20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 15:15
07-11 janvier 2008. Mission Me'eti'a (Société)

Cette mission a été co-organisée avec l'association de protection de la nature "Te Rau 'Ati 'Ati a Tau a Hiti Noa Tu". Les participants étaient Henri JAY, Elie et "Zaza" POROI, Paul NIVA (archéologue, Musée de Tahiti et des Iles), Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie et botanique), Walter TEAMOTUAITAU (botaniste amateur et naturaliste), David HEMBRY (entomologiste, PhD candidate, UC Berkeley), Anapa ALLAIN (policier à  la retraite), Théo GUILLOUX (stewart à la retraite) et Yvan (pilote d'avion à la retraite).
 
PHOTO (cliché : JYM). Localisée à 110 km au  sud-est de Tahiti, d'une superficie de 230 ha et âgée d'environ 25 à 70 000 ans, Me'eti'a (ou Mehetia) est l'île volcanique la plus petite de l'archipel de la Société et la plus jeune de Polynésie française. Les coulées de laves datant de la dernière éruption, il y a 2000 à 3000 ans, sont encore visibles aujourd'hui. 
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PHOTO (cliché : JYM). Henri JAY, grand connaisseur des montagnes tahitiennes, en bordure du cratère situé au sommet de l'île vers 450 m d'altitude, et d'une profondeur d'environ 125 m. Le fond du cratère, plus humide, est un refuge pour des fougères indigènes et a été planté avec des "'ape" Alocasia macrorrhiza (Aracées) dont la racine est comestible.
Mehetia-7-8-janvier-2008-Teruato-Henri--
 

PHOTO (cliché : JYM). Elie POROI, naturaliste, guide de terrain et chasseur de chèvres sauvages.
Mehetia-8-janvier-2008-Elie---puaa-niho.
 

 

 

L'objectif de cette mission était d'effectuer un inventaire de la biodiversité terrestre (flore vasculaire et non-vasculaire, faune des vertébrés et invertébrés) afin de proposer des mesures de restauration écologique de l'île, actuellement envahie par plusieurs centaines de chèvres sauvages broutant le sous-bois forestier et par une vingtaine de cochons disséminant le corossolier Annona muricata (Annonaceae) introduit, de conservation des habitats naturels, notamment le vestige de forêt naturelle à Hernandia moerenhoutiana (Hernandiaceae), avec plus de 120 arbres reproducteurs et juvéniles recensés, ainsi que de l'avifaune marine avec la présence de colonies importantes de pailles-en-queue à brin blanc Phateon lepturus et à brin rouge Phaeton rubricauda et de fous bruns Sula leucogaster nichant au sol.

PHOTO (cliché : JYM). La présence du rat noir Rattus rattus a été confirmée lors de captures autour du site de campement sur le littoral.
Mehetia-7-8-janvier-2008-Rattus-rattus-d

PHOTO (cliché : JYM). Petite fougère Trichomanes humile (Hymenophyllaceae), espèce nouvellement répertoriée pour l'île, découverte au fond du cratère où elle pousse en épiphyte sur les branches de "purau" Hibiscus tiliaceus (Malvaceae) et en saxicole sur les rochers humides.
Mehetia-8-janvier-2008-Teruato-Trichoman

 

 

 

 


 


 

24 janvier 2008. Sortie terrain vallée Vavi, Tahiti Iti (Société)

Cette sortie, guidée par Walter TEAMOTUAITAU (botaniste et naturaliste amateur), avait pour objectif d'effectuer une évaluation écologique rapide de la biodiversité du site (flore vasculaire et faune terrestre) dans le cadre d'une étude d'impact sur l'environnement pour un projet de captage hydro-électrique.  La présence d'espèces végétales et animales protégées par la règlementation en vigueur en Polynésie française comme le petit escargot arboricole Partula hyalina (Partulidés) a été notée.


PHOTO (cliché : JYM). Prise de notes de Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie), Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Matai DEPIERRE (Direction de l'Environnement) dans le lit de la rivière Vavi, située sur la presqu'île de Tahiti Iti.
Tahiti-Iti-Vavii-24-janvier-2008-team-no
PHOTO (cliché JYM). Présence dans la basse-vallée de l'escargot carnivore Euglandina rosea. Introduit à Tahiti comme agent de lutte biologique dans les années 1970 pour contrôler l'explosion démographique de l'escargot géant d'Afrique Achatina fulica introduit en 1967, l'euglandine est l'une des principales causes de disparition des escargots endémiques arboricoles de la famille des Partulidés (Partula spp. et Samoana spp.) dans les îles de la Société.
Tahiti-Iti-Vavii-24-janvier-2008-Eugland

 
 
 
PHOTO (cliché JYM). Ophiorrhiza platycarpa (Rubiacées) en fleur, une espèce endémique de Tahiti, rare dans la vallée Vavi et ne poussant que sur les falaises humides en bordure de rivière. 
Tahiti-Iti-Vavii-24-janvier-2008-Ophiorr 


 
 
 
 
 
 
 
 



 
 
11-14 février 2008. Mission University of California at Berkeley (USA)
 

Mission à l'University of California at Berkeley dans le cadre du "Moorea Biocode Project", programme de recherche mené en collaboration avec UC Berkeley et sa station de recherche R. Gump basée à Moorea, l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) et sa station de recherche du CRIOBE de Moorea, et la Polynésie française. L'objectif principal de ce programme est le codage génétique ("barcodage") de tous les organismes vivants, terrestres et marins, sur l'île (http://www.mooreabiocode.org/).

PHOTO (cliché : Georges RODERICK, professeur à UC Berkeley). Réunion de travail et "brainstorming" avec Neil DAVIES (directeur de la station Gump, Moorea), Chris MEYER (biologiste marin, Smithsonian Institution, Washington), Gustav PAULAY (biologiste marin, University of Miami, Florida), Craig MORITZ (zoologue, UC Berkeley), Richard PYLE (biologiste marin, Bishop Museum, Honolulu), Leonard HIRSCH (juriste, Smithsonian Institution, Washington)...
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PHOTOS (cliché : JYM). Le jardin botanique de l'UC Berkeley où l'on peut découvrir des éléments caractéristiques de la flore endémique de Californie au climat méditerranéen. Il comporte également une section sur les plantes d'Afrique du Sud et d'Australasie (Australie, Nouvelle-Zélande).
UC-Berkeley-Botanical-Garden-f-vrier-200
Les jardins botaniques, privés ou publics, sont l'une des principales voies d'entrée d'espèces envahissantes, introduites comme ornementales. Les espèces du genre Cecropia (comme ce Cecropia palmata cultivé sous serre au jardin botanique de UC Berkeley) sont connus pour être des pionniers héliophiles colonisateurs efficaces de de chablis, trouées et lisières forestières, ainsi que des bords de pistes et de routes dans leur aire d'origine en Amérique tropicale.  C. obtusifolia est devenue envahissante aux îles Cook et C. peltata dans les îles de la Société en Polynésie française et est en voie de naturalisation au Conservatoire Botanique National de Mascarin à La Réunion...


27 février-10 mars 2008. Mission Rurutu, Raivavae, Tubuai (Australes)

Tubuai-10-mars-2008-Mihiura-Matiu---NickPHOTO HAUT (cliché : JYM). Le néo-zélandais Matthew PREBBLE et l'australien Nicholas PORCH (Post-doctoral students, Australian National University, Canberra) effectuant un carottage dans le marécage de Mihiura (dominé par la fougère indigène Cyclosorus interruptus et les herbacées introduites Ludwigia octovalvis et Cyperus polystachyos), situé sous le mont Hanareho dans l'île de Tubuai.

