 5 passagers avec une charge de 300 kg en soute.Tahiti-Orohena-19 juin 2012-team helico & JYM 1 

19 juin 2012 : sortie terrain mont Rotui, Mo'orea (Société)

Mission héliportée sur le mont Rotui (île de Mo'orea, archipel de la Société) avec la botaniste et généticienne Vicki FUNK du Departement of Botany du Smithsonian Institution à Washington (USA, www.botany.edu.si) menant une étude phylogénétique sur les Bidens (Compositae) des îles du Pacifique et Ravahere TAPUTUARAI, botaniste et phyto-écologue de l'Association de protection de la nature "Te Rau Ati Ati a Taua a Hiti Noa Tu".

PHOTO 1 (cliché : JYM) : Vue d'hélicoptère du mont Rotui (899 m), situé entre les deux baies de Cook (avec le village de Pao Pao au premier plan) et d'Opunohu, et dominant le grand amphithéatre d'Opunohu (plus de 1500 ha) avec ses champs d'ananas et ses plantations forestières.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-view mont Rotui (JYM)

 

 

PHOTO 2 (cliché : JYM) : Crête sommitale et vallons "suspendus" humides et ombragés, totalement envahis par le petit arbre introduit Miconia calvescens (Melastomataceae), avec le mont Mou'aputa (884 m) au second plan.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-sommet 

 

 

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Infrutescence (fruits verts) de Psychotria cf. franchetiana (Rubiaceae), une espèce endémique de Tahiti et de Mo'orea, île où elle est extrêmement rare (seulement deux populations découvertes avec Ravahere TAPUTUARAI en sous-bois de forêt de transition méso-hygrophile).Moorea-Rotui-19 juin 2012-Psychotria cf. franchetiana fruit

PHOTO 4 (cliché : JYM) : Leptecophylla (syn. Stypheliatameiameiae (Ericaceae), arbrisseau indigène commun sur la crête sommitale du mont Rotui entre 750 et 890 m d'altitude mais absent du mont Mouaputa voisin. La seconde population connue sur la crête menant au mont Fairurani (751 m) a été extirpée lors d'un incendie en 2008.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-Styphelia

PHOTO 5 (cliché : JYM) : Forme aux feuilles rougeâtre de Macaranga attenuata (Euphorbiaceae), petit arbre endémique de la Société, uniquement trouvée à Mo'orea. Moorea-Rotui-19 juin 2012-Macaranga attenuata feuille mauve 

 

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM) : Vicki et habitat de la petite herbacée Bidens lantanoides (Compositae ou Asteraceae) en formation arbustive sous-crêtale entre 550 et 850 m d'altitude dominé par les arbustes indigènes rabougrisMetrosideros collina (Myrtaceae), Alstonia costata (Apocynaceae), Alyxia stellata (Apocynaceae), Wikstroemia coriacea (Thymelaeaceae) et les fougères indigènes Dicranopteris linearis (Gleicheniaceae), Lygodium reticulatum (Schizaeaceae) et avec l'orchidée introduite et naturalisée Spathoglottis plicata.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-Vicki & Bidens lantanoides habita

PHOTO 7 (cliché : JYM) :  Capitule solitaire au pédicelle pubescent de Bidens lantanoides aux fleurs ligulées de couleur jaune d'or. Cette espèce endémique de Mo'orea n'est connue que de deux localités.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-Bidens lantanoides fleur (JYM) 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Fruits de Santalum insulare var. raiateense (Santalaceae) sur crête exposée vers 670 m, attaqués par les rats qui constituent l'une des principales menaces pour la régénération de cette espèce endémique de Mo'orea et de Rai'atea (Iles Sous le Vent).

Moorea-Rotui-19 juin 2012-fruit santal mangé rat

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Castilleja arvensis (Scrophulariaceae), petite herbacée adventice (ou "mauvaise herbe") caractérisée par ses bractées terminales de couleur rouge-orange, trouvée en altitude à Tahiti et Mo'orea au dessus de 600 m et jusqu'à environ 2000 m.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-Castilleja arvensis



 

PHOTO 10 (cliché : JYM) : Liane grimpante à feuilles charnues Hoya australis (Apocynaceae) cultivée comme ornementale dans les jardins et observée à 650 m d'altitude ! Ses graines à "pappus" sont en effet disséminées par le vent sur de grandes distances. 

