7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 18:51

Chapitre 3. Le matériel, précieux compagnon de terrain

"Je me rends à terre de très-bonne heure ; j'apporte avec moi un sac plein de provisions et deux couvertures, l'une pour moi et l'autre pour mon domestique. On attache le tout aux deux extrémités d'un long bâton que mes guides taïtiens portent à tour de rôle sur leur épaules [...] Je les préviens qu'ils ont à se pourvoir de provisions et d'habits ; ils me répondent que quant aux aliments on en trouve en abondance dans les montagnes, et que quant aux vêtements leur peau leur suffit" (Charles DARWIN, 18 novembre 1835. Voyage d'un Naturaliste Autour du Monde).

"Bought today for use in the woods the biggest pocket knife in the world. The blade measures two inches wide, and it is exactly a foot and a half long" (Martin L. GRANT, 8 May 1930. Journal in the Society Islands 1930-1931).

"Notez seulement qu'il ne faut pas oublier ni le café, ni lait, ni thé, ni sucre, choses indispensables à la montagne. Comme conserves : boeuf, pâté, sardines, saumon, confitures ; sel, poivre, huile et vinaigre sont toujours utiles, ainsi que le rhum très apprécié des porteurs, surtout après une longue étape ou par les journées pluvieuses" (Yves MALARDE, octobre 1938. Quinze jours en montagne. Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes n°64, tome VI)

PHOTO 1 (cliché : Maurice JAY). Guides et porteurs tahitiens campant en 1953 au sommet de l'Orohena (2241 m), plus haut sommet de Tahiti, de Polynésie française et des îles du Pacifique Sud. Noter qu'ils sont pieds nus alors que la température peut descendre en dessous de 5°C dans la nuit à cette altitude !


 


 

Ce chapitre est plus particulièrement destiné aux lecteurs des prochaines décennies. Ils pourront constater, avec peut-être une certaine pointe d'amusement, la rusticité de notre équipement de terrain contemporain.

Nota-Bene : Les marques citées dans le texte le sont à titre purement indicatif et ne sont en aucun cas une publicité gratuite. Il s'agit en quelque sorte du "matériel de référence" de notre époque, communément utilisé par la majorité des naturalistes et biologistes de terrain de toutes nationalités - Australie, France, Japon, Nouvelle-Zélande, UK, USA - que j'ai cotoyés dans les deux dernières décennies. Les scientifiques n'étant ni des guides professionnels de randonnée ou de montagne, ni des experts de l'escalade, des premiers secours, de la survie, ou du camping sauvage, et rarement des génies de l'informatique et du numérique, leur matériel est somme toute assez "basique" !

Entre mes premières prospections botaniques à Tahiti (en juillet-août 1990) puis ma première véritable expédition dans les îles Marquises (en 1995) et aujourd'hui (2009), le matériel de terrain a rapidement évolué, profitant des progrès technologiques de ces vingt dernières années, liés notamment à l'essor des activités dites de plein air ("outdoors"), certaines choses étant restées par ailleurs (et heureusement !) immuables.

L'appareil photographique numérique (le mien est actuellement un petit "Coolpix" de "Nikon" à "flash card" de 2 Giga, ayant remplacé le gros et antique "Epson PhotoPC" à cartes de 128 Mégabytes acquis par le bureau en l'an 2000) permet de prendre plusieurs centaines de photos par jour (et de sélectionner les meilleures) directement déchargeables sur l'ordinateur portable, avec ou sans câble. Il a mis au rencart celui à diapositives, avec son cortège de rouleaux de pellicule à transporter associé à une certaine incertitude sur la qualité des clichés pris sur le terrain, sans parler du changement de pellicule toujours délicat par temps pluvieux, ni du coût du développement. Son seul avantage était le recyclage de toutes les boîtes de pellicule en plastique comme flacons pour conserver les petits arthropodes et mollusques collectés lors des prospections !

PHOTO 2 (cliché : JYM). L'équipement-type pour la mission de 5 jours sur l'île inhabitée de Me'eti'a en 2008. Noter les trois paires de chaussures ("savates", "plastiques" et chaussures de randonnées plus classiques). Les assiettes plastiques jaunes ne font pas partie du matériel de cuisine, mais servent de pièges pour les insectes rampants !