L'objectif de cette mission était de mener une étude paléo-écologique dans les îles habitées de Raivavae, Rurutu et Tubuai dans l'archipel des Australes ou "Tuha'a Pae"  à partir des pollens, graines et arthropodes fossiles préservés depuis plusieurs millénaires dans des sédiments prélevés dans les zones marécageuses naturelles et dans les tarodières. Cette étude était associée à un échantillonnage de fleurs et de fruits des plantes indigènes et endémiques actuellement trouvées sur ces îles et servant de collections de référence. Elle permettra d'évaluer l'impact de l'homme (les Polynésiens arrivés depuis environ 1000 ans, puis les Européens depuis deux siècles) sur la biodiversité des Australes, plus particulièrement les modifications de la végétation et les introductions d'arthropodes (principalement les insectes). Les paléo-écologues ont ainsi découvert des fragments subfossiles de charançons et de palmiers actuellement éteints aux Australes. Cette mission a également permis d'initier un inventaire et une caractérisation des zones humides de Polynésie française, les marécages naturels et les tarodières étant particulièrement bien représentés aux Australes.

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Matiu PREBBLE et David HEMBRY (entomologiste, UC Berkeley) carottant dans une zone humide naturelle dominée par Cladium mariscus (Cypéracées) située sous le mont Hiro, sommet de l'île de Raivavae, vers 400 m d'altitude.
Raivavae-06-mars-2008-Hiro-Matiu---David
PHOTO BAS (cliché : JYM). Le charançon endémique Rhyncogonus englundii (Coleptera: Curculionidae), espèce découverte à Raivavae lors de l'expédition scientifique pluridisciplinaire de 2002, et plus grand Rhyncogonus de Polynésie française (entre 1,5 et 2 cm de long). Raivavae-07-mars-2008-Rhyncogonus-englun





















 

2-3 avril 2008. Mission Col des 3 Cocotier, Mo'orea (Société)

 

Moorea-Opunohu-3-avril-2008-Erica-with-cPHOTO HAUT (cliché : JYM). Capture au filet, à l'aube (vers 6h du matin), d'oiseaux frugivores par Erica SPOTSWOOD (PhD candidate, UC Berkeley et station de Recherche Biologique R. Gump à Moorea) avec en fond le mont Rotui et la baie d'Opunohu sur l'île de Moorea.

Sa thèse de doctorat porte sur la dissémination des plantes envahissantes à fruits charnus par les oiseaux introduits, indigènes ou endémiques. Le mutualisme (ou "facilitation") entre espèces introduites dans le processus d'invasion biologique est connu mais encore peu documenté par des expériences scientifiques et peut se réveler plus complexe que supposé.

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Zosterops lateralis (Silvereye, "vini à lunette") capturés au filet. Ce petit passereau introduit à Tahiti en 1937 est le principal consommateur de fruits de miconia Miconia calvescens (des baies de diamètre moyen d'un demi centimètre, de couleur noire à maturité) et disséminateurMoorea-Opunohu-3-avril-2008-Zosterops-la des graines sur de longues distances. Les autres oiseaux frugivores dont les fecés contiennent des graines de miconia sont principalement le bulbul à ventre rouge Pycnonotus cafer, introduit au début des années 1970 à Tahiti...et le pigeon endémique Ptilinopus purpuratus appelé localement "u'upa".
 

 

 





 

 

 

 

16-18 avril 2008. Mission Temehani Rahi, Raiatea (Société)


PHOTO HAUT (cliché : Romy TAVAEARII). JYM & Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie) montant sur le plateau du Temehani Rahi (avec en arrière-plan l'île de Bora Bora), pour assurer une assistance technique et scientifique au projet de lutte contre deux arbustes envahissants, Chrysobalanus icaco (Chrysobalanacées) et Rhodomyrtus tomentosa (Myrtacées), mené par l'association "Tuihana" de sauvegarde du patrimoine naturel et culturel de l'île de Rai'atea.
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PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Installation du campement avec Ravahere, Romy TAVAEARII (président de l'association Tuihana) et Erica SPOTSWOOD (ornithologue, PhD candidate, UC Berkeley).Raiatea-Temehani-Rahi-15-17-avril-2008-t



 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO BAS (cliché : JYM). Romy au milieu de fourrés denses de myrte-groseille appelé localement "féjoi" Rhodomyrtus tomentosa (fleurs roses) et de l'icaquier ou "cocoplum" Chrysobalanus icaco, arrachant une plantule de pin des Caraïbes, une espèce massivement plantée comme essence forestière en Polynésie française, également naturalisée sur le Temehani. Ce site présente à la fois un fort intérêt géologique (coulée trachytique), paysager (plateau d'altitude s'élevant entre 550 et 750 m), écologique (richesse floristique élevée et fort endémisme) et culturel (sites archéologique ou "marae" et légendaire).
Raiatea-Temehani-Rahi-15-17-avril-2008-R 















 

30 avril 2008. Sortie terrain mont Atara, Tahiti Iti (Société)

 

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Installation de parcelles d'étude par Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Sylvain MARTINEZ, stagiaire en Master "International Nature Conservation" (Lincoln University, Canterbury, New Zealand) et mesure des diamètres de l'arbre introduit Miconia calvescens (Mélastomatacées) formant des forêts denses quasi-monospécifiques.

Tahiti-Taravao-Atara-avril-2008-Sylvain-PHOTO MILIEU (cliché : JYM).  Le mont Atara (1200 m) et ses crêtes et vallons en contrebas est le seul site de l'île de Tahiti où l'on peut trouver quatre espèces différentes de Psychotria (Rubiacées) cohabitant ensemble ("espèces sympatriques") : P. tahitensis, P. speciosa (forme à fleurs sessiles), P. trichocalyx et P. franchetiana (en photo).
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Parmi les autres espèces endémiques, protégées par la règlementation en vigueur en Polynésie française car menacées de disparition à cause de l'invasion massive du miconia, on trouve également des populations des herbacées Ophiorrhiza spp. (Rubiacées), de la petite orchidée épiphyte Corybas minutus, les petits arbres Fitchia tahitensis (Astéracées) et Sclerotheca oreades (Campanulacées, en photo) ou le très rare Scaevola tahitensis (Goodéniacées). 
Tahiti-Taravao-26-juillet-2007-Sclerothe























mai 2008. Sorties terrain Pic Vert et Lavatubes, Tahiti Nui (Société)
 

Tahiti-Pic-Vert-7-mai-2008-Marie-comptanPHOTO HAUT (cliché : JYM). Marie FOURDRIGNIEZ (Corps des Volontaires au Développement 2007-2008 à la Délégation à la Recherche) comptant les fleurs de Ophiorrhiza subumbellata (Rubiacées), espèce endémique de Tahiti, dans une des stations d'étude installées au Pic Vert (côte nord-ouest de Tahiti, "sous le vent") entre 950 et 1000 m d'altitude, en forêt ombrophile ("forêt de nuages") fortement  envahie par miconia.

Cette étude sur la biologie des populations des espèces du genre Ophiorrhiza (famille des Rubiacées) a pour but de montrer l'impact de l'invasion du miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae), arbre originaire d'Amérique tropicale introduit comme plante ornementale à Tahiti en 1937, sur l'abondance, la croissance et la fertilité de ces plantes endémiques menacées de disparition. L'effet positif du champignon pathogène Colletotrichum gloeosporioides forma specialis miconiae (agent de lutte biologique hautement spécifique du miconia introduit à Tahiti en 2000, ayant provoqué une défoliation partielle des arbres de miconia) sur la régénération de ces espèces endémiques est en cours d'étude.