Moorea-Rotui-19 juin 2012-Hoya australis

 

PHOTO 11 (cliché : JYM) : Grand arbre Falcataria (syn. Albiziamoluccana (Mimosaceae, appelé localement "falcata") naturalisé jusqu'à 500 à 600 m d'altitude sur les pentes du mont Rotui.

Moorea-Rotui-19 juin 2012-Paraserianthes Albizia Falcataria 

 

3-6 juillet 2012 : Mission Maupiti, Iles Sous Le Vent (Société)

Mission sur Maupiti (anciennement appelée Maurua), petite île de 13,5 km² âgée entre 4,2 et 4,5 millions d'année (et donc la plus ancienne des îles hautes de la Société selon BLAIS et al. 2002), située à environ 40 km de Bora Bora (Iles Sous le Vent), afin d'inventorier la flore vasculaire des sommets et de collecter des échantillons de bois avec Emilie DOTTE, archéo-botaniste à l'Université de Perth (Australie), qui serviront de specimens de référence pour les charbons de bois trouvés dans les fouilles archéologiques menées dans l'île par une équipe d'archéologues menée par Jennifer KAHN du Bishop Museum de Honolulu (Hawai'i, USA), Patrick KIRCH de l'University of California at Berkeley (USA) et Eric CONTE de l'Université de la Polynésie française, pour une étude sur les écosystèmes insulaires fortement transformés par l'homme ("socio-écosystemes") et l'adaptation et la résilience des sociétés polynésiennes.

PHOTO 1 & 2 (cliché : JYM) : à gauche, falaises de Tehotuparaoa (culminant à environ 250 m) ; à droite, vue sur le village principal de Vaiea situé à l'est de l'île et de la passe Onoiau entre les motu Pitiahe et Tiapa'a. Avec une densité de plus de 90 habitants/km² (123 habitants recensés en 2007), l'île est l'une des plus densément peuplée de la Polynésie française (après Tahiti et Bora Bora) ce qui explique la très forte anthropisation des milieux terrestres avec la secondarisation de ses forêts naturelles et la raréfaction voire l'extinction de son avifaune endémique (cas du monarque endémique Pomarea pomarea non retrouvé depuis la collecte du type en 1823 puis sa description en 1826).

Maupiti-3-6 juillet 2012- Falaise Tehotupaaroa

Maupiti-3-6 juillet 2012-montagne & village

 

 

Pomarea Maupiti 

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Emilie et Jenny tamisant le sol extrait de la fosse creusée par Guillaume MOLLE, archéologue à l'Université de Polynésie française (en collaboration avec les techniciennes Lauren MAY du Bishop Museum et Rose-Claire GUTHRIE de UC Berkeley et une équipe locale composée de Jeffry Herehia TAMATI, Emile et Mario) dans la vallée de Haranai (ou Anavai) dite "vallée des pétroglyphes".

Maupiti-3-6 juillet 2012-Emilie & Jenny au travail devant GMaupiti-3-6 juillet 2012-pétroglyphes

 

 

PHOTO 4 (cliché : JYM) : Graines noire à arille rouge vermillon de la gousse d'Abrus precatorius (Fabaceae, "pitipitio"), liane ligneuse grimpante d'introduction polynésienne naturalisée et commune dans les zones ouvertes et ensoleillées des versants de la vallée.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Abrus precatorius fruits avec grai

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 5 (cliché : JYM) : Invasion de la forêt secondaire à Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) et de la cocoteraie abandonnée par l'arbuste Flemingia strobilifera (Fabaceae), une espèce d'introduction moderne, légalement classée comme "menace pour la biodiversité" en Polynésie française.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Flemingia strobilifera invasion 1

 

PHOTO 6 (cliché : JYM) : Erythrina variegata (Fabaceae, "'atae"), grand arbre d'introduction polynésienne, planté et subspontané (présence de plantules et jeunes plants à proximité des "arbres-mère") sur les pentes de la vallée en forêt secondaire méso- à hygrophile avec des bosquets de l'arbrisseau Cordyline fruticosa(Lomandraceae, "auti") et des rejets d'arbre à pain Artocarpus altilis (Moraceae, "uru") témoignant d'une occupation humaine ancienne et importante.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Erythrina variegata tronc

 

 