PHOTO 3 (cliché : JYM). La tente lors de la mission de 11 jours sur l'île inhabitée de Me'eti'a en 2009. Noter la mallette "Pelican case" pour l'ordinateur portable rechargé avec un petit groupe électrogène portatif chaque nuit.


Le GPS ("Global Positioning System") a remplacé à la fois la carte topographique, la boussole et l'altimètre à aiguille. Je me rappelle de mon premier GPS (un "Magellan" pour le repérage en mer) emprunté aux océanographes du Centre ORSTOM (IRD) de Tahiti en 1993, de la taille et le poids d'un gros bouquin et consommant une dizaine de piles 1.5 V par jour ! Celui classiquement utilisé (un "Garmin"), étanche et tenant dans la poche d'une veste, permet à la fois d'enregistrer des points géographiques d'intérêt ou des localisations d'espèces ("waypoints") et de reporter son parcours sur une carte numérisée, contribuant ainsi à l'outil à la mode, le Système d'Information Géographique ("GIS"). Il est théoriquement utilisable pour retrouver son chemin en cas d'égarement.  L'étape supplémentaire dans la minutarisation a été la montre GPS ("Forerunner" de "Garmin") mise au point pour les joggers...L'inconvénient des GPS de poche mis sur le marché est qu'ils sont souvent inutilisables en sous-bois forestier dans les vallons profonds des îles volcaniques hautes du Pacifique où ils ne captent plus les satellites. La boussole et l'altimètre redeviennent alors nécessaires, la montre altimètre-baromètre-boussole ("Triple Sensor" ou "Pathfinder" de "Casio") ayant été une sorte de petite révolution technologique pour moi. Les derniers modèles donnent également la température extérieure...si on n'oublie pas de la retirer du poignet !

PHOTO 4 (cliché : Steve PERLMAN, National Tropical Botanical Garden, Kauai, HAWAII). Utilisation du GPS ("Magellan GPS Blazer12", 1998) à Ua Huka en bordure du plateau sommital de Vaikivi à Ua Huka (Marquises) en 2005. Ua Huka, JYM GPS 2005 (SP)

L'arrivée du téléphone portable ("Vini") et d'un réseau ("Mana" puis "Vodafone") couvrant la quasi-totalité des îles habitées des cinq archipels de Polynésie française, a mis au rencart nos "walkie-talkie" de poche ("Talkabout" de "Motorola") permettant d'assurer une relative sécurité de l'équipe sur le terrain (malgré une portée limité à 1 à 3 km selon les modèles, et encore une fois inopérant dans les fonds de vallons) et le contact régulier entre ses membres. Plus de "pointage" tous les 4 heures (à midi pour fixer le point de rendez-vous du casse-croûte et avant le coucher du soleil le rendez-vous du départ et s'assurer que tout le monde est bien vivant...). Plus besoin non plus de louer un téléphone-satellite, encombrant et aux communications extrêmement chères.