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Petite population de l'orchidée endémique terrestre Calanthe tahitensis, menacée de disparition et protégée par la règlementation sur la protection de la nature en vigueur en Polynésie française, en sous-bois de forêt humide d'altitude partiellement envahie par le miconia.
Tahiti-Pic-Vert-7-mai-2008-Calanthe-tahi
PHOTO BAS (cliché : JYM). Marie FOURDRIGNIEZ et Sylvain MARTINEZ (stagiaire, Master in International Nature Conservation, Lincoln University, Canterbury, New Zealand) à l'entrée du premier lavatube dans la haute vallée de la Faatautia (côte sud-est de Tahiti, "au vent"), vers 750 m d'altitude, et où été découverte une petite population de Ophiorrhiza solandri, espèce endémique de Tahiti, sur falaise humide.
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18-22 mai 2008. "16th Australian Weeds Conference", Cairns, AUSTRALIA

Cette conférence sur les adventices (« mauvaises herbes des cultures ») et les plantes envahissantes d'Australie réunit chaque année les chercheurs, gestionnaires (« managers »), législateurs (« policy makers ») et professionnels de la communication impliqués dans l’étude et la lutte contre les espèces végétales considérées nuisibles (http://www.16awc.com.au). Plus de 330 participants étaient inscrits à la conférence qui s'est tenue à Cairns (région du Queensland), qui, pour la première fois depuis son existence, a abordé le cas du miconia (Miconia calvescens). Avec sept interventions (orales et poster), le miconia a été ainsi l’une des trois plantes envahissantes en Australie les plus citées lors du colloque. Depuis 2001, le Department of Agriculture, Fisheries and Forestries (DPI&F) du gouvernement australien a lancé un programme national d’éradication de plantes envahissantes  intitulé « National Four Tropical Weeds Eradication Program » (http://www.daff.gov.au/animal-plant-health/pests-diseases-weeds/weeds/eradication). Parmi les six espèces concernées par ce programme figure le miconia et Mikania micrantha, une liane également envahissante en Polynésie française. Des botanistes du AQIS (« Australian Quarantine Inspection Service ») et les « Land Protection Officers » du DPI&F participent à cet effort de détection, d’éradication précoce et d’information du public.

PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Entrée du Flecker Botanic Gardens de la ville de Cairns, où le miconia a été introduit comme plante ornementale dans les années 1960, comme à Tahiti (en 1937), aux îles Hawai'i (années 60) et en Nouvelle-Calédonie (années 70).
Cairns-Flecker-Botanic-Garden-19-mai-200PHOTO HAUT DROITE (cliché : JYM). Plantule de miconia (Miconia calvescens, Melastomataceae), en démonstration lors de la sortie sur le terrain au Daintree National Park organisée durant la conférence.
Cairns-Mossman-21-mai-2008-Miconia-in-po

















PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM). Travis SYDES (Biosecurity Queensland, DPI&F), Simon BROOKS (DPI&F) & Helen MURPHY (CSIRO, Atherton), dans l'une des quinze populations de miconia naturalisées dans les forêts tropicales humides du Queensland où ils mènent des études sur la dynamique de dispersion du miconia en parallèle à un programme d'éradication.
Cairns-El-Arish-Innisfail-23-mai-2008-Tr
PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Démonstration du nettoyage au jet d'eau sous pression de véhicules potentiellement "contaminés" par des graines de plantes envahissantes dans des sites de lutte active afin d'éviter l'extension de l'invasion dans des zones encore indemnes.
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2-11 juin 2008. Mission Rapa Nui (Ile de Pâques)

L'objectif de cette mission d'expertise à Rapa Nui ou "Ile de Pâques" (localisée à plus de 4000 km au sud-est de Tahiti et 3700 km du Chili à l'ouest) était d'inventorier les plantes envahissantes et les mauvaises herbes ("weeds") et de proposer un plan d'action stratégique pour lutter contre ces "pestes végétales" dans le cadre d'une collaboration entre l'ONF-International, la CONAF (office forestier chilien gérant le Parc National de Rapa Nui d'une surface d'environ 7000 ha) et les autorités pascuannes.

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Enrique TUCKI, administrateur du Parc National de Rapa Nui, et Adrien BERNACCHI, Volontaire International à l'ONF, devant le site archéologique de Vinapu où les bovins pâturent en toute liberté. L'introduction des moutons, chevaux, chèvres, bovins et lapins au XIXème siècle a été le "coup de grâce" de la destruction du couvert végétal de l'île commencée avec les premiers habitants Polynésiens. Rapa Nui est devenue le symbôle de catastrophe écologique (un "écocide" selon le terme de Jared DIAMOND dans son ouvrage "Collapse") et d'effondrement culturel dans un écosystème insulaire.

Rapa-Nui-3-juin-2008-Vinapu-Enrique---vaPHOTO DROITE  (cliché : Adrien BERNACCHI). JYM, Susanna NAHOE, archéologue du Parc, et Ignacio ESPINA de la CONAF, technicien forestier, à côté des célèbres statues en pierre dressées ("moai") dans le cratère de Rano Raraku, envahies par le "chocho" Crotalaria grahamiana, fabacée à fleurs jaune, et le "mauku  piro" Melinis minutiflora, graminée en touffes à inflorescences rougeâtres. Ces deux espèces, introduites comme plantes fourragères et pour lutter contre l'érosion des sols dans les 30 dernières années, sont devenues deux des trois principales plantes envahissantes de l'île, avec le chardon épineux Cirsium vulgare, arrivé accidentellement. Rapa-Nui-5-juin-2008-Rano-Raraku-Moai-JY
 

 

 

 

 

 

PHOTO BAS (cliché : JYM). Cratère de Rano Kau où subsistent les dernières populations d'arbustes et arbres indigènes (Caesalpinia major, Sapindus saponaria, Thespesia populnea) et endémique (Triumfetta semitriloba, Malvacées, appelé "hau hau") et où avait été collectées dans les années 1950 les graines du célèbre Sophora toromiro (Fabacées, "toromiro") actuellement éteint à l'état sauvage mais réintroduit sur l'île en 1995 où il ne subsiste que dans des jardins.
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7-12 juillet 2008. Conférence "Changement climatique et Biodiversité", Saint-Denis, La Réunion

 

PHOTO HAUT. Conférence sur les Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité dans les collectivités européennes d'outre-mer qui s'est tenue à Saint-Denis, île de La Réunion (Océan Indien). Organisée par l'UICN (Union Mondiale pour la Nature), l'ONERC (Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique) et la Région Réunion, cette conférence est la première réunissant chercheurs, gestonnaires et décideurs de l'Outre-Mer français et européens (20 PTOM et 7 RUP) pour essayer de trouver des stratégies et des solutions adaptées dans ces territoires particulièrement touchés par l'érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique (www.reunion2008.eu/index.html).
JYM---panel-expert-La-R-union-juillet-20


PHOTO MILIEU (Cliché : Isabelle BRACCO, Parc National de La Réunion). Sortie sur le terrain à Ilet Alcide (Bois des Nèfles), guidé par Jean-Marie PAUSEE (à gauche sur la photo) du Parc National de La Réunion (récemment créé en 2007), avec quelques membres (des Canaries, Guadeloupe, Martinique, Polynésie française, Territoires anglais) du Réseau de recherche sur la biodiversité tropicale et subtropicale de l'outre-mer européen "Net-BIOME" financé par l'Europe (ERA-NET) et avec le professeur d'écologie végétale Serge MULLER de l'Université de Metz (membre du Conseil Scientifique pour la Protection de la Nature à la Réunion, président du conseil scientifique du Conservatoire Botanique National de Mascarin).