PHOTO 7 (cliché : JYM) : Inflorescences florifères de Wikstroemia coriacea (Thymelaeaceae), arbuste à petit arbre endémique de Polynésie orientale, très commun dans les zones ouvertes (déforestées et/ou incendiées dans un passé recent) avec Phyllanthus florencei (syn.  Glochidion societatis, Phyllanthaceae) endémique de Polynésie française.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Wikstroemia coriacea inflorescence

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Inflorescences de Jasminum didymum (Oleaceae, "tafifi"), liane ligneuse grimpante indigène aux fleurs blanches parfumées et aux fruits ronds charnus (baies), noirs à maturité, probablement consommés et dispersés par le Ptilope de la Société Pilinopus purpuratus (Columbidae, "'u'upa") devenu extrêmement rare aujourd'hui sur l'île alors qu'il était commun en 1973 (J.-C. THIBAULT, comm. pers.).

Maupiti-3-6 juillet 2012-Jasminum didymum infl

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Inflorescences cauliflores  (fleurs sur les rameaux ou le tronc) de Syzygium malaccense(Myrtaceae, " 'ahi'a" ou jambosier), petit arbre d'introduction polynésienne aux fleurs à étamines rose à pourpre et aux fruits comestibles, commun en sous-bois ombragé de forêts hygrophiles des vallons situés sous le sommet avec quelques grands arbres Inocarpus fagifer (Fabaceae, "mape" ou châtaignier de Tahiti). 

Maupiti-3-6 juillet 2012-Syzygium malaccense infl

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM) :   Inflorescence érigée d'Achyranthes aspera var. aspera (Amaranthaceae, "aerofai"), herbacée dressée dont les fruits secs indéhiscents (capsules) armés de crochets sont disséminés par les oiseaux ("exozoochorie"), probablement les pétrels de Tahiti et puffins nichant sur les sommets.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Achyranthes aspera infl

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 11 (cliché : JYM) : Fleurs de Plumbago zeylanica (Plumbaginaceae), arbrisseau lianescent rampante  indigène, très commune sur les crêtes sommitales d'île et dont les fruits secs (capsules) garnies de glandes collantes sont également disséminés par exozoochorie.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Plumbago zeylanica fleur & fruits

 

PHOTO 12  (cliché : JYM) : Falaises sous la crête sommitale du mont Teurufaatiu (ou Teurafaatiu) culminant vers 380 m, appelé également Nu'upure ou Tirioni sur les cartes topographiques, et où nichent pétrels de TahitiPseudobulweria rostrata et Puffins du Pacifique Puffinus pacificus particulièrements actifs le matin avant le lever du soleil.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Falaise & pics

PHOTO 13 (cliché : JYM) : Emilie sous un grand (environ 20 m de hauteur, plus d'1 m de diamètre) Hernandia ovigera subsp. stokesii (Hernandiaceae), arbre endémique de Polynésie orientale, rare sur Maupiti avec quelques plants juvéniles et l'absence de plantules, témoignant d'une faible régénération de l'espèce.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Emilie sous grand Hernandia moeren

PHOTO 14 (cliché : JYM) : Feuilles et tronc de Trema discolor (Ulmaceae), petit arbre endémique de Polynésie française, très rare sur les pentes sous-crêtales du sommet, dans des lambeaux de forêt naturelle de transition méso- à hygrophile à Hibiscus tiliaceus (Malvaceae), Pandanus tectorius (Pandanaceae), Allophylus rhomboidalis(Sapindaceae), Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae),  et rares Fagraea berteroana (Loganiaceae), Serianthes myriadana (Mimosaceae), Celtis pacifica (Ulmaceae), Grewia crenata (Malvaceae) et Tabernaemontana pandacaqui (Apocynaceae), petit arbre indigène protégé par la règlementation et extrêmement rare à Tahiti et Mo'orea.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Trema discolor

 

PHOTO 15 (cliché : JYM) : Alocasia macrorrhizos (Araceae, "'ape" improprement appelé "taro mou'a") observée en sous-bois de forêt hygrophile sous le sommet, avec le bancoulier Aleurites moluccana (Euphorbiaceae, "ti'a'iri"), quelques petits bananiers (Musa x paradiasica, Musaceae, "mei'a") et des couverts de l'herbacéeCucurma longa (Zingiberaceae, "re'a tahiti"), témoignant de la présence d'anciennes plantations.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Arecaceae