Que reste-t'il des "temps anciens" des explorations naturalistes ? Les sacs à dos n'ont finalement pas trop évolués depuis une vingtaine d'année, ils ont devenus plus confortables pour le dos (le mien est actuellement un "Arc'Téryx Bora" (sic !) d'une contenance de 80 litres offert par le botaniste-explorateur Ken WOOD du National Tropical Botanical Garden de Hawaii, et a remplacé le "North Face" -sans aucune poche latérale mais idéla pour transporter une grande presse pour les specimens d'herbier- et ayant rendu l'âme -malgré la publicité ventant son utilisation à vie- laissé par le botaniste Jacques FLORENCE de l'IRD lors de son départ de Tahiti en 1993), les sacs de couchage et les tentes sont plus compacts et légers (un sac de couchage "flight series" de "North Face" 100% polyester mais pesant 730 g a remplacé mon antique sac de couchage "F1" de l'armée française aux plumes d'oie, mais de plusieurs kilos ; j'ai également une tente "shelter" en forme de sarcophage, pesant moins d'1 kg, mais malheureusement non imperméable !), ces dernières étant rapidement montables et démontables quand on a compris le mécanisme d'emboîtement des tiges rigides, les lampes frontales se sont miniaturisées, les chaussures de terrain sont devenues "Gore-Tex" et imperméables (à éviter car l'eau s'y accumule lors des pluies continues et lors des traversées de rivière) et plus confortables (notamment les "Salomon" et les "Vasque") que nos anciennes "pataugas" en tissu voire les "rangers" en cuir noir de l'armée française que j'ai portées au début des années 90. Mais en Polynésie française, la "star" des chaussures de randonnées sont les célèbres "plastiques" (sortes d'espadrilles en plastique appelées également "gruyères", utilisées à l'origine pour marcher sur le récif) indispensable pour les prospections dans les vallées humides avec les nombreux guets à franchir. A porter avec des chaussettes pour éviter que le pied ne glisse sur le plastique dans les terrains boueux. Seuls inconvénients, la fragilité de la lanière en plastique et de l'attache qui ne manquent jamais de casser, et la perte totale des chaussures lorsque le pied s'enfonce dans les marécages ! Mes collègues américains de Hawai'i utilisent des "spiked tabis" japonaises en toile et semelle plastique munies de pointes en fer (comme des chaussures de sprinters) pour descendre les cascades et ne pas glisser sur les rochers humides.

Mais leur longivité est courte et elles ne sont pas adaptées pour de longues marches.

Plutôt que de transporter des tentes individuelles, nous préférons utiliser, pour des sorties en groupe de plus de trois ou quatre, la célèbre "bâche" plastique (de couleur bleue ou à bandes blanches et à oeillères qui sont les modèles les plus couramment vendus à Tahiti). Etendue sur une corde entre deux piquets en bois, elle peut s'installer sur des surfaces restreintes et des topographies improbables (comme sur le sentier de crête du mont Mauru à Tahiti, celui du mont sommital du Tohie'a à Mo'orea, du Turi à Huahine ou du To'omaru à Ra'aitea) et procure une aération optimale. Une avancée technologique remarquable a été l'utilisation des sacs étanches ("dry sacks ou bags", les plus légers sont ceux de "Sea to Summit"), originellement utilisés pour les kayakistes et autres amateurs de "rafting" et de "canyoning". De toute contenance (de 1 à 65 litres), ils permettent de garder au sec ses vêtements secs dans le sac à dos. De même les boîtes étanches et rigides "Pelican Case" pour protéger les appareils photos numériques de la pluie et des chocs, voire transporter son ordinateur portable lors d'expéditions en bateau. La version sac à dos étanche existe également, idéale pour les transports et débarquements difficiles et risqués (aux îles Marquises ou sur l'île de Me'eti'a dans la Société). Dois-je mentionner le matelas auto-gonflant ("Therm-a-Rest ultralite", glissant comme une patinoire) plus confortable pour le dos que le matelas en mousse, roulé et attaché sur le côté ou le bas du sac à dos ?

PHOTO 5 (cliché : JYM). La "salle à manger" de Me'eti'a avec la bâche en plastique et les rondins de cocotiers comme sièges montés par les membres de l'association de protection de la nature tahitienne "Te Rau Ati Ati" en février 2009.

 

 

 

 

PHOTO 6 (cliché : JYM). Bâche sur l'île de Makatea en juin 2004 sur le même principe.

 

PHOTO 7 (cliché : JYM). Bâche a sommet du mont Tohiea (1207 m) sur l'île de Moorea en 2006

Moorea-Tohiea-12 septembre 2006-campement

 

 

 

 

 

Les vêtements

Yves MALARDE écrivait en 1938 "pour ceux qui ne craignent pas la brousse, la tenue idéale est le pantalon court. Il vous laisse une entière liberté de mouvements, vous permet de passer l'eau "sans vous mouiller". Pour les personnes à épiderme sensible, le pantalon long s'impose, quoique bien lourd, une fois mouillé. Une chemise ou un tricot, un chapeau de paille et, comme chaussures, une bonne paire de brodequins à semelles cloutées. Pour nous, assez habitués à la vie tahitienne, sans nous en faire aucune gloriole, nous préférons aller en montagne tête et pieds nus, avec un short ou un simple pareu noué aux reins et une ceinture pour accrocher le coutelas indispensable".