 

Ilet-Alcide-12-juillet-2008-team-2.jpg 

PHOTO BAS (Cliché : JYM). Le Dr. Christophe LAVERGNE, responsable de la conservation au pôle scientifique du Conservatoire Botanique National de Mascarin, dans une population relictuelle du palmier endémique menacé Latania lontaroides ou "latanier de Bourbon", située en bordure de falaise littorale à Grande Anse (Petite Île). Si la "naturalité" de cette population fait débat (forêt naturelle ancienne ou peuplement relativement récent), sa protection semble néanmoins indispensable.
La-R-union-Petite-Ile-Grande-Anse-6-juil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21-29 juillet 2008. Mission "Firmenich", Tahiti & Mo'orea (Société)

Tahiti-Mont-Marau-22-juillet-2008-team-FPHOTO HAUT (cliché : JYM). Franck VOELKL (New-York), Florence FOUILLET et Joseph LIMACHER (Genève) sur la crête sommitale du mont Marau.

Mission de deux  semaines de trois chimistes et parfumeurs de FIRMENICH, société privée suisse "familiale" (environ 5000 employés à travers le monde, www.firmenich.com) à la recherche d'odeurs et d'arômes de fleurs de plantes introduites, indigènes ou endémiques sur les îles de Tahiti et Moorea pour l'élaboration de nouveaux parfums. Cette collaboration permettra de renforcer les efforts de valorisation de la biodiversité terrestre en Polynésie française et de contribuer à la prise de conscience de l'importance de la conservation de ce patrimoine naturel d'intérêt économique potentiel.

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Joseph humant les fleurs de la myrtille indigène Vaccinium cereum (Ericaceae)
Tahiti-Mont-Marau-22-juillet-2008-Joseph

PHOTO MILIEU (cliché : JYM).  Découverte, lors de cette mission à Mo'ore'a, d'une nouvelle population de santal endémique Santalum insulare var. raiateense (Santalaceae) lors de la prospection d'un pic rocheux sous le mont Mou'aroa (vue sur le mont Rotui). Il s'agit de la population la plus au sud connue sur l'île.
Moorea-Mouaroa-29-juillet-2008-santal-ha










PHOTO BAS (cliché : JYM). Florence, Franck & Joseph analysant l'arôme des fleurs de quelques espèces endémiques (Cyrtandra spp., Gesnériacées), indigènes (Pandanus tectorius, Pandanacées) et introduites (Gardenia taitensis, Rubiacées) dans leur laboratoire improvisé dans un hôtel de Mo'ore'a.
Moorea-2008-JYM-team-Firmenich-sentant.j
 















2-9 août 2008. Mission "University of Hawaii", Tahiti Nui & Tahiti Iti (Société)

 

PHOTO HAUT (cliché : Lara Dupuy, La Dépêche de Tahiti) : mission des professeurs Thomas GIAMBELLUCA (www.geography.hawaii.edu/faculty/thomas.html#current_projects) et Ross SUTHERLAND, hydrologues du département de Géographie de l'University of Hawai'i' at Manoa (UH) à Honolulu, des économistes Donna LEE (consultante pour la société privée "Entrix", Environmental and Natural Resource Management Consultants") et Kim BURNETT (UH, Department of Economics), pilotée par Ryan SMITH (anciennement membre du "Oahu Invasive Species Comitee") et avec Erica SPOTSWOOD (ornithologue, PhD candidate, UC Berkeley). L'objectif de cette mission préparatoire était d'évaluer les possibilités d'estimer les impacts économiques et écologiques (notamment hydrologique) du miconia à Tahiti

Botanistes-hawa-ens-1-LD.jpgPHOTO MILIEU (cliché : JYM). Prospection dans la vallée de Aivaro, située à Teahupo'o (Tahiti Iti), avec Célia TETAVAHI, responsable de la Cellule Hydrologique du GEGDP (Groupement Etude et Gestion du Domaine Public) de la Direction de l'Equipement où un pluviomètre et un limnigraphe pour mesurer le débit de l'eau en aval de la rivière ont été installés dans le cadre d'un réseau d'observation et de suivi hydrologique des cours d'eau de Tahiti.
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14 août 2008. Sortie terrain mont Mou'aputa, Mo'orea (Société)

 

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Montée au sommet du mont Mou'aputa (830 m), troisième plus haut sommet de l'île de Mo'ore'a, avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche), Erica SPOTSWOOD (ornithologue, PhD candidate, UC Berkeley), Matt McELROY (hérpétologue, Graduate student, UC Berkeley) et Ravahere TAPUTUARAI (phyto-écologue, consultant privé) pour une exploration botanique de la crête sommitale et des vallons d'altitude situés en contrebas du sommet.

Moorea-Mouaputa-14-ao-t-2008-team.jpgPHOTO MILIEU (cliché : JYM). Vue de la vallée et du quai de Vaiare du sommet du Mou'aputa, la "montagne percée". Parmi les plantes remarquables du site figurent Sclerotheca forsteri (Campanulaceae: Lobelioideae), un petit arbuste endémique de Tahiti et Moorea considérée actuellement éteint à Tahiti et uniquement connu de deux autres stations à Moorea (monts Fairurani et Tohiea). Lors de cette ascension, une nouvelle population de Calanthe tahitensis, grande orchidée terrestre connue du mont Mou'aroa, a été découverte.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Découverte d'une forme inédite de Macaranga attenuata (Euphorbiaceae), un grand arbre endémique de Moorea et de Raiatea, aux feuilles et inflorescences de couleur rouge-pourpre. Des échantillons de feuilles de toutes ces espèces endémiques ont été collectées et séchées en gel de silicate pour le "Moorea Biocode Project" (http://moorea.berkeley.edu/research/biotic/moorea/) afin de connaître leur "empreinte génétique". Moorea-Mouaputa-14-ao-t-2008-Macaranga-a






















19 août 2008. Sortie terrain vallée Aivaro, Tahiti Iti (Société)


PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Sortie avec Peva LEVY et son épouse Timeri, propriétaires de la vallée Aivaro (presqu'île de Tahiti Iti, Te'ahupo'o) pour une prospection botanique approfondie dans cette vallée encaissée aux hautes falaises rocheuses arrosées par de nombreuses cascades.

Tahiti-Iti-Aivaro-ao-t-2008-Peva-LEVY-PiTahiti-Iti-Aivaro-19-ao-t-2008-Peva---TiPHOTO DROITE (cliché  : JYM). Peva et un plant de "kava" ou " 'ava" Piper methysticum (Piperacées), dont plusieurs populations relictuelles ont été découvertes dans la vallée.
Les cultivars (variétés cultivées) de "kava" à Tahiti (14 noms de morphotypes cités en 1860 par G. CUZENT) ont été introduits et sélectionnés par les premiers migrants Polynésiens pour produire une boisson rituelle, enivrante, narcotique ou hypnotique (selon les auteurs). La plantation et la consommation du "kava" a été interdite en Polynésie française, notamment aux Marquises en 1927 (au profit de l'alcool !) et l'invasion des vallées par de nombreuses plantes envahissantes dont le miconia a entraîné la quasi-disparition de cette plante d'intérêt patrimonial.

PHOTO BAS GAUCHE (cliché  : JYM).  L'une des branches extrêmement étroites de la vallée Aivaro, de type "canyon".
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PHOTO BAS DROITE (cliché  : JYM).  Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) collectant un spécimen de Ophiorrhiza platycarpa (Rubiacées), plante endémique de Tahiti, dont une centaine d'individus a été découverte sur falaises humides en bordure de rivière. Les échantillons séchés ont été envoyés au Dr. Koh NAKAMURA de l'University of the Ryukus (Okinawa, Japon) pour une analyse phylogénétique des Ophiorrhiza spp. de Tahiti et des îles de la Société.