 

PHOTO 16 (cliché : JYM) : Fleurs de Dendrobium biflorum (Orchidaceae), orchidée indigène commune dans lesgrandes îles de la Société mais relativement rare à Maupiti (comme Cirrhopetalum umbellatum, syn.Bulbophyllum longiflorum), en épiphyte sur Neonauclea forsteri (Rubiaceae), un arbre indigène également peu commun sur l'île, peut-être en relation avec une déforestation et surexploitation ancienne de son bois.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Dendrobium biflorum fleurs

 

PHOTO 17 (cliché : JYM) : Ixora sp. (Rubiaceae), arbuste endémique (de l'île ?) trouvé en sous-bois et lisière de forêt hygrophile des vallons sous-crêtaux avec Pisonia tahitensis (Nyctaginaceae), petit arbre endémique de la Société relativement commun à Maupiti. Les forêts humides de moyenne altitude (entre 250 et 350 m), bien qu'épargnées par les plantes envahissantes comme Miconia calvescens (Melastomataceae), Psidium cattleianum(Myrtaceae) ou Spathodea campanulata (Bignoniaceae) présentes à Tahiti, Mo'orea ou Rai'atea, sont très secondarisées avec la présence de caféiers Coffea arabica (Rubiaceae), manguiers Mangifera indica(Anarcardiaceae) et "faux-pistachiers" Syzygium cumini (Myrtaceae).

Maupiti-3-6 juillet 2012-Ixora sp rejets

PHOTO 18 (cliché : JYM) : Piton rocheux (mont Tearai) accessible par une crête rocheuse envahie par les graminées Melinis (syn. Rhynchelytrumrepens et Miscanthus floridulus (Poaceae, "a'eho") et le petit arbre introduit Tecoma stans (Bignoniaceae).

Maupiti-3-6 juillet 2012-mont Tearai

 

 

 

 

 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM) : Terminalia cf. glabrata var. glabrata (Combretaceae) en bordure de falaise. Plusieurs grands individus de ce petit arbre endémique de la Société sont observés sur les flancs rocheux du mont Tearai.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Terminalia glabrata sur falaise

 

 

PHOTO 20  (cliché : JYM) : Waltheria tomentosa (Malvaceae), arbrisseau endémique de la Polynésie française (Marquises et Tahiti) faisant partie des espèces végétales non répertoriées à Maupiti par les botanistes F. R. FOSBERG & M.-H. SACHET en 1987.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Waltheria tomentosa infl

PHOTO 21  (cliché : JYM) : Fleur de Portulaca lutea (Portulacaceae), petite herbacée crassulescente (aux tiges et feuilles charnues) indigène, caractéristique  de la végétation littorale et des falaises maritimes, étonnamment trouvée vers 300 m d'altitude à Maupiti (et vers 180 m à Bora Bora) peux-être en relation avec l'absence de chèvres sauvage sur l'île.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Portulaca lutea sur crête

 

 

 

PHOTO 22  (cliché : JYM) : Gustave TEURAVEHE, ancien guide touristique pour les pensions de famille de Maupiti, actuellement cueilleur de fleurs de "tiare tahiti" (Gardenia taitensis, Rubiaceae) pour l'exportation sur l'île voisine de Bora Bora, et défenseur des valeurs traditionnelles de son île, sur le bateau menant au motu Tuanai pour un reportage télévisé réalisé par Laïla AGORRAM et filmé par Gil KEBAÏLI.

Maupiti-3-6 juillet 2012-Gustave regarde la montagne

 

8-11 juillet 2012 : Global Invasive Alien Species Information Partnership workshop, Natural History Museum, Royal Botanic Gardens Kew & London Zoo (UK)

Invitation à participer à un atelier de travail international organisé par le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique (SCBD http://www.cbd.int/secretariat/) sur la mise en place d'un partenariat d'information sur les espèces introduites envahissantes ("Global Invasive Alien Species Information Partnership") au Muséum d'Histoire naturelle de Londres. Ce séminaire a réuni une trentaine d'experts sur les espèces envahissantes et gestionnaires de bases de données (CABI, FishBase, Global Biodiversity Information Facility ou GBIF, Island Conservation, IUCN Invasive Species Specialist Group, Pacific Invasive Learning Network) et représentants de pays signataires de la CBD de tous les continents (Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Communauté européenne, Cuba, Malte, Mexique, Philippines, Sainte-Lucie, Seychelles, Thailande). La proposition de création d'un portail ("gateway") de partage de l'information, des données et des connaissances sur les espèces envahissantes a été proposé pour la prochaine réunion de la Convention des Parties (COP) afin de répondre au "Aichi Biodiversity Target 9" du "Plan Stratégique pour la Biodiversité 2011-2020" concernant la prévention, la lutte et l'éradication des espèces "invasives".