PHOTO 8 (cliché : JYM). Elie POROI lors de l'ascension aux plateaux Tupa et Ma'a'iore dans la vallée de la Papenoo à Tahiti (Société) en 2005, sans chapeau, torse nu, pantalon treillis, machette accrochée à la ceinture, et fusil à lunette pour la chasse aux cochons et chèvres sauvages.Elie, Dave & Rava-Tupa-Maaiore-13 avril 2005

Un vieux T-shirt ou un débardeur en coton en "fin de vie" car ils seront malmenés, troués et tâchés ; un pantalon treillis épais (en provenance de "stocks américains", le mien est de l'armée australienne acheté à Cairns) plutôt que le pantalon en nylon vendus comme "outdoor gear", à séchage rapide mais trop fins, pour les prospections "hors-piste" (où il faut passer à travers les fourrés à ronces ou lantana) ; un short léger pour les crêtes ouvertes et comme vêtement de "soirée" ; des chaussettes en coton ou laine ; une casquette ou un bob ; prévoir un sous-vêtement et une paire de chaussette par jour pour les expéditions de plusieurs jours dans des zones arrosées, ca il n'y a rien de plus horrible que de mettre des affaires mouillées au petit matin pour repartir sur le terrain ; un sweet-shirt pour les soirées fraîches voire un pantalon de jogging et un bonnet en laine pour les campements à haute altitude (les moufles au sommet du Pito Hiti à 1800 m se sont avérées nécessaires, la température enregistrée chutant à 3°C à 3 h du matin !) ; une serviette de bain pour le "bain" dans les cascades ou trous d'eau gelée en zone subalpine; des gants en cuir (de jardins) pour ouvrir les pistes envahies de ronces, de lantana ou de touffes de melinis envahissant et irritant ; un "pancho", un compagnon agréable, lors des pluies violentes ; un imperméable coupe-vent ("GoreTex") et un pantalon imperméable, nécessaires en forêt de nuages, en préférant une couleur "flash" (rouge ou orange) pour être facilement repéré en forêt dense en cas de pépin.

Enfin la "veste de pêcheur à la mouche" ("fly fishing jacket") en tissu léger permettant de mettre tout son fourbi dans les multiples poches à l'origine prévues pour les hameçons et autres appâts. Essentielle lors de l'escalade de falaises ou d'arbre pour photographier (appareil photo dans une poche, relié à la veste par sa ficelle et un mousqueton), localiser (GPS dans une autre poche, également attaché à la veste), collecter (flacons et petits sacs plastiques dans les autres poches) et prendre des notes (carnet de terrain et crayon). Attention à ne pas perdre le carnet de terrain en bordure de falaise maritime ou intérieure (cela m'est arrivé à Futuna, heureusement le deuxième jour de l'expédition, mais toutes les notes ont été perdues). Mieux que la veste militaire en treillis trop lourde quand elle prend l'eau. A nettoyer régulièrement car elle est aussi une éponge à sueur !

 

 La bouffe et ustensiles de cuisine

"Deux ustensiles de cuisine seulement sont nécessaires : une poêle à frire et une marmite ; comme vaisselle, quelques assiettes de tôle émaillée et des quarts. Un petit primus avec quelques bouteilles d'essence complète heureusement le tout. Le meilleur récipient pour sucre, farine, et autres provisions craignant l'humidité est la boîte de biscuits sodas, fermant hermétiquement" (Yves MALARDE, 1938)...

Un "quart" en aluminium de l'armée; un bol et une assiette en plastique et des couverts ; la ration militaire française est idéale pour des sorties en solitaire de deux jours ou plus car contient le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, mais à compléter avec du pain ; des fruits secs ; une fiole de rhum (pour le "happy hour" et les rages de dents) ; un thermos de café en aluminium pour la journée ; la bouteille d'eau (1,5 litre) est plus légère que la gourde, et certaines sorties en nécessitent jusqu'à 4 dans le sac à dos ; la bouteille de "Cocacola" pour les accros, une vraie dose de sucre et de caféine pour tenir le coup dans les ascensions, et un remède pour la fièvre (?).