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28 août 2008. Sortie terrain Col Hamuta & Fare Mato, Tahiti Nui (Société)

PHOTO (cliché : JYM). Vue de la vallée de Pirae (rivière Nahoata) à partir du sentier partant du restaurant du Belvédère (route Fare Rau Ape) vers 600 m, passant par Fare Mato (1400 m) et le "Rocher du Diable" et menant au sommet du mont Aora'i (2066 m, deuxième plus haut sommet de Tahiti). Ce sentier permet d'accéder facilement aux séries ombrophiles d'altitude (forêts de nuages) de la côte ouest de Tahiti Nui et d'y mener des études démographiques et phénologiques sur les plantes endémiques.


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Tahiti-Fare-Mato-28-ao-t-2008-Sclerothec
PHOTO (cliché : JYM). Dans les vallons encaissés, ravins humides et sur les pentes fortes situées entre 800 et 1400 m, des populations relictuelles d'espèces menacées de disparition et légalement protégées comme l'orchidée terrestre Calanthe tahitensis, les herbacées Ophiorrhiza tahitensis et O. subumbellata (Rubiacées), les arbustes Sclerotheca arborea (Campanulacées, plantule et fleur en photo), Psychotria marauensis, P. speciosa et P. tahitensis (Rubiacées),  subsistent en sous-bois de forêts envahies par le miconia Miconia calvescens (Mélastomatacées), le tulipier du Gabon Spathodea campanulata (Bignoniaceés), l'arbuste épineux lianescent Lantana camara (Verbénacées) ou la ronce Rubus rosifolius (Rosacées) appelée localement "framboisier".
Tahiti-Fare-Mato-28-ao-t-2008-Sclerothec

 



















 

 

2 sept. 2008. Sortie terrain mont Rotui, Mo'orea (Société)

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Vue de la crête montant au sommet du mont Rotui (900 m), deuxième plus haut sommet de l'île de Moorea, caractérisée dans sa partie basse entre 100 et 400 m d'altitude par une végétation arbustive xérophile (sèche) dominée par l'arbuste indigène Dodonea viscosa (Sapindaceae), dans sa partie moyenne par une forêt mésophile (semi-sèche) avec les grands arbres indigènes Fagraea berteroana (Loganiaceae) et Metrosideros collina (Myrtaceae), puis au dessus de 700 m par une forêt hygrophile dominée par les arbres endémiques Weinmannia parviflora (Cunoniaceae) et Myrsine spp. (Myrsinaceae).Moorea-Rotui-2-septembre-2008-cr-te-somm

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Cette crête héberge, entre 450 et 650 m, la plus grande population de santal Santalum insulare var. raiateense connue sur l'île. Les graines (amandes) de ce petit arbre endémique de Moorea et de Raiatea sont attaqués par les rats avant la maturité des fruits, empêchant la régénération naturelle de cette espèce devenue très rare en raison de la surexploitation de son bois odorant très recherché et de l'anthropisation des milieux.
Moorea-Rotui-2-septembre-2008-graines-sa




PHOTO (cliché : JYM). Parmi les autres espèces remarquables trouvées sur ce site figure l'arbrisseau Leptophylla (syn. Styphelia) tameiameiae (Ericaeae) trouvé entre 700 et 800 m. Les deux autres populations connues de cette espèce indigène (présente à Hawaii et dans les îles de la Société en Polynésie française) sur l'île de Moorea sont situées sur le mont Fairurani vers 730 m, et le mont Tohiea, entre 1000 et 1100 m. Elle est étonnement absente sur le mont Mou'aputa (culminant à 830 m).


Moorea-Rotui-2-septembre-2008-Styphelia.
PHOTO BAS DROITE (cliché : JYM). Plumes de pétrel de Tahiti (Pseudobulweria rostrata, syn. Pterodroma rostrata, Procellariidés), localement appelé "noha", oiseau marin nichant dans des terriers en montagne dans les îles de la Société et des Marquises. Plusieurs "tas de plumes" similaires ont été observés sur crête sommitale du mont Rotui entre 750 et 900 m, vraisembablement le résultat d'attaques par des chats sauvages (Lucie FAULQUIER, Société d'Ornithologie de Polynésie, comm. pers.).

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4 sept. 2008. Sortie terrain mont Mou'apu, Mo'orea (Société)

 

Moorea-Mouapu-4-septembre-2008-MetrosidePHOTO HAUT (cliché : JYM). Les crêtes de part et d'autre du col de Mou'apu, entre 400 et 500 m d'altitude, au sud-ouest de l'île de Mo'ore'a, possèdent de magnifiques forêts naturelles de transition entre zone mésophile, dominée par les grands arbres indigènes Metrosideros collina (Myrtaceae, en photo), Fagraea berteroana (Loganiaceae), Pandanus tectorius (Pandanaceae), Tarenna sambucina (Rubiaceae) et endémiques Pittosporum taitense (Pittosporaceae), Xylosma suaveolens (Flacourtiaceae), et zone hygrophile, avec la présence d'arbres indigènes Alstonia costata (Apocynaceae) et endémiques Coprosma taitensis, Cyclophyllum barbatum (Rubiaceae), Weinmannia parviflora (Cunoniaceae).

PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). En sous-bois, les arbustes endémiques comme Cyrtandra bidwillii (Gesneriaceae, en photo) ou Psychotria sp. nov. (Rubiaceae) présentent une forte variabilité morphologique de leurs feuilles ou fleurs, vraisemblablement liée aux conditions écologiques très variables.

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Avec une cinquantaine d'individus recensés, ce col possède la plus grande population connue sur l'île du petit arbre endémique de la Société Meryta lanceolata (Araliaceae) dont les fruits charnus sont consommés par des animaux (rats ou oiseaux ?).

Moorea-Mouapu-4-septembre-2008-Meryta-fr Moorea-Mouapu-4-septembre-2008-Cyrtandra

 

 




















12 sept. 2008. Sortie terrain Col Hamuta & vallée Fautaua, Tahiti Nui (Société)
 

PHOTOS HAUT (cliché : JYM). Montée avec Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie), Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Bradley BALUKJIAN (entomologue, PhD candidate, UC Berkeley) sur la crête située au dessus du Col Hamuta du côté de la vallée de la Fautaua (entre 900 et 1000 m) où subsiste une population relictuelle du petit arbre Fitchia nutans (Astéracées) endémique de Tahiti (observé en fleur le 10 octobre 2008). Les astéracées arborescentes sont caractéristiques des îles océaniques tropicales (Galapagos, Hawaii, Juan Fernandez, Mascareignes), le gigantisme et la lignification d'espèces herbacées faisant partie du "syndrôme insulaire" décrit par Sherwin CARLQUIST dans son ouvrage "Island Biology" publié en 1974.

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PHOTO MILIEU DROIT (cliché : JYM). Découverte d'une population de la petite orchidée endémique Microtatorchis paife, rare à Tahiti, Moorea et Raiatea, en épiphyte sur un grand arbre endémique Ixora cf. orohenensis (Rubiaceae), complètement isolé au milieu d'une forêt monospécifique de miconia. Les vestiges des forêts naturelles constituent ainsi des "îles écologiques" au milieu d'un "océan" de plantes envahissantes où pollinisation, dissémination des graines (c'est-à-dire les 'flux de gènes") sont devenues une gageure.
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PHOTO BAS GAUCHE (cliché : JYM).
Découverte et élimination d'un pied de "l'arbre -pieuvre" Schefflera actinophylla (Araliaceae) naturalisé à plus de 950 m d'altitude. Il s'agit de la population la plus élevée de cette plante envahissante cultivée comme ornementale dans les jardins et récemment déclarée "espèce menaçant la biodiversité" en Polynésie française en raison de sa capacité à former des peuplements denses.
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16-17 sept. 2008. Mission mont Tohie'a, Mo'orea (Société)
 

PHOTO HAUT (cliché : JYM). Vue de la baie de Pao Pao à gauche et du mont Mou'aputa ("la montagne percée") à droite à partir du mont Tohie'a (ou Tohive'a), le plus haut sommet de l'île de Mo'ore'a (1207 m).