PHOTO 1 (cliché : JYM) : Grand hall du Muséum d'histoire naturelle de Londres (Natural History Museumhttp://www.nhm.ac.uk/) avec la statue du célèbre naturaliste Charles DARWIN trônant en haut de l'escalier principal. Depuis sa gratuité en 2001, le musée accueille plus de 4,8 millions de visiteurs par an !

London-9-12 juillet 2012-hall Museum

PHOTO 2 (cliché : JYM) : Galerie des oiseaux éteints, dont les célèbres Dodo de l'île Maurice (à gauche) et Solitaire de La Réunion (à droite) et le "Huia" (Heteralocha acutirostris, Callaeidae) endémique de Nouvelle-Zélande (en haut à gauche), disparu dans les années 1920 en raison de la destruction de son habitat boisé dans l'île du nord (North Island), mais également d'une sur-chasse pour ses plumes et comme spécimen de collection... 

London-9-12 juillet 2012-Dodo & solitaire

PHOTO 3 (cliché : JYM) : Statue de  Sir Joseph BANKS (1743-1820) ayant accompagné en tant que botaniste et naturaliste le célèbre capitaine James COOK lors de son premier voyage autour du monde (1768-1771) et reproduction d'un dessin de Sydney PARKINSON représentant l'arbre à pain Artocarpus altilis (Moraceae) que le capitaine William BLIGHT avait été chargé de transporter de Tahiti vers les Caraïbes en 1791, un projet soutenu par BANKS devenu conseiller scientifiqu

e du roi Georges III pour le jardin botanique de Kew et président de la Royal Society entre 1778 et jusqu'à sa mort en 1820 !

 

London-9-12 juillet 2012-Joseph Banks 

PHOTO 4 (cliché : JYM) : Ce workshop était animé par Junko SHIMURA, programme Officer Taxonomy and Invasive Alien Species du SCBD, Jamie K. REASER, Programme coordinator, et le Dr. Charles LYAL du Muséum d'Histoire naturelle de Londres, membre du Governing Board du GBIF, point-focal du Global Taxonomic Initiative (GTI) pour le Royaume-Uni, de BioNET-International, du Consortium for Barcoding of Life... et entomologiste spécialiste des Coléoptères Curculionidés ("weevils" http://weevil.info/) ! 

 London-9-12 juillet 2012-salle atelier de travail 

Visite du Royal Botanic Gardens à Kew (http://www.kew.org/), jardin botanique créé en 1759, couvrant actuellement 132 ha, et inscrit au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO en 2003 en raison de ses  jardins paysagers et de ses serres où sont cultivées, à des fins de conservation ex situ, des plantes endémiques menacées de disparition dans les îles du Pacifique, des Mascareignes dans l'Océan Indien, des Caraïbes, des Canaries et des Açores dans l'Océan Atlantique.

PHOTO 6 & 7 (cliché : JYM) : La grande serre en verre "Palm House", construite entre 1844 et 1848, ses "parterres" fleuris et son entrée gardée par des statues de lions, aigles, griffons et licornes, armoiries de la royauté britannique.

London-9-12 juillet 2012-serre tropicale

London-9-12 juillet 2012-entrée serre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 8 (cliché : JYM) : Jubaea chilensis (Arecaeceae, "Chilean Wine Palm"), palmier endémique du Chili dont la sève sucrée est tranformée par fermentation en "vin de palme". Cet individu planté en 1846 mesure plus de 17 m de hauteur et est la plante la plus grande de la serre tropicale.London-9-12 juillet 2012-palmier Chili 

PHOTO 9 (cliché : JYM) : Panneau d'information illustrant l'importance de la flore endémique des îles et la conservation des espèces menacées en jardin botanique (http://www.kew.org/plants/islandplants/index.html), avec l'exemple du célèbre "toromiro" Sophora toromiro (Fabaceae) endémique de l'Île de Pâques (Rapa Nui) où il était éteint dans la nature puis a été réintroduit à partir d'individus multipliés dans les jardins botaniques d'Europe et du Chili.