 

La sécurité et la santé

"Ne pas oublier quelques médicaments : aspirine pour les maux de tête, vaseline boriquée pour les égratignures, quelques bandes, du coton, un peu de teinture d'iode ou de baume du Commandeur pour les grandes coupures toujours à craindre dans les fourrés de bambous. Un de nos hommes s''ouvrit toute la paume de la main en se retenant à un bambou qui se brisa" (Yves MALARDE, 1938).

une corde (20 à 30 m) et/ou une sangle (5 m) pour les passages difficiles sur falaise. Une trousse de secours dans une boîte étanche. Ne pas oublier de renouveller les médicaments périmés (je n'ai utilisée la mienne qu'une seule fois, dix ans après son achat lors de ma chute dans le cratère de Me'eti'a) ! Un sifflet et un miroir pour se signaler au cas où, une boussole, une lampe frontale. J'ai transporté pendant des années un tube éclairant. Ne pas oublier le "produit anti-moustique" (en stick ou crème) pour les nuits à basse et moyenne altitude infestées de moustiques, et la crême solaire pour les ascencions de crêtes ouvertes. Un flacon "d'huile de tamanu" pure (Calophyllum inophyllum) est aussi efficace qu'un tube de pommade anti-bactérienne contre les infections suites aux petits bobos (écorchures des épines de Lantana camara et de la ronce Rubus rosifolius, par exemple). Pour les allergiques aux piqûres de guêpes, une seringue aspirante...Des lanières de pneus usagés sont également utiles pour un éventuel garrot (et utilisables pour la "bâche" et autre problèmes, comme les sangles de sacs à dos qui lâchent). Un briquet (plutôt que des allumettes, même "waterproof" qui ne supportent pas l'humidité ambiante des forêts de nuages, et éventuellement une bougie. La "machette" (le mien est un sabre à canne réunionnais avec son étui en cuir gravé) est indispensable, mais le traditionnel couteau "opinel" a été remplacé par le couteau-suisse (aux multiples lames, ciseau, etc.) puis par le "Leatherman" (avec sa pince coupante, mais très sensible à la rouille).

 

Le boulot

La presse pour les spécimens d'herbier : celle en bois des années 90 a été remplacée par des cartons. Les sangles. Les classiques feuilles de journal (recyclé) pour presser les plantes...et lire les "news" des 20 dernières années (lors de l'expédition à Rapa en 2002, je suis tombé en pressant mes échantillons sur un article décrivant l'expédition précédente de 1984 dans la même île).

Une paire de jumelles pour repérer des arbres remarquables au loin (endémiques ou plantations de "fe'i" Musa troglodytarum perchées sur les flancs des montagnes).

"Le petit matériel de terrain" : petits flacons en verre ou en plastique avec ou sans alcool (éthanol à 70° ou 90°), gel de silicate en sachet, petits et grands sachets plastiques "Ziplog", ruban plastique de couleur (pour repérer et marquer le sentier, rouge, orange, rose, voire bleu de préférence, à enlever lors de la descente !), feutres noirs indélébiles "Sharpie" (pour écrire des mots aux collègues sur les rubans en question), ficelle, plusieurs crayons à papier (avec gomme) qui semblent se perdent volontairement sur le terrain (les acheter de couleur "flash" rouge ou orange)...

Les tubes en aluminium, décamètres, pied-à-coulisse, mètre à ruban, étiquettes aluminium pour les études phyto-écologiques...

Le carnet de terrain "Rite-in-the-Rain, All-Weather" de couleur jaune-vif (reliés plutôt qu'avec une spirale qui a tendance à se désolidariser) permettant d'écrire avec un crayon de papier sous la pluie (quand elle n'est pas trop violente !) est également une révolution, en attendant des petits ordinateurs de poche "notepad" où l'on pourra noter et enregistrer toutes les observations de terrain sans avoir peur de casser ou noyer ces outils après trois jours ou trois semaines d'expédition...

Le naturaliste-explorateur des prochaines années disposera, je l'espère, de panneaux solaires légers, pliables et transportables, permettant de recharger les piles de la multitude d'appareils électriques (appareil photo, ordinateurs de poche, lampes, voire réchaud électrique) qui font aujourd'hui partie de notre quotidien.

JYM

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