Moorea-Tohiea-16-17-septembre-2008-vue-PPHOTO DROITE (cliché : JYM). Joel NITTA ("graduate student" de UC Berkeley, préparant un Master Degree sur les petites fougères Hyménophyllacées ou "filmy ferns"), grimpant au col entre les vallées de Haumi et de Afareiatu vers 450 m d'altitude, seul accès menant à la crête sommitale.
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PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Un escargot arboricole endémique Partula taeniata simulans appartenant à la seule population connue de l'île, découverte dans un vallon humide sous le sommet vers 1100 m d'altitude. Cette espèce représente la dernière des sept espèces de Partula endémiques de l'île ayant survécue à l'invasion de l'escargot prédateur Euglandina rosea introduit à Mo'ore'a en 1977 comme agent de lutte biologique contre l'escargot géant d'Afrique Achatina fulica.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Découverte dans un petit vallon suspendu vers 950 m d'altitude d'une plantation de fe'i (Musa troglodytarum), une variété de bananier sauvage introduite par les premiers Polynésiens, parfois cultivée en montagne comme source de nourriture en cas de guerre ou de disette, ainsi que d'une importance population de l'herbacée endémique Ophiorrhiza tahitensis (Rubiacées), extrêmement rare à Mo'ore'a.
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septembre-2 octobre 2008. Seconde mission Ile de La Réunion

La-R-union-UR-26-septembre-2008-comit--tPHOTO HAUT (cliché : JYM). Jury de la thèse de doctorat de Vincent FLORENS sur l'écologie des forêts tropicales de l'île Maurice et impact des plantes introduites envahissantes, soutenue à l'Université de La Réunion le 26 septembre. De gauche à droite, le Dr. Pierre-Michel FORGET** (MNHN de Paris, examinateur), Prof. Dominique STRASBERG** (Université de La Réunion, directeur de thèse), Prof. Christophe THEBAUD** (Université de Toulouse, rapporteur), Vincent FLORENS** (doctorant), Prof. Ameenah GURIB-FAKIM (University of Mauritius, présidente du jury),  Dr. Steven GOODMAN (Field Museum Chicago, rapporteur),  Dr. Jean-Yves MEYER (Délégation à la Recherche, Tahiti, examinateur).



PHOTO DROITE (cliché : JYM). Sortie sur le terrain à la Plaine des Palmistes avec Jean-Maurice TAMON, ébéniste de profession, membre  de la SREPEN (Société Réunionnaise d'Etude et de Protection de la Nature, créée en 1970), naturaliste et grand connaisseur des orchidées et des fougères de La Réunion. Parmi les plantes endémiques remarquables que Jean-Maurice a trouvé dans la ravine Grand Bras Piton soumise à des crues périodiques, figure la très rare composée endémique Parafaujasia fontinalis, espèce protégée à La Réunion, faisant l'objet d'un programme d'étude et de sauvegarde depuis 2000 (collaboration SREPEN et Conservatoire Botanique National de Mascarin).
La-R-union-Plaine-Palmistes-23-septembre

PHOTO MILIEU (cliché : JYM). Sortie sur le terrain dans la Réserve Naturelle de la Roche Ecrite (3635 ha de surface, sommet culminant à 2277 m), créée en 1999 pour la sauvegarde de Coracina newtoni, oiseau endémique appelé localement "tuit tuit", avec, de gauche à droite, Jean-Marie PAUSE* (conseiller écologique du secteur Est du Parc National de La

Réunion créé en 2007, www.reunion-parcnational.fr), Herman THOMAS* de la SREPEN (co-gestionnaire de la réserve avec l'Office National de la Forêt et la Société d'Etude Ornithologique de La Réunion, www.srepen-roche-ecrite.re), Stéphane BARET* (chargé de mission flore du Parc, titulaire d'une thèse de doctorat sur la biologie et l'écologie de la ronce Rubus alceifolius ou "raisin marron", envahissant sur le site et faisant l'objet d'un contrôle manuel par l'ONF) et Benoît LEQUETTE (responsable du service scientifique & patrimoine du Parc).
La-R-union-Roche-Ecrite-24-septembre-200
















PHOTO BAS (cliché : JYM). Sortie sur le terrain à Piton Sainte-Rose avec l'équipe du "pôle scientifique" du Conservatoire Botanique National de Mascarin (www.cbnm.org) pour initier un programme de réhabilitation du site "des Trois Citernes" au coeur du Parc National, financé par EDF. De gauche à droite : Marie LACOSTE, Johnny FERARD, Fred PICOT, Jean HIVERT (assis), Christian FONTAINE, Christophe LAVERGNE* (assis) et Hervé FOSSY, après mise en pot d'un millier de plantules d'espèces indigènes et endémiques collectées en bordure de route sur le site,  afin d'être replantés sur la zone déforestée et remblayée par la construction d'une quatrième citerne d'eau.

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27-30 sept. 2008. Mission Ile Maurice

 


PHOTO HAUT GAUCHE (cliché : JYM). Piton de la Petite Rivière Noire, plus haut sommet de l'île Maurice (828 m d'altitude), dont les pentes sont envahies par le "goyavier de Chine" Psidium cattleianum (Myrtacées) formant des fourrés denses quasi-monospécifiques mais où subsistent encore des tâches de forêts naturelles hygrophiles (sur une surface estimée à moins de 5% de l'île), dominées par de grands arbres endémiques Labourdonnaisia spp., Mimusops spp. et Sideroxylon spp. (Sapotacées).
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PHOTO DROITE (cliché : JYM). Sortie sur le terrain dans le Parc National des Gorges de la Rivière Noire (Black River Gorges National Park) avec Vincent FLORENS (Lecturer, University of Mauritius), Claudia BAIDER (curator, Mauritius Herbarium) et Pierre-Michel FORGET (Maître de conférence, MNHN de Paris, président élu de l'Association for Tropical Biology and Conservation et spécialiste de la frugivorie www.fsd2010.org).