London-9-12 juillet 2012-panneau island flora

 

 

PHOTO 10 (cliché : JYM) : Ramosmannia rodriguesii (Rubiaceae, "café marron"), arbuste endémique de l'île Rodrigues (archipel des Mascareignes, Océan Indien) gravement menacée de disparition (catégorie CR selon les Listes Rouges de l'UICN) qui a été multiplié par boutures à Kew.

London-9-12 juillet 2012-Ramosmannia Rodrigues

 

PHOTO 11 (cliché : JYM) : Fleur d'Hibiscus clayi (Malvaceae), arbuste endémique de l'île de Kaua'i (archipel des Hawai'i) trouvé en forêt sèche de basse altitude, également menacé de disparition (CR), introduit à Kew par Joseph F. ROCK, célèbre botaniste de Hawai'i. 

London-9-12 juillet 2012-Hibiscus clayi

 

 

 

 

PHOTO 12 (cliché : JYM) : Fleur de Trochetiopsis ebenus (Sterculiaceae, "St Helena ebony"), petit arbre endémique de l'île de Saint-Hélène (Océan Atlantique) également menacé de disparition (CR), uniquement connu de deux individus poussant sur des falaises inaccessibles aux chèvres sauvages. Plusieurs milliers d'individus multipliés au jardin botanique ont été réintroduit dans la nature.

London-9-12 juillet 2012-Trochetiopsis St Helena  

 

PHOTO 13 (cliché : JYM) : Inflorescence de Tournefortia bojeri (Boraginaceae), arbuste endémique de l'île Maurice et de La Réunion (Mascareignes, Océan Indien), considéré éteint dans la nature dans cette dernière. Parmi les autres espèces menacées de disparition dans l'archipel des Mascareignes en culture à Kew figurentRuiza cordata (Sterculiaceae) endémique de La Réunion, Cylindrocline commersonnii (Asteraceae) et Hibiscus fragilis (Malvaceae) endémiques de Maurice.London-9-12 juillet 2012-Tournefortia bojeri 

 

  

 

 

 

PHOTO 14 (cliché : JYM) : Rosette de feuilles de Aeonium undulatum (Crassulaceae), herbacée endémique des îles Canaries (Océan Atlantique).

London-9-12 juillet 2012-Aeonium Azores

 

 

PHOTO 15 (cliché : JYM) : Pelagodoxa henryana (Arecaceae), palmier endémique de Nuku Hiva aux îles Marquises (Polynésie française). Le petit arbre Lebronnecia kokioides (Malvaceae) endémique des forêts sèches des Marquises (Mohotani, Tahuata et Nuku Hiva) est également présent en culture dans la serre.

London-9-12 juillet 2012-Pelagodoxa

  

PHOTO 16 (cliché : JYM) : Psychotria ankasensis (Rubiaceae), petit arbrisseau rampant endémique du Ghana, aux feuilles à reflets irisés.

London-9-12 juillet 2012-Psychotria ankasensis

 

 

 

 

PHOTO 17 (cliché : JYM) : Escalier en fer permettant d'accéder à une allée suspendue ("balcony") située à une dizaine de mètres du sol. 

London-9-12 juillet 2012-escaliers 

 

PHOTO 18 (cliché : JYM) : Vue de fougères arborescentes d'Australie (Cyathea sp., Cyatheaceae) à partir du "balcony".

London-9-12 juillet 2012-Australian tree ferns  

 

 

 

 

PHOTO 19 (cliché : JYM) : Entrée de la serre tempérée ("The Temperate House").

London-9-12 juillet 2012-entrée

 

PHOTO 20 (cliché : JYM) : Inflorescence de Brillantaisia owariensis (Acanthaceae), une grande herbacée introduite comme ornementale à Maurice et La Réunion, île où elle s'est naturalisée naturalise et constitue une plante potentiellement envahissante (MEYER & LAVERGNE, 2004). 