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PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Claudia et sa petite équipe de l'herbier de Maurice (Mauritius Herbarium du Mauritius Sugar Industry Research Institute, http://www.msiri.mu/index.php?langue=eng&rub=21), créé en 1960 et comprenant plus de 25 000 specimens des îles Mascareignes (La Réunion, Maurice et Rodrigues).
Maurice-Herbarium-29-septembre-2008-team

PHOTO BAS (cliché : JYM). La "Conservation Management Area" de Pétrin (6 hectares) située dans le Parc National (à gauche sur la photo) avec un programme de  restauration des vestiges de fourrés éricoides ("heathland"), de savannes à Sideroxylon et de marécages à Pandanus avec l'élimination des goyaviers Psidium cattleianum et la mise en clôture. La plantation de pin Pinus ellioti ("slash pine") jouxtant l'aire protégée et gérée (à droite sur la photo) est une source permanente de contamination par des plantules de cette essence forestière actuellement naturalisée (comme c'est également le cas pour le pin des Caraïbes Pinus caribaea en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie).
Maurice-Black-River-Gorges-28-septembre- 



12 sept. 2008. Sortie terrain Pic-Vert & vallée Tipaerui, Tahiti Nui (Société)

PHOTO HAUT  (cliché : JYM). Fruits mûrs de Ochrosia tahitensis (Apocynacées), espèce endémique de Tahiti gravement menacée de disparition, connue de quelques arbres reproducteurs isolés en forêt mésophile de basse et moyenne altitude fortement secondarisée (envahie par les arbres et arbustes Spathodea campanulata, Tecoma stans, Lantana camara). L'absence de régénération naturelle, l'observation de graines attaquées au sol par les rats, et le relief très accidenté nécessitent de procéder à une conservation ex situ de cette espèce protégée par la règlementation en vigueur en Polynésie française. L'arbre récemment découvert au Pic Vert (versant de la vallée de la Tipaerui) par le naturaliste Walter TEAMOTUAITAU puis par Ravahere TAPUTUARAI, est situé en formation sous-crêtale vers 630 m d'altitude, sur pente forte rocheuse et en sous-bois de grands arbres endémiques Xylosma suaveolens (Flacourtiacées). Nous y avons également trouvé une population d'une douzaine d'individus fertiles de la petite orchidée terrestre endémique de Polynésie orientale Liparis clypeolum, plus communément observée en forêt hygrophile.
Tahiti-Pic-Vert-7-oct.-2008-Ochrosia-tah

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Découverte d'une population dense de l'orchidée terrestre endémique des îles de la Société Moerenhoutia plantaginea d'une cinquantaine d'individus, découverte sur un replat de falaise rocheuse dans un vallon humide vers 670 m d'altitude (limite altitudinale la plus haute pour cette espèce) complètement envahi par  le miconia (Miconia calvescens, Mélastomatacées) et le tulipier du Gabon (Spathodea campanulata, Bignoniacées).
Tahiti-Pic-Vert-7-oct.-2008-Moerenhoutia

PHOTO GAUCHE (cliché : JYM). Mesure par Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) de la diversité des espèces végétales indigènes, endémiques et introduites naturalisées en strate herbacée et de leur abondance (en pourcentage de recouvrement au sol) dans 20 quadrats de 1 m² installés dans l'une des 11 parcelles permanentes de 100 m² installées entre 600 m et 1000 m sur l'île de Tahiti pour évaluer la régénération naturelle en sous-bois de forêts densément envahies par le miconia suite à l'attaque du champignon pathogène Colletotricum gloeosporioides forma specialis miconiae introduit en 2000 à Tahiti comme agent de lutte biologique contre le miconia.
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PHOTO BAS (cliché : JYM). Coupe par Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé en phyto-écologie, "MaNature") de grands arbres de miconia afin de mesurer les dégâts foliaires causés par le champignon pathogène sur les feuilles de miconia en canopée (10 arbres abattus par stations d'étude situées entre 500 et 1200 m d'altitude, 25 feuilles analysées par arbre) et permettre ainsi de corréler l'impact de l'agent de lutte biologique avec la régénération naturelle de la végétation au sol.
Tahiti-Pic-Vert-7-oct.-2008-Rava-coupant 

 


12-19 octobre 2008. Mission atoll de Raro'ia (Tuamotu)

Une mission d'une semaine a été menée sur l'atoll de Raro'ia (archipel des Tuamotu, commune de Makemo) avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) afin d'effectuer un inventaire de la flore vasculaire terrestre (plantes à fleurs et fougères indigènes et introduites) et de l'avifaune terrestre et marine. La dernière étude remontait à 1952 avec une expédition scientifique composée de 7 biologistes, ethnologues et géologues américains ayant séjourné 8 semaines sur l'atoll. Raro'ia, située à environ 770 km de Tahiti, 70 km de l'atoll de Makemo et 9,5 km de l'atoll de Takume le plus proche, est devenue célèbre en raison de l'échouage en 1947 du radeau "Kon-Tiki" de l'ethnologue norvégien Thor HEYERDAHL parti du Pérou pour tenter de prouver l'origine amérindienne des Polynésiens (www.raroia.pf).


PHOTO HAUT GAUCHE (cliché: JYM). Vue d'avion des "motu" (îlots sableux et calcaires) recouvert de végétation naturelle ou de cocoteraies plantées et des "hoa" (petits chenaux entre le lagon et l'océan) de l'atoll de Raro'ia, ainsi que des pinacles coralliens côté lagon. Il existe environ 280 motus sur cet atoll d'environ 40 km de longueur sur 13 km de large, d'une surface terrestre de seulement 20 km² pour 400 km² de lagon.
Tuamotu-Raroia-12-oct.-2008-vue-hoa-pina
PHOTO HAUT DROITE (cliché: JYM). Découverte d'une petite population (2 individus observés) du Chevalier des Tuamotu Prosobonia cancellata, oiseau endémique menacé de disparition (classé en catégorie EN de l'UICN), vraisemblablement en raison de prédateurs introduits (rats, chats, chiens...). Il s'agit de la population la plus au nord des Tuamotu connue.
Tuamotu-Raroia-15-17-oct.-2008-Prosoboni
PHOTO MILIEU GAUCHE (cliché: JYM). Poussin de la sterne blanche Gygis alba sur une branche où l'oeuf est directement pondu. Lors de cette mission, les fous à pied rouge Sula sula et les noddis bruns et noirs (Anous stolidus et A. minutus) étaient également en période de nidification, et les courlis d'Alaska Numenius tahitiensis et les pluviers fauve Pluvialis fulva en "hivernage" dans les Tuamotu.
Tuamotu-Raroia-15-17-oct.-2008-poussin-GPHOTO MILIEU DROITE (cliché: JYM). Speed-boat piloté par le jeune Michel avec Raymond WOHLER à droite, propriétaire d'une ferme perlière sur le motu Kopuaone, et son employé Yannick à gauche. Grâce à l'aide et la générosité de Raymond, nous avons pu accéder à certains motus isolés de l'atoll.

Tuamotu-Raroia--oct.-2008-Raymond-speed-



PHOTO BAS GAUCHE  (cliché: JYM). Marie en sous-bois de forêt haute et dense à Pisonia grandis (Nyctaginaceae), une formation végétale naturelle devenue rare sur les motus, et où nichent les noddis noirs.
Tuamotu-Raroia-15-17-oct.-2008-Marie---P
PHOTO BAS DROITE (cliché: JYM). Gousses du petit arbre Sesbania coccinea subsp. atollensis var. atollensis (Fabacées), un taxon endémique des Tuamotu, protégé par la règlementation en Polynésie française, et devenu extrêmement rare sur les motus, principalement en raison de l'anthropisation des milieux (cocoteraies, feux...).

Tuamotu-Raroia-2008-JYM-Sesbania-coccine


 

 

 

 

 

 

 

11-27 novembre 2008. Seconde mission Wallis, Futuna et Alofi

Il s'agit de la seconde mission pluridisciplinaire d'inventaire des espèces végétales et animales introduites envahissantes et potentiellement envahissantes dans l'archipel de Wallis et Futuna, la première ayant été réalisée en novembre 2007 sur l'île de 'Uvea (Wallis). Ce programme de recherche, financé et mené en collaboration avec le Service de l'Environnement de Wallis & Futuna (Paino VANAI*, Atoloto MALAU*), est dirigé par Hervé JOURDAN*, entomologiste de l'IRD-Nouméa. La deuxième mission sur les îles de Futuna et Alofi a réunit la malacologue Ira RICHLING** (Zoological Institute, Universität zu Kiehl, Allemagne), le zoologue Jörn THEUERKAUF (Muzeum i Instytut Zoologii, Polskiej Akademii Nauk, Pologne), le botaniste Jérôme MUNZINGER* (Laboratoire de Botanique et d'Ecologie Appliquées, IRD-Nouméa) et les entomologistes Fabien CONDAMINE (doctorant, INRA/Université de Montpellier) et Emilie BABY (IRD-Nouméa).

 

PHOTO HAUT GAUCHE : (cliché : JYM). Vue sur l'île inhabitée de Alofi (17 km²), située à moins de 2 km au sud de Futuna (47 km²), est une succession de trois plateaux calcaires culminant au sommet volcanique du mont Kolofau vers 420 m d'altitude. On y trouve des crabes des cocotiers Birgus latro, roussettes Pteropus tonganus, carpophages du Pacifique Ducula pacifica en abondance, traditionnellement chassés par les habitants de Futuna, mais également des espèces patrimoniales comme l'escargot arboricole endémique Partula subgonochila, le boa du Pacifique Enygrus (Candoia) bibroni, une cigale endémique et la gallicolombe Gallicolumba stairi, petit pigeon terrestre que nous n'avons malheureusement pas retrouvé lors de cette mission.

Futuna-12-nov-2008-vue-Alofi.jpg

 


PHOTO HAUT DROITE : (cliché : JYM). Déforestation de la forêt primaire sous le mont Kolofau, riche en orchidées terrestres et épiphytes (Calanthe spp., Dendrobium spp., Bulbophyllum spp.) et où l'on trouve l'unique population connue dans l'archipel de Wallis & Futuna d'un Meryta sp. (Araliaceae), pour les plantations de taro, tabac, mûrier à papier Broussonetia papyfera (pour confectionner le "tapa") et de "kava" Piper methysticum (Piperaceae) dont les racines sont consommées lors des cérémonies coutumières à Futuna et également exportées sur Wallis.

 Alofi-Kolofau-21-22-nov-2008-d-foresttio

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO MILIEU GAUCHE : (cliché : JYM). L'arbuste indigène Bikkia tetrandra (Rubiaceae) en fleurs sur la falaise maritime calcaire de la pointe Vele à Futuna, partiellement détruite pour l'élargissement de l'aérodrome en 2008. L'unique population connue de la petite herbacée Ophiorriza rupestris (Rubiaceae) se trouve égalerment au pied de cette falaise.

Futuna-Mamati-14-nov-2008-Bikkia.jpg

Futuna-Fiua-24-nov-2008-Fioso---kava.jpg

PHOTO MILIEU DROITE : (cliché : JYM). Cérémonie traditionnelle et communautaire du kava dans le "fale fono" du village de Nuku, avec Alefosio, agent du Service de l'Environnement de Futuna.

 

 

 

 

 PHOTO BAS GAUCHE : (cliché : JYM). Colline surplombant la vallée boisée du village principal de Leava, recouverte d'une lande à fougère Dicranopteris linearis, appelée "toafa", résultat de la déforestation et des feux d'origine anthropique. Des plantations de pins des Caraïbes Pinus caribaea y ont été massivement plantées, comme en Polynésie française et ailleurs dans le Pacifique, au détriment d'arbustes et petits arbres indigènes pionniers communs comme Commersonia bartramia, Decaspermum fruticosum, Glochidion ramiflorum, Mussaenda raiateensis, qui initient la succession secondaire naturelle conduisant progressivement vers la forêt dense et haute à Diospyros-Elaeocarpus-Myristica-Planchonella-Syzygium.

Futuna-Puke-13-nov-2008-toafa---vall-e.j

PHOTO BAS DROITE : (cliché : JYM). Orchidée terrestre Acanthephippium splendidum, endémique de Mélanésie,  en sous-bois humide et ombragé de la forêt primaire sous le mont Puke (culminant à 524 m), plus haut sommet de l'archipel. Nous y avons découvert, avec Jérôme MUNZINGER, d'autres espèces d'orchidées ainsi que des arbres de la famille des Sapindaceae, Lauraceae et Violaceae et des fougères  Hymenophyllaceae, Ophioglossaceae, Psilotaceae non cités par le dernier inventaire floristique (MORAT et al. 1986).

Futuna-Puke---marais-18-nov-2008-Phaius-

 

11 décembre 2008. Sortie terrain vallée d'Opunohu, Mo'ore'a (Société)

Dernière sortie sur le terrain de l'année 2008 menée dans le fond de la vallée d'Opunohu (Mo'ore'a) au dessus du "Belvédère" et en contrebas des falaises du mont Tohi'e'a (plus haut sommet de l'île culminant à 1207 m), dans le cadre du programme de recherche "Moorea Biocode", avec Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) et Ravahere TAPUTUARAI (consultant privé, "MaNature") pour la collecte de specimens de l'ensemble des plantes vasculaires (plantes à fleurs et fougères introduites, indigènes et endémiques) de l'île de Moorea.


PHOTO HAUT (cliché : Marie FOURDRIGNIEZ). Rava & JYM échantillonnant un specimen de l'arbre endémique Macaranga cf. taitensis (Euphorbiacées), encore non signalé pour Moorea : collecte d'une part d'herbier de référence, prélèvement de feuilles en gel de silicate sur trois individus de la population, localisation au GPS, photographies de la plante dans son habitat, des fleurs et/ou des fruits, ou des frondes fertiles. Cet arbre a été trouvé en forêt de transition mésophile et hygrophile vers 400 m d'altitude, localisée entre deux falaises rocheuses, avec également une petite population de l'arbre Streblus anthropophagorum (Moracées), espèce indigène uniquement connue en haute altitude à Tahiti (au delà de 1000 m).
Moorea-Opunohu-18-dec.-2008-Rava---JYM.j

PHOTO DROITE (cliché : JYM). Fleurs de l'orchidée terrestre indigène Calanthe triplicata, espèce trouvée de la Chine jusqu'en Polynésie orientale (Australes, Marquises, Société) en passant par l'Australie, le Japon, les îles Fidji, Wallis & Futuna. La quasi-totalité des fleurs de cette population découverte par Ravahere en sous-bois de forêt hygrophile vers 450 m d'altitude (avec les populations les plus importantes connues à ce jour sur l'île de Moorea des orchidées indigènes Corymborkys veratrifolia, Moerenhoutia plantaginea, Phaius terrestris).
Moorea-Opunohu-dec-2008-Calanthe-triplic






PHOTO BAS (cliché : JYM). Huperzia cf. ribourtii (Lycopodiacées), une fougère indigène apparemment nouvelle pour l'île de Moorea, découverte vers 550 m d'altitude, en épiphyte sur tronc d'Hibiscus tiliaceus (Malvaceae). Une vingtaine d'espèces de fougères indigènes ont été nouvellement répertoriées sur l'île de Moorea depuis le lancement du  programme "Moorea Biocode" en 2006.
Moorea-Opunohu-18-dec.-2008-Huperzia-cf.















 

PHOTOS BAS (cliché : JYM) : Marie FOURDRIGNIEZ (CVD, Délégation à la Recherche) devant un massif dense de Clerodendron macrostegium (Verbénacées), une plante naturalisée nouvellement répertoriée à Tahiti découverte à l'entrée de la vallée de Aivaro où elle a été introduite comme ornementale. Elle s'ajoute aux quelques 590 espèces végétales naturalisées (dont environ 60 sont considérées envahissantes) en Polynésie française, saisies dans une base de données maintenue à la Délégation à la Recherche. Tahiti-Aivaro-7-aout-2008-Marie-ClerodenTahiti-Aivaro-7-aout-2008-Clerodendron-m
 


















 

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Peva Levy 25/11/2010 02:46


Ia ora Jean Yves
Trop top ton blog. Fa'a ito ito pour la suite
Peva


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