London-9-12 juillet 2012-Brillantaisia

 

 

PHOTO 21 (cliché : JYM) : Fleurs de Fuchsia (Onagraceae) d'une variété ornementale appelée "Forget Me Not" (sic !). Plusieurs espèces (F. boliviana, F. magellanica et F. x exoniensis) sont devenues envahissantes dans les forêts tropicales des îles Hawai'i, La Réunion et en Nouvelle-Zélande.

London-9-12 juillet 2012-Fuchsia   

 

 

 

 

PHOTO 22 (cliché : JYM) : Inflorescence de Cecropia glaziovii (Cecropiaceae), une espèce pionnière des forêts d'Amérique tropicale aux feuilles à nervation palmées, voisin de C. peltata envahissant en Polynésie française et de C. obtusifolia (syn. C. palmata) envahissant aux îles Hawai'i et Cook. 

London-9-12 juillet 2012-Cecropia glaziovii fleurs

PHOTO 23 (cliché : JYM) : Robinia pseudo-acacia (Fabaceae, "Robinier faux-acacia" ou "Black locust tree") d'une vingtaine de m de hauteur et d'environ 3 m de diamètre, âgé de 260 ans (introduit en 1762 dans l'arboretum de Kew) !

London-9-12 juillet 2012-panneau Robinia pseudoacacia

 

PHOTO 24 (cliché : JYM) : Wollemia nobilis (Araucariaceae, "Wollemi pine") dans sa cage de protection. Découvert en 1994 dans la région des "Blue Mountains" en Australie (moins de 100 arbres reproducteurs connus dans la nature), il appartient à l'une des plus anciennes familles de plantes à fleurs, avec les fossiles les plus anciens âgés de 90 millions d'années.

 London-9-12 juillet 2012-Wollemi pine 

 

 

 

 

 

 

 

Visite de l'Invertebrate Conservation Unit de la Zoological Society of London au Zoo de Londres (ZCL London Zoo http://www.zsl.org/zsl-london-zoo/).

PHOTO 25 (cliché : JYM) : Le bâtiment "Biodiversity Underpinning Global Survival (B.U.G.S.http://www.zsl.org/zsl-london-zoo/exhibits/bugs/)" consacré à la biodiversité et la conservation expose près de 140 espèces vivantes, dont une majorité d'invertébrés (insectes, araignées, mollusques notamment). Il héberge aussi la "Invertebrate Conservation Unit" de la ZCL.

London-9-12 juillet 2012-Bugs

 

 

 

 

PHOTO 26 (cliché : JYM) : "Partula snail breeding room" où sont élevées et exposées au public plusieurs espèces de petits escargots arboricoles endémiques des îles de la Société (Polynésie française) appartenant au genrePartula (Partulidae), gravement menacés d'extinction ou éteints dans la nature.

London-9-12 juillet 2012-Partula snail room

 

PHOTO 27 (cliché : JYM) : Dave CLARKE et les "cages" à Partula devant un poster géant des vallées de Tahiti. La Zoological Society of London coordonne depuis 1994 le "International Partula Conservation Programme" avec l'élevage en captivité de 25 espèces dans 15 zoos au Royaume-Uni, Etats-Unis et France.

London-9-12 juillet 2012-Dave Clarke

PHOTO 28 (cliché : JYM) : Partula dentifera endémique de Rai'atea (Iles Sous le Vent, archipel de la Société) éteint dans la nature depuis l'introduction de l'escargot carnivore Euglandina rosea dans l'île dans les années 1980.

London-9-12 juillet 2012-partula

 

3-4 août 2012 : Sortie terrain Vaipoiri & Te Pari, Tahiti Iti (Société)

Sortie dans la vallée de Vaipoiri (commune de Taiarapu, presqu'île de Tahiti Iti) et au Te Pari ("la falaise" en tahitien), unique zone de l'île de Tahiti sans route littorale, avec Elie et Zaza POROI (association de protection de l'environnement "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu"), la reporter Laïla AGORRAM et le caméraman Christophe CASTAGNE pour la réalisation d'un reportage télévisé pour l'émission "Thalassa" sur les changements de la société polynésienne. La grotte de Vaipoiri est classée "monument naturel" depuis 1952 et le Pari a été reclassé "paysage protégé" en 2000, mais sans aucune gestion de ces deux sites d'intérêt à la fois culturel et naturel (http://www.li-an.fr/jyves/Meyer_et_al._2010_Fiche_Technique_Hotutonu_Vairarava.pdf).

Photo 1 (cliché : JYM) : Embouchure de la vallée de Vaipo'iri (littéralement "la rivière obscure"), l'une des plus grandes vallées de la côte sud "sauvage" de la presqu'île (d'où son nom tahitien de "fenua 'aihere"), avec sa ripisylve à Hibiscus tiliaceus (Malvaceae, "purau" ou "hau" en tahitien) et la grande fougère semi-aquatique indigène Acrostichum aureum (Pteridaceae, "'aoa") formant une végétation de "sub-mangrove", un habitat devenu extrêmement rare à Tahiti en raison de l'urbanisation des zones littorales et du remblaiement des milieux humides.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-vue vallée

Photo 2 (cliché : JYM) : Elie amarrant son bateau à moteur en bordure de la rivière Vaipoiri, en forêt monospécifique à Inocarpus fagifer (Fabaceae ou Leguminosae, appelé parfois "chataignier tahitien"), un grand arbre introduit par les Polynésiens pour ses fruits aux amandes comestibles ("mape" en tahitien) ayant colonisé la plupart des vallées humides des îles hautes de la Société et des Marquises.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-Elie amarre bat

 

 

 

 

 

Photo 3 (cliché : JYM) : L'un des nombreux "tags" inscrits à la peinture sur les rochers à l'intérieur de la grotte, sortes de "pétroglyphes modernes" défigurant le site.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-tag Tekau

 

 

Photo 4 (cliché : JYM) : Pierre couchée appelée "puna a'ahi", servant à indiquer aux temps anciens la position des thons ("a'ahi" en tahitien) au large. Dans la tradition orale, ce rocher se déplaçait en fonction des bancs de poissons... 

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-puna ahi

Photo 5 (cliché : JYM) : Forêt littorale naturelle sur falaises rocheuses, à quelques mètres au dessus du niveau de la mer, dominée par les arbres indigènes Barringtonia asiatica (Lecythidaceae, "hotu") et Pandanus tectorius (Pandanaceae, "fara"), la fougère indigène "nid d'oiseau" Asplenium australasicum (Aspleniaceae, "'o'aha") et la liane ligneuse Freycinetia impavida (Pandanaceae, "fara pape" ou "'ie'ie").

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-Elie & forêt l

Photo 6 (cliché : JYM) : "Station" inhabituelle de la fougère Acrostichum aureum sur falaise littorale battue par les embruns marins et en bordure de rivière ("the only vascular on the salt-sprayed cliffs" écrivait le botaniste Martin L. GRANT dans son "Journal in the Society Islands" de 1930-31), avec par endroits la petite herbacée formant de petites touffes Eleocharis geniculata (Cyperaceae) considérée comme adventice.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-Acrostichum aur

 

 

 

Photo 7 (cliché : JYM) : Petite fougère saxicole Selaginella cf. laxa (Selaginellaceae) sur rochers humides (en "station ripicole") avec la fougère naturalisée Adiantum raddianum (Pteridaceae) et l'hépatique Marchantia sp. (classe des Marchantiopsidae).

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-Selaginella

Photo 8 (cliché : JYM) : Fleur de Cyrtandra biflora (Gesneriaceae), arbrisseau endémique de Tahiti, trouvé sur falaises maritimes, en forêt supralittorale, et en bordure des rivières du Te Pari. Cette espèce protégée est devenue extrêmement rare sur Tahiti Nui en raison de l'urbanisation de la côte et des embouchures des vallées.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-Cyrtandra biflo

 

Photo 9 (cliché : JYM) : Fourré à Impatiens walleriana (Balsaminaceae), herbacée ornementale naturalisée le long du sentier du Te Pari. D'autres espèces ornementales introduites comme les herbacées rampantes Hemigraphis alternata (Acanthaceae) et Pilea involucrata (Urticaceae) ou la liane grimpante Syngonium angustatum (Araceae) se sont établies le long du sentier.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-buveuse d'eau

 

 

 

 

 

 

 

Photo 10 (cliché : JYM) : Christophe et Laïla en plein tournage.

Tahiti Iti-Teahupoo-Te Pari-03-04 aout 2012-Christophe & La    

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Tahiti-Orofero-1998-Sanford-JYM-Salducci (JCT)

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